Fernand Sardou

Fernand Sardou
Fernand Sardou en 1952 posant pour le Studio Harcourt. Photo retouchée.
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
Toulon
Sépulture
Nom de naissance
Fernand Émile Sardou
Nationalité
Activités
Père
Conjoint
Jackie Sardou (de à )
Enfant
Crédit image:
licence CC BY-SA 4.0 🛈
Vue de la sépulture.


Fernand Sardou est un chanteur et un acteur français, né le à Avignon et mort le à Toulon.

Il est le père du chanteur Michel Sardou, et le grand-père du romancier Romain Sardou et du comédien Davy Sardou.

Biographie

Jeunesse

Fernand Sardou naît le dans la gare d'Avignon-Centre. Son père Valentin Sardou qui ne le reconnaît à l'état-civil que sept ans après sa naissance[1], et sa mère Joséphine Plantin, dite Sardounette, se produisaient avec le chanteur de café-concert Félix Mayol.

Fernand Sardou n'était pas un brillant écolier et il est atteint très vite par le virus de la chanson. Après avoir été livreur de lait et manœuvre dans une entreprise de jardinage, il fait ses premières armes dans de petites salles de concerts, alors que ses parents sont partis au Maroc tenter leur chance. Il rejoindra finalement ses parents au Maroc, sur les recommandations de sa grand-mère, cette dernière trouvant qu'il tourne mal. Il fait son service militaire à Casablanca, puis part en tournée au Brésil. À la mort de ses parents en 1935, il quittera définitivement le Maroc, et rejoindra Paris.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est mobilisé à Marseille d'où il est envoyé au Maroc, puis en Alsace, puis à nouveau au Maroc où il est démobilisé après l'Armistice. Il retourne alors à Marseille et poursuit sa vie d'artiste avec les tournées Audiffred, jouant notamment à Monaco pour un gala de bienfaisance de la Croix-Rouge où il se lie d'amitié avec le prince Rainier III[2].

Carrière

En 1946, Fernand Sardou connaît son premier grand succès à l'Alhambra à Paris, en vedette américaine d'Édith Piaf avec sa chanson Aujourd'hui peut-être[3].

Fernand Sardou en 1947, illustrant une pose favorite (studio Harcourt).

Devenu populaire, il est l'acteur-chanteur méridional préféré des Français. En 1955, il fait un triomphe dans Méditerranée avec Tino Rossi. C'est ensuite une succession de spectacles, opérettes, puis l'aventure du cabaret Chez Fernand Sardou, rue Lepic à Paris, où son fils Michel travaille comme serveur et y fait ses débuts de chanteur[4].

Fernand Sardou joue notamment dans des films de Marcel Pagnol, Henri Verneuil, Jean Renoir, etc., et dans un épisode des Cinq Dernières Minutes (« Un poing final » en 1960, avec Raymond Souplex).

Mort

Il meurt d'une crise cardiaque survenue dans les coulisses du théâtre municipal de Toulon où il répétait L'Auberge du Cheval-Blanc. Il avait participé le jour même à l'émission Midi Première de Danièle Gilbert, diffusée en direct de Mougins.

Fernand Sardou est inhumé dans le cimetière nouveau de Neuilly-sur-Seine où son épouse Jackie Sardou l'a rejoint en 1998. Les deux dépouilles ont été transférées en 2006 à Cannes au cimetière du Grand Jas.

Vie privée

Le , à la mairie du 18e arrondissement de Paris, il épouse Jacqueline Labbé, connue sous le nom d'artiste de Jackie Rollin, puis de Jackie Sardou. En 1947, naît leur fils Michel Sardou. Jackie Sardou a brièvement mentionné, par exemple lors de ses participations aux Grosses Têtes, qu'il avait eu des aventures extra-conjugales et l'a confirmé dans ses souvenirs publiés en 1987[5].

Filmographie

Cinéma

Longs métrages

Courts métrages

Télévision

Théâtre

Discographie

Publication

  • Fernand Sardou, Jackie Sardou et Michel Sardou, Les Sardou de père en fils, Paris, Julliard, 1981.

Notes et références

  1. Jackie Sardou, Hé ! la p'tite grosse, Plon, 1987, p.187
  2. Jackie Sardou, Hé ! la p'tite grosse, Plon, 1987, p.98
  3. Jackie Sardou, Hé ! la p'tite grosse, Plon, 1987, p.104
  4. Jackie Sardou, Hé ! la p'tite grosse, Plon, 1987, p.170 : "Michel a donc commencé comme garçon dans la salle. Mais comme mon mari avait monté pour le spectacle un sketch où chantaient tous les serveurs, Michel s'est retrouvé sur la scène par la même occasion et c'est comme cela qu'on a découvert que ce môme, qu'on n'avait jamais entendu chanter, avait une sacrée jolie voix et bougeait sur scène comme s'il avait fait ça toute sa vie."
  5. Jackie Sardou, Hé ! la p'tite grosse, Plon, 1987

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes