Cymatique

Figures basée sur l'Instabilité de Faraday.

La cymatique est un néologisme créé dans la deuxième moitié du XXe siècle à partir du substantif grec « κῦμα » « vague » (par l'allemand « Kimatik ») pour désigner la technique permettant la visualisation des vibrations acoustiques ainsi qu'un discours inspiré par l'anthroposophie qui relie les vibrations en général à l'ensemble de l'univers.

La cymatique oriente certains pratiques de la sonothérapie, thérapie utilisant les sons et les vibrations ; elle a servi à la genèse d'œuvres d'art. En musique, l'Alphabet pour Liège de Karlheinz Stockhausen en adopte et en présente les principes ; dans les arts plastiques, ses expériences spectaculaires servent à des installations et des vidéos.

Historique

Le physicien allemand du XVIIIe siècle Ernst Chladni avait découvert qu'une plaque métallique mise en vibration par un archet permettait de mettre en évidence des motifs, les vibrations des plaques toujours riches en ondes stationnaires harmoniques variant selon les modes d'excitation et les points de fixation et d'amortissement.

Le médecin et artiste suisse Hans Jenny  (1904-1972) a inventé le terme cymatique (« Kimatik ») en 1967[1], pour désigner son utilisation de dispositifs anciens de visualisation des ondes sonores et des vibrations, comme les figures de Chladni et les flammes de gaz modulées par du son de Helmholtz[2], mises en œuvre avec les moyens modernes de l'électronique. Adepte de l'anthroposophie depuis le lycée et influencé par les idées de Goethe sur la nature, il voulait mettre en évidence les effets des vibrations sonores[3]. Des considérations sur les correspondances entre sons et fonctions vitales forment l'essentiel du texte de son ouvrage[4], qui fonde une doctrine ésotérique. Les praticiens de la cymatique mettent au point des « expériences spectaculaires, ce qui nous mène bien au-delà des frontières d'une conception matérialiste du monde[5] ». Les résumés de ces présentations les relient à l'ensemble des phénomènes naturels[6].

À partir de 2002, l'artiste multimédia Alexander Lauterwasser  a revitalisé le procédé en faisant vibrer de l'eau, éclairée pour mettre en évidence en vidéo les déformations de la surface.

En 2014, le musicien néo zélandais Nigel Stanford[7] met en œuvre plusieurs procédés dans son vidéo clip Cymatics. D'autres vidéos détaillent le fonctionnement précis des différentes installations et quelles fréquences l'artiste utilise pour que la musique génère des effets.

Galerie

Voir aussi

Bibliographie

  • (de) Hans Jenny, Kymatik : Wellenphänomene und Schwingungen`, Baden, AT Verlag, (1re éd. 1967), 280 p. (ISBN 978-3-03800-458-5)

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Le Corps Subtil: La Grande Encyclopédie de l’anatomie énergétique, Cyndi Dale, Macro Edition, 2017
  2. La science en culture : le détour par l'art, Collectif, 2011
  3. « Hans Jenny » (consulté le 20 avril 2017).
  4. Jenny 2009.
  5. « 1. Congrès mondial sur la Cymatique du 31.10. au 03.11.2014 » (consulté le 20 avril 2017).
  6. « Le Son est-il le système nerveux du cosmos ? », sur Inrees.com,
  7. (en) « Nigel Stanford », dans Wikipedia, (lire en ligne)