Coconinoïte
Coconinoïte Catégorie VIII : phosphates, arséniates, vanadates[1] | |
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Joan Rosell, from rosellminerals.com licence CC BY-SA 4.0 🛈 | |
Général | |
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Symbole IMA | Coc |
Classe de Strunz | 8.EB.35
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Classe de Dana | 43.05.05.01
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Formule chimique | Fe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2 · 20H2O |
Identification | |
Couleur | jaune crème pâle |
Système cristallin | monoclinique |
Classe cristalline et groupe d'espace | cellule provisoire (Belova et al., 1993) groupe spatial probable : C2/c ou Cc. |
Habitus | Latte - En forme de petite et fine latte de plâtre, de forme tabulaire (rectangulaire).
Cristaux microscopiques - Cristaux visibles uniquement au microscope. Feuillets - Formes en feuilles (comme les micas). Grains lamellaires à lamellaires, agrégats microcristallins, coutures, croûtes. |
Échelle de Mohs | 1 à 2 |
Propriétés optiques | |
Indice de réfraction | nα = 1,550, nβ = 1,588, nγ = 1,590 |
Biréfringence | δ = 0,040 |
Angle 2V | 28° à 43° (mesuré) 24° (calculé) |
Pléochroïsme | visible. X = incolore, Y et Z = jaune pâle |
Dispersion optique | forte r < v |
Transparence | oui, translucide |
Propriétés chimiques | |
Densité | 2,70 g/cm3 (mesurée), 2,68 g/cm3 (calculée) |
Propriétés physiques | |
Radioactivité | supérieure à 70 Bq/gr. |
Unités du SI & CNTP, sauf indication contraire. | |
La coconinoïte est un minerai d'uranium découvert dans le comté de Coconino, en Arizona qui lui donne son nom. C'est un phosphate d'uranyle comme la blatonite, la boltwoodite, la métazeunérite ou la rutherfordine.
La coconinite est décrite pour la première fois en 1966 dans la mine Huskon, à Cameron et dans la mine Sun Valley, dans le district de Vermilion Cliffs en Arizona.
Composition
La formule chimique est Fe2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2·20H2O[2] ou Fe3+2Al2(UO2)2(PO4)4(SO4)(OH)2•18(H2O)[3]. La formule chimique est dérivée de l'analyse spectrographique[2].
Propriétés physiques
La coconinoïte a un trait blanc et une couleur jaune crème pâle[4]. Elle se présente sous forme de cristaux microscopiques, le plus gros trouvé mesurait 6 micromètres sur 20. C'est un minéral radioactif, mais non fluorescent[2]. Lorsqu'on le chauffe pour le déshydrater, on constate qu'il perd une partie de son SO2 entre 600 et 800 °C.
Environnement et gîtologie
Elle se forme dans la zone oxydée des gisements d'uranium de type plateau du Colorado, pauvres en vanadium, dans l'Utah et l'Arizona. Elle se trouve associée à du gypse, de la jarosite, de la limonite, du quartz, des minéraux argileux et du bois charbonné à la mine Jomac, Utah.
La base de données minéralogique Mindat.org recense, en plus des 4 gisements de l'Arizona et de l'Utah, un gîte dans le New Hampshire, un autre en Argentine, et deux derniers en Europe (en Sardaigne et en Suisse).
Notes et références
- ↑ La classification des minéraux choisie est celle de Strunz, à l'exception des polymorphes de la silice, qui sont classés parmi les silicates.
- (en) E. J. Young, A. D. Weeks et Robert Meyrowitz, « Coconinoite, a new uranium mineral from Utah and Arizona », American Mineralogist, vol. 51, nos 5 et 6, , p. 651-663 (lire en ligne [PDF])
- ↑ (en) « Coconinoite Mineral Data », sur www.webmineral.com (consulté le )
- ↑ (en) « Coconinoite », sur Mindat.org (consulté le )