People's Park

People's Park, Berkeley

People's Park, le Parc du peuple, à Berkeley, en Californie, est un parc situé à la sortie de Telegraph Avenue, bordé par les rues Haste et Bowditch et le chemin Dwight, près de l'Université de Californie, Berkeley. Le parc a été créé au cours de la période d'activisme politique radical de la fin des années 1960[1],[2],[3],[4].

Le quartier Sud (Southside) a été le théâtre d'une confrontation majeure entre des manifestants et la police en mai 1969. Une peinture murale à proximité du parc, peint par l'artiste O'Brien Thiele et l'avocat-artiste Osha Neumann de Berkeley, représente le fusillage de James Rector, un étudiant qui mourut des blessures provoquées par un coup de fusil tiré par la police le 15 mai 1969[5].

Alors que légalement le terrain est la propriété de l'Université de Californie, le Parc du Peuple a fonctionné depuis le début des années 1970 comme un parc public gratuit. Bien qu'ouvert à tous, il sert surtout d'abris de jour à la nombreuse population de sans abri de Berkeley qui sont nourris par l'association East Bay Food Not Bombs (Aliments de l'Est de la Baie, Pas de Bombes). Les voisins résidents, et ceux qui tentent d'utiliser le parc de loisirs, entre parfois en conflit avec les personnes sans-abri.

Début de l'histoire avant mai 1969

En 1956, les Régents de l'Université de Californie ont alloué un terrain de 2,8 acres ( ?) supportant des habitions, pour le développement futur de logements d'étudiants, de parkings et de bureaux dans le cadre du Plan de développement à long terme de l'université. À l'époque, les fonds publics manquaient pour acheter le terrain, et le plan a été mis en veilleuse jusqu'en juin 1967, lorsque l'université reçut 1,3 million de dollars pour acquérir le terrain à travers la procédure d'Expropriation pour cause d'intérêt public. L'objectif à court terme était de créer des terrains de sport, les logements étudiants, restant objectif à plus long terme[6],[7].

Les Bulldozers sont arrivés en février 1968 et ont commencé la démolition des habitations. Mais l'université a manqué de fonds de développement, laissant pendant 14 mois le terrain partiellement encombré de débris de démolition et de gravats. Le site boueux est devenu une décharge d'épave de voitures[8].

Le 13 avril 1969, les commerçants locaux et les résidents ont tenu une réunion pour discuter des utilisations possibles pour le site abandonné. À l'époque, l'étudiant militant Wendy Schlesinger et Michael Delacour (un ancien employé d'une entreprise travaillant pour la défense, qui était devenu un anti-guerre, militant[9]) s'étaient attachés à l'endroit qui leur avait servi de lieu de rencontres amoureuses secrètes. Ils présentèrent un plan pour transformer en parc public le terrain de l'université. Ce plan fut approuvé par les participants, mais pas par l'université. Stew Albert, co-fondateur de la Yippie Partie, a accepté d'écrire un article pour le journal local de contre-culture, le Berkeley Barb, sur le thème du parc, en particulier pour appeler à l'aide les résidents locaux.

Michael Delacour a déclaré, « Nous voulions un espace de prise de parole libre qui ne soit pas contrôlé comme la Place Sproul [la place à l'entrée sud de l'université de Berkeley]. Cela ferait un autre endroit pour s'organiser, un autre lieu de rassemblement. Le parc était secondaire. »[10] Le micro d'expression libre (Free Speech microphone) de l'université était ouvert à tous les étudiants, sans réelles restrictions sur la parole. La construction du parc impliqua un grand nombre des mêmes personnes et des politiques impliqués en 1964 dans leMouvement de Libre Parole.

Le 18 avril 1969, l'article d'Albert parut dans le Berkeley Barb, et le dimanche, 20 avril, plus de 100 personnes arrivèrent sur le site pour commencer la construction du parc. L'architecte paysagiste local Jon Lire et de nombreuses autres personnes apportèrent des arbres, des fleurs, des arbustes et du gazon qui furent nourries gratuitement pendant le développement communautaire du parc. Finalement, environ 1 000 personnes ont participé, la plupart en faisant des dons d'argent et de matériel. Le parc fut pour l'essentiel terminé à la mi-Mai.

Frank Bardacke, un participant au développement du parc, déclara dans un documentaire intitulé Berkeley in the Sixties (Berkeley dans les années 60), « Un groupe de personne s'appropria un terrain appartenant à l'université de Californie utilisé comme parking pour le transformer en parc et déclarèrent alors : Nous utilisons mieux ce terrain que vous et de ce fait il nous appartient. »

Le 28 avril 1969, le Vice-Chancelier de Berkeley, Earl Cheit a publié les plans de construction d'un terrain de sport sur le site. Ce plan était en conflit avec les plans du Parc du Peuple proposés des militants. Cependant, Cheit a déclaré qu'il ne prendrait aucune décision sans en avertir les constructeurs du parc.

Deux jours plus tard, le 30 avril, Cheit alloua plus d'un quart de la parcelle aux constructeurs du parc.

Le 6 Mai, la Chancelière Heyns a rencontré des membres du Comité pour le Parc du Peuple, des représentants des étudiants et du corps professoral de la faculté de Design Environnemental. Il a fixé un délai de trois semaines à ce groupe pour produire un plan pour le parc, et il a réitéré sa promesse qu'il n'y aurait pas de construction entreprise sans avertissement préalable[12].

Le 13 mai, le Chancelier Roger W. Heyns informa les media par un communiqué de presse que l'université allait clôturer la parcelle et commencer les travaux.

15 mai 1969 : « Le jeudi sanglant »

Map of Berkeley Southside. The green area is People's Park; the brown patterned area is UC Berkeley property.

Né le 20 avril, le Parc du Peuple fut utilisé tout à la fois par les étudiants de l'université et les habitants du voisinage, à la satisfaction des commerçants de Telegraph Avenue qui apprécièrent les efforts de la communauté pour améliorer le voisinage[13]. Les objections à l'expropriation de l'université restèrent mesurées, même parmi ses administrateurs.

Cependant, le gouverneur Ronald Reagan s'est montré publiquement critique à l'égard des administrateurs de l'université qui avaient toléré les manifestations étudiantes sur le campus de Berkeley[14]. Pendant sa campagne électorale de 1966 pour la place de gouverneur de l'état de Californie, il avait reçu un fort support populaire pour combattre ce que le public percevait comme une attitude globalement laxiste des universités californiennes. Reagan désigna le campus de Berkeley comme « un paradis pour les sympathisants communistes, les protestataires et les déviants sexuels. »[15] Reagan considéra la création du Parc du Peuple comme une provocation gauchiste contre le droit de propriété de l'université et il saisit l'occasion de tenir sa promesse de campagne.

Le jeudi 15 mai 1969, à 4 h 30 du matin, le gouverneur Reagan envoya dans le Parc du Peuple la patrouille des autoroutes de Californie et des agents de police de Berkeley, rompant ainsi la promesse du 6 mai du chancelier Haynes de ne rien faire sans prévenir. Les agents évacuèrent la zone autour du parc pendant qu'une grande part des plantations fut détruite et qu'un grillage métallique de 2,4 mètres de haut ferma le parc empêchant quiconque de revenir planter des arbres, du gazon, des fleurs ou des buissons.

L'action fut entreprise à la demande du chancelier Wallace Johnson.[16] Ce fut l'impulsion qui déclencha la confrontation la plus violente dans toute l'histoire de l'université[17].

De la manifestation à l'émeute

À midi le 15 mai, environ 3 000 personnes se rassemblèrent place Sproul à proximité de l'université de Berkeley pour un meeting originellement programmé sur le conflit Arabo-palestinien. Plusieurs orateurs s'exprimèrent, puisMichael Lerner céda la plateforme de libre expression à Dan Siegel président de l'association des étudiants de l'université de Californie (ASUC) parce que les étudiants étaient inquiets de la clôture et de la destruction du parc. Siegel dira plus tard qu'il n'avait jamais eu l'intention de déclencher une émeute, mais quand il lança « prenons le parc ! »[18], la police coupa la sonorisation[19]. La foule répondit spontanément en descendant l'avenue Telegraph vers le Parc du Peuple en chantant « Nous voulons le parc ! ».

En début d'après-midi les manifestants se heurtèrent aux 159 policiers de l'université et de Berkeley chargés de garder le site clôturé. Ces manifestants ouvrirent une borne à incendie, quelques centaines d'entre eux tentèrent de mettre à bas la clôture en lançant sur les agents des bouteilles, des pierres et des briques ; les agents répliquèrent par des jets de grenades lacrymogènes[20]. Il s'ensuivit une forte confrontation entre la police et la foule dont le nombre crût à 4 000[21]. La police ne réussit pas à disperser les manifestants et demanda des renforts aux villes voisines. Au moins une voiture fut mise à feu. Un important groupe de protestataires se trouva confronté à un petit groupe de shérifs adjoints qui s'enfuirent. La foule des manifestants poussa un cri de joie et se laça brièvement à leurs trousses jusqu'à ce que les shériffs adjoints se réfugient chez un vendeur de voitures d'occasion. La foule s'en retourna alors et couru jusqu'à une voiture de patrouille qu'elle retourna et mis à feu.

Usage de fusils de chasse

Le chef de cabinet de Reagan, Edwin Meese III, ancien procureur du comté d'Alameda, s'était fait une réputation d'opposition ferme aux protestataires contre la guerre du Vietnam au conseil de révision d'Oakland et ailleurs. Meese assuma la réponse du gouvernement à la manifestation pour le parc et il fit appel aux shériffs adjoint du comté d'Alameda portant la présence policière à 791 agents de diverses juridictions.

Sous la direction de Meese, la police fut autorisée à utiliser la méthode qui lui paraîtrait la mieux adaptée contre la foule qui avait gonflé à environ 6 000 personnes. Le agents en tenue de maintien de l'ordre complète (casque, bouclier, masque à gaz), leur badge obscurci pour éviter l'identification, s'avancèrent vers la foule en balançant leur matraque[22].

As the protesters retreated, the Alameda County Sherif's deputies pursued them several blocks down Telegraph Avenue as far as Willard Junior High School at Derby Street, firing tear gas canisters and "00" buckshot at the crowd's backs as they fled.

Les autorités affirmèrent initialement seule des cartouches de petits plombs avaient été utilisées comme munition. Quand les chirurgiens exhibèrent des plombs de calibre "00" extraits des blessures prouvant l'utilisation de plombs de gros calibre[23], le shériff Frank Madigan du comté d'Alameda justifia leur usage en déclarant : « Le choix était le suivant : soit utiliser du gros calibre pour pallier le manque d'effectif ou faire retraite et abandonner la ville de Berkeley à la foule. » Le shérif Madigan admit cependant que quelqus uns de ses adjoints (avec parmi eux de nombreux anciens combattants du Viêt Nam) avaient été trop agressifs dans leur poursuite des manifestants comme s'il s'était agit de Viet Cong."[24],[25]

Nombre de victimes

« L'usage inconsidéré de fusils fut pure folie » déclara le docteur Harry Brean, chef du service de radiologie de l'hôpital Herrick de Berkeley.

Les shérifs adjoint du comté d'Alameda, firent usage de fusils pour tirer sur des personnes assises sur le toit du cinéma Telegraph Repertory. James Rector, un étudiant, fut tué par un tir de la police. Le rapport du médecin légiste du comté d'Alameda note que « la mort est due a des impacts et des hémorragies causées par de multiples blessures par balle et perforation de l'aorte. Les chevrotines ont la même taille que des balles de calibre.38. » Le gouverneur Reagan a concédé que Rector avait probablement été tué par un tir de la police en rétorquant cependant qu' « il serait naïf de croire qu'on puisse envoyer qui que ce soit dans un tel conflit avec une tapette à mouche. »[26] La police de l'université de Californie (UCPD, University of California Police Department) a prétendu que Rector avait lancé des barres d'acier sur la police, mais selon le Timeétait un spectateur mais pas un manifestant.

Carpenter Alan Blanchard was permanently blinded by a load of birdshot directly to his face[25].

Au moins 128 résidents de Berkeley furent admis à l'hôpital pour, traumatisme cranien, blessure par balle et autres blessures causées par la police. Le nombre réel de blssés graves est probablement plus élevé car beaucoup de blessés ne se sont pas adressés aux hôpitaux locaux par crainte d'une arrestation. Des étudiants en médecine et des internes locaux se sont organisés en équipes de premiers soins pour aider les manifestants et les spectateurs blessés, par balle, par matraquage et par gaz lacrymogène. Un hôpital local rapporta la blessure par balle de gros calibre de deux étudiants[27].

Au moment des tirs les dépêches de presse indiquèrent 50 blessées, dont cinq policiers[28]. Les registres de certains hôpitaux locaux indiquèrent que 19 agents de police ou des shérifs adjoints du Comté d'Alameda furent traités pour des blessures mineures; aucun n'a été hospitalisé. Pourtant, l'UCPD prétendit que 111 policiers ont été blessés, dont un agent de la patrouille des autoroutes de Californie Albert Bradley, poignardé dans la poitrine.

État d'urgence

Cet après-midi là, le gouverneur Reagan déclara l'état d'urgence à Berkeley et envoya 2 700 gardes nationaux. Symboliquement, le conseil municipal de la ville vota contre la décision à 8 contre 1. Pendant deux semaines, les Gardes Nationaux patrouillèrent dans les rues de Berkeley en brisant quelques petites manifestations à coup de gaz lacrymogène. Le gouverneur Reagan resta inébranlable et impénitent : « une fois que les chiens de guerre sont lâchés, on doit s'attendre à des incidents et à ce que des erreurs soient commises de part et d'autre. »

Au cours de de l'incident du Parc du Peuple, des troupes de la Garde Nationale étaient stationnées en face des terrains vagues de Berkeley, pour empêcher les manifestants de planter des fleurs, des arbustes et des arbres. De jeunes femmes hippie provoquèrent et aguichèrent les troupes et à une occasion leur proposèrent des brownies à la marijuana et de la limonade dopée au LSD. Certains manifestants, le visage masqué par des foulards, ont défié la police et la Garde Nationale. Des centaines d'entre eux ont été arrêtés, et les habitants de Berkeley qui osaient sortir pendant le couvre-feu risquaient le harcèlement et les coups de la police.

Des policiers de la ville de Berkeley qui stationnaient à plusieurs pâtés de maisons de l'Annexe du parc, furent découverts en train de retirer leurs badges et d'enfiler de grotesques masques du type de ceux portés pour Halloween (y compris des têtes de cochon) pour s'attaquer aux citoyens trouvés dans l'annexe du parc.

Lendemain du « Jeudi Sanglant »

Le mercredi 21 mai 1969, à midi une cérémonie commémorative fut organisée à la mémoire de l'étudiant James Rector sur la place Sproul du campus de l'université, une assistance de plusieurs milliers de personnes y participa.

Le jeudi 22 mai 1969, environ 250 manifestants furent arrêtés et accusés d'attroupement illégal; leur caution a été fixée à 800 $ (5 185$ en dollars de 2014[29])[30].

Pour montrer leur solidarité avec les étudiants, 177 enseignants de l'université déclarèrent qu'« ils n'étaient pas disposés à enseigner tant que la paix ne serait pas rétablie par la suppression de la police et des troupes. »[31] Le 23 mai, le conseil de l'université de Berkeley a approuvé, par 642 voix contre 95, une proposition du Collège de Conceptions Environnementales de transformer le parc en pièce maîtresse d'une expérience de conception communautaire[32].

Dans un référendum universitaire distinct, les étudiants ont voté par 12 719 voix contre 2 175 en faveur du maintien du parc, le taux de participation représentant environ la moitié des inscrits du corps étudiant[33].

Réponse institutionnelle aux manifestations

L'application de la loi s'est faite à l'aide d'une nouvelle forme de contrôle de la foule, à l'aide de gaz poivre. Les bureaux de rédaction du Berkeley Tribu ont été pulvérisés avec du gaz poivre et des grenades lacrymogènes furent tirées dans les bureaux, blessant des personnels de la presse underground.

Le 20 mai 1969, des hélicoptères de la Garde Nationale ont survolé le campus de Berkeley en aspergeant du gaz lacrymogène que les vents dispersèrent sur l'ensemble de la ville, envoyant à l'hôpital des écoliers situés à des kilomètres. Ce fut l'un des plus importants usages de gaz lacrymogène au cours de l'époque des manifestations sur le Vietnam[34]. Le gouverneur Reagan dut admettre que ce fut une « erreur tactique. »[35] Ce gaz n'avait pas encore été banni de la guerre en par la Convention sur les Armes Chimiques.

Le Washington Post décrit ainsi l'incident dans un éditorial: « Le gazage aveugle d'un millier de personnes sans aucune violation de la loi semble plus qu'un peu excessif. » La rédaction a également critiqué la législation présentée à la Chambre des Représentants qui souhaitait « couper l'aide fédérale aux universités incapables de contenir les désordres sur leur campus. »[36]

Cette législation, Loi de 1969 Sur la Protection et la Liberté d'Expression dans l'Enseignement Supérieur, (Projet de Loi, HR 11941 du 91e Congrès, sur les désordre dans les campus), a été une réponse aux manifestations et protestations de masse dans les universités et les collèges à travers le pays. Il a été introduit par le sous-comité Spécial sur l'Éducation de la chambre des représentants présidé par la députée Edith Vert (Démocrate-Orégon). Le projet de loi aurait obligé les collèges et les universités à déposer des plans d'action pour combattre les troubles sur les campus auprès du ministre de l'Éducation. Le projet de loi donnait aux institutions le pouvoir de suspendre l'aide fédérale aux étudiants condamnés par un tribunal ou par l'université pour violation du règlement intérieur, dans le cadre d'émeutes étudiantes. Toute école ne déposant pas de tels plans devait perdre son financement fédéral[37],[38],[39].

Le gouverneur Reagan a appuyé la législation fédérale; le 19 mars 1969, il a exhorté le Congrès à « s'inquiéter tout autant de ceux qui commettent de la violence sans recevoir d'aide. » Le 20 mai 1969, le Procureur Général John N. Mitchell a informé le Comité que la législation en vigueur était « adéquate. »

Manifestation pacifique

Le 30 mai 1969, 30 000 citoyens de Berkeley (sur une population de 100 000 habitants) ayant obtenu un permis de la ville ont défilé sans incident au-delà les barricades du Parc du Peuple pour protester contre l'occupation de leur ville par le Gouverneur Reagan, la mort de Jacques Rector, l'aveuglement de Alan Blanchard, et les nombreuses blessures infligées par la police. Des jeunes filles glissèrent des fleurs dans le canon des fusils de la Garde Nationale baïonnette en place, et un petit avion a survolé la ville, traînant une banderole sur laquelle on pouvait lire « Faisons éclore un millier de Parcs. »[40]

Néanmoins, au cours des semaines qui suivirent les troupes de la Garde Nationale dispersèrent les assemblées de plus de quatre personnes qui se rassemblaient pour n'importe quelle raison dans les rues de Berkeley, de jour ou de nuit. Au début de l'été, des troupes déployées dans le centre-ville de Berkeley, encerclèrent plusieurs milliers de manifestants et de passants, vidant les commerces, les restaurants, et les magasins de détail de leurs propriétaires et de leurs clients, puis les arrêtèrent en masse.

Un an plus tard

Dans un discours devant le Conseil des Producteurs de Californie, le 7 avril 1970, presque un an après le Jeudi Sanglant et la mort de Jacques Rector, le Gouverneur Reagan a défendu sa décision d'utiliser la Garde Nationale californienne pour réprimer les protestations de Berkeley : « S'il faut un bain de sang, allons y. Fini l'apaisement. »[41] Les éditorialistes du Berkeley Tribu ont décidé de publier cette citation en gros caractères sur la couverture de leur prochaine édition[42],[43],[44],[45].

Contexte

La confrontation de mai 1969 dans le Parc du Peuple a émergé de la contre-culture des années 1960 d'affrontement entre la génération des fleurs et l'Établissement. Berkeley a été le site de la première grande manifestation anti-guerre dans le pays le 30 septembre 1964[46].

Parmi les manifestations étudiantes de la fin des années 1960, la confrontation du Parc du Peuple est venue après les manifestations de 1968 à l'Université de Columbia et de la Convention Nationale Démocratique, mais avant la fusillade de la Kent State et l'incendie d'une succursale de la Bank of America à Isla Vista[47]. Plus près, elle s'est produite sur les talons du mouvement du 3 avril de l'Université de Stanford, où les étudiants ont protesté contre des recherches à caractère militaire financées par l'Université en occupant Encina Hall[48].

Contrairement à d'autres manifestations étudiantes de la fin des années 1960, dont la plupart ont été au moins en partie en opposition à l'engagement américain dans la Guerre du Vietnam, les premières manifestations au Parc du Peuple ont été d'abord une réponse à un désaccord au sujet de l'utilisation des terres.

Les années 1970

Mémorial officieux des 25 ans du Parc du Peuple. « Supprimez le stationnement, mettez-y un coin de paradis" est une allusion à Joni Mitchell's et sa chanson "Big Yellow Taxi".

Après la marche pacifique en faveur du Parc du Peuple du 30 Mai 1969, l'université a décidé de garder la clôture grillagée de 2,4 mètre de haut et de maintenir une garde 24 heures sur 24 sur le site. Le 20 juin, les Régents de l'Université de Californie ont voté la transformation du parc en terrain de football et un parking de stationnement.

En mars 1971, quand il a semblé que la construction de l'aire de stationnement et du terrain de football pourraient démarrer, un autre manifestation pour le Parc du Peuple eu lieu, résultant en 44 arrestations.

En mai 1972, une foule en colère arracha la clôture entourant le Parc du Peuple après que le Président Richard Nixon ait annoncé son intention de miner le port principal du Nord-Vietnam. En septembre, le Conseil municipal de Berkeley a voté pour la location du site du parc à l'université. La communauté de Berkeley a reconstruit le parc, principalement grâce à des dons de main d'œuvre et de matériaux. Divers groupes locaux ont contribué à la gestion du parc au cours de la reconstruction.

En 1979, l'université a essayé de convertir l'extrémité ouest du parc, qui était un parking gratuit en parking toujours gratuit réservé aux étudiants et aux professeurs. L'extrémité ouest du parc a été (et reste) l'emplacement de la Scène du Peuple, une scène permanente qui venait d'être érigée sur le bord de la pelouse du parking. Achevée au printemps de 1979, elle avait été conçue et imaginée par les utilisateurs et construite par des volontaires de la communauté. Cet effort avait été coordonné par le Conseil du Parc du Peuple, un groupe démocratique de défenseurs de la cause du parc, et par le Projet le Parc du Peuple/Forum des Plantes Indigènes. Les utilisateurs du parc et les organisateurs ont cru que le le but principal de l'université dans sa tentative de transformation du parking était la destruction de la Scène du Peuple afin de museler la liberté d'expression et la musique, à la fois dans le parc et dans le quartier sud du campus dans son ensemble. Il a également été largement estimé que l'incursion dans le west end était un avertissement en vue de la reprise de possession du parc par l'université pour développer ses constructions. Une protestation spontanée à l'automne de 1979 a conduit à une occupation du west end, qui s'est poursuivie sans interruption tout au long de décembre 1979. Des bénévoles du parc ont arraché l'asphalte et l'ont entassé en barricades à côté des trottoirs le long de la rue Dwight et de la Rue Haste. Cette confrontation conduisit à des négociations entre l'université et les activistes du parc. Ces activistes étaient menés par le Conseil du Parc du Peuple, qui comprenait des organisateurs et des occupants du parc, ainsi que d'autres membres de la communauté. L'université a finalement capitulé. Pendant ce temps, les occupants, les organisateurs et les jardiniers bénévoles transformèrent l'ancien parking en nouveau jardin communautaire. Ce jardin existe encore aujourd'hui.

Sculpture-agrès « La Jungle » de la Période « Annexe du Parc du Peuple. » (photo de 2011)

L'Annexe du Parc du peuple /Parc Ohlone

Dans l'immédiat après-mai 1969, et conformément à leur objectif « Faisons éclore un millier de Parcs », les militants du Parc du Peuple ont commencé à jardiner une bande de terre de deux pâtés de maison le long appelée le « Couloir Hearst » situé à côté de Hearst Avenue, juste au nord-ouest du campus de l'université. Le « Couloir Hearst » était une bande de terre le long du côte nord de Hearst Avenue qui avait été laissé en grande partie à l'abandon après la démolition les maisons destinée à faciliter la réalisation d'une ligne de métro pour le réseau du Bay Area Rapid Transit (BART).

Pendant les années 1970, les résidents locaux, en particulier George Garvin, poursuivirent le jardinage et le développement de ce terrain, qui est devenu connu sous le nom de « Annexe du Parc du Peuple ». Plus tard, d'autres bénévoles ont donné du temps et de l'énergie à l'Annexe, dirigés par David Axelrod et Charlotte Pyle, jardiniers urbains qui ont été parmi les premiers organisateurs du Projet Parc du Peuple/ Forum des Plantes Indigènes.

Comme le voisinage et des groupes communautaires ont intensifié leur soutien à la préservation et au développement de l'Annexe, le BART a abandonné son projet initial de construire des complexes d'appartements sur le Couloir Hearst. La Ville de Berkeley négocia avec le BART pour sécuriser de façon permanente ses droits du sol à l'ensemble des cinq pâtés de maison, entre la rue Martin Luther King Jr et Sacramento Avenue. Au début des années 1980, cette bande de terre devint un parc de la ville de 40 000 m2, à qui les habitants ont décidé de donner le nom « Parc Ohlone » en l'honneur de la Tribus des Ohlones, Amérindiens premiers habitants de l'endroit.

Aujourd'hui, la Commission des loisirs et des parcs de Berkeley diffuse les réactions des quartiers et des communautés concernant la conception du parc, son entretien, son exploitation et le développement des équipements du parc Ohlone. Ces aménagements (sentiers pédestres et pistes cyclables, aires de jeux pour enfants, parc pour chiens, terrains de basket-ball et de volley-ball, terrain de balle-molle / de football, toilettes, aires de pique-nique et jardins communautaires) continuent de desservir les habitants et les animaux de compagnie de Berkeley.

Prolongement historique

Le parc a vu se multiplier les projets au fil des décennies. La « Free Box » a fonctionné pendant de nombreuses années comme dépôt de vêtements, jusqu'à ce qu'elle soit détruite par un incendie criminel en 1995. Les tentatives suivantes pour la reconstruire ont été démantelées par la police de l'université.

L'université a construit des terrains de volleyball à l'extrémité sud du parc en 1991. Des protestataires ont manifesté contre le projet, s'installant parfois sur les terrains de volleyball pour empêcher leur utilisation. Les cours ont finalement été démantelés en 1997.

En 2011, le Parc du Peuple a été témoin d'une nouvelle vague de manifestations, connues sous le nom de « occupation d'arbres ». Elle consistaient en une série de « gardiens d'arbres » individuels qui occupaient une plate-forme en bois dans l'un des arbres du Parc du Peuple. Les manifestations furent perturbées par des interruptions et des altercations brutales. Un manifestant a été arrêté[49], un autre est tombé de l'arbre pendant son sommeil[50]. Mais malgré les transitions et les chevauchements des programmes politiques, tels que le couvre-feu de 10 heures[51] et les projets de développement de l'université, les manifestations ont duré tout au long de l'automne 2011. Zachary RunningWolf, un militant de Berkeley et plusieurs fois candidat à la mairie, a également soutenu les occupations d'arbres. Il a activement parlé aux médias des manifestants et des causes qu'ils défendaient. RunningWolf a affirmé que le motif central de la manifestations a été de démontrer que « la pauvreté n'est pas un crime. »

Malgré les protestations, fin 2011, l'UC Berkeley a détruit au bulldozer l'extrémité ouest du Parc du Peuple, détruisant le jardin communautaire vieux de plusieurs décennies et abattant des arbres matures dans ce qu'un communiqué de presse publié par l'université décrit comme un effort visant à fournir aux élèves et à la communauté des conditions plus sûres et plus saines[52],[53]. Cela a provoqué la colère de certains étudiants et résidents de Berkeley, qui ont noté que le bulldozer avait opéré pendant les vacances d'hiver, alors que de nombreux étudiants étaient absents du campus, et que l'opération avait suivi l'intervention de la police soutenue par l'administration à Occupy Cal moins de deux mois auparavant.

People's Park fait depuis longtemps l’objet de controverses entre ceux qui le voient comme un mémorial du mouvement de la liberté d’expression et un refuge pour les pauvres et ceux qui le décrivent comme un lieu criminel et hostile aux familles. Bien que le parc dispose de salles de bains publiques, de jardins et d'une aire de jeux, de nombreux résidents ne le voient pas comme un lieu accueillant, citant la consommation de drogue et un taux de criminalité élevé[54]. Un article du San Francisco Chronicle le 13 janvier 2008, parle du Parc du Peuple comme « une plaque tournante triste et un peu menaçant pour les toxicomanes et les sans-abri. » Le même article citait des habitants et des partisans du parc, affirmant qu'il était « parfaitement sûr, propre et accessible »[55]. En Mai 2018, UC Berkeley a rapporté que la police du campus avait été appelée 1 585 fois au Parc du Peuple au cours de l'année précédente[56]. L'Université a aussi dit qu'il y avait eu 10 102 actes criminels dans le parc entre 2012 et 2017[57].

Projet de développement

En 2018, l'université de Berkeley a dévoilé un plan pour le Parc du Peuple, qui comprendrait la construction de logements pour 1 000 élèves, de soutien au logement pour les sans-abris ou d'anciens combattants et un monument honorant l'histoire et l'héritage du parc[58],[59].

Les critiques affirment que toutes les tentatives pour construire des logements pour les étudiants vont « inévitablement se heurter à une violence incandescente. » Ils vont plus loin en le décrivant comme « un spectacle de merde qui fera ressembler les émeutes de 1969 et 1991 à une soirée d'après-midi de thé et de biscuits »[60].

Voir aussi

  • 1960s Berkeley protests
  • Earth Peoples Park
  • Guerrilla gardening
  • Rosebud Denovo
  • South Central Farm

Notes

Cette page est une traduction de la page en anglais à la date du 22 novembre 2018.

  1. Rone Tempest, « It's Still a Batlefield », L. A. Times,‎ (lire en ligne)
  2. Jessica Meyers, « A Portrait of People's Park », Northgate News Online,‎ (lire en ligne[archive du ])
  3. Wagner, David, « Hip-Hop Festival Takes Over People's Park », The Daily Californian,‎ (lire en ligne[archive du ])
  4. Gross, Rachel, « Residents, Homeless Try to Coexist by People's Park », The Daily Californian,‎ (lire en ligne[archive du ])
  5. « A People's History of Telegraph Avenue », sur Berkeley Historical Plaque Project (consulté le 4 mai 2018)
  6. Brenneman, Richard, « The Bloody Beginnings of People's Park », The Berkeley Daily Planet,‎ (lire en ligne)
  7. Retired Lieutenant John E. Jones, « A Brief History of University of California Police Department, Berkeley » [archive du ], (consulté le 9 octobre 2014)
  8. Joan Lowe, « People's Park, Berkeley » [archive du ], Stories from the American Friends Service Committee's Past (consulté le 11 mars 2008)
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Références

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  • Weiss, Norman. The Daily Californian. "People's Park: Then & Now." March 17, 1997.

Lectures supplémentaires

  • Compost, Terri (ed.) (2009) People's Park: Still Blooming. Slingshot! Collective. (ISBN 9780984120802). Includes original photos and materials.

Liens externes