Ayako Sono
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曽野綾子 |
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Shumon Miura (en) (de à ) |
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Tarō Miura () |
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Ayako Sono (曽野 綾子 ou 曾野 綾子, Sono Ayako , née le à Tokyo et morte le dans la même ville) est une écrivaine japonaise catholique[1].
Biographie
Carrière
Elle fréquente l'université du Sacré-Cœur à Tokyo après l'école élémentaire[1]. Elle est baptisée à l'âge de 17 ans[2]. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, elle est évacuée à Kanazawa. Après avoir écrit pour les fanzines La Mancha et Shin-Shicho (新思潮 : « Nouvelle pensée »)[3], elle est recommandée par Masao Yamakawa, critique renommé de l'époque, à la revue littéraire Mita Bungaku, pour laquelle elle écrit Enrai no kyaku tachi (遠来の客たち : « Visiteurs du lointain »), l'une des histoires présélectionnés pour le prix Akutagawa en 1954[1].
En 1953, elle épouse Shumon Miura (三浦 朱門), un des membres du Shin-Shicho[1].
L’appellation « ère des bas bleus » (才女時代 : Saijo-Jidai) par l'écrivain et critique Yoshimi Usui décrit de façon marquante l'intense productivité des écrivaines dont Sono ou Sawako Ariyoshi — l'une de ses contemporaines.
Dans l'histoire de la littérature japonaise, Sono appartient à la catégorie dite de la « troisième génération » et dans laquelle on retrouve les noms de Shūsaku Endō, Shōtarō Yasuoka, Junnosuke Yoshiyuki, Nobuo Kojima, Junzō Shōno, Kondō Keitarō, Hiroyuki Agawa, Shumon Miura, Tan Onuma et Toshio Shimao.
Mort
Ayoko Sono meurt à Tokyo le 28 février 2025 à l’âge de 93 ans[2].
Ouvrages
Romans
Ses principaux romans sont :
- Tamayura (たまゆら : Transience), qui met en scène la vie quotidienne nihiliste de l'homme et de la femme
- Mumeihi (無名碑 : « Un monument sans nom »), représentant les chantiers de construction du barrage de Tagokura et du réseau routier asiatique
- Kizu-tsuita-ashi (傷ついた葦 : « Roseau meurtri »), qui décrit dans un style particulièrement sec la vie d'un prêtre catholique
- Kyokō-no-ie (虚構の家 : « La Maison de la fiction »), meilleure vente représentant la violence domestique
- Tarō monogatari (太郎物語 : « Histoire de Taro »), qui met en scène son fils comme protagoniste
- Kami-No-Yogoreta-Te (神の汚れた手 : « Les Mains souillées de Dieu », traduit en anglais par The Watcher from the Shore (ISBN 0-87011-938-9), sur le thème de l'avortement et de la dignité des problèmes de la vie, avec un gynécologue comme protagoniste
- Tenjō-no-ao (天上の青 : Heavenly Blue, traduit en anglais par No Reason for Murder (ISBN 4-925080-63-6), roman policier basé sur un véritable cas de meurtres et de viols en série par un nommé Kiyoshi Ōkubo. Tentative de description de l'extrême de l'amour
- Kyō-ō-Herode (狂王ヘロデ : « Hérode le fou »), qui met en scène la moitié de la vie d'Hérode Ier le Grand, célèbre pour l'épisode biblique du massacre des Innocents, à travers l’œil d'un joueur de luth muet appelé Ana (« Trou »).
- Aika (哀歌 : Lamentations), rapport de l'expérience dramatique d'une nonne Haruna, confrontée avec le génocide Rouandais.

Nouvelles
- Nagai-kurai-fuyu (長い暗い冬 : « Long et sombre hiver »), chef-d’œuvre souvent reproduit dans les anthologies
- Rakuyō-no-koe (落葉の声 : « La Voix des feuilles qui tombent »), qui rapporte la fin du père Maximilien Kolbe
- Tadami-gawa (只見川 : « La rivière Tadami »), qui chante un amour déchiré par la Seconde Guerre mondiale
Essais
- Dare-no-tame-ni-aisuruka? (誰のために愛するか), meilleure vente avec 2 millions d'exemplaires
- Kairō-roku (戒老録 : « Note d'avertissement aux anciens ») sur la façon dont nous nous comportons dans la vieillesse
- II-hito-o-yameruto-raku-ni-naru (「いい人」をやめると楽になる : « Cessez d'être "gentil" et vous serez libéré »), collection d'épigrammes
Prix littéraires
- 1980 : Prix Joryu Bungaku (prix de la littérature féminine), que Sono décline[2].
- 1997 : Prix Yoshikawa Eiji[2]
- 2012 : Prix Kan-Kikuchi[2]
Engagements politiques et sociaux
- Sono est connue pour ses positions sociales conservatrices[2].
- En 1979, elle reçoit la Croix Pro Ecclesia et Pontifice[4], distinction du Saint-Siège.
- En 2000, elle invite Alberto Fujimori, ex-président du Pérou, à résider à son domicile.
- Après la mort de Ryōichi Sasakawa, chef politique de la droite et jusqu'au , date à laquelle son mandat expire après neuf ans et demi, Sono le remplace à la tête de la Nippon Foundation, fondation dont les fonds proviennent des 3 % pris sur les recettes des courses d'hydroplanes au Japon. En tant que présidente, elle s'engage à utiliser l'argent pour l'aide aux pays en développement. Elle est remplacée par Yohei Sasakawa.
- Elle est la fondatrice de l'ONG appelée Kaigai-senkyosha-katsudo-enjo-koenkai (JOMAS : Japan Overseas Missionaries Assistance Society) dont l'objet est d'aider les missionnaires catholique japonais à l'étranger[5].
- Elle reçoit le prix Japonais Personne de mérite culturel (文化功労者, bunka kōrōsha) en 2003[2], après que son mari en a été honoré en 1999.
- Elle est nommée directrice du conseil d'administration du Japan Post Holding Co. par Shizuka Kamei, ministre responsable de la réforme des Postes en .
Notes et références
- (en) Sachiko Shibata Schierbeck et Marlene R. Edelstein, Japanese women novelists in the 20th century : 104 biographies, 1900-1993, Museum Tusculanum Press, , 378 p. (ISBN 87-7289-268-4, présentation en ligne), p. 132.
- « Christian writer, commentator Ayako Sono dies at 93 », The Asahi Shimbun, (lire en ligne)
- ↑ (en) Chieko Irie Mulhern, Japanese women writers : a bio-critical sourcebook, Greenwood Publishing Group, , 524 p. (ISBN 0-313-25486-9, présentation en ligne), p. 369.
- ↑ (ja) « 曾野 綾子 », sur Prime Minister's Official Residence (Japan) (consulté le ).
- ↑ (ja) « 創立者 曽野綾子からのご挨拶 - jomas公式ホームページ », sur www.jomas.jp, (version du sur Internet Archive).
Liens externes
Source de la traduction
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Ayako Sono » (voir la liste des auteurs).
- Naissance en septembre 1931
- Naissance à Katsushika
- Romancière japonaise
- Essayiste japonais
- Nouvelliste japonais du XXe siècle
- Écrivain japonais du XXe siècle
- Philanthrope japonais
- Écrivain catholique
- Personnalité japonaise du catholicisme
- Personne de mérite culturel
- Lauréat du prix Kan-Kikuchi
- Décès à 93 ans
- Décès à Tokyo
- Décès en février 2025