Union nationale des footballeurs professionnels

Union nationale des footballeurs professionnels
Image illustrative de l’article Union nationale des footballeurs professionnels

Sigle UNFP
Sport(s) représenté(s) Football
Création 1961
Président Philippe Piat [[Sylvain Kastendeuch]]
Siège Paris
Site internet unfp.org

L'Union nationale des footballeurs professionnels ou UNFP est un syndicat créé le par deux footballeurs, Eugène N'Jo Léa (alors jeune diplômé en droit), Just Fontaine, et un juriste, Maître Jacques Bertrand. C'est le seul syndicat de footballeurs professionnels français. Ses coprésidents actuels sont Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch.

L'UNFP organise, avec , un Trophée joueur du mois récompensant chaque mois le meilleur joueur du championnat de France de L1 et du championnat de France de L2.

L'UNFP, depuis 1988, est également l'organisateur des Trophées UNFP du football, qui récompense les meilleurs joueurs de L1, de L2, les meilleures féminines de D1, le meilleur Français évoluant à l'étranger, qui sont élus par leurs pairs, tout comme les meilleurs entraîneurs et arbitres de L1 et L2. Sont également remis le Trophée UNFP-Fondaction et le Trophée d'honneur UNFP.

L'UNFP organise également chaque été, et ce depuis l'été 1990, des stages d'entraînement pour les joueurs étant en fin de contrat et qui n'ont pas retrouvé de club.

Le dernier bureau fut élu le samedi 13 octobre 2018. A cette occasion, Eugénie Le Sommer a été la première femme élue au comité directeur du syndicat français.

Depuis de nombreuses années, l'UNFP regroupe plus de 90 % des joueurs professionnels évoluant en France.

En 2018, l'UNFP est à l'initiative du mouvement Positive Football, qui, selon Sylvain Kastendeuch, son fondateur est "un mouvement global, universel, qui pourra agréger tout ce qui peut se faire de positif autour des joueurs de football. L’idée est de contribuer à leur engagement sociétal et de l’amplifier. Nous voulons montrer que les footballeurs sont engagés et que pleins de choses sont faites de leur part."

Histoire

Les « footballeurs esclaves »

De l'adoption du statut professionnel, en France en 1932, à la fin des années 1950, la situation du footballeur professionnel français est médiocre. La situation est d'ailleurs comparable dans le football anglais ou dans les sports professionnels américains. Les dirigeants ont alors sous contrat les joueurs à vie, et les transferts sont du seul fait des clubs. De plus, les salaires sont médiocres. Après quinze ans de carrière, l'international Thadée Cisowski ne touche que 400 francs par mois en 1961, soit 20 % de plus que le SMIC. Les clubs n'hésitent d'ailleurs pas à minimiser même les salaires de leurs plus fameux joueurs au nom du principe qu'aucun club n'a répondu favorablement à une mise sur le marché des transferts. Ce marché des transferts est évidemment fictif car les prix demandés y sont extravagants. Ce fut notamment le cas pour le Sedanais Thadée Polak, dont le salaire est réduit au minimum syndical l'année suivant la victoire en Coupe de France.

En , Eugène N'Jo Léa, joueur lyonnais qui prépare alors son doctorat en droit, lance l'idée de former un syndicat des joueurs dans le mensuel Football magazine : « Même les patrons sont organisés ! Oui, tout le monde est organisé, sauf le footballeur professionnel, qui en est malade. » N'Jo Léa ne reste pas au stade des idées, et il pense d'abord partir sur la base d'une association type 1901, mais sur les conseils de l'avocat Jacques Bertrand, qui a déjà en charge les cyclistes et les journalistes sportifs, il s'oriente vers une forme syndicale qui prend corps entre la fin de l'année 1961 et le début de l'année 1962. N'Jo Lea préfère en devenir le premier secrétaire général et laisse la présidence à Just Fontaine.

Dès juin 1962, l'UNFP livre son premier combat contre le Groupement pour obtenir une réforme du régime de retraite des joueurs pros. Le Groupement ne veut rien savoir, et l'UNFP lance un appel au boycott de la rencontre internationale France-Angleterre du afin d'obliger la FFF à prendre parti dans le conflit. Certains joueurs de Valenciennes et du Stade français ne suivent pas l'appel au boycott, et le mouvement échoue. L'UNFP n'obtient aucun résultat jusqu'en 1964.

Les premières réformes

En 1963, Raymond Kopa, excédé par l'immobilisme des dirigeants, fait des déclarations qui font mouche : « Les footballeurs sont des esclaves ». Il hérite d'une suspension de six mois et est désormais mal considéré par la presse, tout comme les présidents Just Fontaine (1961-1964) et Michel Hidalgo (1964-1969). Kopa devient alors vice-président de l'UNFP, et met tout son poids dans la balance pour obtenir des réformes.

Le Groupement reconnaît enfin l'UNFP comme syndicat légitime et le , la première convention collective est paraphée par le Groupement et l'UNFP, réformant notamment le régime de retraite. L'ère des réformes peut s'ouvrir.

Le problème le plus délicat est celui du contrat à temps, avec notamment le conflit entre Marcel Dantheny et le Red Star de l'été 1967 à l'été 1968. La commission pour traiter cette question avait été formée dès 1965, mais le fameux contrat à temps n'entre en application en France qu'en . Entre ces deux dates, et l'introduction de la publicité sur les maillots des joueurs sont deux étapes importantes. Le siège de la FFF où une banderole « le football aux footballeurs » barre la façade est ainsi occupé par des joueurs en mai 68[1].

Le contrat à temps est toutefois une avancée significative, et l'équipe dirigeante de Michel Hidalgo laisse la main à celle de Philippe Piat après ce succès.

Matchs de l'équipe de France au profit de l'UNFP

De 1974 à 1984 est organisé chaque année un match amical dont la recette est versée à l'UNFP. Cette rencontre oppose chaque début de saison (sauf la première édition) au Parc des Princes (sauf la onzième édition) l'équipe de France à une équipe de club (sauf la dixième édition).

Date Stade Rencontre Score Affluence
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : Pays-Bas Ajax Amsterdam 1 - 0 37 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : République fédérale d'Allemagne FC Cologne 0 - 0 25 667
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : Espagne Real Madrid 3 - 1 35 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : République fédérale d'Allemagne Borussia Mönchengladbach 5 - 0 40 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : République fédérale d'Allemagne Hambourg SV 4 - 2 45 830
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : Belgique RSC Anderlecht 1 - 0 20 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : République fédérale d'Allemagne Bayern Munich 4 - 1 36 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : Italie Juventus 1 - 0 43 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : République fédérale d'Allemagne VfB Stuttgart 1 - 3 36 000
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : Pologne Pologne 0 - 4 16 221
Stadium (Toulouse) Drapeau : France France - Drapeau : Uruguay Peñarol 1 - 0 10 438
Parc des Princes (Paris) Drapeau : France France - Drapeau : Italie Inter Milan 0 - 1 16 351

Présidents

Comité directeur

Comité directeur élu en [2]

Comité directeur élu le [3]

Comité directeur élu le [4]

Comité directeur élu le samedi [5]


Comité directeur élu le samedi 13 octobre 2018

Coprésidents

Philippe Piat, Sylvain Kastendeuch

Vice-présidents

Jean-Jacques Amorfini, Richard Jézierski, Fabien Safanjon, David Terrier

Vice-président d’honneur

René Charrier

Secrétaire général

Laurent Pionnier

Secrétaire général-adjoint

Olivier Quint

Trésorier

Jean-jacques Amorfini

Trésorier-adjoint

Vincent Muratori

Membres

Paul Baysse, Franck Béria, Jean Alain Boumsong, Yohan Eudeline, Régis Gurtner, Féthi Harek, Maxime Le Marchand, Grégory Lorenzi, Eric Marester, Eugénie Le Sommer, Romain Thomas

Ressources

  • cotisations des joueurs
  • 1,09 % des droits télévisés de la Ligue 1[6] soit 7 millions d'euros en 2011.

Voir aussi

Bibliographie

  • Alfred Wahl et Pierre Lanfranchi, Les footballeurs professionnels des années trente à nos jours, Paris, Hachette, — Chapitre : « L'UNFP et les restructurations », p. 177-185, notamment.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

  1. Yann Dey-Helle, « 22 mai 1968: Occupation du siège de la FFF par les « Enragés du football » », sur Dialectik Football, (consulté le 10 avril 2020)
  2. « Landreau et Boumsong dans le comité directeur de l’UNFP », sur rmcsport.bfmtv.com, RMC Sport, (consulté le 15 mars 2017)
  3. « Football : Béria et Ducourtioux rejoignent Landreau à l'UNFP », sur www.tourcoing.maville.com, (consulté le 15 mars 2017)
  4. « AG: dans la continuité… », sur www.unfp.org, UNFP, (consulté le 15 mars 2017)
  5. « UNFP : Philippe Piat et Sylvain Kastendeuch réélus », sur www.lequipe.fr, L'Équipe, (consulté le 15 mars 2017)
  6. « Le syndicat des joueurs de football en forme pour ses 50 ans », La Croix, p. 19, vendredi 29 novembre 2011.