Linteau (architecture)

Le linteau est un élément architectural qui sert à soutenir les matériaux du mur au-dessus d'une baie, d'une porte ou d'une fenêtre. Le linteau peut servir de base à un tympan et un arc de décharge peut être placé au-dessus du linteau pour reporter le poids du mur au-dessus sur les jambages et décharger ainsi le linteau.

Le plus souvent en pierre, béton armé ou métal, mais aussi en bois, il peut être monolithe ou clavé avec une plate-bande.

Fonction symbolique

Linteau de 1482 dans le Vieux-Nice, avec le monogramme IHS.
Linteau sculpté (sous l'arc de décharge) de la porte du minaret de la Grande Mosquée de Kairouan.
Linteau sculpté cambodgien dans le style de Pre Rup, fin du Xe siècle. Au centre, Indra, dieu de l'orage chevauche l'éléphant tricéphale Airavana et brandit la foudre (musée Guimet, Paris).

L'entrée étant un élément important, voire symboliquement important des habitations, cours, enceintes ou lieux officiels ou de culte, il est fréquent que les linteaux fassent l'objet d'inscription ou de décors ayant une importance symbolique et décorative. On y a parfois sculpté la date de construction du bâtiment. Souvent le matériau en est plus noble, et il est parfois apparent, là où le reste du mur est couvert d'enduit.

Types de linteaux

Divers types de matériaux, y compris de récupération (rail, traverse de chemin de fer) ont été utilisés pour faire des linteaux. On utilise aujourd'hui des linteaux de béton préfabriqués, ou des profils métalliques de type IPN, UPN ou HPN, dans les constructions modernes. Pour répondre aux normes antisismiques, le linteau doit répondre à des caractéristiques particulières intrinsèques, et de liaison avec la structure du bâtiment (chaînage, etc.).

Autre signification

Dans le domaine de la serrurerie, on appelle linteau un « morceau de fer placé sur le haut d'une porte ou d'une grille, pour recevoir des tourillons »[1], le tourillon étant à la même époque défini comme « (…) pivot sur lequel tourne une porte cochère, une grille, un pont-levis ».

Voir aussi

Articles connexes

Références

  1. Cette définition n'apparaît que dans la 6e édition du Dictionnaire de l'Académie française (1832-5)