Nexeya
Nexeya Entreprise | |
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NEXEYA licence CC BY-SA 4.0 🛈 | |
Création | 1997 |
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Forme juridique | Société par actions simplifiée |
Slogan | Detect and Protect. |
Siège social | Toulouse France |
Direction | Aliette QUINT |
Actionnaires | Hensoldt |
Activité | Équipements électroniques |
Produits | Solutions de test et d'intégration, Systèmes de management de mission, Conversion de puissance, Support Clients |
Filiales | Antycip, Mahytec, Midi Ingénierie, PMTL |
Effectif | 700 (2020-2021) |
Site web | https://www.hensoldt.fr/fr/ |
Chiffre d'affaires | 120.00 millions € (2020) |
Hensoldt Nexeya France est une entreprise française spécialisée dans la conception et le développement d'équipements électroniques pour les secteurs de l'aéronautique, de la défense, de l'énergie, du ferroviaire, du spatial et de l'industrie. En 2018, elle réalisait un chiffre d'affaires d'environ 128 millions € et employait plus de 800 personnes dans plusieurs établissements dont le principal se situe à Toulouse. La société est devenue en 2019 une filiale de la société allemande Hensoldt. Les activités spatiales et de défense ont été toutefois conservées dans une nouvelle société, baptisée Hemeria, qui emploie 250 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 45 millions €.
La société a changé son nom en novembre 2021, passant de Nexeya France à Hensoldt Nexeya France. Ce changement est lié à la volonté de renforcer sa présence à l’international en s’appuyant de manière accrue sur le Groupe Hensoldt et la puissance de cette marque.
Implantation
Les principaux établissements d'Hensoldt Nexeya France se situent à Toulouse[1],[2], Massy (Essonne) et La Couronne (Charente)[3].
Historique
Développement (1997-2017)
Créée en 1997 sous le nom d’Eurilogic, Nexeya a augmenté progressivement son chiffre d'affaires à la fois par croissance interne et acquisitions externes. Son activité porte sur les secteurs de l'aéronautique, de la défense, du spatial, de l’énergie et des transports, la société s’est développée en trois phases :
- de 1997 à 2007 - croissance fondée sur des activités de services à l’industrie ;
- de 2007 à 2013 - réalisation de huit acquisitions, dont Isis MPP et BTS Industries, qui ont apporté à Nexeya des technologies et des savoir-faire permettant d’accélérer l’accès à de grands programmes industriels ;
- depuis 2013 - afin d’accélérer son développement à l’international : acquisitions de sociétés au Canada[4] et en Allemagne, cession de deux activités de service non cœur de métier.
Prise de contrôle de la société par le management (2017)
En , le management de Nexeya devient majoritaire de l'entreprise avec 75% du capital[5],[6].
Vente à la société allemande Hensoldt (2019)
Courant 2019, les actionnaires principaux de la société décident de vendre Nexeya à la société allemande Hensoldt ancien établissement d'Airbus spécialisé dans l'électronique de défense détenu par le fonds d'investissement américain KKR. Toutefois les activités spatiales et une part des activités de défense, en particulier celles concernant la Force océanique stratégique de la Marine française, sont conservées dans une nouvelle structure baptisée Hemeria créée le qui regroupe un effectif de 160 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 18 millions €[7].
Activités
Défense navale
Nexeya intervient dans la Défense Navale en fournissant des produits et des services relatifs aux systèmes de combat et de navigation. La Marine Nationale a équipé ses frégates de surveillance ainsi que ses patrouilleurs de haute mer avec Lyncea (ex-Sitac), le système CMS embarqué de Nexeya, permettant la création et le suivi d’une situation tactique, afin de lutter contre le piratage, le narcotrafic et l’immigration clandestine[8],[9],[10]. Lyncea équipe aussi les patrouilleurs outre mer (POM) de la marine nationale[11]. La solution est aussi proposée à l'export, notamment à la marine mauritanienne [12], à la marine saoudienne [13] et à la marine sénégalise [14].
Une version civile du système nommée Vigilante est aussi utilisée par la marine des Philippines [15]. Cette version est aussi proposée pour la protection des plateformes pétrolières offshore [16].
Aéronautique

Nexeya conçoit des produits pour tester les réseaux avioniques et électriques des aéronefs (validation, intégration, détection de défauts) ainsi que des outillages spécifiques pour lignes d’assemblage[17],[18]. NEXEYA a conçu un testeur de câbles WiDD qui réalise un contrôle automatique multipoints des faisceaux de câbles pour détecter et localiser les défauts permanents ou intermittents[4],[19].
Énergie
Nexeya développe et fabrique des solutions de stockage et de restitution d’énergie à base d’hydrogène, permettant de pallier l’intermittence des énergies renouvelables. Nexeya conçoit notamment une station de stockage d’énergie hydrogène pour alimenter et rendre autonome un bâtiment tertiaire sur l’agglomération du Grand Angoulême[20],[21].
Espace

Cette activité a été cédée en à la nouvelle société Hemeria.
Nexeya développe une gamme de nanosatellites nommée Hemeria, qui a ensuite été repris par la nouvelle société. Angels, le premier nanosatellite français industriel issus de sa gamme et développé avec le Cnes, est mis en orbite fin 2019[22],[23].
Nexeya fournira également à Kinéis les 20 nanosatellites de la 1re constellation de satellites européenne de nanosatellites dédiée à l’internet des objets[24],[25].
Nexeya investit également dans la start-up rennaise Unseenlabs, avec la DGA, BPI France et Breizh Up pour un projet innovateur de surveillance maritime par nanosatellites[26],[27],[28].
Chiffre d'affaires
Dans le cadre de l'exercice clôturé en , le groupe qui emploie 700 personnes a réalisé un chiffre d’affaires de 120 millions d'euros[29].
Références
- ↑ « Le développement de Nexeya passe par Toulouse - Quotidien des Usines », L'Usine Nouvelle, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Nexeya (électronique) ouvre un nouveau centre de développement à Toulouse ».
- ↑ « Nexeya: des systèmes à la pointe conçus à La Couronne », sur CharenteLibre.fr (consulté le ).
- « Testeurs de harnais électriques : Nexeya acquiert le Canadien Cabletest », sur VIPress.net, (consulté le ).
- ↑ « Le management de Nexeya prend le contrôle du groupe - Air&Cosmos », sur Air & Cosmos (consulté le ).
- ↑ Enzo Ripoll, « Le management de Nexeya prend le contrôle du groupe », sur jcms, (consulté le ).
- ↑ Stefan Barensky, « Nexeya se recentre sur le spatial avec Hemeria », sur Aerospatium, .
- ↑ « Une société charentaise qui traque les pirates », sur SudOuest.fr (consulté le ).
- ↑ « La Charente sort l'artillerie à Euronaval », sur CharenteLibre.fr (consulté le ).
- ↑ (en) « Euronaval 2018: Nexeya integrates L22 link standard in LYNCEA CMS », sur www.navyrecognition.com (consulté le ).
- ↑ Vincent Groizeleau, « Nexeya va fournir le système de combat des patrouilleurs d’outre-mer », sur Mer et marine, (consulté le )
- ↑ (en) Nathan Gain, « Mauritania Selects NEXEYA’s new Combat Management System for its OPVs », sur Naval News, (consulté le )
- ↑ Vincent Groizeleau, « Couach développe sa gamme d’intercepteurs pour les opérations maritimes et fluviales », sur Mer et marine, (consulté le )
- ↑ Vincent Groizeleau, « A bord du patrouilleur sénégalais Fouladou », sur Mer et marine, (consulté le )
- ↑ (en) Vincent Groizeleau, « Philippine Coast Guard takes delivery of 84-m OPV built by Ocea », sur Mer et marine, (consulté le )
- ↑ (en) Hensoldt, « VIGILANTE firsts steps on Oil & Gas », sur Linked in, (consulté le )
- ↑ Didier Girault, « Nexeya rachète le canadien CableTest », sur www.electroniques.biz (consulté le ).
- ↑ « Adas programme les bancs de test en... anglais - Achats », L'Usine Nouvelle, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Zone Bourse, « Nexeya : présente sa solution Widd à Euronaval. | Zone bourse », sur www.zonebourse.com (consulté le ).
- ↑ « GrandAngoulême: un écrin ultra-écolo pour faire grandir les entreprises », sur CharenteLibre.fr (consulté le ).
- ↑ « Technoparc, le bâtiment du futur de Grand-Angoulême », sur sudouest.fr, (consulté le ).
- ↑ « Cnes and Nexeya’s Angels nanosatellite on course for launch next year », sur www.spacenewsfeed.com (consulté le ).
- ↑ « New Space : lancement industriel du premier nanosatellite Made in France (Cnes, Nexeya) », sur La Tribune (consulté le ).
- ↑ « CLS va créer une constellation de nanosatellites », sur lesechos.fr (consulté le ).
- ↑ « Spatial : CLS (Cnes) attend un nouvel actionnaire majoritaire en 2019 », sur La Tribune (consulté le ).
- ↑ « Definvest, Nexeya et Breizh Up placent en orbite Unseenlabs, la start-up rennaise qui surveille les mers depuis l’espace », sur Sofimac Investment Managers, (consulté le ).
- ↑ « Definvest, Nexeya et Breizh Up placent en orbite Unseenlabs, la start-up rennaise qui surveille les mers depuis l’espace » (consulté le ).
- ↑ « UnseenLabs va lancer ses nanosatellites de surveillance maritime », sur lesechos.fr (consulté le ).
- ↑ « Nexeya se recentre sur le spatial au profit de l’Allemand Hensoldt », sur VIPress.net, .