Baptisme

Baptisme
Repères historiques
Fondation 1609, Hollande
Fondateur(s) John Smyth et Thomas Helwys
Fiche d'identité
Courant religieux Christianisme évangélique
Membres 100 millions en 2010
Localisation Monde

Le baptisme est un courant chrétien évangélique issu d'un réveil démarré par les pasteurs anglais John Smyth en Hollande en 1609, puis Thomas Helwys en Angleterre en 1612. En 2010, le mouvement compterait 100 millions de croyants. Un certain nombre de dénominations baptistes dans le monde sont regroupées dans l'Alliance baptiste mondiale.

Histoire

Le baptisme a ses origines dans un mouvement commencé par l’anglais John Smyth à Amsterdam[1], [2],[3]. En raison de ses convictions partagées avec les puritains et congrégationalistes, ce prêtre anglican rompt avec l'église anglicane en 1606[4]. Il s'exile en 1607 pour la Hollande avec d'autres croyants qui ont les mêmes positions bibliques[5]. Il a la conviction que la Bible doit être le seul guide et que le baptême du croyant est ce que les écritures demandent[4]. En 1609, année considérée comme la fondation du mouvement, il baptise 36 croyants et fonde la première église baptiste[6]. Thomas Helwys publie la première confession de foi baptiste Une déclaration de foi du peuple anglais (A Declaration of Faith of English People) en 1611[7]. Il fonde la première église baptiste générale d’Angleterre à Spitalfields, à l’est de Londres en 1612[8]. Cette même année, il publie Une courte déclaration sur le Mystère de l'iniquité, une critique du brownisme, du puritanisme et de la papauté[9]. Cet ouvrage est un des premiers plaidoyers pour la liberté religieuse en Angleterre et au Pays de Galles. Helwys l’envoie au roi Jacques Ier d'Angleterre en lui rappelant qu'il était lui aussi mortel, « poussière et cendres » comme le reste d'entre nous, sans aucun pouvoir sur les âmes immortelles de ses sujets. Le roi réagit en l'envoyant en prison, où il demeura jusqu'à sa mort, en 1616[10]. Un autre théologien ayant contribué au mouvement est le pasteur anglais John Spilsbury qui a développé la doctrine du baptême du croyant et est considéré comme ayant fondé la première église baptiste particulière en 1638 à Londres[11]. En 1638, le pasteur anglais Roger Williams fonde la Première église baptiste d'Amérique à Providence (Rhode Island)[12],[13]. En 1644, la Confession de foi baptiste de 1644 est publiée par 7 églises baptistes à Londres[14]. En 1689, la Confession de foi de Londres est adoptée par les baptistes particuliers[15]. Des organisations missionnaires ont favorisé le développement du mouvement sur les autres continents. En Angleterre, il y a eu la fondation de la Baptist Missionary Society en 1792 à Kettering (Angleterre)[16],[17]. Aux États-Unis, il y a eu la fondation des Ministères baptistes américains internationaux en 1814 et du Conseil de mission internationale en 1845[18] ,[19]. L'Alliance baptiste mondiale est fondée en 1905 à Londres, durant le premier congrès mondial baptiste[20],[21].

Caractéristiques

Ce mouvement se caractérise par l'importance donnée à la Bible, à la nouvelle naissance, au baptême du croyant en tant que témoignage volontaire, un esprit missionnaire, un engagement moral de vie ainsi que par l’autonomie locale des églises, la séparation de l’Église et de l’État, et finalement l’autorité de la congrégation (congrégationalisme)[22].

Ordonnances

Baptême du croyant par immersion, Northolt Park Baptist Church, Union baptiste de Grande-Bretagne.

Il y a deux ordonnances qui sont le baptême du croyant (par immersion dans l'eau) et la Sainte-Cène[23]. Certaines dénominations baptistes pratiquent aussi le lavement des pieds comme troisième ordonnance[24].

Croyances

La théologie baptiste est une théologie évangélique[25]. Elle reprend la doctrine de l’Église de professants [14]. La Confession de foi baptiste de 1644 publiée par des églises baptistes anglaises en est un exemple[14]. Cette proximité théologique est également représentée dans l’affiliation de dénominations baptistes à des unions nationales évangéliques[26],[27].

Courants

Le baptisme regroupe différents courants théologiques chrétiens évangéliques, dont les principaux sont fondamentaliste, conservateur, modéré, libéral[28],[29].

Ministères

Les ministères baptistes sont principalement ceux de pasteur, du diacre, du chantre et de l’évangéliste[30]. D’autres ministères peuvent également être présents, tel que celui d’ancien avec des fonctions similaires à celles du pasteur[31]. Bien que plus rarement, le ministère d’évêque avec des fonctions de surveillance sur un groupe de pasteurs, est présent dans certaines dénominations chrétiennes baptistes[32].

Ministères féminins

Certaines dénominations baptistes autorisent officiellement le ministère des femmes dans les églises. La première femme baptiste qui a été consacré pasteur est l’américaine Clarissa Danforth dans la dénomination Free Will Baptist en 1815[33]. En 1882, dans la Convention baptiste nationale, USA[34]. En 1961, dans la Convention baptiste nationale progressiste[35].

Gouvernance

La gouvernance dans les églises baptistes est majoritairement congrégationaliste[36]. Elle est de type épiscopalien dans certaines dénominations baptistes[36]. Dans un certain nombre de communautés, l'église est dirigée par un conseil d’anciens[37]. De nombreuses églises sont également affiliées à des dénominations chrétiennes baptistes et sont ainsi redevables à l’organisation pour certains règlements, malgré l’autonomie de l’église[38].

Culte

Spectacle sur la vie de Jésus à l’Igreja da Cidade affiliée à la Convention baptiste brésilienne, à São José dos Campos, Brésil, 2017

Le culte baptiste est un culte de nature évangélique qui comprend ainsi la louange, l’adoration, des prières à Dieu, un sermon fondé sur la Bible, l’offrande, et périodiquement la Sainte-Cène[39],[40]. Dans beaucoup d'églises, il y a des cultes adaptés pour les enfants, voire pour les adolescents[41]. Des réunions de prière ont également lieu en semaine[42].

Lieux de culte

Les lieux de cultes sont généralement appelés « temples » ou simplement « bâtiment (d'église) » [43] ,[44],[45]. Dans certaines megachurches, on parle de « campus »[46],[47]. L'architecture est sobre et la croix christique est l’un des seuls symboles spirituels qui peut généralement être vu sur le bâtiment d’une église baptiste et qui permet d’identifier l’appartenance du lieu[48].

Statistiques

En 2010, le baptisme compterait 100 millions de croyants[49]. L'Alliance baptiste mondiale, la plus grande dénomination baptiste dans le monde, regrouperait 169,000 églises et 47,000,000 de membres baptisés en 2020[50].

Le baptisme dans le monde

Aux États-Unis

La plus importante communauté baptiste se trouve aux États-Unis, avec 38,8 millions de pratiquants en 2002[51]. La Convention baptiste du Sud (Southern Baptist Convention), est la communauté évangélique la plus nombreuse du pays, et la deuxième confession chrétienne du pays après l'Église catholique[52].

La Triennial Convention (devenue American Baptist Churches USA) est la première convention baptiste fondée dans le pays, en 1814[53]. En raison de différends au sujet de l'esclavage, les baptistes du Sud majoritairement esclavagistes se sont séparés pour former en 1845 la Convention baptiste du Sud (Southern Baptist Convention), par opposition aux baptistes du Nord majoritairement abolitionnistes. Plusieurs dénominations baptistes ont par la suite été formées[54]. La foi baptiste a historiquement joué un rôle important dans la culture du Sud. C'est par ailleurs la confession majoritaire chez les Afro-Américains qui se retrouvent principalement dans les dénominations baptistes suivantes : la Convention baptiste nationale, USA, la National Baptist Convention of America, les Églises baptistes américaines USA et la Convention baptiste nationale progressiste.

Au Canada

Au Canada, la première Église baptiste francophone d'Amérique du Nord est fondée vers 1836 par Henriette Feller, une veuve qui quitte sa vie bourgeoise en Suisse pour le Bas-Canada[55]. Elle reçoit l'autorisation exceptionnelle des autorités de Lausanne de voyager seule. Après une escale au port de New York, elle rejoint Montréal mais l'opposition catholique y est très forte. Elle se déplace de cinquante kilomètres vers l'Est. C'est dans la bourgade agricole de Saint-Blaise qu'elle s'établira pour enseigner les matières scolaires aux enfants pauvres des fermiers avec le soutien matériel d'un propriétaire de la région. Elle reçoit l'aide d'un jeune pasteur de vingt-trois ans, Louis Roussy, originaire lui aussi de Suisse. Les nouveaux croyants de la région sont l'objet d'intimidations par des habitants qui lient la religion protestante à l'occupation britannique. Leurs maisons sont parfois vandalisées. Des persécutions les obligent à se réfugier pour un temps aux États-Unis. Ils reviennent après la fin des révoltes contre le pouvoir britannique qui culminent en 1837. Au début une maison-école très modeste, elle prendra de l'ampleur pour devenir l'Institut Feller qui œuvrera jusque dans les années 1960 et dont la renommée s'étendra. On retrouve plusieurs conventions baptistes au pays. Par exemple, il y a The Fellowship fondée en 1953, la Convention nationale baptiste canadienne fondée en 1985[56] et les Ministères baptistes canadiens fondés en 1995[57]. Ces dénominations regroupent des unions régionales, comme au Québec, avec l'Association d'Églises baptistes évangéliques au Québec (affiliée à The Fellowship), l'Union des Églises baptistes francophone du Canada (affiliée aux Ministères baptistes canadiens).

En France

En France, parmi les premières Églises baptistes, la plupart ont été créées au début du XIXe siècle dans le nord de la France, avec l’aide d’une école biblique à Douai, fondée en 1830[27].

En 2000, il y avait 40 000 fidèles baptistes[58].

Controverses

Dans son livre publié en 1963, Strength to Love, le pasteur baptiste Martin Luther King a reproché à certaines églises baptistes leur anti-intellectualisme, notamment en raison du manque de formation théologique chez les pasteurs [60].

En 2018, le théologien baptiste Russell D. Moore a critiqué certaines églises baptistes américaines pour leur moralisme insistant fortement sur la condamnation de certains péchés personnels, mais silencieux sur les injustices sociales qui font souffrir des populations entières, comme le racisme [61].

Voir aussi

Notes et références

  1. J. Gordon Melton and Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 298
  2. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 530
  3. Olivier Favre, Les églises évangéliques de Suisse: origines et identités, Labor et Fides, Suisse, 2006, p. 328
  4. a et b  Robert Andrew Baker, John M. Landers, A Summary of Christian History, B&H Publishing Group, USA, 2005, p. 258
  5. Winthrop S. Hudson, Baptist, britannica.com, Angleterre, consulté le 21 août 2016
  6. Conseil Œcuménique des Églises, Baptist World Alliance, oikoumene.org, Suisse, consulté le 21 août 2016
  7. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 467
  8. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 81
  9. Stephen R. Holmes, "Baptist Theology", Éditions A&C Black, Angleterre, 2012, pages 112-120
  10. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 276
  11. C. Douglas Weaver, In Search of the New Testament Church: The Baptist Story, Mercer University Press, USA, 2008, p. 19
  12. Earle E. Cairns, Christianity Through the Centuries: A History of the Christian Church, Zondervan, USA, 2009, p. 362
  13. William Cathcart, The Baptist Encyclopedia - Volume 3, The Baptist Standard Bearer, USA, 2001, p. 977
  14. a b et c  Michael Edward Williams, Walter B. Shurden, Turning Points in Baptist History, Mercer University Press, USA, 2008, p. 17
  15. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 429
  16. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 99
  17. J. Gordon Melton and Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 292
  18. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 63
  19. George Thomas Kurian, Mark A. Lamport, Encyclopedia of Christianity in the United States, Volume 5, Rowman & Littlefield, USA, 2016, p. 1206
  20. J. Gordon Melton and Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 297
  21. Randall Herbert Balmer, Encyclopedia of Evangelicalism: Revised and expanded edition, Baylor University Press, USA, 2004, p. 58
  22. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 126-127
  23. Orlando O. Espín, James B. Nickoloff, An Introductory Dictionary of Theology and Religious Studies, Liturgical Press, USA, 2007, p. 118
  24. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 219
  25. James Leo Garrett, Baptist Theology: A Four-century Study, Mercer University Press, USA, 2009, p. 515
  26. Stephen R. Holmes, Baptist Theology, A&C Black, UK, 2012, p. 85
  27. a et b Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 566-567
  28. Roger E. Olson, The Westminster Handbook to Evangelical Theology, Westminster John Knox Press , UK, 2004, p. 172
  29. Peter Beyer, Religion in the Process of Globalization, Ergon, Germany, 2001, p. 261
  30. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 388
  31. (en) Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, USA, Baker Academic, , p. 370.
  32. (en) Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, USA, Baker Academic, , p. 171.
  33. Rosemary Skinner Keller, Rosemary Radford Ruether, Marie Cantlon, Encyclopedia of Women and Religion in North America, Volume 1, Indiana University Press, USA, 2006, p. 294
  34. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 372
  35. Glenn T. Miller, Piety and Plurality: Theological Education since 1960, Wipf and Stock Publishers, USA, 2014, p. 94
  36. a et b (en) Walter A. Elwell, Evangelical Dictionary of Theology, USA, Baker Academic, , p. 258.
  37. Richard Alex Neff, Évangéliques en réseau: Trajectoires identitaires entre la France et les États-Unis, Editions L'Harmattan, France, 2016, p. 20
  38. David S. Dockery, Ray Van Neste, Jerry Tidwell, Southern Baptists, Evangelicals, and the Future of Denominationalism, B&H Publishing Group, USA, 2011, p. 72
  39. Geoffrey Wainwright, The Oxford History of Christian Worship, Oxford University Press, USA, 2006, p. 560
  40. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Scarecrow Press, USA, 2009, p. 625
  41. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 81
  42. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 399
  43. (en) D. A. Carson, Worship: Adoration and Action: Adoration and Action, Wipf and Stock Publishers, USA, 2002, p. 161.
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  47. Anne C. Loveland, Otis B. Wheeler, From Meetinghouse to Megachurch: A Material and Cultural History, University of Missouri Press, USA, 2003, p. 2
  48. John H. Y. Briggs, A Dictionary of European Baptist Life and Thought, Wipf and Stock Publishers, USA, 2009, p. 92
  49. J. Gordon Melton and Martin Baumann, Religions of the World: A Comprehensive Encyclopedia of Beliefs and Practices, ABC-CLIO, USA, 2010, p. 299
  50. (en) « Members », sur le site de la Baptist World Alliance (consulté le 10 octobre 2020)
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  54. Robert E. Johnson, A Global Introduction to Baptist Churches, Cambridge University Press, UK, 2010, p. 359
  55. George A. Rawlyk, Aspects of the Canadian Evangelical Experience, McGill-Queen's Press - MQUP, Canada, 1997, p. 199
  56. George A. Rawlyk, Aspects of the Canadian Evangelical Experience, McGill-Queen's Press - MQUP, Canada, 1997, p. 222
  57. William H. Brackney, Historical Dictionary of the Baptists, Editions Scarecrow Press, Canada, 2009, p. 1982
  58. Sébastien Fath, Une autre manière d'être chrétien en France: socio-histoire de l'implantation baptiste, 1810-1950, Editions Labor et Fides, France, 2001, p. 8
  59. CNEF, FEEBF, Site web eglises.org, France, consulté le 19 novembre 2017
  60. Lewis Baldwin, The Voice of Conscience: The Church in the Mind of Martin Luther King, Jr., Oxford University Press, USA, 2010, p. 16
  61. Samuel Smith, Moore on MacArthur's Social Justice Statement: 'Bible Doesn't Make These Artificial Distinctions', christianpost.com, USA, 13 septembre 2018

Bibliographie

  • (en) Bill J. Leonard, Baptists,Ylann, Plassart in America, Columbia University Press, New York, 2005, 316 p. (ISBN 0-231-12702-2)
  • (en) Stephen Wright, The early English Baptists, 1603-1649, Woodbridge, Boydell Press, 2006, 278 p. (ISBN 1-84383-195-3)
  • (fr) Sébastien Fath, Les baptistes en France (1810-1950) : faits, dates et documents, Cléon d'Andran, Excelsis, 2003, 205 p. (ISBN 2-914144-45-8)

Liens externes