Colonne Marceau

Colonne Marceau
Crédit image:
licence CC BY-SA 4.0 🛈
La colonne Marceau en 2005, pendant Chartres en lumières.
Présentation
Type
Fondation
Créateur
Laurent Morin ()
Matériau
Hauteur
-
Largeur
-
Propriétaire
Ville de Chartres ()
Patrimonialité
Objet recensé dans l'inventaire général du patrimoine culturel ()
Inscrit MH ()
Localisation
Adresse
place Marceau ()
Chartres, Eure-et-Loir
 France
Coordonnées
48° 26′ 43″ N, 1° 29′ 16″ E

La colonne Marceau est un monument rendant hommage au général français François Séverin Marceau (1769-1796) situé place Marceau à Chartres, ville natale du général, dans le département français d'Eure-et-Loir en région Centre-Val de Loire.

Historique

Le 1er vendémiaire an X (), cinq ans après sa mort, une colonne en forme d'obélisque, surmontée d'une urne cinéraire, est inaugurée sur la place du Marché-Neuf, qui est rebaptisée de son nom, ainsi que la rue du Chapelet la rejoignant, Marceau y étant né au no 20.

Le monument est l’œuvre de Laurent Morin, architecte, et Charpentier[Note 1], sculpteur ornemaniste, qui orne le monument de trophées décoratifs sur ses quatre faces.

Contrairement aux nombreux projets d'architecture révolutionnaire « de papier », car non réalisés faute d'argent, cet édifice est le « premier monument à la mémoire d'un grand homme érigé dans l'espace public et conservé dans la région Centre-Val de Loire »[1]. Les pierres utilisées pour sa construction sont celles de l'église Saint-Saturnin, située précédemment sur cette place et détruite en 1793[2], dans laquelle Marceau a été baptisé le .

En 1840, la municipalité envisage de détruire la colonne pour la remplacer par un monument à Marceau. Face au mécontentement de la population, la statue est finalement inaugurée place des Épars en 1851[3].

En 2015, à l'occasion de la réfection de la place, la colonne est privée de son socle en pierre de Berchères, jugé « surdimensionné », et déplacée de huit mètres vers le sud, libérant ainsi de la place aux terrasses de cafés[3].

La colonne et son piédestal sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [1].

Description

La colonne est coiffée d'une urne funéraire et composée de pierres de Saint-Leu[4].

Dans sa partie inférieure et sur chacune de ses quatre faces, ont été sculptés par Charpentier des motifs décoratifs symbolisant la guerre, le commerce, les arts et les sciences[5].

Le piédestal de cette colonne présente quatre cartouches relatant les dates de son parcours dans les armées révolutionnaires françaises, ainsi que les circonstances de sa mort et de ses funérailles :

  • À l'est :
« Il naquit à Chartres le Ier mars 1769 - Soldat à seize ans - Général à vingt-quatre - Il mourut à vingt-sept »
  • Au sud :
« Armée de l'Ouest 8 frimaire an II () 10 nivôse an II () - Armée des Ardennes 25 germinal an II () - Armée de Sambre-et-Meuse 15 messidor an II () » ;
  • Au nord :
« Blessé mortellement à Hoetsbach il expira à Altenkirchen le 4 jour complémentaire an IV (). Les généraux autrichiens renvoyèrent son corps à l'armée française et lui rendirent les honneurs funèbres dans leur camp » ;
  • À l'ouest :
« A Marceau la ville de Chartres par les soins de J.F. Delaistre préfet d'Eure-et-Loir V. Chevard maire le 1er vendémiaire an X (), IIe année du consulat de Bonaparte » ;

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes

  1. Son prénom ne semble pas connu.

Références

  1. a et b « Monument à Marceau dit « Colonne Marceau » », notice no PA28000044, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  2. Roger Guillois, « Connaissez-vous l'histoire des places du Cygne et Marceau à Chartres ? », sur lechorepublicain.fr, .
  3. a et b « Pierre par pierre, la colonne Marceau de Chartres sera démontée et déplacée », sur lechorepublicain.fr, .
  4. « Monument au général Marceau, dit Colonne Marceau », notice no IM28000717, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Palissy, ministère français de la Culture.
  5. Statues dans la ville - Un musée à ciel ouvert en Centre-Val de Loire (Cahiers du patrimoine - Inventaire général du patrimoine culturel), Lyon, Éditions Lieux Dits, , 176 p. (ISBN 978-2-36219-106-0), p. 22-23.