C'est le second plus haut aérodrome de Belgique (563 m) juste après la base aérienne de Saint-Hubert. Il possède deux doubles pistes en herbe, presque perpendiculaires.
Début des années 1930 - Un champ d’aviation est créé sur le plateau surplombant Saint-Hubert.
- À la suite de la signature d’un bail emphytéotique avec la Ville, M. Orta (capitaine de l'armée belge, aviateur et directeur de l'aérodrome). établit sur le site une école d’aviation et des ateliers d’où sortiront « Le Saint-Hubert », un avion de 135 cv volant à 248km/h et un avion d’observation, « Le Renard »[1].
1945 - L'aérodrome de Saint-Hubert devient un centre d'entretien pour les DC-3 de l'armée Américaine.
1946 - M. Orta cède le bail emphytéotique et la gestion de l'aérodrome de Saint-Hubert à l'État belge. La Régie des voies aériennes (RVA), à la suite de sa création, reprend en 1948 les obligations de l’État belge.
1958 - l’aéro-club des Ardennes est fondé, le premier à pratiquer le planeur au départ de l’aérodrome.
1960 - le Centre national de vol à voile quitte Temploux (Namur) pour s’établir à Saint-Hubert.
- tous les biens, droits et obligations de la RVA sont régionalisés. Le Ministère de l’Équipement et des Transports (aujourd’hui Service public de Wallonie) assume les fonctions d’exploitation et de commandement aéronautique du site. Les missions relatives à la sécurité de l’espace aérien belge, prises en charge initialement par la RVA, sont restées du ressort du niveau fédéral : c’est ainsi que Belgocontrol continue aujourd’hui à gérer différentes installations à Saint-Hubert (centres d’émission et de réception, gonio...).
2003 - le Gouvernement wallon confie la gestion des infrastructures des trois aérodromes publics : Saint-Hubert, Spa-La Sauvenière et Cerfontaine à la Société wallonne des aéroports SA (en abrégé Sowaer).
2004 - la Sowaer crée une filiale spécialisée : la SA Société de gestion de l’aérodrome de Saint-Hubert. Son rôle : exploiter le site et assurer son développement commercial et touristique. Le Service public de Wallonie a continué à assurer le commandement, la gestion aéronautique et l’entretien du site, dans le cadre d’un protocole d’accord avec la société de gestion.
Printemps 2009 - Idelux décide de reprendre l’aérodrome, compte tenu de l’intérêt de l’outil pour le développement du territoire provincial.
- À la suite du mécontentement et de l’opposition des utilisateurs au projet, IDELUX jette l’éponge et se retire de la gestion de l’aérodrome.
- La commune de Saint-Hubert, la SOWAER et les utilisateurs s’associent sous la forme d’une société coopérative pour reprendre la gestion de l’outil avec un projet plus réaliste et mieux adapté aux caractéristiques du site.
L'arrivée du Centre National de Vol à Voile
On y installe le Centre National de Vol à Voile (CNVV) en 1960, qui était précédemment à Temploux. En 1962, le parc de planeurs se composait d´un Mucha (OO-ZSP), d´un Av 36, d´un Préfect (OO-ZSH), d´un Rhonlerche (OO-ZUK) et d´un Tiger-Moth (OO-EVM) servant d'avion remorqueur. En 1963, un Javelot (OO-ZJO) et en 1964 un Ka 7 (OO-ZDF). À l'heure actuelle ce parc compte quatre ASK-13, quatre Ka8b, deux ASK-21, deux ASK-23, un LS-1, et un LS-4, ainsi que de trois motoplaneurs SF-25, et 4 remorqueurs (deux PA-18-180 Super Cub et deux PA-25-235 Pawnee).
Caractéristiques
Situation
Situé au cœur de l'Ardenne au cœur de la forêt de Freyr, dans un espace aérien non contrôlé, à quelques kilomètres au nord de Saint-Hubert, il est accessible via la (quitter à la Barrière de Champlon) ou la E 411 (sortie 25bis Libramont - Recogne), en prenant ensuite la [2].
Un planeur sur l'une des quatre pistes de l'aérodrome.
L'aérodrome possède deux doubles pistes en herbe presque perpendiculaires. Les pistes gauches sont les pistes préférentielles planeur et les pistes droites sont les pistes préférentielles avion.
Les pistes 05 / 23 gauche et droite qui mesurent 600 m de long et 42 m de large.
Les pistes 14 / 32 gauche et droite qui mesurent 799 m de long et 42 m de large.
L'aérodrome dispose de huit hangars pour avions et aéronef de différentes tailles. Ils peuvent être loués dans leur entièreté ou par emplacement individuel.
Simulateur Air Evasion - EBSHAIr Evasion : Club ULM disposant d'un simulateur pour la formation (gestion des pannes et des situations d'urgences)
École de pilotage ULM
Formation de pilotes ULM
Conversion pour les personnes détentrices d’une licence PPL AVION en licence ULM
Stages de découverte et vol d’initiation
Stages de perfectionnement
Baptêmes de l’air
Air Loisirs : société de découverte de l'aviation (Baptêmes de l'air...)
Aéro-Club royal des Ardennes : association de pilotes vélivoles et avions
Aéro-Club universitaire de Louvain : regroupe en majorité des élèves ou anciens élèves de l'UCL qui pratiquent le vol à voile
Faucheurs de marguerites : club rassemblant principalement des amateurs de machines anciennes
New CAG Air Academy: école de pilotage principalement basée à Charleroi mais donnant des cours à EBSH
Accidents et incidents
Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue ! Comment faire ?
Le un biplanBoeing Stearman s'est abimé lors du décollage, blessant le pilote et le copilote[4].
Le un planeur (ka-8, OO-ZOE) piloté par une jeune stagiaire de 17 ans s'est écrasé non loin de l'aérodrome tuant la seule occupante de l'appareil. Il s'agirait d'une erreur de pilotage ayant provoqué une vrille*
Notes et références
↑Dominique Van Impe, « 1929-1935 - Conception et construction d'avions à Saint-Hubert », Saint-Hubert d'Ardenne. Cahiers d'histoire, Saint-Hubert, Saint-Hubert d'Ardenne asbl, vol. XII, , p. 157-179 (ISSN 0775-0188)