Salon parisien de 1819

Salon de 1819
Type Salon
Pays France
Localisation musée du Louvre, Paris
Exposition précédente Salon de 1817
Exposition suivante Salon de 1822
Date d'ouverture
Date de clôture
Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault.

Le Salon de 1819 est une édition du Salon, plus importante exposition artistique de l'époque, qui s'est tenue à Paris au musée du Louvre du 25 août au 30 septembre 1819.

L'événement

Il s'agit alors du plus grand salon organisé depuis la chute de Napoléon Ier[1]. Elle se déroula sous la Restauration. Il s’agissait de la première manifestation organisée depuis le retrait des forces militaires étrangères fin 1818. Les deux initiateurs de l'exposition, Auguste de Forbin et Alexandre de la Motte-Baracé de Senonnes souhaitaient en faire une célébration de la Maison de Bourbon encore plus majestueuse que ne l'avait fait le précédent Salon de 1817[1].

Plus de 1 300 tableaux y furent exposés[2]. Plus d'une centaine étaient dans le style troubadour alors en vogue, notamment Roger délivrant Angélique de Jean-Auguste-Dominique Ingres[1]. Alexandre le Grand visitant Apelles de Marie Nicolas Ponce-Camus fut rejeté car le jury estima qu'il faisait allusion à une visite que Napoléon avait faite à l'atelier de Jacques-Louis David pendant les Cent-Jours. En revanche, le Massacre des Mameluks rebelles dans le château de Caire d'Horace Vernet, considéré comme une référence cachée à la Terreur blanche contre les partisans de Napoléon, fut autorisé[1]. Vernet exposa de nombreuses œuvres au Salon, dont Le Chien du régiment blessé.

Louis Hersent proposa un tableau historique populaire, Gustave Vasa[1]. Parmi les autres exposants se trouvait l'étoile montante Ary Scheffer[3]. Mais les œuvres exposées les plus remarquables furent : Le Radeau de La Méduse de Théodore Géricault[4], et Pygmalion et Galatée d'Anne-Louis Girodet ; la présence de ces deux œuvres alimenta la critique artistique d'alors[5].

Le Salon de 1819 a été le sujet d'une exposition ayant eu lieu au musée Girodet en 2019, deux cents ans après l'événement, mettant en lumière l'opposition entre le néo-classicisme (symbolisé par Pygmalion et Galatée de Girodet) et le romantisme français naissant (représenté par le Radeau de la Méduse de Géricault)[6],[7].

Galerie

Notes et références

  1. a b c d et e Boime p.145
  2. Harkett & Hornstein, p. 155.
  3. Spitzer, p. 31.
  4. Miles, p. 178.
  5. « "Girodet face à Géricault ou la bataille du salon romantique de 1819" au musée Girodet à Montargis (45) », .
  6. (de) Johannes Grave, « Bruno Chenique und Sidonie Lemeux-Fraitot (Hg.), Girodet face à Géricault ou la bataille romantique du Salon de 1819 » (compte-rendu), Regards croisés, no 10,‎ , p. 138–143 (ISSN 2509-4750, lire en ligne, consulté le ).
  7. Chenique et Lemeux-Fraitot 2019.

Voir aussi

Bibliographie

  • Bruno Chenique (dir.) et Sidonie Lemeux-Fraitot (dir.), Girodet face à Géricault ou la bataille romantique du Salon de 1819 (catalogue d'exposition, Montargis, Musée Girodet, 12 octobre 2019-12 janvier 2020), Montargis / Paris, Musée Girodet / Lienart, , 463 p. (ISBN 978-2-35906-297-7, EAN 9782359062977).
  • Boime, Albert. Art in an Age of Counterrevolution, 1815–1848. University of Chicago Press, 2004.
  • Harkett, Daniel & Hornstein, Katie (ed.) Horace Vernet and the Thresholds of Nineteenth-Century Visual Culture. Dartmouth College Press, 2017.
  • Miles, Jonathan. Medusa: The Shipwreck, the Scandal, the Masterpiece. Random House, 2008.
  • Noon, Patrick & Bann, Stephen. Constable to Delacroix: British Art and the French Romantics. Tate, 2003.
  • Spitzer, Alan Barrie. The French Generation of 1820. Princeton University Press, 2014.

Articles connexes

Liens externes