François Loncle

François Loncle
Illustration.
Fonctions
Président de la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale

(2 ans, 2 mois et 13 jours)
Législature XIe
Prédécesseur Jack Lang
Successeur Édouard Balladur
Député de la 4e circonscription de l'Eure

(20 ans et 8 jours)
Élection
Réélection

Prédécesseur Bernard Leroy
Successeur Bruno Questel

(4 ans et 10 jours)
Prédécesseur Aucun (scrutin proportionnel)
Successeur Alain Bureau

(4 ans, 8 mois et 30 jours)
Élection
Prédécesseur Jacques Tailleur
Successeur Aucun (scrutin proportionnel)
Secrétaire d'État au Plan

(3 mois et 3 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Bérégovoy
Successeur Jean Arthuis (ministre, indirectement)
Secrétaire d'État à la Ville

(6 mois et 22 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Bernard Tapie (ministre)
Successeur Bernard Tapie (ministre)
Maire de Brionne

(13 ans et 4 jours)
Prédécesseur Georges Beuvain
Successeur Gérard Grimault
Biographie
Date de naissance (79 ans)
Lieu de naissance Enghien-les-Bains (Val-d'Oise, France)
Nationalité Français
Parti politique PS
TDP (depuis 2020)
Père André Loncle
Mère Paulette Ledanois
Conjoint Elisabeth Loncle
Enfants André Loncle, Olivier Loncle, Thomas Loncle
Diplômé de Centre de formation
des journalistes
Profession Journaliste-reporter
Résidence Eure

François Loncle, né le à Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), est un homme politique français.

Biographie

Études et carrière professionnelle

Il est ancien élève de la faculté de droit de Paris et diplômé du Centre de formation des journalistes à Paris (promotion 1963).

Il est marié et père de trois enfants.

Il commence sa carrière en tant que journaliste-reporter à Paris Normandie. En 1964, il entre à l'ORTF, donc il débute par l'émission quotidienne sur la Bourse, après il fait des reportages de service économique dans les journaux télévisés quotidiens « 20 heures » sur la 1re chaîne[1],[2] et participe à des reportages pour l'émission Panorama[3]. En juillet 1968, il est licencié avec 120 autres journalistes sur ordre du gouvernement[réf. nécessaire] de Georges Pompidou. À la fin de l'année 1969, il est embauché par Eugène Descamps comme attaché de presse de la CFDT, où il reste jusqu'à la fin de l'année 1970[4],[5].

Carrière politique

En 1971, il fonde le Groupe d'études et d'action radical-socialiste avec plusieurs membres du Parti radical[6]. Cette tendance devient ensuite le Mouvement des radicaux de gauche, dont il est secrétaire national jusqu'en 1981[7].

Soutenu par Pierre Mendès France[8], il est élu député de la quatrième circonscription de l'Eure le 21 juin 1981. Il adhère au Parti socialiste à la suite de cette élection. Il est réélu député en 1986 et 1988. Battu lors de la défaite historique de la gauche en 1993, il est élu à nouveau en 1997 à la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale décidée par le président de la République Jacques Chirac, puis élu encore en 2002, 2007 et 2012.

En 1992, il est nommé secrétaire d'État dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy.

En 1997, il intègre la commission des Affaires étrangères de l'Assemblée nationale, qu'il présidera du 5 avril 2000 au 18 juin 2002.

Il est président du groupe d'amitié Burkina Faso, vice-président des groupes d'amitié Serbie, Estonie, Costa Rica, Nouvelle-Zélande, Mauritanie, Ouganda et Syrie, secrétaire du groupe d’amitié France-Mali, vice-président du Groupe d'études à vocation internationale sur les questions liées à l'expansion de l'économie taïwanaise[9], membre du groupe d'études sur la question du Tibet[10], depuis 2011 rapporteur du groupe de travail sur la sécurité au Sahel[11] et membre de la commission d’enquête sur la surveillance des filières djihadistes[12] et de la mission d’information sur la Libye[13] de l'Assemblée nationale.

Il est vice-président de la délégation française de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe[14].

Il parraine Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle 2017[15],[16].

Il soutient Bruno Questel pour les élections législatives 2017[17],[18], ayant décidé de ne pas se représenter.

En octobre 2019, il co-signe une tribune dans le JDD avec 75 élus de gauche (dont Roland Ries, Jean-Pierre Masseret, Gilles Savary et Nathalie Nieson) qui appelle à construire un pôle de gauche dans la majorité présidentielle, qui défend le réinvestissement de la République dans les territoires et qui veut faire entendre une voix sociale et républicaine[19]. De cette tribune débouchera la création du parti Territoires de progrès, auquel François Loncle adhèrera.

Prises de position

En 2010, il s'engage en faveur de Laurent Gbagbo et conteste la victoire de son concurrent Alassane Ouattara en Côte d'Ivoire[20].

Le , il se prononce, avec 19 autres députés socialistes, pour le retrait d'un amendement soutenu par le gouvernement, qui interdisait la pêche à plus de 800 m de profondeur[21].

Il tient des propos jugés virulents à l'égard du mouvement des gilets jaunes, qu'il qualifie de « racaille jaune », expliquant notamment qu'il « est effarant que ces abrutis de Gilets jaunes puissent continuer leurs méfaits », eux qui « ne méritent désormais que le mépris »[16].

Anciens mandats nationaux ou fonctions ministérielles

Mandats parlementaires

(Nomination au gouvernement)

Anciens mandats locaux

Lauréat du prix de l'humour politique

En 2011, le jury du prix de l'humour politique lui décerne une mention spéciale comme député champion des questions écrites au gouvernement qui restent sans réponse mais publiées au Journal officiel.

Il avait déjà été distingué en 2005 par ce même jury pour avoir dit de l'ancien Premier ministre Dominique Galouzeau de Villepin : « Il porte un nom de cheval, mais il n'a jamais couru », faisant allusion au fait que ce dernier ne s'était jamais présenté à la moindre élection.

Ouvrages

  • Autopsie d'une rupture : la désunion de la gauche, éditions J.-C. Simoën (1979) - ASIN: B0000E99NL
  • Victor Hugo contre Falloux, 1850-1994. Un combat d'actualité. Texte du débat sur le vote de la loi Falloux - janvier 1850 (préface de François Loncle), édition Boomerang Communication (1994)
  • La vérité guidait ses pas. Relire Pierre Mendès France, éditions Fondation Jean Jaurès (avril 2012)

Notes et références

  1. « Conférence de presse de J. Chirac (secrétaire des affaires sociales) », sur ina.fr, (consulté le 25 octobre 2016).
  2. « Aérotrain à Gometz-la-Ville », sur ina.fr, (consulté le 25 octobre 2016).
  3. « Vendanges en Languedoc », (consulté le 25 octobre 2016).
  4. Claire Bernard, René Mouriaux, « Presse et syndicalisme », Mots, no 14,‎ , p. 7-19 (lire en ligne, consulté le 4 avril 2016).
  5. Jean-Michel Helvig, Edmond Maire, une histoire de la CFDT, Éd. Seuil, Paris, 2013, p. 189, 196.
  6. « Parti radical de gauche » (consulté le 4 avril 2016).
  7. « François Loncle, Député de l’Eure et ancien Ministre » (consulté le 4 avril 2016).
  8. « Dans les pas lovériens de PMF », sur Paris-Normandie (consulté le 29 septembre 2020).
  9. « Composition du Groupe d'études à vocation internationale sur les questions liées à l'expansion de l'économie taïwanaise » (consulté le 20 mai 2016).
  10. « Groupe d'études sur le problème du Tibet » (consulté le 14 mars 2016).
  11. Mission d'information et groupes de travail de la commission des affaires étrangères.
  12. / Composition du la commission d'enquête sur la surveillance des filières et individus djihadistes.
  13. / Composition de la mission d’information sur la Libye.
  14. / François Loncle sur le site du Conseil de l'Europe.
  15. Les parrainages validés, conseil-constitutionnel.fr
  16. a et b Etienne Campion et Hadrien Mathoux, « Centrisme autoritaire : top 10 des "modérés", champions du mépris de classe », sur Marianne,
  17. « lejournaldelbeuf.fr/2017/06/08… »(Archive • Wikiwix • Archive.isGoogle • Que faire ?).
  18. « #circo2704 : Bruno Questel (LREM) en tête devant le FN », sur Paris-Normandie (consulté le 29 septembre 2020).
  19. Le JDD, « EXCLUSIF. 75 soutiens de Macron appellent à la création d'un pôle de gauche dans la majorité », sur lejdd.fr (consulté le 26 septembre 2020)
  20. Mais que diable est allé faire François Loncle, président du groupe d’amitié France-Burkina Faso à l’Assemblée nationale française, dans la galère des « gbagboïstes » ?, lefaso.net, 8 janvier 2011
  21. « Analyse du scrutin n° 1258, Troisième séance du 17/03/2016 », (consulté le 21 mars 2016)

Liens externes