Virginie Joron

Virginie Joron
Illustration.
Fonctions
Députée européenne
En fonction depuis le
(1 an, 10 mois et 25 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription France
Législature 9e
Groupe politique ID
Conseillère régionale du Grand-Est
En fonction depuis le
(5 ans, 4 mois et 23 jours)
Élection 13 décembre 2015
Circonscription Haut-Rhin
Biographie
Date de naissance (47 ans)
Lieu de naissance Troyes
Nationalité Française
Parti politique FN/RN
Diplômée de Université de Nice

Virginie Joron, née le à Troyes, est une femme politique française.

Membre du Rassemblement national, elle est conseillère régionale du Grand Est depuis 2016 et députée européenne depuis 2019.

Biographie

Situation personnelle

Virginie Joron naît le à Troyes, dans l’Aube[1].

Elle est diplômée en droit à l’université de Nice[2]. Venant de Fréjus, elle s’installe en Alsace en 2000[2]. Elle est cadre dans les assurances.

Parcours politique

En 2015, elle se présente sous les couleurs du Front national (FN) dans le canton de Saverne (Bas-Rhin), avec Patrick Kleinklaus. Le binôme arrive en tête du premier tour avec 29,8 % des suffrages, puis récolte 36,4 % des voix au second[3]. La même année, Virginie Joron est élue conseillère régionale du Grand Est sur la liste FN[4]. Aux élections législatives de 2017, elle obtient 15,75 % des voix dans la septième circonscription du Bas-Rhin.

Elle est en huitième position sur la liste du Rassemblement national (ex-FN) aux élections européennes de 2019. Elle est élue députée européenne à l’issue du scrutin[1]. Pierre-Louis Mériguet, un ancien identitaire au « parcours tumultueux » selon 20 Minutes, fait partie de ses assistants parlementaires[5].

En 2021, elle souhaite être tête de liste du RN aux élections régionales dans le Grand Est mais celle-ci revient à Laurent Jacobelli[6].

Prises de position et polémiques

Le quotidien Libération décrit Viriginie Joron comme « hostile aux migrants » à la suite de son commentaire sur une interprétation fausse d'une vidéo partagée par Clément Martin, porte-parole de Génération identitaire[7].

Voyage en Syrie

En 2019, Virginie Joron effectue un voyage en Syrie qui fait polémique et durant lequel elle rencontre le président Bachar el-Assad durant deux heures, aux côtés d'autres membres du Rassemblement national : Thierry Mariani, Nicolas Bay et Andréa Kotarac[8]. Elle se rend également à Maaoula et Saidnaya, « mais pas pour y voir la prison qualifiée d'« abattoir humain » par Amnesty International », dont elle rejette les rapports, selon L'Est Républicain[9],[10]. Elle a également profité du voyage pour rencontrer les bénévoles de l'association SOS Chrétiens d'Orient[9].

Ce voyage est qualifié par Romain Herreros du HuffPost de « promotion » du régime syrien et d'« opération réhabilitation »[11]. De retour en France, prise dans une alerte à la bombe, elle écrit sur un réseau social que Paris est « plus dangereux que Damas », « ville où il fait bon vivre », selon elle, déclenchant l'ire de nombreux internautes rappelant qu'elle évoque la capitale d’un pays en proie à une guerre civile[12].

Accusations de désinformation

Aux côtés de Thierry Mariani et d'autres élus du RN, Viriginie Joron est accusée d'avoir participé à une campagne de propagande pour le Premier ministre indien de tendance nationaliste Narendra Modi, avec la publication de tribunes dans EU Chronicle, un site de désinformation, à la suite d’un voyage au Cachemire en 2019, notamment sponsorisé par le groupe Srivastava, organisateur de ce voyage controversé dans la zone qui était alors coupée du monde et dans laquelle les députés indiens avaient interdiction de se rendre. Cette vaste campagne de désinformation vise notamment les Indiens[Comment ?], et cherche à « faire parler un ou deux députés européens et [à] présenter ces déclarations, par le truchement de faux médias et fausses ONG, comme une position officielle de l’Union européenne »[13],[14],[15],[16],[17],[18].

Selon l’organisation non gouvernementale belge EU DisinfoLab, le compte Twitter de Eu Chronicle (@EuChronicle_) créé en , sans qu'aucun tweet ne soit publié, n'attire, qu'une seule abonnée : Virginie Joron. Celle-ci a écrit deux articles pour EU Chronicle, dont l'un comprend « des suggestions selon lesquelles [le virus de] la Covid-19 pourrait être un « virus artificiel » créé par la Chine, une affirmation qui n'est étayée par aucune preuve scientifique », selon EU Disinfo Lab[15].

Références

  1. a et b « Virginie Joron », sur europarl.europa.eu (consulté le 29 janvier 2021)
  2. a et b « Virginie Joron et Baptiste Pierre pour le Front national », sur dna.fr (consulté le 20 mars 2019).
  3. « Résultats des élections départementales de 2015 dans le canton de Saverne », sur interieur.gouv.fr
  4. « Élections européennes : le Rassemblement National en campagne », sur francetvinfo.fr, (consulté le 20 mars 2019).
  5. « Un ex-identitaire sur la liste du RN pour les municipales à Strasbourg », sur 20minutes.fr (consulté le 5 février 2021)
  6. « Laurent Jacobelli tête de liste du RN dans le Grand Est aux prochaines élections régionales », sur lunion.fr, (consulté le 17 février 2021).
  7. Jacques Pezet, « Non, cette vidéo ne montre pas des migrants maltraiter des enfants à la frontière grecque pour les faire pleurer », sur libération.fr, (consulté le 17 février 2021)
  8. (en) belaichsophie, « Ziad Majed: le repositionnement de la France en Syrie est « un défi » », sur political.fr, (consulté le 18 février 2021)
  9. a et b « Syrie. Virginie Joron à Damas pour relayer le discours d’Assad », sur estrepublicain.fr (consulté le 19 septembre 2019)
  10. « Syrie. Virginie Joron trouve son chemin de Damas », sur dna.fr (consulté le 17 février 2021)
  11. Romain Herreros, « De retour de Syrie, cette élue RN estime que Paris est plus dangereuse que Damas », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 19 septembre 2019)
  12. « Tout juste revenue de Syrie, une élue RN trouve Paris plus dangereuse que Damas », sur Le Point.fr,
  13. « Mariani épinglé pour sa participation à des opérations de propagande en Inde », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 4 février 2021).
  14. « Une vaste campagne de désinformation et d’influence indienne en Europe dévoilée », sur lemonde.fr, (consulté le 4 février 2021).
  15. a et b (en) EU Disinfo Lab, « Indian Chronicles Full Report », sur disinfo.eu, .
  16. (en-US) « New pro-India EU website enrolling MEPs campaigns against Pakistan », sur politico.eu, (consulté le 17 février 2021)
  17. « Inde. Cinq élus RN visitent en grande pompe le Cachemire coupé du monde », sur courrierinternational.com, (consulté le 18 février 2021)
  18. « Faux médias, fausses ONG : une vaste opération d’influence indienne débusquée à Bruxelles », sur rtbf.be, (consulté le 18 février 2021)

Liens externes