122e division d'infanterie (France)
122e division d'infanterie | |
Création | |
---|---|
Dissolution | |
Pays | France |
Branche | Armée de terre |
Type | Division d'infanterie |
Rôle | Infanterie |
Ancienne dénomination | Division provisoire Tassin/Guérin |
Guerres | Première Guerre mondiale |
Batailles | 1917 - Bataille de Skra-di-Legen 1918 - Bataille de Dobro Polje |
La 122e division d'infanterie est une division d'infanterie de l'Armée de terre française qui a participé à la Première Guerre mondiale. À partir de 1916, elle participe à l'expédition de Salonique au sein de l'Armée française d'Orient. Elle opère après-guerre en Turquie puis rejoint en 1920 le Levant.
Création et différentes dénominations
- - : Division provisoire Tassin
- - : Division provisoire Guérin
- - : 122e division d'infanterie
- août 1919 : division de Turquie
- : 4e division du Levant
Les chefs de la 122e division d'infanterie

- - : Général Tassin
- - : Général Guérin
- - : Général de Lardemelle
- - : Général Régnault
- - : Général Gérôme
- - : Général Castaing
- - : Général Topart
- - dissolution : Général Goubeau
Composition
De 1914 à 1917

Jusqu'en septembre 1917, l'infanterie est organisée en brigades :
- Infanterie :
- 185e brigade territoriale de décembre 1914 à juin 1915[1]
- 9e brigade d'infanterie (détachée de la 5e DI) de décembre 1914 à avril 1915[2] :
- 8e brigade d'infanterie d'avril 1915 à septembre 1917[4],[5] :
- 243e brigade d'infanterie de juin 1915 à septembre 1917[1] :
- 84e régiment d’infanterie
- 248e régiment d’infanterie
- 58e bataillon de chasseurs à pied à partir d'
- Cavalerie[1] :
- 1 escadron du 6e régiment de dragons de à
- 1 escadron du 29e régiment de dragons à partir de
- Artillerie[1] :
- 2 groupes de 75 du 41e régiment d'artillerie de à
- 1 groupe de 75 du 6e régiment d'artillerie de à
- 1 groupe de 65 du 1er régiment d'artillerie de montagne à partir de
- 3 groupes de 75 du 241e régiment d'artillerie à partir de
- 107e demi-batterie de 58 du 41e régiment d'artillerie de à
- 111e batterie de 58 du 1er régiment d'artillerie de montagne de à
- 101e batterie de 58 du 241e régiment d'artillerie à partir de
- Génie[1] :
- compagnies 2/14, 2/64, 2/24 du 3e régiment du génie
De 1917 à 1919
De septembre 1917 à mars 1919, les brigades disparaissent et l'infanterie est directement rattachée à l'infanterie divisionnaire (ID/122)
- Infanterie divisionnaire[1] :
- 45e régiment d’infanterie
- 84e régiment d’infanterie
- 148e régiment d’infanterie
- 58e bataillon de chasseurs à pied (dissous en octobre 1917)
- 130e bataillon de tirailleurs sénégalais, à partir de mars 1919[6]
- Cavalerie[1] :
- Un escadron du 29e régiment de dragons
- Artillerie[1] :
- 1 groupe de 65 du 1er régiment d'artillerie de montagne
- 3 groupes de 75 du 241e régiment d'artillerie
- 101e batterie de 58 du 241e régiment d'artillerie de à
- Génie[1] :
- compagnies 2/14, 2/64, 2/24 du 3e régiment du génie
De 1919 à 1920
Le , les brigades sont recréées[6],[7] :
- 8e brigade d'infanterie, renommée 244e brigade en septembre 1919[8] :
- 45e régiment d’infanterie à deux bataillons
- 148e régiment d’infanterie à deux bataillons
- 130e bataillon de tirailleurs sénégalais
- 243e brigade d'infanterie :
- 84e régiment d’infanterie à deux bataillons, jusqu'en août 1919[6]
- 260e régiment d’infanterie à deux bataillons, jusqu'en août 1919[6]
- 16e régiment de tirailleurs sénégalais, à partir d'août 1919[6]
Première Guerre mondiale
Constitution de la DI Provisoire Tassin le .
1914
- - : occupation d’un secteur vers la Neuvillette et le nord de Loivre.
- : attaque sur le bois de Luxembourg.
1915
Constitution de la 112e DI entre les 6 et , à partir d’éléments provenant de la DI Provisoire Guérin.
- - : retrait du front; repos, instruction et travaux au sud-ouest de Reims.
- - : occupation d’un secteur vers Berry-au-Bac et Loivre
- : réduction du front, à droite, jusque vers la Neuville, et extension, à gauche, jusque vers la Miette.
- : nouvelle réduction, à droite, jusque vers Sapigneul.
- 4 - : retrait du front et repos vers Épernay.
- 11 - : transport par V.F. à Toulouse.
- 14 - : concentration et organisation, en vue de son départ pour l’Orient.
- - : transport par V.F., de Toulouse, à Sète et à Toulon, puis, par mer, vers Salonique.Crédit image:licence CC BY-SA 4.0 🛈
Le 148e RI à Salonique le . - Au fur et à mesure de leur débarquement (du 1er au ), mouvement des éléments de la 122e DI vers le front de la Tchérna inférieure.
- le : combats dans la région de Tchitchévo. À partir du , combats défensifs, puis, le 21, repli sur la rive droite de la Tchérna. (À partir du , une brigade est portée sur Gradéts en vue de l’organisation d’une position d’arrêt).
- 3 - : engagée dans la Retraite vers Salonique : les 3 et , repli jusqu’à la position d’arrêt de Gradéts.
- 6 - : attaques bulgares sur Pétrovo, le sur Davidovo, et le sur Kovanéts.
- : repli à hauteur de la Boyimia ; le 10, combats vers Gourintchét ; le 11, combat et repli entre Davidovo et Guiévguiéli ; le 12, passage de la frontière grecque, sur les deux rives du Vardar, puis, à partir de Karasouli, retraite, par la rive gauche, sur Dogandji, où la DI arrive le .
- - : organisation du camp retranché de Salonique, dans le secteur Dogandji, Dourmouchlou : à partir de janvier, extension du front sur la rive droite du Vardar, jusqu’au Kara Azmak, par le sud-est de Kayali (éléments maintenus vers Karasouli, en contact avec l’ennemi, au sud de Matchoukovo).
1916

- - : occupation et organisation d’un secteur, à cheval sur le Vardar, vers Ardjan et Lioumnitsa ; préparatifs d’attaque : 20 et , combats sur les hauteurs nord de Lioumnitsa (avec le concours d’éléments de la 156e D.I.).
- - : relève, sur la rive gauche du Vardar, par des éléments britanniques, et extension du secteur vers l’ouest, dans la région de Nonte : actions locales fréquentes, particulièrement, les 12, 13 et , au nord de la piste Lioumnitsa, Nonté, les 9 et et le , vers Hadji Bari Mahala, enfin, le , au nord-ouest de Mayadag.
1917

- 1er janvier - : préparatifs d’offensive dans la région du Skra di Legen.
- - : opérations franco-helléniques dans le Serka di Légén:
- 10 - : attaques françaises. Puis organisation des positions conquises
- 29, : engagements particulièrement violents. Au cours de la première quinzaine de novembre, regroupement progressif de la D.I., dans la partie droite de son secteur, vers Mayadag.
1918

- - : retrait du front et mouvement vers Véria ; repos.
- - : mouvement vers le front, puis occupation d’un secteur vers le mont Sokol et le Dobropolje ; préparatifs d’offensive.
- - : engagée dans la Bataille du Dobropolje : enlèvement du Dobropolié et du Sokol. Puis retrait du front et repos vers Vértékop puis vers Guvezné.
- En octobre : mouvement, par Drama, à travers la Macédoine orientale : progression vers la Turquie (en liaison avec des éléments britanniques) ; mouvement par Xanthi et Gumuldjina, vers la Maritsa.
- En novembre : franchissement de la Maritsa et occupation d’Ouzoun Keupru
Rattachements
Affectation organique: 1er Corps d’Armée, de à
- –
- Intérieur
- 11 –
- –
- –
- Commandement des Armées Alliées
- –
Entre-deux-guerres
Composition
Historique
1918
Dès l'annonce d'une convention entre la Turquie et les Alliés, la division reçoit l'ordre de se mettre en route pour rejoindre le Bosphore et les Dardanelles.
Notes et références
- AFGG t. X-2, p. 730-371.
- ↑ AFGG t. X-2, p. 40.
- AFGG t. X-2, p. 38-39.
- ↑ AFGG t. X-2, p. 730-731.
- ↑ AFGG t. X-2, p. 33.
- JMO 26 N 423/3, p. 80.
- ↑ AFO vol. 3, p. 270.
- ↑ JMO 26 N 423/3, p. 81.
Voir aussi
Bibliographie
- Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Imprimerie nationale, 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (BNF 41052951) :
- AFGG, vol. 2, t. X : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).
- Service historique de l'état-major de l'Armée de terre et Jean Bernachot, Les Armées françaises en Orient après l'armistice de 1918, Paris, Imprimerie nationale, , trois volumes (BNF 34327697)