Portrait de groupe

Le portrait de groupe est, dans la peinture, une scène de genre représentant plusieurs personnes – une famille, un groupe d'amis, etc. –, incluant ou non le peintre lui-même, en suivant pour chacune les règles du portrait individuel. Devenu profane avec le temps, ce type d'œuvre peinte ou dessinée figure des scènes à caractère anecdotique ou familier.

Histoire

Ce genre se développe au XVe siècle, et revêt d'abord une dimension sacrée par la représentation de la Sainte Famille.

Évolution

Par extension et parfois abus de langage, on peut parler d'un portrait de groupe pour une œuvre sculpturale, photographique ou, à la rigueur, littéraire[1], représentant plusieurs personnes en suivant pour chacune les règles du portrait individuel.

Exemples

Le Cercle de la rue Royale, un portrait de groupe peint par James Tissot en 1868.

Le peintre français Henri Fantin-Latour est particulièrement réputé pour avoir peint, au XIXe siècle, plusieurs œuvres de ce genre. Il n'est, bien entendu, pas le seul.

Portrait de groupe photographique

Les occasions collectives donnent souvent lieu à des portraits de groupe. Des photographes professionnels se spécialisent ainsi dans le portrait de mariage, où figure non seulement le couple, mais encore les parents et témoins ; dans le portrait de classe à l'école, d'équipe sportive.

Notes et références

  1. Lire, par exemple, Pierre Michon, Les Onze (Verdier, 2009), récit descriptif d'une œuvre supposément exécutée par François-Élie Corentin sous la Révolution française : l'exercice littéraire ici renvoyant à la peinture de façon explicite — lire l'analyse qu'en fait Souad Yacoub Khlif, dans Itinéraires, 1, 2013, p. 83-92.

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes