Union générale des travailleurs juifs

Union générale des travailleurs juifs
Histoire
Fondation
Dissolution
Fusionné dans
Cadre
Type
Pays
Empire russe et Pologne
Organisation
Option 1
Idéologie
Bundisme (en)
Positionnement

L’Union générale des travailleurs juifs de Lituanie, de Pologne et de Russie[1] (yiddish : אַלגעמײנער ײדישער אַרבעטער בונד אין ליטע, פוילן און רוסלאַנד (algemeyner yidisher arbeter bund in Lite, Poyln un Rusland) ; russe : Всеобщий еврейский рабочий союз в Литве, Польше и России), plus connue comme le Bund (בונד, polonaisː Bund, russe : Бунд), est un mouvement socialiste juif créé au Congrès de Vilnius en septembre 1897.

Militant pour l’émancipation des travailleurs juifs dans le cadre d’un combat plus général pour le socialisme, il prône le droit des Juifs à constituer une nationalité laïque de langue yiddish. Son concept d'autonomie culturelle s’oppose donc tant au sionisme qu’au bolchevisme dont les bundistes critiquent les tendances centralisatrices. Ce parti est également profondément antireligieux et considère les rabbins comme des représentants de l’arriération. Le mouvement perd la plupart de ses adhérents et de son influence avec la Shoah.

Son hymne est le chant Di Shvue écrit par Shalom Anski.

Débuts dans l'Empire russe

Membres du Bund veillant le corps de trois de leurs camarades, tués à Odessa durant la révolution de 1905.

Début du Bund

Les précurseurs du Bund sont les cercles socialistes de Vilnius dans les années 1870. Une des personnalités qui préparent sa naissance est sans nul doute Aaron Liberman, qui forme ces premiers cercles, diffuse la première presse socialiste juive et fait le choix du yiddish pour la propagande en direction des ouvriers[2].

Le Bund est fondé à Vilnius en septembre 1897 par des militants du cercle marxiste de la ville et du groupe de Vilnius, comme Arkadi Kremer, surnommé « Der Tate » (le père, דער טאַטע), soit un an avant le Parti social-démocrate russe. Il cherche à unifier tous les travailleurs juifs de l'Empire russe dans le cadre d'un parti socialiste unifié. Les Juifs de l'Empire russe vivent assignés à la Zone de Résidence qui correspond aux territoires de la Pologne sous administration russe et plusieurs des provinces de ouest[3]. Aujourd'hui cette zone correspond aux terres lituaniennes, biélorusses, ukrainienne et polonaises. A la fin du siècle, près de cinq millions et demi de Juifs y habitent, la majorité de la population juive du monde.

Dès son 3e congrès à Bialystok en avril 1901, le Bund formule un programme fédéraliste qui propose une transformation de l'Etat russe en une fédération de nationalités dans laquelle les Juifs seraient reconnus comme une nationalité à part entière[4]. Cela représente l'une des réponses les plus originales à la question nationale de l'époque, étant donné que le mouvement sioniste né Bâle en août 1897 revendique de son côté un territoire. En 1905, alors qu'une puissante vague de révoltes paysanne et ouvrière secoue l'Empire russe, le VIe congrès du Bund se prononce contre l'autonomie de la Pologne revendiqué par le mouvement socialiste polonais.

Dès le début, le Bund cherche à s'allier avec le large mouvement social-démocrate russe afin de construire une Russie démocratique et socialiste. Bien que le terme « juif » soit dans le nom du parti, ses fondateurs ne veulent pas créer un parti spécifiquement juif : ils sont des sociaux-démocrates qui travaillent en milieu juif et en yiddish. Pour eux, le parti est un détachement du mouvement socialiste russe œuvrant en milieu juif. Selon Nathan Weinstock, « ce qui est juif dans le Bund, c'est le prolétariat local qu'il vise à gagner à ses idées et non le parti lui-même »[5].

Le Bund se répandit principalement parmi les artisans et les ouvriers juifs, mais aussi parmi l'intelligentsia juive qui se développait. Il agit aussi bien en tant que parti (dans les limites que les conditions politiques du moment permettaient) que comme syndicat. Le Bund diffusait une presse clandestine de qualité, en yiddish, qui résistait à la répression tsariste : plus de 40 livraisons de son organe central, Di Arbeter Shtime, entre 1897 et 1905[6].

La révolution de 1905 fut la période de la plus grande popularité du parti qui était particulièrement actif dans les villes biélorusses d'aujourd'hui. Ensuite, une forte émigration de Juifs des territoires de l'Empire russe provoqua une diminution significative du nombre de ses membres.

En 1910, l'organisation de jeunesse du parti, Tsukunft (L'Avenir), fut créée.

Une organisation laïque qui rompt avec la tradition juive

Le Bund était un parti socialiste laïque, s'opposant à ce qui lui paraissait réactionnaire dans la vie traditionnelle juive en Russie. Le parti se heurte à l'hostilité des rabbins qui condamnent les actions contre le tsarisme comme ce rabbin de Minsk (« Comment nous autres Juifs, qui sommes des vers rampants, pouvons-nous nous compromettre dans de telles actions ? ») ou qui s'opposent aux grèves comme ce rabbin de Krynki, pendant la grève des tanneurs de 1903 (« De tels actes de protestation mettent le monde sens dessus dessous et votre union est une chose dangereuse. Vos leaders doivent être arrêtés. »)[7]. La naissance du Bund marque la rupture d'une tradition juive ancrée dans les communautés de Russie. Une nouvelle forme de religiosité en vient même à supplanter les anciennes croyances : « La littérature socialiste est notre Torah » disent les brossiers de Mezerich. Selon Rachel Ertel, « pour certains, l'athéisme devint un article de foi pour laquelle ils étaient prêts à mourir comme leurs pères pour la « Sanctification du nom » (Kiddoush Hashem) ».

Un autre aspect de cette rupture avec la tradition juive est une stricte égalité hommes-femmes dans le Bund, non exempte de puritanisme.

Relations avec le POSDR

Créé avant le Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR), le Bund fut reconnu comme étant une faction constituante de ce parti au Congrès de Minsk tenu en . Dans les cinq années suivantes, le Bund fut reconnu comme étant le seul représentant des travailleurs juifs au sein du POSDR, même si beaucoup de socialistes russes d'origine juive, spécialement ceux vivant en dehors de la zone de peuplement juif, rejoignaient le Parti directement.

Au second congrès du POSDR tenu à Bruxelles et à Londres en , le statut de l'autonomie du Bund à l'intérieur du parti fut rejeté à la majorité et les délégués du Bund quittèrent alors le Congrès, déclenchant la première scission d'une longue série qui devait frapper ce parti dans les années suivantes.

Le Bund rejoignit formellement les rangs du POSDR lorsque toutes ses factions se réunifièrent au 4e congrès tenu à Stockholm en . Néanmoins le parti resta fracturé autour de dissensions ethniques et idéologiques. En général, le Bund tendait à soutenir la faction des Mencheviks conduite par Julius Martov et s'opposait à la faction des Bolchéviks conduite par Vladimir Ilitch Lénine, et ce durant toutes les luttes factionnelles qui agitèrent le Parti social-démocrate jusqu'à la révolution d'.

Une organisation antisioniste

Le Bund s'opposa fermement au sionisme, affirmant que l'émigration en Palestine n'était qu'une forme de fuite en avant. Lors de son 4e congrès, le Bund « considère le sionisme comme une réaction de la classe bourgeoise contre l'antisémitisme et la situation anormale du peuple juif. Le sionisme politique érigeant pour but la création d'un territoire pour le peuple juif ne peut prétendre résoudre la question juive, [...] ni satisfaire le peuple dans son ensemble »[8].

En 1905, l'un des pères du marxisme russe, Gueorgui Plekhanov, définira dans une interview accordée au militant sioniste Vladimir Jabotinsky les bundistes comme « des sionistes qui ont le mal de mer »[9]. Le Bund n'était pas en faveur d'un séparatisme territorial de la communauté juive. Il suivait les thèses de l'école marxiste autrichienne, ce qui tendit encore plus à éloigner le Bund des Bolcheviks et de Lénine.

Le Bund mit en avant l'utilisation du yiddish comme langue nationale juive et s'opposa aux efforts des sionistes de faire revivre l'hébreu.

Cependant, le Bund s'allia avec les sionistes socialistes et d'autres groupes pour former des milices d'auto-défense qui se chargeaient de protéger les communautés juives des pogroms et des actions gouvernementales pendant la révolution de 1905.

Avec la Déclaration Balfour du novembre 1917 qui annonce la constitution d'un foyer national juif en Palestine, le sionisme devient le plus grand parti populaire du judaïsme russe.

Dans la Révolution de 1917

En 1915, à la suite du déclenchement de la première guerre mondiale, le Bund se scinde en deux partis indépendants: le russe et le polonais.

Comme les autres partis socialistes de l'Empire russe, le Bund russe accueillit favorablement la révolution de Février 1917, mais ne défendit pas la révolution d'Octobre menée par les bolcheviks. Comme les mencheviks et les autres partis non bolcheviks, le Bund milita pour une constituante russe. Le leader du Bund à Pétrograd, Mikhaïl Liber, fut ainsi violemment pris à partie par Lénine. Avec la guerre civile russe et l'augmentation inquiétante des pogroms antisémites, le Bund reconnut le gouvernement soviétique et ses membres combattirent dans l'Armée rouge en grand nombre. En , le Bund se scinda, perdant son aile gauche emmenée par Heifetz au profit des bolcheviks. Ceux-ci furent vite suivis par la faction centrale conduite par Moyche Rafes. La tendance était de s'unifier avec le Parti socialiste juif unifié pour former le Bund juif communiste , ou Kombund, qui, à son tour, rejoignit le parti Bolshevik en 1921.

Le Bund disparaît définitivement dans l'Union soviétique en 1922. Beaucoup de ses anciens militants furent les victimes des purges staliniennes des années 1930.

Bund en Pologne

1918-1939

La guerre civile en Russie et la multiplication des pogroms entament le repli du Bund sur la Pologne indépendante de 1918 à 1939. Dans la Pologne qui retrouve son indépendance après 123 ans d'occupation, les 3 millions de Juifs qui vivent sur son territoire représentent 10% de sa population. Dans certaines régions leur proportion dépasse souvent les 20%. Et c'est bien le Bund qui y représente l’essentiel du mouvement juif organisé, des syndicats, des journaux et de la culture yiddish.

En 1919, le Bund participa aux premières élections législatives dans la Pologne indépendante. Lors des premières élections locales dans la deuxième République polonaise, 160 représentants du Bund furent élus aux conseils municipaux. À Varsovie et à Łódź, le Bund attira plus de 20% des électeurs juifs. En 1920, deux partis socialistes juifs, le Bund et le Parti social-démocrate juif fusionnèrent. Aux élections législatives de 1922, le Bund remporta 87 000 suffrages. Cependant, ils étaient dispersés dans de nombreux districts, donc finalement aucun membre du Bund n'entra au Parlement. L'influence du parti commença à croître avec l'arrivée au pouvoir de Józef Piłsudski le 14 mai 1926. Józef Piłsudski, le "père de l'indépendance polonaise" et l'un des fondateurs du Parti socialiste polonais (PPS) qui devint le premier président (1920-1922) de la Pologne redevenue indépendante, puis son maréchal de 1926 à 1935, eut une attitude résolument hostile à tout antisémitisme. C'est sous son impulsion, afin d'assimiler politiquement les Juifs et de concurrencer le Bund, qu'une section juive du PPS fut mise en place en 1901.

Très influent, le Bund ne fut toutefois jamais représenté au parlement polonais (Sejm) où les autres partis juifs (sionistes, orthodoxes d'Agoudat Israel ou libéraux laïcs du Folkspartei), obtinrent pourtant des sièges.

Lors des dernières élections municipales avant l'occupation de la Pologne par l'Allemagne et l'Union soviétique en 1939, le Bund devint le plus important des partis juifs. En , 17 des 20 élus juifs au conseil municipal de Varsovie étaient des bundistes, 11 sur 17 à Łódź. Par ailleurs, une coopération entre le Bund et le PPS s'était pour la première fois mis en place, sans listes communes mais avec des appels réciproques de vote pour l'autre liste là où seul l'un des deux partis de gauche se présentait. Cette alliance rendit possible une victoire de la gauche dans la plupart des grandes villes : Varsovie, Łódź, Lwów, Piotrków, Cracovie, Białystok, Grodno, Vilnius, etc. Après ses succès municipaux en et , le Bund espéra transformer l'essai aux législatives prévues pour septembre, mais la guerre qui commença le mit fin à tous ses projets.

Les membres les plus emblématiques du Bund pendant l'entre-deux-guerres étaient, entre autres Wiktor Alter, Henryk Ehrlich, Maurycy Orzech, Szlomo Mendelsohn et Szmul Zygielbojm.

Organisations dépendantes du Bund

Le Bund contrôlait de nombreuses organisations par lesquelles il exerçait son influence dans la sphère sociale. Les principales étaient les suivantes :

  • Tsukunft (L'Avenir), l’organisation de jeunesse du Bund.
  • Jidisze Arbeter-Frojen Organizacje ou JAF, (Organisation des femmes juives travailleuses) fondée au début des années 1920.
  • Socjalistiszer Kinder-Farband ou SKIF (Union des enfants socialistes) l'organisation pour les enfants jusqu'à l'âge de 15 ans, fondée en Pologne en 1926.
  • Centrale Jidisze Szul-Organizacje ou CISZO (Organisation centrale des affaires scolaires juives), organisation laïque chargée de l'éducation et gérant des écoles.
  • Centos (Union des associations d'aide aux orphelins et aux enfants),
  • Morgenshtern (Étoile du matin), une association sportive.
  • Medem Sanatorium, institut de soin et d’éducation, créé en 1926 par la CISZO

Deuxième guerre mondiale

L'invasion de la Pologne par l'Allemagne fut suivie par l'entrée des armées soviétiques qui occupent la Pologne orientale conformément aux dispositions du pacte germano-soviétique. Un certain nombre de dirigeants et de structures du Bund se retrouvèrent dans les territoires annexés par l'Union soviétique dont Anna Rozental, Wictor Alter et Henryk Ehrlich qui sont arrêtés par le NKVD et envoyés au Goulag, puis assassinés sur l'ordre de Staline.

Les bundistes jouèrent un rôle important dans la résistance armée des populations juives contre l'occupation nazie. Un représentant du Bund, Samuel Zygelbojm, qui participa à la défense de Varsovie en 1939 puis siégea au sein du gouvernement polonais en exil à Londres se suicida en 1943 pour protester contre l'inaction des Alliés face à la Shoah en cours[10].

Le Bund joua également un rôle important lors du soulèvement du ghetto de Varsovie et fut une des principales composantes de l'Organisation juive de combat dans laquelle il était représenté, entre autres, par Marek Edelman, Abrasz Blum et Michał Klepfisz.

1945-1949

Décimé par L'Holocauste, le Bund reprit ses activités presque immédiatement après la guerre. La première conférence du parti eut lieu en novembre 1944. Le Bund participa aux élections législatives de 1947 sur une liste commune avec le PPS et obtint alors un siège de député, ainsi que des sièges dans des conseils municipaux. Il joua un rôle actif au sein du Comité central des Juifs en Pologne. Le parti continua à mener des activités sociales et culturelles, en ouvrant des orphelinats, des clubs, des bibliothèques, des cuisines populaires, des écoles, des salles de lecture, des dortoirs et des coopératives grâce à l'aide matérielle d'organisations du Bund à l'étranger, notamment des États-Unis et de France.

Les bundistes perdent leurs illusions sur la possibilité de faire renaître une vie juive quand le pouvoir communiste ordonna la dissolution de leurs organisations. En 1949, le Bund polonais est liquidé par les staliniens au pouvoir en Pologne.

En 1949, une conférence internationale du Bund qui se tient à Bruxelles tente de le faire revivre. Plusieurs sections se forment alors aux Etats-Unis[11], en Australie[12], en France avec le Centre Medem Arbeter Ring, au Royaume-Uni[13]ou encore en Israël[14]. Mais le Bund n’existe plus en tant que tel.

Dirigeants et membres notables du Bund

  • Raphaël Abramovitch 
  • Wictor Alter (1890–1943), ingénieur et journaliste
  • Abraham Blum 
  • Marek Edelman (1919-2009) cardiologue
  • Henryk Ehrlich  (1882–1942), avocat
  • Esther Frumkin
  • Bernard Goldstein (1889-1959) syndicaliste
  • Michał Klepfisz (1913-1943) ingénieur chimiste
  • Tsemach Kopelson
  • Vladimir Kossovski (1867–1941), enseignant, journaliste
  • Arkadi Kremer (1865–1935), professeur et ingénieur
  • Pati Kremer
  • Mikhaïl Liber
  • Izrael Mordechaj Lichtenstein (1883–1933), enseignant, pédagogue, spécialiste de l'enseignement aux sourds
  • Józef Leszczyński (1884–1935) journaliste
  • Aleksander Margolis (1888–1939), médecin, activiste culturel et social
  • Noah Meisel 
  • Włodzimierz Medem de son vrai nom Włodzimierz Grinberg (1879–1923), membre du comité central du Bund, théoricien du parti, l'un des fondateurs du programme national du Bund, rédacteur en chef de Lebensfragen, organisateur de l'éducation juive.
  • Szlomo Mendelsohn
  • John Mil (Yossef Schloïme Mil)
  • Emanuel Nowogródzki (1891–1967), secrétaire général du parti. Membre du comité central du Bund et du Conseil municipal de Varsovie
  • Jekutiel Portnoj (1872–1941), enseignant
  • Moïshe Rafes
  • Anna Rozental (1872-1940) militante
  • Emanuel Szerer (1901–1977), juriste
  • Adam Sznajdmil
  • Chaim Meir Wasser (1890–1953), militant syndical
  • Aron Weinstein
  • Samuel Zygelbojm (1895-1943), journaliste, secrétaire général de la section juive de la Commission Centrale des Syndicats Ouvriers polonais

Notes et références

  1. À l'origine le parti ouvrier juif prend le nom Der Yiddisher Arbeter-Bund in Russland un Polyn, le nom Lituanie n'est rajouté qu'en 1901. Voir Le Mouvement ouvrier juif. Récit des origines. Henri Minczeles. Édition Syllepse. p. 149 et note 14.
  2. Henri Minczeles, Histoire générale du Bund, Un mouvement révolutionnaire juif, éditions Denoël, Paris, 1999, p. 28 à 31.
  3. Régine Azria, « Juifs d'Europe orientale: de la zone de résidence au "pletzl" parisien. In: Archives de sciences sociales des religions, », Archives de sciences sociales des religions, nos 63/2,‎ , p. 189-196
  4. Robert Paris, « En Russie : Bundisme et Sionisme », Annales. Economies, sociétés, civilisations. 31ᵉ année, no 2,‎ , p. 268-269
  5. Nathan Weinstock, Le Pain de Misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, 1er volume, éditions La Découverte, Paris, 2002, p. 107.
  6. Nathan Weinstock, Le Pain de Misère. Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe, 1er volume, Éditions La Découverte, Paris, 2002, p. 123.
  7. Cité par Henri Minczeles, Histoire générale du Bund, Un mouvement révolutionnaire juif, éditions Denoël, Paris, 1999,p. 77.
  8. Cité par Henri Minczeles, Histoire générale du Bund, un mouvement révolutionnaire juif, Denoël, 1999, p. 68.
  9. (en) Jonathan Frankel, Prophecy and Politics: Socialism, Nationalism, and the Russian Jews, 1862-1917, Cambridge University Press, (ISBN 978-0-521-26919-3, lire en ligne)
  10. (en) « The Last Letter from the Bund Representative with the Polish National Council in Exile ».
  11. International Jewish Labor Bund .
  12. Jewish Labour Bund, Inc, et Sholem Aleichem College, Melbourne, qui semble être la dernière école bundiste au monde
  13. Jewish Socialists' Group .
  14. Arbeter-ring in Yisroel – Brith Haavoda .

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Bibliographie indicative

Bund

Français

Ouvrages généraux

  • Daniel Blatman, Notre liberté et La Vôtre - Le Mouvement ouvrier juif Bund en Pologne, 1939-1949, 2002
  • Alain Brossat, Sylvia Klingberg, Le Yiddishland révolutionnaire, Paris, Balland, 1983. Réédité chez Syllepse, coll. Yiddishland, 2009.
  • Henri Minczeles, Histoire générale du Bund, Un mouvement révolutionnaire juif, Éditions Denoël, Paris, 1999.
  • Henri Minczeles, Le mouvement ouvrier juif. Récit des origines, Éditions Syllepse, coll. Yiddishland, 2010.
  • Claudie Weill, Les cosmopolites - Socialisme et judéité en Russie (1897-1917), Paris, Éditions Syllpse, Collection « Utopie critique », 2004.(présentation et table des matières)
  • Enzo Traverso, De Moïse à Marx - Les marxistes et la question juive, Paris, Kimé, 1997.
  • Nathan Weinstock, Le Pain de misère, Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe - L'empire russe jusqu'en 1914, tome I, Paris, La Découverte, 2002, (tome I).
  • Nathan Weinstock, Le Pain de misère, Histoire du mouvement ouvrier juif en Europe - L'Europe centrale et occidentale jusqu'en 1945, tome II, Paris, La Découverte, 2002.

Mémoires d'anciens dirigeants du Bund

  • Vladimir Medem, Ma vie, Paris, Champion, 1969
  • Bernard Goldstein, L'ultime combat. Nos années au ghetto de Varsovie, Éditions Zones, 2008. Avant-propos de Marek Edelman. Texte intégrale en ligne
  • Marek Edelman, Mémoires du ghetto de Varsovie, Éditions Liana Levi, 2002.
  • Marek Edelman, La vie malgré de ghetto, Éditions Liana Levi, 2010.

Articles

Filmographie

  • Nat Lilenstein (réal.), Les Révolutionnaires du Yiddishland, 1983, Kuiv productions & A2 (recension)

Autres langues

  • David Slucki, The International Jewish Labor Bund after 1945. Toward a global history, Rutgers University Press, 2016.
  • Jack Lester Jacobs (ed.), Jewish Politics in Eastern Europe: The Bund at 100, Zydowski Instytut Historyczny--Instytut Naukowo-Badawczy, New York, New York University Press, 2001.
  • Gertrud Pickhan, « Gegen den Strom ». Der Allgemeine Jüdische Arbeiterbund « Bund » in Polen, 1918-1939, Stuttgart, Munich, Deutsche Verlags-Anstalt, 2001.
  • Antony Polonsky, The Bund in Polish Political Life, 1935-1939, in: Ezra Mendelsohn (ed.), Essential Papers on Jews and the Left, New York, New York University Press, 1997.
  • Enzo Traverso, From Moses to Marx - The Marxists and the Jewish question: History of a debate 1843-1943, New Jersey, Humanities Press, 1996. (review)
  • Y. Peled, Class and ethnicity in the pale: the political economy of Jewish workers' nationalism in late Imperial Russia, New York, St. Martin's Press, 1989.
  • J. Frankel, Jewish politics and the Russian Revolution of 1905, Tel-Aviv, Tel Aviv University, 1982.
  • N. Levin, Jewish socialist movements, 1871-1917: while Messiah tarried, Londres, Routledge & K. Paul (Distributed by Oxford University Press), 1978.
  • N. Levin, While Messiah tarried: Jewish socialist movements, 1871-1917, New York, Schocken Books, 1977.
  • A.K. Wildman, Russian and Jewish social democracy, Bloomington, Indiana University Press, 1973.
  • Henry Tobias, The Jewish Bund in Russia from Its Origins to 1905, Stanford, Stanford University Press, 1972.
  • Bernard K. Johnpoll, The politics of futility. The General Jewish Workers Bund of Poland, 1917-1943, Ithaca (New York), Cornell University Press, 1967.
  • C. Belazel Sherman, Bund, Galuth nationalism, Yiddishism, Herzl Institute Pamphlet no.6, New York, 1958, ASIN B0006AVR6U.
  • Henry Tobias, The origins and evolution of the Jewish Bund until 1901, Ann Arbor (Michigan), University Microfilms, 1958.

Les Juifs sous la Deuxième République polonaise

  • (en) Chimen Abramsky, Maciej Jachimczyk et Antony Polonsky, The Jews in Poland, Basil Blackwell, (ISBN 0-631-16582-7)
  • (en) Yisrael Gutman, Ezra Mendelsohn, Jehuda Reinharz et Chone Shmeruk, The Jews of Poland between two World wars, Hanover, University Press of New England, (ISBN 0-87451-446-0)
  • (en) Celia S. Heller, On the edge of destruction. Jews of Poland between the two World Wars, New York, Columbia University Press, (ISBN 0-231-03819-4)
  • (en) Joseph Marcus, Social and political history of the Jews in Poland, 1919-1939, Berlin- New York - Amsterdam, Mouton Publishers, (ISBN 90-279-3239-5)