Ziyad al-Nakhalah
Ziyad al-Nakhalah | |
Ziyad al-Nakhalah en 2024. | |
Fonctions | |
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Secrétaire général du Jihad islamique palestinien | |
En fonction depuis le (6 ans, 5 mois et 25 jours) |
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Prédécesseur | Ramadan Shallah |
Biographie | |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Khan Younès (Bande de Gaza) |
Nationalité | Palestinien |
Parti politique | JIP |
Religion | Islam sunnite |
Résidence | Beyrouth (Liban) ou Damas (Syrie) |
Ziyad al-Nakhalah (arabe : زياد نخالة), né le 6 avril 1953 à Khan Younès, est un homme politique palestinien, chef du Jihad islamique palestinien (JIP) depuis le 28 septembre 2018[1].
Biographie
Ziyad al-Nakhalah est né le 6 avril 1953 à Khan Yunis (Gaza), alors sous occupation égyptienne[2],[3]. Son père, Rushdi al-Nakhalah, a été tué en 1956, lors de l'invasion de l'Égypte par Israël, le Royaume-Uni et la France[4].
Il a fait ses études primaires à Khan Younis, puis a poursuivi ses études à l'Institut de l'orphelinat, puis dans les écoles de Gaza, où il a terminé ses études préparatoires et secondaires. Il a ensuite rejoint l'institut des enseignants de Gaza et a obtenu un certificat d'aptitude à l'enseignement[4].
il est marié et est père de deux fils et quatre filles[4].
Al-Nakhalah vivrait actuellement soit au Liban[5],[6], soit en Syrie[7].
Engagement politique
Combattant du Front de libération arabe, il est arrêté en 1971 condamné à la prison à vie en Israël pour avoir lancé des bombes sur des patrouilles israéliennes dans les territoires occupés. Il est l'un des 1 150 prisonniers de sécurité libérés par Israël le 21 mai 1985 lors d'un échange de prisonniers dans le cadre de l'accord de Jibril[4].
Il se tourne vers l'islamisme pendant ses quatorze année d'emprisonnement en Israël. Après sa libération, il est chargé par Fathi Shikaki, alors secrétaire général du JIP, d'établir dans la bande de Gaza la branche militaire du mouvement, les Brigades Al-Qods[8]. Al-Nakhalah est de nouveau arrêté par Israël en avril 1988 pour son rôle dans la première intifada, et est exilé au Liban en août 1988 avec d'autres dirigeants du JIP.
Al-Nakhalah devient secrétaire général adjoint du JIP en 1995.
D'orientation politique nationaliste et islamiste, il est décrit comme un admirateur de la révolution iranienne de 1979 et lecteur du penseur martiniquais anticolonial Frantz Fanon[9].
Le 23 janvier 2014, al-Nakhalah a été désigné terroriste par les États-Unis, ce qui a entraîné le gel de ses éventuels biens et de ses intérêts aux États-Unis[10]. Washington a également offert une récompense de 5 millions de dollars pour toute information permettant sa capture[8]. Son organisation, le Jihad islamique palestinien, est par ailleurs désignée organisation terroriste par les États-Unis[11], l'Union européenne[12], le Royaume-Uni[13], le Japon[14], le Canada, l'Australie[15], la Nouvelle-Zélande[16],[17] et Israël.
Lors de la guerre israélienne contre la bande de Gaza en 2014, al-Nakhalah participait aux négociations entre factions et forces armées qui ont contribué à l'élaboration d'un accord de cessez-le-feu. Pendant la guerre, des avions de combat israéliens ont ciblé la maison familiale à Gaza, tuant la femme et le fils de son frère[4].
Fort de ses liens avec le Fatah et le Hamas, al-Nakhalah a dirigé à plusieurs reprises la délégation du Jihad islamique palestinien lors des négociations de réconciliation palestinienne. Il a fortement contribué à rapprocher le président Mahmoud Abbas et le dirigeant du bureau politique du Hamas, Khaled Mechaal, et à surmonter les divisions au sein de la scène politique palestinienne[4].
Il a survécu à plusieurs tentatives d'assassinat du Shin Bet israélien. En janvier 2024. Israël a affirmé qu'al-Nakhalah avait été tué lors d'un raid israélien sur Damas, mais il s'est avéré par la suite qu'il n'était pas présent sur les lieux[4].
Al-Nakhalah a été élu secrétaire général du JIP le 28 septembre 2018, succédant à Ramadan Shallah, victime d'une série d'accidents vasculaires cérébraux en avril 2018[10],[18].
Références
- ↑ (en) « Islamic Jihad Names New Chief to Replace Ill Long-time Leader », Haaretz, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) « Who is Ziyad al-Nakhalah, the Islamic Jihad's Beirut-based chief? », sur The Jerusalem Post | JPost.com, (consulté le )
- ↑ (ar) « من هو زياد نخالة؟ », almanar,
- https://www.newarab.com/news/who-ziad-al-nakhalah-head-palestinian-islamic-jihad
- ↑ (en) « Profile of Ziyad al-Nakhalah, the New Palestinian Islamic Jihad Leader », The Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center, (consulté le )
- ↑ (en-US) « Who is Ziyad al-Nakhalah, the Islamic Jihad's Beirut-based chief? », The Jerusalem Post | JPost.com, (consulté le )
- ↑ « IDF: Islamic Jihad 'deliberately' fired rocket that landed offshore », sur www.israelhayom.com (consulté le )
- Who is Ziyad al-Nakhalah, the Islamic Jihad's Beirut-based chief?
- ↑ « A Gaza, le Jihad islamique sort immensément populaire de son combat en première ligne », Le Monde, (lire en ligne)
- « Ziyad al-Nakhalah », ECFR,
- ↑ (en) Bureau of Public Affairs Department Of State. The Office of Electronic Information, « Foreign Terrorist Organizations », sur 2001-2009.state.gov (consulté le )
- ↑ « List of organisations recognized as terrorist groups » [archive du ], europa.eu (consulté le )
- ↑ . « », art. 2
- ↑ « MoFA Japan », mofa.go.jp (consulté le )
- ↑ « Palestinian Islamic Jihad » [archive du ], Australian National Security (consulté le )
- ↑ « Lists associated with Resolution 1373 », New Zealand Police, (consulté le )
- ↑ STATEMENT OF CASE TO RENEW THE DESIGNATION OF PALESTINIAN ISLAMIC JIHAD (PIJ) AS A TERRORIST ENTITY, 2013
- ↑ « Islamic Jihad Names New Chief to Replace Ill Long-time Leader », haaretz, (lire en ligne, consulté le ).