Ólga Papasarándou
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Nom dans la langue maternelle |
Όλγα Παπασαράντου |
Nationalité | |
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Religieuse chrétienne, missionnaire |
Ólga Papasarándou (en grec : Όλγα Παπασαράντου (Ólga Papasarándou)) (née à Roïnó en 1904 et morte à Athènes, le ) est une moniale, infirmière et missionnaire grecque orthodoxe qui suit une carrière missionnaire au Katanga, en République démocratique du Congo (RDC).
Parfois surnommée la « Mère Teresa orthodoxe », elle est l'une des premières missionnaires orthodoxes modernes. Elle participe largement à la fondation de la communauté orthodoxe de République démocratique du Congo et aux missions du patriarcat d'Alexandrie. Enterrée dans un monastère de Mégare, ses restes sont transférés à Kananga en 2005, à la demande des orthodoxes locaux.
Biographie
Elle naît à Roïnó, en Grèce[1] en 1904[2]. Ses parents sont de pieux orthodoxes mais elle devient orpheline de mère rapidement et doit se substituer à elle pour les tâches ménagères[2]. Elle abandonne ainsi l'école rapidement, et à l'âge de 15 ans, débarque au Pirée, pour aider son frère[2].
En 1939, lorsque son oncle Ioannis Papasarándos est élu métropolite d'Argolide, elle le suit à Nauplie et apprend avec lui à vivre une vie ascétique[2]. Il aurait préféré distribuer la nourriture restante aux pauvres et cela l'aurait inspirée[2]. Après sa mort, elle retourne à Athènes, pour s'occuper de son père âgé et malade, qui est devenu aveugle, jusqu'à sa mort[2].
Elle s'engage en 1945 dans l'infirmerie et exerce à l'hôpital athénien saint Sabbas le Sanctifié, spécialisé dans l'oncologie[2]. Papasarándou commence comme assistante mais gravit progressivement les échelons hospitaliers pour devenir infirmière responsable du bloc opératoire[2]. Elle sert dans cette institution pendant vingt-cinq ans, jusqu'en 1970[2].
En 1970, elle est invitée par son oncle[2],[3], l'archimandrite Chrysostome Papasarandopoulos, à le rejoindre au Kananga, où il vient de fonder la première communauté orthodoxe. Après des hésitations et des prières, elle décide d'accepter et le rejoint[2]. Dans ses notes, son oncle la décrit comme « Sœur Olga : Ascète - Missionnaire »[2]. Elle l'aide à organiser les premiers fidèles, et l'accompagne jusqu'à sa mort, en 1972[2]. Elle est alors la seule religieuse orthodoxe en République démocratique du Congo, et se décide à ne pas abandonner la communauté locale. Elle choisit alors de retourner en Grèce pour recruter un prêtre qui l'accompagnerait de retour au Katanga[4]. C'est ainsi qu'elle trouve le père Chariton Pnevmatitakis à Patras et le convainc de la suivre pour poursuivre la mission[2],[4]. Celui-ci décrit l'interaction et Papasarándou de la sorte[2] :
« Dieu l’a utilisée comme un instrument de Sa volonté, pour transmettre l’appel et l’invitation à me rendre à Kananga. En 1973, lorsque j’y suis arrivé et ai été confronté à de nombreux problèmes et difficultés, la sœur Olga fut la première à se précipiter pour aider et soutenir l’œuvre missionnaire. »
Elle rentre à Athènes pour une opération chirurgicale, après s'être fracturée la jambe en 1995, à l'âge de 89 ans[2]. Elle meurt à Athènes l'année suivante, le [2]. Ólga Papasarándou est ensuite enterrée au monastère saint Jean le Baptiste de Mégare[2].
Postérité
Ses restes sont transférés à Kananga en 2005, après demande des orthodoxes locaux[2]. En août 2017, l'Église orthodoxe de Grèce, une association missionnaire et l'État grec s'associent pour ériger un buste d'Ólga Papasarándou sur la place centrale de son village de naissance, Roïnó[5],[6].
En 2012 et 2019, Théodore II d'Alexandrie visite sa tombe[7],[8]. Elle est parfois appelée la « Mère Teresa orthodoxe »[1]. En 2023, dans le cadre de la commémoration des fondateurs de l'Église orthodoxe du Congo, un disciple de Chariton Pnevmatitakis la décrit comme une « diaconesse aux mains percées » et la compare aux myrophores[9],[10].
Elle et ses collaborateurs sont généralement considérés comme figurant parmi les premiers missionnaires orthodoxes de l'époque contemporaine, particulièrement en Afrique subsaharienne[11].
Références
- (el) « Όλγα Παπασαράντου: Ποιά ήταν η μητέρα Τερέζα των Ορθοδόξων που τιμάται αύριο στην Τρίπολη », sur tempo24.news, (consulté le )
- (el) « Εκδηλώσεις προς τιμήν της Όλγας Παπασαράντου », sur Dogma, (consulté le )
- ↑ (el) Newsroom, « Οι ιεραπόστολοι δείχνουν το δρόμο στους ισχυρούς », sur ΒΗΜΑ ΟΡΘΟΔΟΞΙΑΣ, (consulté le )
- (el) « Αυταπάρνηση, πίστη και αγάπη από τους Ιεραποστόλους που φώτισαν το δρόμο του Θεού - Σύλλογος Πολυτέκνων Λάρισας και Περιχώρων », (consulté le )
- ↑ (el) Ιστολόγιο "Αναστάσιος", « Τιμή από τον «Πρωτόκλητο» στην Όλγα Παπασαράντου [19 Αυγούστου 1996] την πρώτη σύγχρονη Ελληνίδα Ιεραπόστολο στην Αφρική », sur Τράπεζα Ἰδεῶν, (consulté le )
- ↑ (el) « «Ο Πρωτόκλητος» της Πάτρας. Τίμησε την αοίδιμη Αδελφή Όλγα Παπασαράντου, την πρώτη σύγχρονη ελληνίδα Ιεραπόστολο στην Αφρική, - Blogs-Portal 2017 », sur Νίκος Ι. Νικολόπουλος (consulté le )
- ↑ Christophe Levalois, « Visite du patriarche d’Alexandrie Théodore II à l’école « Lumière des nations » au Katanga », sur Orthodoxie.com, (consulté le )
- ↑ « Η Κανάγκα υποδέχτηκε τον Πάπα και Πατριάρχη της » (consulté le )
- ↑ (el) « Η Ι.Μ. Κανάγκας τίμησε τη μνήμη του μεγάλου ιεραποστόλου π. Χαρίτωνος Πνευματικάκι », sur ROMFEA (consulté le )
- ↑ (el) « Πάτρα: Τιμήθηκε την Κυριακή η μνήμη και η προσφορά του ιεραπόστολου της Αφρικής π. Χαρίτωνα Πνευματικάκι -ΔΕΙΤΕ ΦΩΤΟ », sur THE BEST, (consulté le )
- ↑ (el) « Oι πρωτοπόροι Έλληνες Ιεραπόστολοι », (consulté le )