Sport-étude

Sport-étude

Une section sportive scolaire (anciennement section sport-étude) est une structure spécialisée combinant études classiques et sport de haut niveau.

En France

Section sport-étude (1960-1996)

Afin de compenser les faiblesses de la formation sportive dans le cadre scolaire classique en France, l'État a mis en place des structures spécialisées : les sections sports-études. Ces établissements qui combinent apprentissages classiques et sport de haut niveau voient le jour dans les années 1960 après les résultats catastrophiques enregistrés lors des olympiades de 1960 et 1964. Collèges et lycées sont concernés et le maillage du territoire est complet avec au moins un établissement disposant d'une section sports-études par département.

Les sections sports-études assurent la base de travail de formation, mais ce dernier doit être poursuivi au sein de pôles plus spécialisés : les pôles de haut niveau. Chaque fédération sportive possédant un label haut niveau délivré par le ministère des sports et sa commission nationale du sport de haut niveau, dispose de plusieurs de ces pôles[1]. L'INSEP héberge quelques-uns de ces pôles. Dans certains sports plus structurés comme le football ou au handball, la formation spécialisée est assuré au sein de centres de formation intégrés aux clubs professionnels.

Section sportive scolaire (depuis 1996)

Les sections sportives scolaires, créées en 1996, remplacent les anciennes sections sport-études[2]. Elles sont ouvertes par les recteurs dans les collèges et les lycées après avis favorable du conseil d’administration de l'établissement. Elles offrent une pratique sportive renforcée dans une seule discipline. Elles peuvent favoriser l'éclosion de futurs sportifs de haut niveau, notamment dans le cadre d'un partenariat avec un club local.

Elles sont gérées par les enseignants d'EPS. Elles s'adressent aux élèves désireux de poursuivre un cursus scolaire normal ou à des élèves en difficulté, mais motivés pour se donner une nouvelle chance de réussite scolaire. À la rentrée 2010, il existait environ 3 000 sections sportives, pour près de 60 000 élèves[3].

Au Canada

Le sport-étude est fait pour motiver les élèves à donner leur 100% à l’école car cela reste le plus important selon le gouvernement : « Les programmes Sport-études visent à soutenir des élèves-athlètes identifiés par leur fédération dans la pratique de leur discipline sportive et dans la réussite de leurs études au secondaire. Ils leur permettent de concilier leurs objectifs scolaires et sportifs, à la condition qu’ils accordent la priorité à leur réussite scolaire [4]». Au total, il y plus de 600 programmes de sport-études[5] au Québec dont plusieurs de hockey, football, basketball, danse, baseball, vélo de montagne, etc. Bref, tous sont des activités qui mènent à améliorer l’attention, la concentration et les autres fonctions du cerveau, meilleure confiance en soi et à améliorer le sommeil et le stress, par exemple[6]. Donc, en plus que les sport-études soient la cause de tous les bienfaits de l’activité physique que bénéficient ces élèves, cela fait en sorte qu’ils, même avec des heures de cours en moins que les élèves dans les autres programmes, peuvent avoir d’aussi bonnes notes que ceux-ci. Cela est expliqué par le fait que pour la plupart des programmes, les jeunes bénéficient de périodes de récupérations avant ou après l’école, afin de récupérer ce qu’ils ont manquer pendant qu’ils pratiquent leur sport pendant une journée d’école. De plus, si les élèves n’ont pas des notes ou une attitude satisfaisante, les entraineurs ne se gênent habituellement pas pour punir le joueur, afin qu’il comprenne les privilèges qu’il a. Par exemple, le programme de sport-études hockey prônent des actions très importantes : « Devenir un ambassadeur positif à l’école et à l’extérieur du milieu, respecter les règlements du code de vie de l’école, s’impliquer dans sa réussite académique, respecter ses pairs et tout adulte de l’école».  Le coût pour le programme de sport-études est plus élevé qu’une année dans un programme sans sport, mais a de grands avantages, comme nommés ci-dessus.

Notes et références

  1. Soutien au sport de haut niveau par le Ministère des sports
  2. Circulaire n° 96-291 du 13 décembre 1996
  3. http://media.education.gouv.fr/file/2012/27/5/Rapport_Lecou_2012_207275.pdf Le sport à l'école et le sport scolaire, Rapport parlementaire de Robert Lecou, 2012, p.38
  4. Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, « Programmes Sport-études au Québec | Ministère de l'Éducation et Ministère de l'Enseignement supérieur », sur www.education.gouv.qc.ca (consulté le )
  5. Ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, « Sport-études | Ministère de l'Éducation et Ministère de l'Enseignement supérieur », sur www.education.gouv.qc.ca (consulté le )
  6. « 9 Effets Surprenants du Sport sur vos Études », sur Unimag | Articles et vie étudiante, (consulté le )

Voir aussi