Comme tout le Haut-Anjou, la commune d'Andigné est caractérisé par un habitat dispersé dans la campagne autour du bourg, qui jusqu'au milieu du XXe siècle ne concentrait pas la majorité de la population communale. Cela engendre une densité assez faible (56 habitants par kilomètre carré).
Seul habitat groupé, le bourg concentre l'église, la mairie et les commerces. Dans la campagne sont dispersées de nombreuses fermes.
Au nord de la D 775 : château de Saint-Hénis, et ses anciennes métairies : ferme du Vivier, le Moulin de Saint-Hénis, le Moulin-Neuf (ancien manoir du Bois de la Cour), ferme de La Normandière, ferme de La Barrière, ferme de La Theulière, le Rocher, la Quinolais.
Au sud de la D 775 : le Bourg, les Vignes, la Pigeonnerie, le Cygne, les Tailles, le Bourdeau, la Cour, le Petit-Bois, les Hautes-Tailles, le Bois-Paré, la Picoulière, la Champoiserie, le Thénier, la Franchonnière, la Grandière, la Ribardière, la Boussardière, l'Enauderie, le Grand et le Petit-Beston, la Borderie.
Géologie et relief
Le paysage bocager de la commune est marquée par deux ensembles distincts : au nord, la plaine alluviale de l'Oudon, entre 20 et 30 mètres d'altitude. Il s'agit d'une plaine peu large, sauf autour du château de Saint-Hénis, parcourue par plusieurs ruisseaux. Les bois et taillis, bien que peu étendus, sont plus présents, notamment sur le coteau supportant le bourg.
Au centre et au sud, le plateau est à une altitude de 40 à 50 mètres, le paysage est moins vallonné.
Hydrographie
Le principal cours d'eau de la commune est l'Oudon, affluent le plus important de la Mayenne, qui marque la limite nord de la commune. Les autres cours d'eau sont le ruisseau des Petits Près, qui limite la commune au nord-ouest avec La Chapelle-sur-Oudon, et le ruisseau de Jarry, en contrebas de la route de Segré.
Voies de communication et transports
Andigné doit sans doute sa naissance à la route d'Angers à Rennes par Segré, qui traverse le bourg. Cette route, actuelle D 775, a été déviée au nord du bourg afin de permettre sa transformation en voie expresse, au début du XXIe siècle.
La route de Saint-Martin-du-Bois à Vern-d'Anjou (D 216) passe par le bourg d'Andigné.
Plusieurs petites routes et impasses parcourent le territoire communal, desservant les nombreuses fermes dispersées dans la campagne.
Toponymie
Attestée sous les Formes Andigniacus en 1080, Andigneium en 1127[3].
Andigné était à l'origine une seigneurie, berceau de la famille aristocratiqueangevined'Andigné. La filiation de la famille est continue depuis 1235. Dès cette époque, le château de Saint-Hénis (siège de la seigneurie du Bois de la Cour), est la résidence de la famille d'Andigné qui le conserve jusqu'à la fin du XVIe siècle. Le plus célèbre membre de cette famille est le général Louis d'Andigné, qui s'illustra pendant la chouannerie.[réf. nécessaire]
Le château d'Andigné est acheté au début du XVIIe siècle par A. de Franquetot, baron de Saint-Hénis, conseiller de Louis XIII, qui lui laisse son nom. Délaissé au début du XVIIIe siècle, le château est vendu à un conseiller du présidial d'Anger, M. Lemarié de Lespinay qui le transmet à une autre célèbre famille angevine, les Ayrault, conseillers au présidial et à la municipalité d'Angers. Les Ayrault de Saint-Hénis en font leur demeure de plaisance jusqu'en 1835. Le château de Saint-Hénis est racheté en 1894 par la famille de Villoutreys qui le conserve jusqu'à la fin des années 1950. Il a été plusieurs fois revendu depuis.[réf. nécessaire]
Un combat eut lieu pendant la Chouannerie à Andigné, sur la route de Segré, le , marqué par la victoire des chouans.
Depuis le Andigné constitue une commune déléguée au sein de la commune nouvelle du Lion-d'Angers et dispose d'un maire délégué[1]. En octobre 2020, un conseil communal de commune déléguée est créé[5].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans.
Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11],[Note 1].
En 2013, la commune comptait 388 habitants, en évolution de +16,17 % par rapport à 2008 (Maine-et-Loire : +3,3 %, France hors Mayotte : +2,49 %).
La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (15,6 %) est en effet inférieur au taux national (22,1 %) et au taux départemental (21,4 %).
À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2008, la suivante :
47,8 % d’hommes (0 à 14 ans = 26 %, 15 à 29 ans = 18,7 %, 30 à 44 ans = 26,7 %, 45 à 59 ans = 15,3 %, plus de 60 ans = 13,3 %) ;
52,2 % de femmes (0 à 14 ans = 28 %, 15 à 29 ans = 18,3 %, 30 à 44 ans = 23,8 %, 45 à 59 ans = 14 %, plus de 60 ans = 15,8 %).
Pyramide des âges du département de Maine-et-Loire en 2008 en pourcentage[15]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,4
90 ans ou +
1,1
6,3
75 à 89 ans
9,5
12,1
60 à 74 ans
13,1
20,0
45 à 59 ans
19,4
20,3
30 à 44 ans
19,3
20,2
15 à 29 ans
18,9
20,7
0 à 14 ans
18,7
Vie locale
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Économie
Sur 24 établissements présents sur la commune à fin 2010, 25 % relevaient du secteur de l'agriculture (pour une moyenne de 17 % sur le département), 8 % du secteur de l'industrie, 8 % du secteur de la construction, 42 % de celui du commerce et des services et 17 % du secteur de l'administration et de la santé[16].
Eglise St Aubin, fin du XIXe siècle. L’église est construite sur l’emplacement de l’ancien édifice, dont la partie la plus ancienne remontait au XIIe siècle. Celle-ci a été incendiée par les chouans lors de la révolution. En 1866 le transept est reconstruit, puis en 1888 et 1889 la nef, le chœur, les absidioles et le clocher sont construits par les architectes Dusoucher et Ruault d’Angers. L’église comporte deux autels dont l’un est orné d’une statue de la vierge provenant du château de Saint-Hénis. Toutes les anciennes statues ont disparu et ont été remplacées par les statues plus récentes de Saint Pierre, Saint Eutrope et Saint Sébastien.[réf. nécessaire]
Château de Saint-Hénis, édifié aux XVe et XVIe siècles, pendant les guerres de religion, il doit ses origines aux familles de Mathefelon et d'Andigné. L'enceinte, le jardin, les douves, l'avenue, les communs, ainsi que l'allée, sont classés MH[17].
Chapelle privative de Saint-Sébastien, au château de Saint-Hénis.
La chapelle des Vignes (1790), la 1ère chapelle est édifiée en 1719 et dédiée à Notre-Dame pour lui demander la protection des vignes qui représentaient autrefois une culture très importante pour la paroisse d'Andigné. Mais les travaux de construction de la route de Château-Gontier à Segré, en 1788, obligent à rebâtir la petite chapelle qui est terminée en 1790 et bénite le 15 août.[réf. nécessaire]
Célestin Port, Dictionnaire historique, géographique et biographique de Maine-et-Loire et de l'ancienne province d'Anjou : A-C, t. 1, Angers, H. Siraudeau et Cie, , 2eéd. (BNF33141105, lire en ligne)
Le Patrimoine des Communes de Maine-et-Loire. Flohic Editions, Volume 2, Paris 2001, (ISBN 2-84234-117-1), p. 697–698.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
Références
↑ ab et c« Arrêté no DRCL/BCL/2015-619 du 12 août 2015 portant création de la commune nouvelle du Lion-d’Angers », Recueil spécial des actes administratifs de la préfecture de Maine-et-Loire, no 56, (lire en ligne [PDF]).
↑Lionel Delvarre, « Distances orthodromiques à partir de Andigné (49) », sur Lion1906 (version du sur Internet Archive), consulté le 27 novembre 2012 — Les distances affichées sont des distances orthodromiques (à vol d'oiseau).
↑ a et bPierre-Louis Augereau, Secrets des noms de communes et lieux-dits du Maine-et-Loire, Page 16.
↑« Résultats du recensement de la population de Maine-et-Loire en 2008 »(Archive.org • Wikiwix • Archive.is • Google • Que faire ?), sur insee.fr (consulté le ).