Jacques Mellet
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Jacques Marie Mellet, né le à Vitré[1], mort le à Rennes[2], est un architecte français du XIXe siècle.
Biographie
Fils de Jacques Mellet, propriétaire vitréen, et de Marie Bourzé.
Né sur la paroisse Saint-Martin de Vitré[3], cet ancien Saint-Cyrien[4] ouvre un cabinet d'architecte à Rennes au début des années 1840. Vice président de la première Société des Architectes de Rennes en 1849, père de quatre enfants dont les aînés[5], Jules et Henri, deviendront également architectes.
Il s'illustre par la construction d'églises dans le diocèse de Rennes, privilégiant le style néo-gothique dont la chapelle des Missionnaires, édifiée à compter de 1841, sera le premier manifeste dans la capitale bretonne. Outre quelques hôtels particuliers, sa production, plutôt localisée au sud de Rennes et dans la région de Vitré, compte nombre de châteaux construits pour une aristocratie monarchiste, au pouvoir foncier encore notoire et très proche des instances catholiques.
À la fin de sa vie, Jacques Mellet délaissera le néogothique romantique, tentant quelques incursions vers la renaissance ou le néo-roman, ses fils se faisant les ardents promoteurs de ce style matiné d'influences poitevines et saintongeaises. Pour autant, son œuvre la plus connue, la tour de Notre-Dame de Rennes, offre l'exemple d'un souci exemplaire d'adaptation du projet aux données préexistantes de par le choix d'un style classique en adéquation avec les travaux réalisés au XVIIe siècle par les Mauristes.
Œuvres



Châteaux :
- Château de la Haute-Forêt à Bréal-sous-Montfort, édifié de 1857 à 1866[6],
- Château des Tesnières en Torcé, érigé vers 1860[7],
- Château de La Chapelle-Erbrée, datant de 1871[8],
- Château de la Bichetière en Cornillé, œuvre de 1860[9],
- Château des Nétumières en Erbrée, agrandi vers 1860[10],
- Travaux de réaménagement de la façade ouest du Château de Lanrigan, au début des années 1860[11],
- Château de Bel-Air, au Pertre, entrepris de 1870 à 1873, et achevé par Henri, son fils, de 1910 à 1920[12],
- Château de la Touche Rolland, à Talensac, œuvre de 1852[13],
- Plan de restauration du Château du Bois-Cornillé sis au Val-d'Izé[14].
- Château des Cours, à Taillis
- Château de la Vieuville, datant de 1869.
Autres édifices civils :
- Maison Vatar, à Bruz, construite en 1850[15],
- Hôtel Mellet, Cour Saint-François (Rue Hoche), à Rennes, construit en 1851[16],
- Hôtel de Farcy, Quai Lamennais, à Rennes, édifié en 1852[16].
Églises :
- Église Saint-Jean de Bains-sur-Oust, église construite de 1854 et 1884 et terminée par son fils Henri[17],
- Église Notre-Dame de Bécherel, édifiée en 1866, à l'exception de la flèche, œuvre d'Arthur Regnault[18],
- Église Saint-Martin de Betton, hormis le beffroi et la flèche, construits en 1923 par Charles Couäsnon[19],
- Clocher de l'église Sainte-Trinité de Bourgbarré, érigé en 1858[20],

- Église Sainte-Trinité de Brielles, bénie en 1859[21],
- Église Notre-Dame du Châtellier, construite de 1849 à 1853[22],
- Sacristie de l'église Saint-Pierre de Clayes, bâtie en 1862[23],
- Clocher de l'église Notre-Dame de Coësmes, érigé en 1859[24],
- Église Saint-Symphorien de Dingé, construite de 1869 à 1873, le clocher étant achevé en 1883 par son fils Jules[25],
- Église Saint-Martin de Goven, érigée entre 1849 et 1854[26],
- Tour-clocher, transept et chœur de l'église Saint-Pierre de Laillé, bâtis en 1851-1852[27],
- Église Saint-Pierre de Martigné-Ferchaud, édifice datant de 1867[28],
- Église Saint-Martin de La Mézière, construite en 1871[29],
- Église Saint-Martin de Monterfil, érigée de 1858 à 1864 pour le corps de l'édifice, et en 1874 pour la tour-clocher[30],
- Église Saint-Pierre de Mordelles, édifiée de 1856 à 1861, hormis le clocher, œuvre de Jules et Henri Mellet[23],
- Achèvement de la tour-clocher de l'église Notre-Dame de Rennes en 1855-1856 par la construction d'un beffroi sommé d'une coupole et d'une statue de la Vierge à l'Enfant[31],
- Église Notre-Dame de Saint-Jacques-de-la-Lande, bénie en 1852[32],
- Plans de l'église Saint-Mainboeuf du Theil de Bretagne, érigée de 1875 à 1883 par ses fils[23],
- Plans de l'église Saint-Martin de Vitré, construction entreprise en 1868 et consacrée en 1895[33].
Autres édifices religieux :
- École primaire Notre-Dame, à Saint-Just, construite en 1862[34],
- Maison-Mère des Petites sœurs des pauvres à Saint-Pern (1860-1877), dont la chapelle, érigée en 1868[35].
Attributions probables :
- Château de la Noë-Saint-Yves à Bain-de-Bretagne[36],
- Manoir de la Giraudais, à Bains-sur-Oust[37],
- Château de la Vallé, en Betton, œuvre de 1858[38],
- Hôtel particulier, sis 34 rue Jean de Gennes, à Gennes-sur-Seiche, troisième quart du XIXe siècle[39].
Édifices détruits :
- Chapelle des Missionnaires, rue de Fougères, à Rennes, érigée de 1841 à 1844[40] et détruite en [41],
- Hôtel de Palys, 18 quai Dugay-Trouin, à Rennes, bâti de 1864 à 1868[16].
Autres départements
- Agrandissement du Château du Crévy en La Chapelle-Caro en 1835[42],
- Restauration et agrandissement du Château de Trédion de 1851 à 1859[43],
- Château de Juzet en Guémené-Penfao, érigé de 1854 à 1860[43],
- Château des Aubiers, à Hillion, terminé par son fils Jules[44],
- Restauration et agrandissement du Château de Kerthomas à Sarzeau, de 1855 à 1859[45].
Galerie
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Crédit image:licence CC BY-SA 3.0 🛈Intérieur de l'église de Bécherel.
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Crédit image:licence CC BY-SA 3.0 🛈Saint-Martin de Betton.
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Notre-Dame du Châtellier.
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Crédit image:licence CC BY-SA 3.0 🛈L'église de Goven.
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Crédit image:licence CC BY-SA 3.0 🛈Saint-Pierre de Martigné-Ferchaud.
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Crédit image:licence CC BY-SA 4.0 🛈L'église de Saint-Jacques-de-la-Lande.
Références
- ↑ Archives départementales d'Ille-et-Vilaine, 10 num 3536 159, Vitré, Registre des Naissances, 1807, acte 207.
- ↑ Archives municipales de Rennes, 4E85, Registre des décès, 1876, acte 890.
- ↑ Daniel Pichot, Valérie Lagier et Gwénolé Allain, Vitré. Histoire et patrimoine d'une ville., Édition Ville de Vitré, Vitré, 2009, 294p., (ISBN 978-2-7572-0207-4), p. 246.
- ↑ Guéné et Loyer 1995, p. 28.
- ↑ Veillard 1978, p. 111.
- ↑ Notice no IA35019030, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA35020962, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA35000040, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA00007775, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA35000069, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Jean-Yves Andrieux (Dir.), Arthur Regnault Architecte (1839-1932). La quintessence de l'art sacré., Édition Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2011, 253 p., (ISBN 9-782753-513808), p. 141.
- ↑ Notice no PA35000017, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA35029161, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA00007697, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA00008079, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Guéné et Loyer 1995, p. 337.
- ↑ Notice no IA35011749, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA00007892, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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- ↑ Jean-Yves Andrieux (Dir.), Arthur Regnault Architecte (1839-1932). La quintessence de l'art sacré., Édition Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2011, 253p., (ISBN 9-782753-513808), p. 69.
- ↑ Notice no IA00130842, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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- ↑ Notice no IA00007442, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
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- ↑ Veillard 1978, p. 364-367.
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- ↑ Daniel Pichot, Valérie Lagier et Gwénolé Allain, Vitré. Histoire et patrimoine d'une ville., Édition Ville de Vitré, Vitré, 2009, 294p., (ISBN 978-2-7572-0207-4), p. 220.
- ↑ Notice no IA35008011, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA00008176, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Jean-Yves Andrieux (Dir.), Arthur Regnault Architecte (1839-1932). La quintessence de l'art sacré., Édition Presses Universitaires de Rennes, Rennes, 2011, 253p., (ISBN 9-782753-513808), p. 160.
- ↑ Notice no IA35012437, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA35014377, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA35021039, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Guéné et Loyer 1995, p. 33.
- ↑ Veillard 1978, p. 363.
- ↑ Notice no IA00010099, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Guéné et Loyer 1995, p. 73.
- ↑ Notice no PA22000026, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- ↑ Notice no IA00127629, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
Bibliographie
- Jean-Yves Veillard, Rennes au XIXe siècle : architectes, urbanisme et architecture, Rennes, Éditions du Thabor, , 518 p.
- Odile de Charry-Tramond, Les Mellet, un cabinet d’architectes rennais de 1841 à 1926, Rennes, université de Haute-Bretagne, 1980.
- Hélène Guéné et François Loyer, L'église, l'état et les architectes : Rennes, 1870-1940, Paris, Editions Norma, , 366 p. (ISBN 2-909283-16-X et 978-2909283166, lire en ligne)
- Philippe Bonnet, « Jacques, Jules et Henri Mellet, bâtisseurs d’églises », Mémoires de la Société d’histoire et d’archéologie de Bretagne, t. LXXXIV, no d'édition, , p. 407–441 (ISSN 0750-1420)
Voir aussi
Liens externes
- Ressource relative aux beaux-arts :