Neospora caninum

Règne | Chromalveolata |
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Division | Alveolata |
Embranchement | Apicomplexa |
Classe | Conoidasida |
Ordre | Eucoccidiorida |
Sous-ordre | Eimeriorina |
Famille | Sarcocystidae |
Genre | Neospora |
Neospora caninum est un parasite unicellulaire de la famille des coccidies (alvéolés du groupe des Apicomplexa[1]) provoquant la néosporose (une protozoose).
Histoire
Ce parasite a d'abord été isolé chez un chiot par Bjerkas en 1984, puis scientifiquement décrit par Dubey en 1988[2], d'abord signalé comme parasite responsable d'avortements et de syndrome parétique chez le chien. On l'a ensuite identifié chez les bovins (avec certitude en 1996) et chez d'autres animaux[1].
Cycle
Neospora caninum a un cycle dixène. Il s'agit d'un parasite intracellulaire[3].
Ses hôtes définitifs sont le chien et le coyote. Ils sont infestés par l'ingestion de kystes à bradyzoïtes. Le parasite effectue sa reproduction sexuée chez ces espèces pour donner des oocystes, excrétés dans les matières fécales. Une fois dans l'environnement extérieur, les oocystes sporulent et deviennent infectants[3].
Les hôtes intermédiaires sont les chiens, les bovins, les chèvres, les moutons et les chevaux. Contaminés par ingestion orale d'oocystes ou par voie transplacentaire, ils hébergent la multiplication asexuée des tachyzoïtes et des bradyzoïtes. Contenus dans des kystes et effectuant une réplication lente, les bradyoïtes ont un tropisme pour le système nerveux et les yeux, tandis que les tachyzoïtes provoquent rapidement des lésions multifocales dans divers tissus, expliquant les atteintes neuromusculaires des animaux atteints[3],[4].
Références
- Payot F (2002), Thèse : Epidémiologie de la Néosporose bovine en France et au Québec ; Évaluation des moyens de lutte actuels, Doctorat vétérinaire, École vétérinaire d'Alfort
- ↑ (en) Dubey JP et Lindsay DS (1996). “A review of Neospora caninum and neosporisis” Vet Parasitol 67 (1-2): 1-59
- François Reynier, Jérôme Couturier, Laurent Cauzinille et Marie-Odile Semin, « Un cas de néosporose chez un jeune chien », Le Point Vétérinaire, no 298, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Frédéruc Beugnet, Guadalupe Miro, Lénaïg Halos et Jacques Guillot, « Cheylétiellose », dans Abrégé de Parasitologie clinique du chien et du chat, , 436 p. (ISBN 9782955080542), p. 190-195.
- Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Néosporose » (voir la liste des auteurs).