Vincent Lindon

Vincent Lindon
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Vincent Lindon au Festival de Cannes 2018.
Nom de naissance lardon
Naissance (61 ans)
Boulogne-Billancourt, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur, réalisateur, scénariste
Films notables Quelques jours avec moi
La Baule-les-Pins
La Crise
Tout ça... pour ça !
Ma petite entreprise
Ceux qui restent
La Loi du marché
En guerre

Vincent Lindon, né le à Boulogne-Billancourt[1], est un acteur, réalisateur et scénariste français.

Il a notamment été récompensé par le prix d'interprétation au Festival de Cannes 2015 et par le César du meilleur acteur en 2016 pour son rôle dans le film La Loi du marché.

Biographie

Famille et jeunesse

Vincent Lindon est le fils de Laurent Lindon, dirigeant de la firme Audioline, et le petit-fils de Raymond Lindon, magistrat et maire d'Étretat entre 1929 et 1959 ainsi que le neveu de Jérôme Lindon, patron des éditions de Minuit. Il est par ailleurs l'arrière-petit-fils de Fernande Citroën, sœur aînée d'André Citroën et épouse d'Alfred Lindon (né Abner Lindenbaum) un joaillier et collectionneur d'art moderne originaire de Cracovie[2]. Sa mère, Alix Dufaure, journaliste de mode à Marie Claire[3],[4], descend de Jules Dufaure et du maréchal Exelmans[2].

Alors qu'il a cinq ans, sa mère divorce pour épouser le journaliste Pierre Bénichou[5]. Un séisme pour lui, à l'origine de ses tics[6], qui ne se manifestent pas quand il joue un rôle au théâtre ou au cinéma[7].

Après des études au lycée Victor-Duruy[8], il obtient son baccalauréat C. Il s'inscrit alors en prépa Sup de Co. Comme il s'en lasse au bout de 22 jours, sa mère lui trouve en 1979 un stage d'aide costumier sur le tournage du film Mon oncle d'Amérique d'Alain Resnais où il s'occupe notamment de Gérard Depardieu[9]. Puis, il part pendant six mois à New York pour travailler comme assistant chargé de la promotion radio auprès de son oncle, Eric Dufaure, fondateur du label Cachalot Records (Ian North, Die Hausfrauen, Medium Medium, Malaria, Stars of the Streets, Comateens, Made in France, Personal Effects)[10]. De retour à Paris, son beau-père Pierre Bénichou lui trouve un autre petit job : branche-micro sur les tournées de l'humoriste Coluche en 1981[11]. Il est également coursier au journal Le Matin de Paris avant d'entrer au Cours Florent[12].

Carrière d'acteur

Vincent Lindon débute au cinéma en 1983 dans Le Faucon de Paul Boujenah, et interprète des seconds rôles. Il tourne notamment dans Notre histoire de Bertrand Blier et 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix. En 1988, il tient le premier rôle masculin dans L'Étudiante de Claude Pinoteau. L'année suivante, sa prestation est récompensée par le prix Jean-Gabin. Il se fait connaître du public grâce à La Crise de Coline Serreau, sorti en 1992[11].

En 2005, il obtient le Swann d'or du meilleur acteur au Festival du film de Cabourg pour La Moustache de Emmanuel Carrère.

En 2013, il préside le jury du 39e Festival du cinéma américain de Deauville[13].

En 2015, dans le film La Loi du marché de Stéphane Brizé, il interprète le rôle d'un chômeur, ce qui lui vaut d'être récompensé du Prix d'interprétation masculine lors du 68e Festival de Cannes[14] puis le César du meilleur acteur lors de la 41e cérémonie en 2016. Il s'agit du premier César de sa carrière après cinq nominations infructueuses[15].

Famille et vie privée

Vincent Lindon a pendant près de dix ans, durant les années 1980, partagé la vie de Claude Chirac, avant de vivre une histoire d'amour très médiatisée avec Caroline de Monaco[18]. Il est père de deux enfants, un garçon, Marcel né en 1996[4], et une fille, Suzanne, née en 2000 de son union[2] avec Sandrine Kiberlain, qu'il a rencontrée en 1997 sur le tournage du film Le Septième Ciel et dont il s'est séparé en 2003[14].

Prises de position

En 2002, il co-signe une pétition demandant une « solution rapide et décente aux problèmes fiscaux de Françoise Sagan », condamnée pour une fraude fiscale sur ses revenus de 1994 et devant à l’État 838 469 euros, en considérant que si « Françoise Sagan doit de l'argent à l’État, la France lui doit beaucoup plus : le prestige, le talent, un certain goût de la liberté et de la douceur de vivre »[19].

En 2007, il apparaît proche de François Bayrou lors de l'élection présidentielle, participant même au meeting de lancement du Modem[20] [21]. En 2012, il soutient François Bayrou au premier tour et assiste au meeting de François Hollande au palais omnisports de Paris-Bercy lors du second tour de la campagne présidentielle[22].

En , dans le contexte de la pandémie mondiale de coronavirus, il défend une tribune sur Mediapart dans laquelle il critique les politiques qui ont selon lui aggravé cette crise[23],[24]. En juin, le comédien suggère une taxe afin de faire contribuer les plus riches à la crise du coronavirus. Nommée «taxe Jean Valjean », elle est portée par certains députés de gauche et pourrait être définie comme une contribution exceptionnelle[25].

Filmographie

Acteur

Cinéma

Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010
Années 2020

Télévision

Autres

Scénariste

Réalisateur

Producteur

Distinctions

Récompenses

Vincent Lindon au festival de Cannes 2011.

Nominations

Autres

Notes et références

  1. « Vincent Lindon - La biographie de Vincent Lindon avec Gala.fr », sur Gala.fr (consulté le 22 juillet 2020).
  2. a b et c Jean-Louis Beaucarnot, Frédéric Dumoulin, Dictionnaire étonnant des célébrités, First Éditions, , p. 42.
  3. a b et c Béatrice Gurrey, « Vincent Lindon, nature vive », Le Monde,
  4. a b et c Ludovic Perrin, « Vincent Lindon, la conversion d’un rebelle », Le Journal du dimanche,
  5. Dominique de Saint Pern, « Vincent Lindon : "Tomber dans l'autosatisfaction me tuerait », sur Le Monde.fr, .
  6. Sophie Grassin, « Ne ratez pas : "Vincent Lindon, mouvement perpétuel" », sur L'Obs.com, .
  7. « Itinéraire d'un maniaco-expressif », sur Télérama,
  8. Bernard Genies, « CANNES. Vincent Lindon : "Je suis Rodin" », sur L'Obs.com, .
  9. Pascal Riche, « Sans tenue de gala », sur Libération.fr, .
  10. Alexandra Klinnik, « Au nom du "fantasme"… Pourquoi Vincent Lindon a refusé d’être filmé à la radio », sur Le Monde.fr, .
  11. a et b « Biographie de Vincent Lindon », Challenges
  12. « Biographie de Vincent Lindon », France Inter
  13. a et b Olivier Corriez, « Deauville 2013 : Vincent Lindon, président du jury », TF1,
  14. a et b « Vincent Lindon ou la fragilité de l'homme contemporain », AFP,
  15. « Vincent Lindon meilleur acteur : sa malédiction des César enfin rompue », Pure People,‎ (lire en ligne)
  16. « Biographie de Vincent Lindon », Première
  17. (en) « In 1940 Paris, there was little time to mourn the loss of art » [archive du ], Ottawa Citizen ,
  18. Rania Hoballah, « 5 choses que vous ne saviez pas sur Vincent Lindon », sur lci.fr, .
  19. « Isabelle Adjani au secours de Françoise Sagan », Le Parisien, (consulté le 13 mai 2020)
  20. Dominique de Saint Pern, « Vincent Lindon : " Tomber dans l'autosatisfaction me tuerait " », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2020).
  21. Patrick Roger, « Vincent Lindon, de Mitterrand à Bayrou », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le 22 juillet 2020).
  22. François Hollande fait salle comble à Bercy pour un « meeting de la confiance », liberation.fr,
  23. « Coronavirus, crise de l’hôpital, ISF… Vincent Lindon s’exprime dans une tribune », sur ouest-france.fr, Ouest-France, (consulté le 7 mai 2020).
  24. « Un appel de Vincent Lindon: «Comment ce pays si riche…» ».
  25. Le Figaro avec AFP, « Des élus de gauche défendent la «taxe Jean Valjean», préconisée par Vincent Lindon », Le Figaro, (consulté le 8 juin 2020).
  26. Palmarès des Magritte 2016, site officiel.

Voir aussi

Liens externes