Tournoi féminin de football aux Jeux olympiques d'été de 2020

Tournoi féminin de football aux Jeux olympiques d'été de 2020
Description de l'image Logo JO d'été - Tokyo 2020.svg.
Généralités
Sport Football
Organisateur(s) CIO
Éditions 7e
Lieu(x) Drapeau : Japon Tokyo, Japon
Date du 21 juillet au
du 21 juillet au
Participants 12 (216 joueuses)
Épreuves 26 rencontres
Site(s) 7 stades

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Allemagne Allemagne

Navigation

Le tournoi féminin de football aux Jeux olympiques d'été de 2020 se tient dans sept stades situés dans six villes japonaises. Initialement prévu du 21 juillet au , le tournoi subit le report des Jeux en 2021 en raison de la pandémie de Covid-19 et est reprogrammé du 21 juillet au .

Les fédérations affiliées à la FIFA participent par le biais de leur équipe féminine aux épreuves de qualification. Onze équipes rejoignent ainsi le Japon, nation hôte de la compétition, pour s'affronter lors du tournoi final.

Préparation de l'événement

Lieux des compétitions

Sept stades de six villes japonaises accueillent les matchs des deux tournois olympiques[1].

Tokyo Saitama Yokohama
Stade olympique national Tokyo Stadium Saitama Stadium Stade international de Yokohama
Capacité: 60,016
Capacité: 49,000
Capacité: 62,000
Capacité: 70,000
KokuritshuKasumigaoka-5.JPG Ajinomoto Stadium 20101120.JPG Saitama Stadium Panorama.jpg NISSANSTADIUM20080608.JPG
Kashima
Stade de Kashima
Capacité: 42,000
Kashima Stadium 1.JPG
Rifu
Stade de Miyagi
Capacité: 48,000
MiyagiStadiumTrackField.jpg
Sapporo
Sapporo Dome
Capacité: 42,000
Sapporo Dome 001.jpeg

Acteurs du tournoi

Équipes qualifiées

  • Équipes qualifiées pour les tournois masculin et féminin
  • Équipes qualifiées pour le tournoi masculin
  • Équipes qualifiées pour le tournoi féminin

Chaque Comité national olympique peut engager une seule équipe dans la compétition.

Les épreuves qualificatives du tournoi féminin de football des jeux olympiques se déroulent d' à . En tant que pays hôte, le Japon est qualifiée d'office, tandis que les autres équipes passent par différends modes de qualifications continentales.

La plupart des confédérations utilisent un format de tournois pré-olympiques pour déterminer les équipes qualifiées, comme l'AFC, la CAF, la CONCACAF et l'OFC. Il y a cependant deux exceptions, pour l'UEFA dont les trois meilleures équipes européennes de la Coupe du monde 2019 sont qualifiées, et la CONMEBOL, qui qualifie le vainqueur de la Copa América féminine 2018.

Un match de barrage est prévu entre le finaliste des éliminatoires de la zone Afrique et le second de la Copa América féminine 2018.

Tournoi qualificatif Date Lieu Places Qualifiés
Pays organisateur 1 Drapeau : Japon Japon
Copa América féminine 2018 4- Drapeau du Chili Chili 1 Drapeau : Brésil Brésil
Coupe d'Océanie féminine de football 2018 - Drapeau : France Nouvelle-Calédonie 1 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande
Coupe du monde féminine de la FIFA 2019 (zone UEFA) - Drapeau de la France France 3 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau : Suède Suède
Éliminatoires de la zone Afrique - Itinérant 1 Drapeau : Zambie Zambie
Tournoi préolympique féminin de la CONCACAF 2020 - Drapeau des États-Unis États-Unis 2 Drapeau : Canada Canada
Drapeau : États-Unis États-Unis
Tournoi préolympique féminin de l'AFC 2020 6- & 19- Itinérant 2 Drapeau : Australie Australie
Drapeau : Chine (République populaire de) Chine
Barrage CAF-CONMEBOL 10-13 avril 2021 Itinérant 1 Drapeau : Chili Chili
Total 12

Joueuses

Le tournoi féminin est un tournoi international sans aucune restriction d'âge. Habituellement, chaque nation doit présenter une équipe composée de dix-huit joueuses titulaires et de quatre joueuses réservistes. Cependant en raison de la pandémie de Covid-19, le CIO autorise les équipes à être composées de vingt-deux joueuses titulaires[2].

Arbitres

La FIFA a sélectionné onze trios d'arbitres de terrain pour le tournoi féminin ainsi que vingt arbitres vidéos pour les deux tournois[3].

Arbitres de terrain
Confédérations Arbitres Arbitres assistants
AFC Drapeau : Australie Kate Jacewicz Drapeau : Corée du Sud Kim Kyong-min
Drapeau : Corée du Sud Lee Seul-gi
Drapeau : Japon Yoshimi Yamashita Drapeau : Japon Makoto Bozono
Drapeau : Japon Naomi Teshirogi
CAF Drapeau : Rwanda Salima Mukansanga Drapeau : Malawi Bernadettar Kwimbira
Drapeau : Kenya Mary Njorge
CONCACAF Drapeau : Honduras Melissa Borjas Drapeau : Canada Chantal Boudreau
Drapeau : Honduras Shirley Perello
Drapeau : Mexique Lucila Venegas Drapeau : Mexique Enedina Caudillo
Drapeau : Mexique Mayte Chávez
CONMEBOL Drapeau : Brésil Edina Alves Batista Drapeau : Brésil Neuza Back
Drapeau : Argentine Mariana De Almeida
Drapeau : Argentine María Laura Fortunato Drapeau : Équateur Mónica Amboya
Drapeau : Colombie Mary Blanco
UEFA Drapeau : France Stéphanie Frappart Drapeau : France Manuela Nicolosi
Drapeau : Irlande Michelle O'Neill
Drapeau : Ukraine Kateryna Monzul Drapeau : Croatie Sanja Rodak
Drapeau : Ukraine Maryna Striletska
Drapeau : Russie Anastasia Pustovoitova Drapeau : Russie Ekaterina Kurochkina
Drapeau : Tchéquie Lucie Ratajova
Drapeau : Suisse Esther Staubli Drapeau : Suisse Susanne Küng
Drapeau : Allemagne Katrin Rafalski
Arbitres vidéo
Confédérations Arbitres VAR
AFC Drapeau : Qatar Abdulla Al-Marri
Drapeau : Chine (République populaire de) Fu Ming 
Drapeau : Singapour Muhammad Taqi
CAF Drapeau : Égypte Mahmoud Mohamed Ashour
Drapeau : Maroc Adil Zourak
CONCACAF Drapeau : États-Unis Edvin Jurisevic
Drapeau : Mexique Erick Miranda
Drapeau : États-Unis Chris Penso
CONMEBOL Drapeau : Uruguay Andrés Cunha
Drapeau : Colombie Nicolás Gallo
Drapeau : Brésil Wagner Reway
Drapeau : Argentine Mauro Vigliano
UEFA Drapeau : Turquie Abdulkadir Bitigen
Drapeau : Espagne Guillermo Cuadra Fernández
Drapeau : Italie Marco Guida
Drapeau : Portugal Tiago Martins
Drapeau : France Benoît Millot
Drapeau : Pologne Paweł Raczkowski
Drapeau : Israël Roi Reinshreiber
Drapeau : Allemagne Bibiana Steinhaus

Tirage au sort

Le tirage au sort a lieu le à 10 h 00 (UTC+02:00) au siège de la FIFA à Zurich[4] et a été effectué par Lindsay Tarpley et Ryan Nelsen sous le contrôle de Sarai Bareman, responsable du football féminin mondial[5]. Les douze équipes ont été réparties en trois groupes de quatre équipes. Les hôtes japonais ont été automatiquement classés dans le pot 1 et affectés à la position E1, tandis que les équipes restantes ont été classées dans leurs pots respectifs sur la base du classement mondial féminin de la FIFA publié le 16 avril 2021[6]. Comme la Grande-Bretagne n'est pas membre de la FIFA et n'a donc pas de classement, elle a été classée sur la base du classement FIFA de l'Angleterre, qui s'est qualifiée au nom de la Grande-Bretagne. Aucun groupe ne pouvait contenir plus d'une équipe de chaque confédération[7].

Répartition des équipes avant le tirage au sort (entre parenthèses le classement mondial de chaque sélection avant la compétition)
Pot 1 Pot 2 Pot 3 Pot 4
Drapeau : Japon Japon (11e) Drapeau : Suède Suède (5e) Drapeau : Canada Canada (8e) Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande (22e)
Drapeau : États-Unis États-Unis (1er) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne (6e) Drapeau : Australie Australie (9e) Drapeau : Chili Chili (37e)
Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas (3e) Drapeau : Brésil Brésil (7e) Drapeau : Chine (République populaire de) Chine (14e) Drapeau : Zambie Zambie (104e)
Composition des trois groupes pour le premier tour
Groupe E Groupe F Groupe G
(E1) Drapeau : Japon Japon (F1) Drapeau : Chine (République populaire de) Chine (G1) Drapeau : Suède Suède
(E2) Drapeau : Canada Canada (F2) Drapeau : Brésil Brésil (G2) Drapeau : États-Unis États-Unis
(E3) Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne (F3) Drapeau : Zambie Zambie (G3) Drapeau : Australie Australie
(E4) Drapeau : Chili Chili (F4) Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas (G4) Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande

Premier tour

Les deux premiers de chaque groupe ainsi que les deux meilleurs troisièmes se qualifient pour les quarts de finale.

Chaque équipe reçoit trois points pour une victoire et un pour un match nul. En cas d'égalité de points dans un groupe les équipes sont départagées suivant :

  1. la meilleure différence de buts ;
  2. le plus grand nombre de buts marqués ;
  3. le plus grand nombre de points obtenus dans les matches de groupe entre les équipes concernées ;
  4. la différence de buts particulière dans les matches de groupe entre les équipes concernées ;
  5. le plus grand nombre de buts marqués dans les matches de groupe entre les équipes concernées ;

Groupe E

Résumé

Mana Iwabuchi inscrit le premier but du pays hôte face au Canada.

C'est à 16 h 30 que débute, au Dôme de Sapporo près de 1 200 km au Nord de Tokyo, le match d'ouverture opposant la Grande-Bretagne, qui fait son retour neuf ans après les Jeux de Londres en 2012 suite à la reconstitution d'une équipe britannique en 2018[8], au Chili qui participe pour la première fois de son histoire au tournoi olympique. Dans un stade vide en raison du huis clos décidé par le CIO pour l'ensemble des compétitions, les joueuses des deux équipes mettent un genou à terre avant le coup d'envoi de la partie afin de soutenir la lutte contre les discriminations raciales et notamment le mouvement Black Lives Matter[9]. Largement dominatrices, les Britanniques ouvrent le score à la 18e minute de jeu par l'intermédiaire d'Ellen White qui reprend de prés le ballon remis de la tête par Lauren Hemp. Supérieure en tout point, la Grande-Bretagne double le score à un quart d'heure de la fin du match. Ellen White inscrit son deuxième but en reprenant un centre de Lucy Bronze, sa coéquipière à Manchester City[10],[11].

Le deuxième match du groupe E, le quatrième de la journée, marque l'entrée en lice de l'équipe du pays hôte, récente vainqueur de la Coupe d'Asie 2018, face au Canada, médaillé de bronze lors des deux précédentes éditions à Londres en 2012 puis à Rio de Janeiro en 2016. L'équipe nord-américaine débute parfaitement la partie en ouvrant le score dès la 6e minute suite à une frappe de Christine Sinclair, qui connaît sa 300e sélection, après que le ballon ait été repoussé par le poteau sur sa première tentative. Dans un match équilibré et plaisant à suivre, le Japon obtient un penalty en début de seconde période suite à une faute de la gardienne canadienne Stephanie Labbé. Cette dernière parvient à stopper la tentative de Mina Tanaka et maintien son équipe en tête mais sera toutefois contrainte de quitter le terrain en raison d'une douleur à son épaule gauche. Dans la foulée, Janine Beckie inscrit un deuxième but en faveur du Canada, refusé pour une position de hors-jeu. En toute fin de partie, Mana Iwabuchi parvient à égaliser d'une frappe du pied droit depuis l'extérieure de la surface de réparation et offre ainsi le match nul au Japon[12],[13].

Janine Beckie (ici en 2016) inscrit deux buts face au Chili.

La première rencontre de la deuxième journée oppose les Canadiennes aux Chiliennes. Très rapidement, le Canada met son adversaire sous pression et se procure plusieurs situations jusqu'à inscrire un premier but qui sera toutefois refusé car poussé dans le but de la main par Kadeisha Buchanan. Dix minutes plus tard, suite à une faute de la défenseur chilienne Daniela Pardo dans la surface de réparation, le Canada obtient un penalty qui sera cependant manqué par Janine Beckie, sa frappe heurtant le poteau gauche. Il faudra attendre la 39e minute pour voir les Nord-américaines ouvrirent le score suite à une frappe de Janine Beckie qui reprend un ballon repoussée par Christiane Endler, la gardienne chilienne. Au retour des vestiaires, Janine Beckie inscrit son trente-troisième but en sélection après avoir dribblé la gardienne adverse. À la 57e minute, le Chili obtient à son tour un penalty, suite à une faute de Shelina Zadorsky, et réduit l'écart par l'intermédiaire de la milieu de terrain Karen Araya. Suite à ce but, la partie s'équilibre et le Chili tente de revenir au score, en vain malgré une frappe sur le poteau en fin de de match[14],[15].

La seconde affiche oppose la Grande-Bretagne, en tête du classement après sa victoire inaugurale, au Japon. Dans une partie au faible rythme, il faudra attendre la 74e minute pour voir la Grande-Bretagne ouvrir le score suite à une tête d'Ellen White reprenant un centre de Lucy Bronze. Malgré une bonne qualité technique, les Japonaises n'arrivent que très peu à déborder la défense britannique qui contrôle bien la fin de la rencontre, échouant même de peu à inscrire un second but, la frappe de Caroline Weir frôlant la barre transversale. Grâce à ce succès, l'équipe de Grande-Bretagne assure dès son deuxième match sa qualification pour les quarts de finale du tournoi olympique[16].

Classement

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne 7 3 2 1 0 4 1 +3
2 Drapeau : Canada Canada 5 3 1 2 0 4 3 +1
3 Drapeau : Japon Japon 4 3 1 1 1 2 2 0
4 Drapeau : Chili Chili 0 3 0 0 3 1 5 -4

     Équipes qualifiées ; Pts = points ; J = joués ; G = gagnés ; N = nuls ; P = perdus ;
Bp = buts pour ; Bc = buts contre ; Diff = différence de buts.

Matchs



Groupe F

Résumé

Présente à chaque édition des Jeux depuis 1996, Formiga participe à son septième tournoi olympique.

À plus de 360 km au Nord de Tokyo au Stade de Miyagi à Rifu, le premier match du groupe F voit s'affronter l'équipe de Chine, quart de finaliste des derniers Jeux olympiques, et celle du Brésil, vainqueur de la dernière Copa América et quatrième lors du tournoi olympique de Rio de Janeiro. Largement supérieures à leur adversaire, les Brésiliennes démarrent parfaitement la rencontre en inscrivant deux buts lors des vingt premières minutes du match grâce à la capitaine Marta et à l'attaquante du Courage de la Caroline du Nord, Debinha. Dominateur tout au long du match, le Brésil corse à trois reprises le score en fin de partie par l'intermédiaire de Marta, d'Andressa sur penalty et de Beatriz[17]. Grâce à ses deux buts, Marta devient la première joueuse à marquer lors de cinq éditions des Jeux olympiques tandis que sa coéquipière Formiga est la première à participer à sept éditions consécutives du tournoi olympique[18].

Classement

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas 7 3 2 1 0 21 8 +13
2 Drapeau : Brésil Brésil 7 3 2 1 0 9 3 +6
3 Drapeau : Zambie Zambie 1 3 0 1 2 7 15 -8
4 Drapeau : Chine (République populaire de) Chine 1 3 0 1 2 6 17 -11

     Équipes qualifiées ; Pts = points ; J = joués ; G = gagnés ; N = nuls ; P = perdus ;
Bp = buts pour ; Bc = buts contre ; Diff = différence de buts.

Matchs



Groupe G

Résumé

Sam Kerr inscrit trois buts de la tête lors de la phase de groupe.

C'est à 17 h 30 au Stade Ajinomoto de Tokyo qu'entrent en lice les championnes du monde 2015 et 2019 américaines, favorites pour la victoire finale, face à la Suède, troisième de la dernière Coupe du monde et médaillée d'argent aux Jeux de Rio de Janeiro en 2016. Malgré leur volonté de prendre leur revanche à la suite de son élimination en quart de finale du dernier tournoi olympique par l'équipe scandinave, les Américaines sont totalement dépassées par la supériorité de leur adversaire. Beaucoup plus dangereuses, les Suédoises ouvrent le score peu avant la demi-heure de jeu sur une reprise décroisée de la tête de Stina Blackstenius. Toujours aussi dominatrice au retour des vestiaires, la Suède inscrit un nouveau but à la 54e suite à un corner repris par Stina Blackstenius qui s'offre un doublé. Malgré l'entrée en jeu de Megan Rapinoe et deux frappes sur le poteau, les Américaines concèdent un troisième but vingt minutes plus tard par l'intermédiaire de Lina Hurtig qui ajuste la gardienne d'une frappe soudaine depuis le point de penalty. Cette victoire suèdoise met met fin à une série de quarante-quatre matchs consécutifs sans défaite des États-Unis[19],[20].

En clôture de cette première journée de compétition, l'équipe d'Australie, quart de finaliste en 2016 et récent finaliste de la Coupe d'Asie en 2018, affronte son voisin la Nouvelle-Zélande qui participe pour la quatrième fois consécutive aux Jeux suite à sa victoire lors de la Coupe d'Océanie 2018. Les Matildas prennent un départ idéal dans cette rencontre et ouvre le score dès la 20e minute suite à une perte de balle néo-zélandaise qui permet à Tameka Yallop de marquer d'une frappe croisée. Toujours aussi dominatrices, les Australiennes inscrivent un second but dix minutes plus tard sur un corner de Steph Catley repris de la tête par Sam Kerr, l'attaquante de Chelsea. En début de deuxième mi-temps, les Ferns subissent encore le jeu de leur adversaire pendant vingt minutes lors desquelles les Australiennes ne parviennent pas à alourdir le score. Moins présente dans le camp néo-zélandais, l'Australie recule et laisse le ballon à son adversaire. Après de nombreuses situations de but, Gabi Rennie parvient à tromper la gardienne australienne Lydia Williams et à réduire l'écart. Avec ce succès, l'Australie rejoint la Suède en tête du groupe G[21].

Jill Biden, première dame des États-Unis assiste à la large victoire des Américaines contre la Nouvelle-Zélande[22].

La deuxième journée du groupe G débute par une confrontation entre les deux premiers du classement : la Suède, tombeuse des favorites américaines, et l'Australie, victorieuse de la Nouvelle-Zélande sa voisine insulaire. Après une entame de match timorée des deux équipes, la Suède se fait plus pressante et ouvre le score à la 20e minute sur une frappe de Fridolina Rolfö reprenant de la tête un centre en retrait de Sofia Jakobsson. Bien plus dominatrice suite à l'ouverture du score, les suédoises se font pourtant surprendre par un centre de Kyah Simon repris par Sam Kerr qui égalise. Les Australiennes se procurent alors plusieurs situations et parviennent à prendre l'avantage en début de seconde période suite à une tête de Sam Kerr qui inscrit son troisième but du tournoi. Cependant, l'avantage des Matildas ne dure que quatre minutes car Lina Hurtig parvient à égaliser d'une frappe dans les six mètres. En grande difficulté, l'Australie concède un nouveau but de Fridolina Rolfö à l'heure de jeu d'une frappe enroulée depuis l'entrée de la surface de réparation permettant ainsi aux Scandinaves de reprendre l'avantage. Suite à plusieurs changements, l'équipe océanienne parvient à obtenir un penalty sur intervention de l'arbitre vidéo, Tiago Martins, mais celui-ci est arrêté par Hedvig Lindahl. En toute fin de partie, la Suède assure sa victoire grâce à un quatrième but inscrit par Stina Blackstenius sur un centre de Kosovare Asllani. Avec ce succès, l'équipe de Suède s'assure une qualification pour le tour suivant[23],[24].

Cette journée se termine par une rencontre déjà décisive entre les équipes de Nouvelle-Zélande et des États-Unis, toutes deux battues lors de leur premier match. Revanchardes après leur déconvenue initiale, les Américaines ouvrent très rapidement le score par l'intermédiaire de Rose Lavelle. Ultra dominatrice, l'équipe américaine inscrit un deuxième but juste avant la mi-temps grâce à une frappe de la tête de Lindsey Horan. En pleine confiance, les États-Unis marquent quatre buts supplémentaires en seconde période, dont deux buts contre leur camp des néo-zélandaises. Betsy Hassett sauve l'honneur pour la Nouvelle-Zélande en inscrivant un but à la 72e alors que le score est de trois buts à zéro. Grâce à ce probant succès, Team USA prend la deuxième place du groupe et se relance dans la course à la qualification pour les quarts de finale[25].

À Rifu, au Stade de Miyagi, la Suède s'est assurée de terminer à la première place au classement de son groupe grâce à sa victoire deux buts à zéro face à la Nouvelle-Zélande qui est donc éliminée. Très rapidement en action, les Scandinaves ouvrent le score à la 17e minute par l'intermédiaire d'Anna Anvegård reprenant un corner tiré par Olivia Schough. Un quart d'heure plus tard, Madelen Janogy double le score. Malgré une bonne résistance et plusieurs occasions de marquer obtenues en seconde période, la Nouvelle-Zélande ne parvient pas à réduire le score[26].

Dans la dernière rencontre du groupe G, les États-Unis et l'Australie ne sont pas parvenu à se départager, terminant la partie sur le score nul de zéro à zéro malgré un grand nombre d'occasions de but. En première période, les deux équipes se rendent coup pour coup, en témoigne notamment la frappe de la tête repoussée par la barre transversale de Mary Fowler ou encore le but refusé à Alex Morgan pour hors-jeu. Après la pause, l'Australie prend le contrôle du ballon et domine les Américaines qui semblent essayer de tenir le match nul. En dépit de cette maîtrise, les Matildas ne parviennent pas à s'imposer mais obtiennent leur qualification pour les quarts de finale en tant que meilleure troisième. L'équipe des États-Unis termine quant à elle deuxième du groupe G et affrontera le premier du groupe F[27].

Classement

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau : Suède Suède 9 3 3 0 0 9 2 +7
2 Drapeau : États-Unis États-Unis 4 3 1 1 1 6 4 +2
3 Drapeau : Australie Australie 4 3 1 1 1 4 5 -1
4 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 0 3 0 0 3 2 10 -8

     Équipes qualifiées ; Pts = points ; J = joués ; G = gagnés ; N = nuls ; P = perdus ;
Bp = buts pour ; Bc = buts contre ; Diff = différence de buts.

Matchs



Meilleurs troisièmes

Classement

Les deux meilleures troisièmes sont repêchées pour les quarts de finale. Un classement comparatif entre les équipes concernées est établi afin de les désigner :

Classement
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
1 Drapeau : Japon Japon 4 3 1 1 1 2 2 0
2 Drapeau : Australie Australie 4 3 1 1 1 4 5 -1
3 Drapeau : Zambie Zambie 1 3 0 1 2 7 15 -8

Appariements en quarts de finale

Appariements des quarts de finale en fonction des groupes d'origine des repêchés du premier tour
Groupes d'origine
des meilleurs 3e
Adversaires de
[1E] Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne [1G] Drapeau : Suède Suède
E F [3F] Drapeau : Zambie Zambie [3E] Drapeau : Japon Japon
E G [3G] Drapeau : Australie Australie [3E] Drapeau : Japon Japon
F G [3G] Drapeau : Australie Australie [3F] Drapeau : Zambie Zambie
  • Combinaison réalisée

Phase finale

Les matchs à partir des quarts de finale sont à élimination directe. En cas de match nul à la fin du temps réglementaire, une prolongation de deux fois quinze minutes est jouée (une victoire après prolongation est indiquée par (a.p.) dans le tableau). Si les deux équipes sont toujours à égalité à la fin de la prolongation, une séance de tirs au but (t.a.b.) permet de les départager.

Tableau final

Quarts de finale Demi-finales Finale
 30 juillet – Stade de Kashima, Kashima      2 août – Stade Nissan, Yokohama      6 aoûtStade national, Tokyo
 Drapeau : Royaume-Uni Grande-Bretagne  
 Drapeau : Australie Australie    
 Vainqueur du Match 19  
 30 juillet – Stade Saitama 2002, Saitama
   Vainqueur du Match 21    
 Drapeau : Suède Suède  
 Drapeau : Japon Japon    
 Vainqueur du Match 23  
 30 juillet – Stade Nissan, Yokohama
   Vainqueur du Match 24  
 Drapeau : Pays-Bas Pays-Bas  
 2 août – Stade de Kashima, Kashima
 Drapeau : États-Unis États-Unis    
 Vainqueur du Match 20  
 30 juillet – Stade de Miyagi, Rifu Troisième place
   Vainqueur du Match 22    
 Drapeau : Canada Canada    5 aoûtStade de Kashima, Kashima
 Drapeau : Brésil Brésil      Perdant du Match 23  
 Perdant du Match 24  

Quarts de finale

Matchs

Demi-finales

Matchs

Match pour la médaille de bronze

Finale

Statistiques et récompenses

Classement des buteurs

8 buts But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit

6 buts But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit

4 buts But inscrit But inscrit But inscrit But inscrit

3 buts But inscrit But inscrit But inscrit

2 buts But inscrit But inscrit

1 but But inscrit

1 but contre son camp Soccerball shade.svg csc

Classement des passeurs

4 passes décisives Passe décisivePasse décisivePasse décisivePasse décisive

3 passes décisives Passe décisivePasse décisivePasse décisive

2 passes décisives Passe décisivePasse décisive

1 passe décisive Passe décisive

Classement final

Classement final
Rang Équipe Pts J G N P Bp Bc Diff
Médaille d'or, Jeux olympiques 1 0 0 0 0 0 0 0 0
Médaille d'argent, Jeux olympiques 2 0 0 0 0 0 0 0 0
Médaille de bronze, Jeux olympiques 3 0 0 0 0 0 0 0 0
4 0 0 0 0 0 0 0 0
5 0 0 0 0 0 0 0 0
6 0 0 0 0 0 0 0 0
7 0 0 0 0 0 0 0 0
8 0 0 0 0 0 0 0 0
9 Drapeau : Zambie Zambie 1 3 0 1 2 7 15 -8
10 Drapeau : Chine (République populaire de) Chine 1 3 0 1 2 6 17 -11
11 Drapeau : Chili Chili 0 3 0 0 3 1 5 -4
12 Drapeau : Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 0 3 0 0 3 2 10 -8

Références

  1. (en) « Olympic sport football », sur tokyo2020.jp, (consulté le 21 novembre 2016)
  2. (en) « Tokyo 2020: Olympic football squads set to expand to 22 players from 18 », sur skysports.com, .
  3. (en) « Match officials appointed for Olympic Football Tournaments Tokyo 2020 », sur fifa.com, .
  4. « Tirage au sort du foot à Tokyo 2020 : la France et le Canada avec le Japon, la Côte d’Ivoire avec le Brésil et l’Allemagne », sur olympics.com, .
  5. « Teams ranked and allocated for Tokyo 2020 Olympic football draws », sur fifa.com, .
  6. (en) « Women's Ranking », sur fifa.com, .
  7. (en) « Draw Procedures Football Tournaments Tokyo 2020 Women’s tournament », sur fifa.com, .
  8. (en) « Tokyo 2020: FA 'confident' of fielding Team GB side at Olympics », sur bbc.com,
  9. (fr) « Les joueuses de Grande-Bretagne et du Chili genou à terre en ouverture des JO », sur lequipe.fr,
  10. (fr) « La Grande-Bretagne gagne le match d'ouverture du tournoi olympique féminin », sur lequipe.fr,
  11. (en) « Dominant Great Britain win Tokyo 2020 women's football opener against Chile », sur telegraph.co.uk,
  12. (fr) « Les Pays-Bas puissance 10, le Japon et le Canada dos à dos », sur sofoot.com,
  13. (fr) « Le Canada fait match nul avec le Japon lors de son premier match », sur lapresse.ca,
  14. (fr) « Le Canada domine le Chili dans le tournoi olympique », sur lequipe.fr,
  15. (fr) « Un premier gain pour l'équipe canadienne de soccer féminin », sur ici.radio-canada.ca,
  16. (en) « Ellen White helps Great Britain edge past Olympic hosts Japan to reach quarter-finals », sur telegraph.co.uk,
  17. (fr) « Brazil football legends Marta and Formiga create Olympic history », sur cnn.com,
  18. (fr) « JO Football. Auteure d’un doublé avec le Brésil, Marta s’offre un nouveau record », sur ouest-france.fr,
  19. (fr) « Les Américaines battues d'entrée par la Suède dans le tournoi olympique », sur lequipe.fr,
  20. (fr) « JO 2021, football féminin: les États-Unis sombrent face à la Suède », sur rmcsport.bfmtv.com,
  21. (en) « Matildas win Tokyo Olympics opener against New Zealand after USWNT loses to Sweden », sur abc.net.au,
  22. (fr) « Jeux Olympiques et visite de centre de vaccination, week-end chargé pour Jill Biden », sur parismatch.com,
  23. (en) « Matildas fall in epic after Kerr double, missed pen to set up US showdown », sur foxsports.com.au,
  24. (en) « 2020 Tokyo Olympic Games women’s football: Sweden too good for Matildas – as it happened », sur theguardian.com,
  25. (en) « Ruthless USWNT hit six against New Zealand to revive Olympic campaign », sur theguardian.com,
  26. (en) « Football Ferns bow out of Tokyo Olympics with third straight defeat », sur stuff.co.nz,
  27. (en) « Matildas on verge of knockouts after holding superstar USA in hard-fought draw », sur foxsports.com.au,

Voir aussi

Liens externes