Édouard Chapallaz

Édouard Chapallaz
Naissance
Décès
(à 94 ans)
Étoy
Nationalité
Activité
Formation
École suisse de céramique

Édouard Chappalaz est un céramiste suisse, né le ou le à Yverdon et mort le à Étoy.

Biographie

Origines et famille

Édouard Chappalaz naît le [1],[2] ou le à Yverdon, dans le canton de Vaud. Il est originaire de Chapelle-sur-Moudon, dans le district voisin de Moudon[3].

Son père, Henri Édouard Chappalaz[3], qui meurt deux ans après la naissance de son fils[4], travaille pour les Chemins de fer fédéraux ; sa mère est née Ida Louise Rochat[3].

Il épouse Olympe Aellen[3].

Formation et parcours professionnel

Il fait de 1936 à 1939 une formation de tourneur à l'École suisse de céramique de Chavannes-près-Renens, puis travaille de 1939 à 1955 d'abord pour la tuilerie Tonwerk à Thayngen, dans le canton de Schaffhouse, puis chez Landert & Co. à Embrach, dans le canton de Zurich[3].

Parallèlement, à partir de 1945, il entreprend des recherches personnelles. De 1958 à 1968, il enseigne la technologie à l'école des arts décoratifs de Genève. Il s'installe ensuite à Duillier, dans le canton de Vaud, et se consacre entièrement à son atelier[3].

Parcours artistique

Son intérêt le porte vers la forme du récipient de grès et surtout vers la recherche des émaux haute température à la manière des maîtres chinois[3].

Il réalise aussi de nombreuses œuvres liées à l'architecture, entre autres le sol de la bibliothèque municipale de Genève, des fresques en céramique sur un mur de La Poste de la gare de Lausanne en 1967 et à la Banque cantonale vaudoise à Nyon en 1969 et à l'École polytechnique fédérale de Lausanne en 1980, ainsi qu'une œuvre à l'Hôpital universitaire de Zurich en 1992[2],[3],[4].

Il est l'un des premiers céramistes suisses qui expose dans une galerie, en 1957, à L'Entracte, à Lausanne[5].

Mort

Il meurt le à Étoy, dans le canton de Vaud, à l'âge de 94 ans[1].

Distinctions

Expositions

Notes et références

Cet article est partiellement ou en totalité issu de la page « Édouard Chapallaz, version du 15 mars 2016 » de Michèle Baeriswyl-Descloux sur le site du Dictionnaire historique de la Suisse, le texte ayant été placé par l’auteur ou le responsable de publication sous la licence Creative Commons paternité partage à l'identique ou une licence compatible.
  1. a et b « Édouard Chapallaz », sur SIKART Dictionnaire sur l'art en Suisse.
  2. a b et c Yvonne Tissot, « Édouard Chapallaz ou le vieil homme et la terre », 24 heures,‎ , p. 30 (lire en ligne)
  3. a b c d e f g h et i Michèle Baeriswyl-Descloux, « Édouard Chapallaz » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du .
  4. a et b « Chapallaz, Édouard, céramiste, 1921-2016 », sur la base de données des personnalités vaudoises sur la plateforme « Patrinum » de la Bibliothèque cantonale et universitaire de Lausanne.
  5. Françoise Jaunin, « Des fruits mûris au feu », Le Matin (Suisse),‎ , p. 12 (lire en ligne)
  6. « (brève sans titre) », Gazette de Lausanne,‎ , p. 5 (lire en ligne)
  7. Jacques Monnier, « Édouard Chapallaz : Un céramiste de classe », La Tribune de Lausanne,‎ , p. 10 (lire en ligne)
  8. (de) « Keramik von Edouard Chapallaz », Neue Zürcher Zeitung,‎ , p. 30 (lire en ligne)
  9. (de) Gy, « Chapallaz im "Heimethuus" », Neue Zürcher Nachrichten , vol. 75, no 110,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  10. Charles Roth, « Sensualité et rigueur », Construire,‎ , p. 12 et 13 (lire en ligne)
  11. (de) « Die klassische Keramikkunst », Neue Zürcher Nachrichten , no 130,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  12. A. R., « Édouard Chapallaz, le disciple de Vulcain », Gazette de Lausanne,‎ , p. 2 (lire en ligne)
  13. Patrick Schaeffer, « Édouard Chapallaz : quarante-cinq ans de céramique », Gazette de Lausanne,‎ , p. 15 (lire en ligne)
  14. Isabelle van Beek, « L'art du potier », Journal du Jura, vol. 126, no 35,‎ , p. 24 (lire en ligne)
  15. (de) P. F., « Ein Leben für das Steinzeug », Der Bund,‎ , p. 27 (lire en ligne)
  16. J. Mt, « Beauté calme de la céramique », L'Express,‎ , p. 22 (lire en ligne)

Liens externes