Famille Maggiolo
Famille Maggiolo | |
![]() Crédit image: licence CC BY-SA 4.0 🛈 Blason de la famille Maggiolo | |
Blasonnement | d’azur au lion couronné d’or tenant de sa dextre une fleur de lis de même, à la bande d’argent chargée d’un pampre de sinople, brochante sur le tout[1] |
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Période | Depuis le XIIIe siècle |
Pays ou province d’origine | Rapallo (Ligurie) |
Allégeance | République de Gênes |
Charges | Officiers de Saint Georges Cartographes Ambassadeurs Sénateurs Capitaine de la liberté |
Fonctions ecclésiastiques | Évêques catholiques |
La famille Maggiolo (aussi Maiolo, Majolus en latin) est une ancienne famille patricienne, dont la lignée remonte au XIIIe siècle[2]. Elle figurait au livre d’or de la république de Gênes[3],[4],[5].
Personnalités
- Pietro Maggiolo, capitaine de la liberté en 1477.
- Lorenzo Maggiolo (1440-1501), philosophe de la Renaissance, professeur de Jean Pic de la Mirandole et ambassadeur auprès du duc de Milan.
- Angelo Maggiolo, officier de Saint Georges, ambassadeur auprès du duc de Milan.
- Agostino Maggiolo, officier de Saint Georges, ambassadeur de la République de Gênes auprès du pape Léon X (1513), du roi François Ier (1515) et de l’empereur Charles Quint, sénateur (1530)[2],[6].
- Vesconte Maggiolo (1475-1551), cartographe officiel de la République de Gênes. Sa charge fut transmise à ses descendants jusqu’en 1649 (Jacopo Maggiolo, Giovanni Antonio Maggiolo, Baldassare Maggiolo et Cornelio Maggiolo)[7].
- Maria Maggiolo, épouse du doge de Gênes Giacomo Grimaldi Durazzo et mère du doge Pietro Durazzo (1560-1631).
- Simone Maggiolo, évêque de Vulturara et de Montecorvino, commentateur du Concile de Trente et auteur d’une vaste encyclopédie, Dies caniculares, recouvrant divers sujets, de la démonologie à la lycantropie. L’un des précurseurs de l’explication volcanologique dans l’étude des fossiles[8].
- Paulo Maggiolo (1748-1802), évêque d'Albenga.
- Vincenzo Maria Maggiolo (1752-1820), évêque de Savone chez qui séjourna le pape Pie VII prisonnier de Napoléon Bonaparte[9].
Branche française
En 1808, un représentant de la famille Maggiolo, ruiné par le renversement de la république de Gênes, décide de s’établir à Nancy où il devient professeur de langues[10]. Ce Lanfranc-Dominique-Jean-Baptiste, vicomte Maggiolo (1778-1846), est autorisé en 1817, par ordonnance du roi Louis XVIII, à résider en France et à y jouir de tous les droits civils[11]. Son père, ancien médecin entré dans les ordres avec la bénédiction du pape Pie VII, travaille au grand séminaire de Nancy.
- Son fils, Louis Maggiolo (1811-1895), enseignant et haut fonctionnaire français, supervise en 1877-1879 une grande enquête mesurant l’évolution de l’alphabétisation en France depuis la fin du XVIIe siècle.
- Adrien Maggiolo (1843-1894), fils du précédent, normalien, publiciste royaliste.
- Paul Maggiolo (1846-1907), frère du précédent, polytechnicien, général de brigade et officier de la Légion d’honneur[12],[13], dont le nom est cité dans l’affaire des fiches[14],[15]. La branche française de la famille Maggiolo s’éteint en ligne masculine avec lui.
Pour approfondir
Bibliographie
Articles connexes
Liens externes
Notes et références
- ↑ « La Gazette de France du 23 octobre 1878 »
- Cristoforo Spinola, « généalogie de la famille Maggiolo » (consulté le )
- ↑ « Livre d’or de la noblesse de Gênes, volume 2, p.59-62 »
- ↑ « Antonio Maria Buonarroti, Alberi genealogici di diverse famiglie nobili, volume 2, p.235, 1750 »
- ↑ « Odoardo Ganducio, Origine delle case antiche nobili di Genova, volume 1, p.572 »
- ↑ « Mémoires de l’Académie de Stanislas, 23 octobre 1878 » (consulté le )
- ↑ « I discendenti di Vesconte Maggiolo una dinastia di cartografi a Genova » (consulté le )
- ↑ Principles of Geology (1840) p. 39 ; [1].
- ↑ « Catholic Hierarchy » (consulté le )
- ↑ « Mémoires de l'Académie de Stanislas, 1896, p.41 »
- ↑ « Ordonnance du roi du 30 janvier 1817 »
- ↑ « Dossier aux archives nationales de Paul Maggiolo (1846-1907) »
- ↑ « Le Figaro du 14 janvier 1907 »
- ↑ « Marié, pas d’enfants. Clérical, réactionnaire, va à la messe, hypocrite. Fait patte de velours dans l’espoir d’obtenir les deux étoiles attendues depuis quelque temps. Ne doit pas être général. » Baltzinger à propos de Paul Maggiolo, 29 avril 1904.
- ↑ « La Croix du 6 décembre 1904 »