Office fédéral de l’armement

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Office fédéral de l’armement
Cadre
Type
Siège
Pays
Organisation
Effectif
920 employés ()
Organisation mère
Site web

L'Office fédéral de l'armement (en allemand : Bundesamt für Rüstung ; en italien : Ufficio federale dell'armamento ; en romanche : Uffizi federal da l'armament) ou Armasuisse[n 1],[1] est un office de la Confédération suisse. Il est rattaché au Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS).

L'office est responsable de l'équipement de l'Armée suisse et des biens immobiliers du DDPS.

Description

L'Office fédéral de l'armement est l'une des neuf unités administratives directement rattachées au chef du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports[n 2],[2].

Il est notamment responsable, d'une part, du développement, de l'évaluation, de l'acquisition et de l'élimination de l'équipement de l'Armée suisse (et d'autres clients) et, d'autre part, de la planification et de l'acquisition des biens immobiliers du DDPS[3]. Il se compose de six domaines début 2025 :

  • Acquisition
  • Défense aérienne intégrée ;
  • armasuisse Immobilier ;
  • Science et technologies ;
  • Ressources et support ;
  • État-major stratégique[4].

L'office compte 922 employés en 2024[5] et un budget de 2,3 milliards de francs suisses en 2023[2]. Ses sites principaux sont à Berne (siège), Thoune et Emmen[6],[7].

Il publie deux fois l'an un magazine intitulé Armafolio[8].

Histoire

En 1872, l'administrateur du matériel et des ateliers de fabrication sont réunis en une division technique, nommée Fabriques fédérales d'armement, puis Division du matériel de guerre[9].

En 1964, l'affaire des Mirages (énormes dépassements de budget) révèle que cette division n'est pas en mesure d'évaluer et d'acquérir des systèmes d'armement sophistiqués. Aussi est-elle transformée en 1968 en Groupe pour l'armement[9].

En 1982, le Groupe pour l'armement est restructuré en trois offices, qui se consacrent chacun à un type d'armement spécifique[9]. La gestion des bâtiments, des installations et des terrains de l'armée lui est confiée en 1999[10]. À la fin de 2003, le groupe se renomme en Office fédéral de l'armement (armasuisse)[11]. L'Office fédéral de topographie lui est rattaché jusqu'en 2015[12].

En 2019, l'Armée suisse ouvre un Campus de cyberdéfense à l'École polytechnique fédérale de Lausanne[13]. Un tiers des employés du centre est du personnel d'Armasuisse[14].

Direction

  • Depuis août 2023 : Urs Loher[15]
  • Mars 2015 à juillet 2023 : Martin Sonderegger[7],[16]
  • Juillet 2011 à janvier 2015 : Ulrich Appenzeller[17]
  • 2008 à 2011 : Jakob Baumann[18]
  • 2001 à 2008 : Alfred Markwalder[19]
  • 1991 à 2000 : Toni Wicki[20]
  • 1985 à 1991 : Felix Wittlin [21]
  • 1973 à 1985 : Charles Grossenbacher[22]
  • 1968 à 1972 : Heiner Schulthess[23]

Notes et références

Notes

  1. L'acronyme officiel, armasuisse, s'écrit avec une minuscule dans toutes les langues.
  2. Les huit autres sont le groupement de la Défense, le Secrétariat d’État à la politique de sécurité, le Secrétariat général, le Service de renseignement de la Confédération, l'Office fédéral de topographie, l'Office fédéral de la protection de la population, l'Office fédéral du sport et l'Office fédéral de la cybersécurité.

Références

  1. « Office fédéral de l'armement », sur Termdat (banque de données terminologiques de l'administration fédérale suisse), (consulté le )
  2. a et b « Organisation », sur Office fédéral de l'armement, (consulté le )
  3. (de) Alfred Markwalder, « armasuisse als Dienstleister für die Armee », Journal militaire suisse , vol. 177, no 12,‎ , p. 17 (lire en ligne)
  4. « Les domaines de compétences », sur Office fédéral de l'armement, (consulté le )
  5. « Le DDPS en chiffres », sur Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports, (consulté le )
  6. « Emplacements d'armasuisse », sur Office fédéral de l'armement, (consulté le )
  7. a et b Andreas Bölsterli, « 50 Jahre armasuisse: Von geregelter Planung zu dynamischer Beschaffung », Journal militaire suisse , vol. 184, no 12,‎ , p. 31 et 32 (lire en ligne)
  8. « Magazine armafolio », sur Office fédéral de l'armement, (consulté le )
  9. a b et c « Armement » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  10. « Historique », sur Office fédéral des constructions et de la logistique, (consulté le )
  11. (de) Alfred Markwalder, « Von der Gruppe Rüstung zu Armasuisse », Journal militaire suisse , vol. 169, no 5,‎ , p. 10 et 11 (lire en ligne)
  12. (it) Agence télégraphique suisse, « CF: nuova organizzazione per swisstopo e armasuisse », sur Swissinfo, (consulté le )
  13. Kilian Bello, « Recherche helvétique et armement : une idylle sans faille ? », Moins ! Journal romand d'écologie politique, no 75,‎ , p. 13.
  14. Boris Busslinger, « La défense suisse s’installe à l’EPFL pour dénicher des talents », Le Temps,‎ (ISSN 1423-3967, lire en ligne, consulté le ).
  15. (de) Ariane Lüthi et Marguerite Meyer, « Rüstung: Der Chef mit den vielen Hüten », sur Die Wochenzeitung, (consulté le )
  16. (de) Michael Baumann, « Auf einen Kaffee mit . . . Martin Sonderegger » Accès payant, Die Weltwoche, (consulté le )
  17. (de) « Rüstungsschef verlässt das VBS », sur Schweizer Radio und Fernsehen, (consulté le )
  18. (de) Lorenz Honegger, « Heikles Geschäft - Ex-Rüstungschef profitiert von 250-Millionen-Deal der Schweizer Armee », Sankt Galler Tagblatt, (consulté le )
  19. (de) Agence télégraphique suisse, « Neuer Rüstungschef », Freiburger Nachrichten,‎ , p. 39 (lire en ligne)
  20. Agence télégraphique suisse, « Toni Wicki quittera son poste de chef de l'armement », La Liberté,‎ , p. 9 (lire en ligne)
  21. Jérôme Guisolan, « Felix Wittlin » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  22. Jérôme Guisolan, « Charles Grossenbacher » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  23. Peter Müller-Grieshaber (trad. Gabrielle Rivier), « Heiner Schulthess » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes