Camille Dumény

Camille Dumény
Biographie
Naissance
Décès
(à 65 ans)
Nantua
Nom de naissance
Camille Richomme
Pseudonymes
Dumény
Camille Dumény
Nationalité
Formation
Activité
Père
Fratrie
Jeanne Raunay ()
Parentèle
Autres informations
Maître
Distinction

Camille Richomme dit Dumény ou Camille Dumény, né le à Paris et mort le est un acteur de théâtre français[1].

Biographie

Il est le fils du peintre Jules Richomme et le petit fils du graveur Théodore Richomme. Il fait ses études au Lycée Condorcet[2].

Il prend quelques leçons auprès de Joseph Landrol[3]. Après un engagement court et sans importance au Gymnase, il entre à l'Odéon où il débute dans Henriette Maréchal, dans le rôle du Monsieur en habit noir en 1885. À l'Odéon pendant 7 ans, il crée successivement Renée Mauperin , Numa Roumestan, Egmont, la Vie à deux, Germinie Lacerteux, Amoureuse en 1891. Il reprend Fils de Famille. Il est prêté à la Porte Saint-Martin pour créer la Tosca. Il passe trois ans au théâtre Michel de Saint-Pétersbourg. À son retour, il est engagé au Gymnase et débute dans une reprise de Fils de Famille en 1894. Il joue la Princesse de Bagdad et crée les Demi-Vierges, René Couturier dans Marcelle en 1895, et reprend le rôle d'Etienne, dans Amoureuse en 1896, rôle qu'il a créé. Il joue Agathos, dans Lysistrata en 1896, Georges Boussard dans le Repas du Lion en 1897[4].

Il part pour une vaste tournée organisée par l'imprésario Théodore de Glaser, du 22 janvier au 10 mai 1897 dans toute l’Europe avec la compagnie de Marcelle Josset, avec Jean Coquelin, André Antoine, Blanche Miroir, Mme Patry. En quatorze semaines, la troupe va parcourir des dizaines de milliers de kilomètres en train et en bateau et jouer dans dix-neuf villes et onze pays : Belgique, Allemagne, Russie, Roumanie, Turquie, Asie Mineure, Égypte, Autriche-Hongrie et Suisse. On s’arrête dans chaque ville environ quatre à cinq jours pour y jouer : Les Amants de Maurice Donnay, L’Été de la Saint-Martin et Marcelle de Victorien Sardou, Les Demi-Vierges de Marcel Prévost, L’Âge difficile de Jules Lemaître et Frou-Frou de Ludovic Halevy et Meilhac, La Parisienne, Le Gendre de M. Poirier d'Émile Augier, La Vie de Bohême[5].

En 1897, Il devient le pensionnaire d'André Antoine, on l'applaudit dans Le Repas du Lion, de François de Curel; Que Suzanne ne sache rien, et Main gauche, de Pierre Veber; L'Article 330 et Les Balances, de Courteline; La Clairière, de Maurice Donnay et Lucien Descaves. Aux Variétés, il est l'interprète d'Henri Lavedan dans Le Nouveau jeu. A la Porte Saint-Martin, il crée Quo Vadis? ; à l'Odéon, Résurrection. [6]

En 1904, il rentre au théâtre du Gymnase, et c'est pour Dumény l'époque la plus brillante de sa carrière. Il crée successivement Le Retour de Jérusalem, de Maurice Donnay, La Rafale, d'Henry Bernstein, et Mlle Josette ma femme, de Paul Gavault et Robert Charvay; La Vierge folle, d' Henry Bataille[6].

Il est le créateur de Son père, d'Albert Guinon à l'Odéon, et de La Flambée, d'Henry Kistemaeckers, à la Porte Saint-Martin. Sa dernière création est L'Animateur, d'Henry Bataille, au Gymnase[6].

Pendant la Première Guerre mondiale, il prend part aux représentations du Théâtre aux Armées[7].

Il est le frère de la cantatrice Jeanne Raunay [ ]. Il meurt à Nantua, où il se trouvait de passage au retour d'une saison au Mont-Dore.

Théâtre

Filmographie partielle

Décorations françaises

Notes et références

Notes
  1. Cercle de l'Union artistique sur data.bnf.fr
Références
  1. « Stances du Cid Corneille, Pierre », sur Bibliothèques spécialisées de la Ville de Paris (consulté le 10 janvier 2018)
  2. Centenaire du lycée Condorcet, 1804-1904 : livre d'or disponible sur Gallica
  3. a et b Jules Martin, Nos artistes, 1895 disponible sur Gallica
  4. Le Photo-programme, 1897
  5. Le Figaro 19 janvier 1897
  6. a b et c Gaston Lebel, « Dumény est mort », Comoedia, no 2782,‎ , p. 2 (lire en ligne, consulté le 27 décembre 2017).
  7. Le Théâtre pendant la guerre, 1916 disponible sur Gallica
  8. La Tosca disponible sur Gallica
  9. Germinie Lacerteux disponible sur Gallica
  10. La clairière disponible sur Gallica

Liens externes