Sanofi

Sanofi
logo de Sanofi
illustration de Sanofi
Siège social de Sanofi à Gentilly.

Création
Dates clés  : acquisition de Sterling Winthrop
 : fusion avec Synthélabo)
 : acquisition d'Aventis
Fondateurs Jean-René Sautier
Personnages clés Jean-François Dehecq, Serge Weinberg
Forme juridique Société anonyme (depuis 1973)
Action Euronext : SAN
NYSE : SNY
FWB : SNW
Slogan Empowering life (« Donner toute sa force à la vie »)
Siège social 82, avenue Raspail, Gentilly
Drapeau de France France
Direction Serge Weinberg (président)
Paul Hudson (directeur général)
Actionnaires Institutionnels (78,2 %)
L'Oréal (9,43 %)
BlackRock (6,96 %)
Salariés (1,62 %)
Autocontrôle (0,25 %)[1]
Activité Industrie pharmaceutique, biotechnologie
Produits Médicament sous ordonnance
Filiales Sanofi Genzyme, Sanofi Pasteur, Sanofi R&D, Sanofi Chimie, Sanofi Winthrop Industrie, Chattem, BMP Sunstone, Medley, Kendrick, Nichi-Iko, Bioverativ
Effectif plus de 100 000
SIREN 395030844[2]
TVA européenne FR88395030844[3]
Site web www.sanofi.com/fr

Capitalisation 100 Mrd € (février 2021)
Dette 8,789 Mrd € (2020)[4]
Chiffre d'affaires en diminution 36,041 Mrd € (2020)[4]
Résultat net en augmentation 12,314 Mrd € (2020)[4](résultat exceptionnel dû à la plus-value sur la vente des actions Regeneron)[5]
Société précédente Hoechst, Synthélabo et Rhône-Poulenc

Sanofi est une entreprise transnationale française dont les activités incluent la pharmacie (notamment des médicaments de prescription dans les domaines du diabète, des maladies rares, de la sclérose en plaques et de l'oncologie et des produits de santé grand public) et les vaccins.

En 2015, peu après l'arrivée d'Olivier Brandicourt au poste de directeur général, le groupe amorce un virage stratégique en passant d'une organisation par zone géographique (sept entités) à une organisation par produits (cinq entités)[6],[7].

Dans le secteur de la santé, Sanofi occupe le troisième rang mondial[8] selon le chiffre d'affaires (34,46 milliards d'euros en 2018[9]), mais seulement le onzième pour la capitalisation boursière (102 milliards de dollars). Sanofi réalise 72,6 % de son chiffre d'affaires hors d'Europe et emploie plus de 100 000 personnes dans une centaine de pays (dont 25 400 en France)[10]. Très rentable, elle a distribué 3,773 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires en 2018 sur un résultat net de 6,82 milliards d'euros[10]. Troisième capitalisation boursière de la Bourse de Paris[11] (99 milliards d'euros, fin 2018, derrière Total et le groupe LVMH), elle est détenue à hauteur de 9,48 % par L'Oréal[10].

Première entreprise française en matière de recherche et développement, Sanofi a investi 5,894 milliards d'euros dans ce domaine en 2018 (17,1 % du CA)[10].

En , Sanofi finalise l'échange de son activité santé animale contre l'activité santé grand public de Boehringer Ingelheim[12]. Sanofi est ainsi devenu l'un des leaders mondiaux des médicaments sans ordonnance, avec des marques fortes (Doliprane, Lysopaïne, Maalox, MagnéB6…) dans un marché en croissance régulière et non concurrencé par les médicaments génériques.

En 2017, Sanofi aurait bénéficié de 561 millions de remboursements de l’assurance maladie française[13].

Le , Sanofi annonce l'arrivée de Paul Hudson, jusqu'alors dirigeant dans la filiale Novartis Pharmaceuticals de Novartis, au poste de directeur général du groupe pour remplacer Olivier Brandicourt qui prend sa retraite avant la fin de son mandat prévue en 2021[14],[15].

Histoire de Sanofi

Les origines de Sanofi : 1973-1999

Le , ELF Aquitaine décide de se diversifier et crée une filiale dans le secteur de l'hygiène et de la santé qui prend le nom d'Omnium Financier Aquitaine pour l'Hygiène et la Santé. Cette structure de dix personnes, présidée par Jean-René Sautier et dirigée par Jean-François Dehecq, est une véritable start-up solidement financée par le groupe Elf Aquitaine avec une dotation de 500 millions de francs pour son développement à sa création.

En 1973, Sanofi (nom commercial créé à partir de Omnium Financier de la Santé) acquiert 40 % du Laboratoire Michel Robilliart et le reste en 1978. Sanofi acquiert 35,7 % des Laboratoires Choay en 1974. Sanofi acquiert 21,8 % du groupe Parcor en 1974 puis absorption en 1979[16]. Sanofi acquiert la société Ceva dans les aliments médicamenteux en 1976. Sanofi prend une prise de participation de 34,8 % dans l'Institut Pasteur Production en 1976 portée à 51 % en 1980[17].

Après son introduction en bourse le , Sanofi rachète en la division Santé du groupe Clin-Midy Industries qui lui permet de doubler de taille et d'avoir dix filiales à l'étranger[18].

Le groupe Sanofi regroupe alors 120 sociétés (60 françaises et 60 étrangères). Il a un chiffre d'affaires de 5 240 millions de francs (dont 59 % en France) et un effectif de 14 577 personnes[réf. nécessaire].

L'internationalisation : 1980-1999

Sanofi acquiert Ela Medical en 1983, puis Rousselot en 1985. En 1989, Sanofi acquiert son second laboratoire hongrois Chinoin.

C'est surtout l'acquisition des activités des médicaments sur ordonnance de Sterling Winthrop Pharmaceuticals à Eastman Kodak en 1994, qui transforment Sanofi en grand groupe pharmaceutique mondial[19].

La branche beauté et parfumerie

La branche Beauté et parfumerie s'est développée dès la création de Sanofi comme le second pôle de développement avec la santé. Il s'est lui aussi construit autour d'acquisitions stratégiques et opportunistes entre 1973 et 1999.

  • Participation dans le Groupe Yves Rocher en 1973 (détenue à 63 %). Sanofi, au début des années 2000, revend une partie, puis, en 2012, les 19,3 % restant de sa participation[20].
  • Roger & Gallet en 1975
  • L'exploitation de la licence des parfums Van Cleef & Arpels en 1976
  • Acquisition des parfums Molyneux en 1977
  • Participation de 49,9 % dans les parfums Nina Ricci SA par ailleurs propriétaires de la maison de couture en 1988 ; revendue dix ans plus tard à Puig[21].
  • Yves Saint Laurent en 1993, dont les parfums, intégrés à Sanofi Beauté, vont devenir une marque phare autour de laquelle toutes les activités beauté vont être alors regroupées ; les résultats ne seront pas au rendez-vous[22]. L'intégralité de la branche beauté est vendue en 1999 à François Pinault et intégrée à Gucci[23]. Cette année marque la fin de l'aventure de Sanofi dans la mode, les cosmétiques et la parfumerie.

Fusion de Sanofi et Synthélabo : 1999-2004

Logo de Sanofi-Synthélabo, 1999-2004

Le les laboratoires Dausse (fondés en 1834)[24], et Robert & Carrière (fondés en 1899)[25] fusionnent pour donner naissance au groupe pharmaceutique Synthélabo, racheté par L'Oréal en 1973. Le , les actionnaires de Sanofi et Synthélabo décident de fusionner leurs groupes pour créer Sanofi-Synthélabo, le nouveau leader de la pharmacie en France. Le , Sanofi-Synthélabo est introduit au New York Stock Exchange.

Le groupe se recentre sur la pharmacie pour s'y spécialiser, se délestant des activités très rentables du pôle de la beauté et des cosmétiques de Sanofi regroupé autour d'Yves Saint Laurent Beauté, gérant les licences des parfums de Van Cleef & Arpels, Oscar de la Renta, Nina Ricci et Roger & Gallet. Ce pôle est vendu alors à la holding Artémis de François Pinault[26]. Des participations moins stratégiques dans diverses sociétés comme Yves Rocher ou la société de produits laitiers Entremont, sont également revendues[27],[28].

Sanofi-Aventis 2004 - 2018

Logo de Sanofi-Aventis, 2004-2011

En 2004, Sanofi-Synthélabo acquiert pour 55 milliards d'euros Aventis[29]. Sanofi-Aventis devient alors le troisième groupe mondial de la pharmacie.

En , le groupe participe à la mise sur le marché des premiers médicaments génériques.

Le voit l'arrivée de Christopher Viehbacher en tant que nouveau directeur général du groupe en remplacement de Gérard Le Fur. Jean-François Dehecq reste président du conseil d'administration, fonction qu'il détient depuis 1988.

En après l'intégration du groupe tchèque Zentiva, il est le numéro 11 mondial dans l'industrie pharmaceutique générique[30].

Le , le groupe rend publique son offre d’achat du laboratoire américain Genzyme, spécialisé dans les maladies rares, pour la somme de 18,5 milliards de dollars[31].

En mars 2011, soit 7 ans après la fusion, le groupe Sanofi-Aventis change de nom pour s'appeler dorénavant Sanofi[32].

Le , le conseil d'administration décide à l'unanimité de mettre fin aux fonctions de Chris Viehbacher en tant que Directeur Général, et nomme Serge Weinberg à sa place par intérim. En avril 2015, Olivier Brandicourt devient directeur général, poste qu'il laissera en septembre 2019 à Paul Hudson[33].

En , AstraZeneca vend à Sanofi pour 300 millions de dollars, le Caprelsa, un médicament contre une forme rare de cancer[34]. En parallèle, Sanofi signe un partenariat sur le cancer avec Regeneron Pharmaceuticals d'environ 2 milliards de dollars[35].

En , Sanofi est en discussion exclusive avec Boehringer Ingelheim pour la vente de Merial, en échange de la division de médicaments sans prescription de Boehringer et d'un acompte de 4,7 milliards de dollars[36]. Durant ce même mois, Sanofi Pasteur, la division vaccin de Sanofi est autorisé à mettre sur le marché brésilien Dengvaxia, un vaccin contre la dengue, déjà autorisé au Mexique et aux Philippines[37].

En , Sanofi a annoncé sa collaboration avec Google Life Sciences, département de Google qui regroupe toutes les activités liées à la santé, dans le but d'améliorer les résultats cliniques dans le diabète. En suivant, le , la Commission européenne a approuvé la création d'une société commune pour les deux entités. Grâce à ce partenariat, Sanofi va pouvoir s’engager dans le contrôle en temps réel de la glycémie, grâce aux nouveaux appareils sur lesquels Google a déjà travaillé[38],[39].

En , Sanofi annonce l'acquisition de Medivation, entreprise américaine spécialisée dans le cancer, pour 9,3 milliards de dollars[40], cette offre est rejetée par Medivation et en août 2016, Pfizer fait une offre de 14 milliards de dollars sur Medivation[41].

En 2016, le chiffre d'affaires est en augmentation de 9,8 %, soit 33,8 milliards d’euros[42]. En juillet 2017, Sanofi annonce l'acquisition de Protein Sciences pour 650 millions de dollars, une entreprise spécialisée dans un vaccin antigrippal recombinant[43].

En 2017, par un échange d'activités, Merial est revendu aux laboratoires Boehringer-Ingelheim, et Sanofi récupère l'activité de médicaments sans ordonnance[44].

En janvier 2018, Sanofi annonce l'acquisition de Bioverativ, entreprise américaine, spécialisée dans l'hémophilie, pour 11,6 milliards de dollars[45]. En janvier 2018, Sanofi surenchérit sur Novo Nordisk pour acquérir Ablynx, avec une proposition de 3,9 milliards d'euros, à la suite de cette proposition Novo Nordisk renonce à acquérir Ablynx[46]. En avril 2018, Sanofi annonce la vente de ses génériques en Europe (société Zentiva) au fonds d'investissement Advent International pour 1,92 milliard d'euros[47].

Depuis 2019

Le 8 mars 2019, Sanofi annonce vouloir supprimer 230 postes en France. Les postes de visiteurs médicaux sont principalement visés. Un plan de départ volontaire devrait être acté dès le troisième trimestre de l'année 2019. Les syndicats dénoncent de concert ce plan social[48]. En décembre 2019, Sanofi annonce la vente de ses activités dans le matériel médical Seprafilm à Baxter International[49].

En décembre 2019, Sanofi annonce l'acquisition de Synthorx, entreprise américaine d'oncologie, pour 2,5 milliards de dollars[50].

En décembre 2019, le directeur général Paul Hudson, qui avait été nommé en septembre 2019, annonce une nouvelle stratégie[51]. Il annonce la fin de « ses recherches sur le diabète et les maladies cardio-vasculaires »[52]. La société se recentre sur la recherche en matière de vaccins. Une entité commerciale autonome, la santé grand public, est créée avec ses propres moyens de fabrication, en vue d'une éventuelle cession. La marge opérationnelle doit augmenter de 25 % en 2019 à 30 % en 2022, et continuer à croître par la suite. Pour cela, 2 milliards d'économies doivent être réalisés chaque année.

En mai 2020, Sanofi vend sa participation de 20 % dans Regeneron pour près de 12 milliards de dollars[5].

En application du nouveau plan stratégique, Sanofi annonce fin juin 2020 qu'il prévoit de réduire ses effectifs en France d'environ 1 000 emplois (sur 23 000 actuels)[53]. Sur l'ensemble de l'Europe, cela représente, au total, 1700 suppressions de postes[54]. Le 18 janvier 2021, France Inter révèle que Sanofi envisagerait de supprimer en France 400 emplois dans la R&D parmi les 1 000 emplois visés par le plan annoncé en juin 2020[55].

En revanche, l'entreprise compte investir 500 millions d'euros dans un nouveau site de production à Neuville-sur-Saône et dans le centre de recherche de Marcy-l'Etoile.

Au cours de l'été 2020, Sanofi annonce le rachat de l'Américain Principia Biopharma pour un montant évalué à 3,68 milliards de dollars[56]. La biotech Principia Biopharma développe des inhibiteurs pour traiter des maladies auto-immunes[57],[58].

En juin 2020, Sanofi prend une participation de 7 % dans Translate Bio, ainsi qu'une exclusivité dans l'utilisation de ses outils d'ARNm, pour 2 milliards de dollars[59].

En janvier 2021, Sanofi annonce l'acquisition de Kymab, entreprise spécialisée en immunothérapie, pour 1,5 milliard de dollars[60]. Kymab étudie une grande variété d'anticorps. L'un d'entre eux, KY1005, a réussi une phase IIa contre la dermatite atopique, et KY1044, prometteuse contre le cancer.

Le même mois l'entreprise annonce une réduction des effectifs de la division Recherche et développement. Les syndicats évaluent à 400 le nombre de salariés menacés alors que Sanofi a versé 4 milliards d'euros de dividende au printemps 2020[61]. Les effectifs ont baissé de 40 % dans cette division, passant de 6 387 chercheurs en 2010 à 3 905 en 2020[62].

En janvier 2021, le groupe annonce un investissement de 60 millions d'euros afin de finaliser la numérisation de son usine de Sisteron, dans la continuité des efforts de l'entreprise de numériser son parc d'usines afin de mieux associer le développement de ses produits aux technologies numériques de pointe, en matière de big data notamment[63].

Début février 2021, le groupe annonce un triplement du bénéfice annuel à 11 milliards d'euros, incluant 7 milliards de plus-values à la suite de la vente d'actions de Regeneron[64].

En avril 2021, Sanofi acquiert l'entreprise américaine Tidal Therapeutics pour 160 millions de dollars (voire 310 millions en fonction des développements)[65]. Sanofi espère se perfectionner en immuno-oncologie et en maladies inflammatoires[66].

En juin 2021, Sanofi annonce la vente d'un ensemble de 16 marques de médicaments de conseil au fonds d'investissement Stada pour un montant estimé entre 120 et 140 millions d'euros[67].

Le , Sanofi annonce qu'il souhaite acquérir la totalité des actions de Translate Bio pour 3,2 milliards de dollars[68]. Selon Paul Hudson, patron de Sanofi, « Notre objectif est de libérer le potentiel de l'ARN messager dans d'autres domaines stratégiques, comme l'immunologie, l'oncologie, et les maladies rares, en plus des vaccins »[69],[70].

En septembre 2021, Sanofi conclut un accord pour le rachat de Kadmon, une biotech américaine, pour 1,9 milliards de dollars. Kadmon commercialise notamment aux Etats-Unis le Rezurock (Belumosudil), un médicament utilisé contre la maladie chronique de réaction du greffon contre l'hôte[71].

Activités

Sanofi possède plusieurs laboratoires commercialisant des médicaments sous leur propre nom de marque , comme Sanofi Pasteur pour les vaccins, et compte plusieurs filiales principales :

Recherche et développement

Sanofi est un intervenant mondial de recherche et développement, qui selon PricewaterhouseCoopers, a occupé le 1er rang mondial en 2005 et oscille depuis 2006 entre la 11e et la 16e place, ce qui la place au premier rang des groupes français[72]. En 2014, elle a investi 5,259 milliards d'euros dans ce domaine (14,2 % du CA). En 2015, elle emploie dans ce domaine plus de 16 200 employés répartis sur une vingtaine de sites[73], dont plusieurs en France (elle est notamment partenaire de sept pôles de compétitivité consacrés à la santé).

En 2021 Sanofi annonce un vaste programme d’investissements dans l’ARN messager prometteur au-delà du vaccin contre la Covid-19, deux milliards d’euros d’ici à 2025, avec notamment la création d’un centre de recherche spécialisé[74].

Aventis Foundation

C'est une fondation de droit allemand, créée en 1996 sous le nom de « Hoechst Foundation », avec une dotation de 50 millions d'euros, et basée à Francfort-sur-le-Main. Cette fondation a été renommée à la suite de la fusion avec Hoechst en « Aventis Foundation » en 1999. Elle a pour but de financer des activités de recherche pour la société civile, les arts et la science[75].

Future4care

En juin 2021, Sanofi s'associe avec Orange, Generali et Capgemini pour fonder Future4care, un accélérateur pour start-up ainsi qu'un institut traitant de la santé digitale[76].

Vaccin contre la Covid-19

Sanofi dans le contexte de la concurrence mondiale d'accès aux vaccins

Sanofi lance début 2020 les développements de 2 candidats vaccins :

  • le premier à base de protéine recombinante
  • le deuxième à base d'ARN messager

Le , le directeur général de Sanofi, Paul Hudson, annonce que le gouvernement américain « a le droit aux plus grosses pré-commandes »[77], si les recherches sur un vaccin contre la Covid-19 débouchent. Bien qu’il n’ait pas encore débuté ses essais sur des patients, le groupe pharmaceutique s'estime bien placé dans cette course mondiale et multiplie les collaborations avec le groupe britannique GSK (GlaxoSmithKline.)[78] Toutefois, la déclaration du dirigeant de Sanofi fait scandale en Europe, car elle peut faire croire que le gouvernement américain fait pression sur des industriels pour obtenir en priorité les livraisons de vaccins.

À la suite de cet incident, l'Union européenne (UE) décide de sécuriser son approvisionnement en vaccins anti-Covid en concluant des contrats de commandes conditionnelles du vaccin avec les principaux industriels concernés. C'est ainsi que l'UE passe une précommande avec l'association de Sanofi et de GSK pour 300 millions de doses de vaccins, le . Cet accord prévoit que l'industriel s'engage à commander les doses si le nouveau vaccin prouve son innocuité et son efficacité, et que le groupement d'industriel s'engage dans ce cas à livrer les doses dans un certain délai[79].

Vaccin anti-Covid à base de protéine recombinante

Ce vaccin est développé en collaboration avec la BARDA et avec GSK.

Début , Sanofi annonce que son vaccin anti-Covid-19 va être vendu à un prix inférieur à dix euros la dose, et que la fabrication européenne sera localisée à Vitry-sur-Seine[80].

En 2020, Sanofi et GSK ont signé un accord avec le gouvernement américain Operation Warp Speed pour fournir 100 millions de doses de vaccin COVID-19 pour un montant de 2,1 milliards de dollars USD payés par le contibuable américain, si le vaccin est approuvé[81].

Le , à la suite des résultats des premiers essais cliniques, GSK et Sanofi annoncent que la commercialisation de leur vaccin est retardée afin « d'améliorer la réponse immunitaire chez les personnes âgées »[82]. À la suite de cette annonce, l'action de Sanofi chute de 2,75 % de sa valeur dès l'ouverture de la bourse de Paris le jour-même[83]. En mai 2021, Sanofi présente des résultats concluants des essais de phase 2 pour un vaccin à base de protéine recombinante développé en collaboration avec GSK, et une production prochaine de celui-ci[84],[85]. Le cours de Sanofi n'est que très peu impacté par cette annonce (+0,15%)[78].

Vaccin anti-Covid à base d'ARN messager

Après des essais précliniques encourageants, le candidat-vaccin « MRT5500 » de Translate Bio et Sanofi est testé sur l'homme au premier trimestre 2021. Les données précliniques ont montré que deux injections du vaccin induisent la production d’une concentration élevée d’anticorps neutralisants, comparables aux concentrations situées dans la fourchette supérieure observées chez des sujets humains infectés.

Le , Sanofi et Translate Bio annoncent avoir lancé un essai de phase I/II de leur candidat vaccin MRT5500 à ARN messager[86]. En 2021, Sanofi qui a été distancé dans la course au développement d’un vaccin contre le Covid-19, rachète le spécialiste américain de l’ARN messager Translate Bio pour 3,2 milliards de dollars mais renonce à poursuivre la mise en œuvre de la phase 3 de son vaccin à ARN messager contre la Covid-19 malgré des résultats positifs[74],[87].

Aide apportée pour la fabrication des vaccins de BioNTech, Janssen et Moderna

Sanofi poursuit le dialogue avec les gouvernements et diverses organisations pour identifier les autres domaines de réponse à la pandémie où l’entreprise peut agir et apporter une contribution efficace. L'entreprise a déclaré prêter son concours à Moderna, Janssen et BioNTech pour la production de millions de doses destinées à l’Union européenne et aux États-Unis. Sanofi est la seule entreprise à aider trois fabricants de vaccins différents.

Sanofi conclut en avril 2021 un accord avec Moderna pour aider à partir de septembre 2021 la société américaine à produire son vaccin, via son centre de recherche Ridgefield aux États-Unis[88].

Traitement de la Covid-19

Sanofi et Regeneron ont eu l'espoir que leur médicament « Kevzara », dont la molécule active est le Sarilumab, puisse agir contre la « tempête de cytokine » qui touche les patients atteints de la forme grave de la Covid-19. Ils annoncent le qu'une étude de phase III sur ce sujet n'a pas donné de résultat positif.

Médicaments stratégiques

Performance économique des blockbusters

Boîte de Plavix.

Accords de commercialisation

Sanofi commercialise de nombreux produits en partenariat avec d'autres laboratoires concurrents, en fonction des réseaux commerciaux sur certains marchés et des régions géographiques. Par exemple, le blockbuster Plavix est commercialisé aux États-Unis par le laboratoire Bristol-Myers-Squibb dans le cadre d'un accord commercial[90].

Culture d'entreprise

La culture d'entreprise s'organise diversement selon les régions d'implantation. Ainsi Genzyme a créé des initiatives pour les maladies rares des pays en développement, et finance des structures d'assistance dans les pays pauvres[92].

Sanofi reçoit en 2010 le prix Agefi « Responsabilité Sociétale » de la gouvernance RSE[93].

La fondation Sanofi Espoir, de droit français, mène des actions d'amélioration des accès aux soins et de lutte contre la pauvreté en coordination avec le SAMU social ou Médecins du monde[94],[95].

Par ailleurs, Sanofi a été le sponsor de l'équipe multisport Team Type 1 d’athlètes diabétiques de type 1[96].

Gouvernance de l'entreprise

Conseil d’administration

Sanofi est dirigée par un conseil d'administration comptant seize membres dont onze sont indépendants et cinq liés à l'entreprise, desquels deux sont des administrateurs salariés. Les administrateurs sont élus pour un mandat renouvelable de quatre ans, et il ne peut y avoir plus de quatre administrateurs de plus de 70 ans. Lors de l'assemblée générale annuelle du , le conseil d'administration[97],[a] était composé de :

Direction opérationnelle

Dans l'organisation de SANOFI, le directeur général est le dirigeant opérationnel de l'entreprise. Les directeurs généraux suivants se sont succédé :

Ancien siège social du groupe Sanofi, au 174 avenue de France, Paris 13e.

Serge Weinberg est le président du conseil d'administration de Sanofi (il a été directeur général par intérim du au ).

Sanofi annonce le que Paul Hudson, alors dirigeant d’une partie des activités pharmaceutiques de Novartis, reprend dès la direction du groupe. Cette annonce fait suite à un bilan mitigé du mandat d'Olivier Brandicourt et intervient quinze mois avant la fin programmée de son contrat en [33].

Comité exécutif[100]
  • Olivier Charmeil, vice-président exécutif médecine générale et marchés émergents[101].
  • Jean-Baptiste Chasseloup de Chatillon, vice-président exécutif, directeur financier[102].
  • Karen Linehan, vice-président exécutif, affaires juridiques et general counsel[103].
  • Thomas Triomphe, vice-président exécutif, Sanofi Pasteur[104].
  • Philippe Luscan, vice-président exécutif, affaires industrielles mondiales[105].
  • Julie Van Ongevalle, vice-présidente exécutive, santé grand public[106].
  • Nathalie Bickford, vice-présidente exécutive, ressources humaines[107].
  • Bill Sibold, vice-président exécutif, Sanofi Genzyme[108].
  • Arnaud Robert, vice-président exécutif, directeur de la stratégie digitale[109].
  • John Reed, responsable monde de la recherche et du développement [110].

Actionnariat

Actions (au [1]) :

  • public, 88,9 % dont :
    • institutionnels étrangers 62,4 %,
    • institutionnels français 15,8 %,
    • actionnaires individuels 5,3 %,
    • divers 5,4 % ;
  • L'Oréal, 9,4 % ;
  • salariés, 1,7 % (actions détenues au travers du Plan Épargne Groupe) ;
  • auto-contrôle, 0,25 %.

Droits de vote (au [1]) :

  • public : 80,4 % ;
  • L'Oréal : 16,8 % ;
  • salariés : 2,8 % (actions détenues au travers du Plan Épargne Groupe).

En 2020, le groupe a redistribué plus de 4,5 milliards d'euros à ses actionnaires sous forme de dividendes (3 937 millions d'euros) et de rachats d'actions (822 millions d'euros)[111].

Activité de lobbying

Auprès des institutions de l'Union européenne

Sanofi est inscrit depuis 2009 au registre de transparence des représentants d'intérêts auprès de la Commission européenne. Il déclare pour cette activité en 2017 des dépenses d'un montant compris entre 1 000 000 et 1 250 000 euros, et indique que Sanofi a perçu sur le même exercice 412 423 euros de subventions des institutions de l'Union européenne[112].

Aux États-Unis

Selon le Center for Responsive Politics, les dépenses de lobbying de Sanofi aux États-Unis s'élèvent en 2017 à 4 790 000 dollars[113] et en 2019 à 5 117 000 dollars[114].

Sanofi est l'entreprise française à avoir dépensé le plus d'argent (843 844 dollars déclarés) pour soutenir des candidats au Congrès et au Sénat lors des élections de novembre 2020. Ces sommes ont majoritairement bénéficié à des candidats du Parti républicain[114].

En France

Sanofi-aventis France, Sanofi-aventis Groupe et Sanofi Pasteur Europe déclarent à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique exercer des activités de lobbying en France pour des montants qui n'excèdent pas 10 000 euros[115], 400 000 euros[116], 10 000 euros[117] sur le second semestre 2017.

Controverses

Rapports avec la presse et avec la santé

Dans son édition du mercredi , Le Canard enchaîné révélait que la direction du laboratoire, en , diffusait au cours d'une réunion du comité d'entreprise de la filiale française un document mentionnant la nécessité de « neutraliser la grande presse »[118]. Le Canard mentionne le nombre de pages de publicité achetées par le groupe dans divers magazines comme moyen de pression et poursuit : « Pour venir à bout des plus récalcitrants, les labos connaissent d'autres remèdes de cheval : « voyages d'études », tous frais payés, au soleil, invitations multiples, cadeaux agréables et autres sévices du même tonneau. […] les responsables de Sanofi-Aventis jurent, la main sur le cœur, qu'il s'agit là d'une époque révolue et que la destination des voyages de presse est « toujours liée à une activité scientifique ». Qu'en termes galants ces choses-là sont dites… »[119][réf. incomplète]. Mise en cause, une pilule dénommée « Acomplia » censée soigner l'obésité et décriée par la presse. « L'an passé, poursuit le Canard, un comité d'experts de la toute puissante Food and Drug Administration américaine a émis un avis négatif sur la diffusion de ce médicament outre-Atlantique. Ces empêcheurs de prescrire en rond estimaient qu'Acomplia pouvait déclencher des dépressions graves, voire des tentatives de suicides chez certains malades. »[119]. Du coup, c'est un marché estimé à 3 milliards de dollars par an qui passe provisoirement sous le nez de Sanofi.

En France, des journaux comme Le Parisien, L'Express, ou Le Figaro relayent ces observations et sont accusés par Sanofi de faire peur aux patients et aux payeurs (CNAM). « Plus grave, poursuit Hervé Liffran, le nombre de boîtes d'Acomplia vendues chaque semaine « stagne ». La neutralisation des journalistes n'a donc jamais été aussi urgente… ». Sanofi-Aventis est alors prêt à se mobiliser : « les visiteurs médicaux du labo sont priés de « prendre entre les yeux » les médecins les plus rétifs pour les persuader de la qualité du produit. » Le Canard enchaîné poursuit que ce même document se fixait un autre objectif « surprenant » : « augmenter la durée du traitement » des patients. « Rien de tel que la lutte contre l'obésité, conclut le Canard, pour engraisser le chiffre d'affaires[120][réf. incomplète] »

Ces pressions de Sanofi n'ont pourtant pas empêché que l'Acomplia soit retiré de tout le marché européen par les autorités sanitaires européennes en 2008, prononçant une suspension de mise sur le marché « immédiate » et « temporaire », qui n'a pas été remise en cause jusqu'à présent (2016). Ce même médicament n'a jamais obtenu son autorisation de mise sur le marché par les autorités des États-Unis. Dans les deux cas, la cause est la même : outre une moindre efficacité que ce que le laissaient penser les études cliniques, le médicament entraîne des effets secondaires psychiques graves, à type de dépression pouvant aller jusqu'au suicide[121],.

Plans de restructuration

Dès son arrivée dans le groupe en , Christopher Viehbacher, comptable de formation, lance en trois ans deux plans d'économie et de restructuration. La R&D est particulièrement touchée, subissant en parallèle une importante réorganisation fonctionnelle et une diminution forte de ses moyens et donc de ses projets de recherche en cours.

En , la direction annonce un troisième plan de réduction des dépenses R&D sous couvert de rénovation de la R&D. Les sites de Toulouse et de Montpellier, orienté Recherche et Développement précoce, sont menacés. La succession de plans de réduction de coûts depuis 2008 s’inscrit dans une logique de rétrécissement.

Cette restructuration entraîne dès un vaste mouvement social au sein du groupe. Les sites de Toulouse et de Montpellier lanceront à cette occasion les « Jeudi de la Colère » et obtiendront le soutien de nombreux élus et politiques de tous bords. Le , Arnaud Montebourg, ministre du redressement productif reçoit l'intersyndicale du groupe et qualifie le plan de restructuration de Sanofi d’inacceptable. Pierre Cohen, maire de Toulouse déclare le « je serai pour une loi contre les licenciements abusifs autrement appelés boursiers. On pourrait même la nommer loi Sanofi » et qualifie la direction de Sanofi de « patrons voyous »[123].

Bonus d'arrivée d'Olivier Brandicourt

Après avoir supprimé 4 000 postes depuis 2009, le groupe offre à Olivier Brandicourt, le nouveau directeur général, dont la nomination a été annoncée le , une indemnité forfaitaire de deux millions d'euros lors de sa prise de fonction qui a lieu le  ; il touche une somme identique en soit un montant de deux millions d'euros[124].

Stéphane Le Foll, le porte-parole du gouvernement, a indiqué trouver : « incompréhensible le bonus de quatre millions d’euros octroyé au nouveau patron du groupe pharmaceutique français Sanofi, Olivier Brandicourt », et a réclamé « un peu de morale », voire des règles « réaffirmées ». Il a ensuite ajouté : « C’est incompréhensible. Comment tous ces gens, qui expliquent que c’est le mérite, que c’est l’économie libérale, le risque, la prise de risque qui doivent faire les résultats, ces gens-là, à peine prennent-ils la tête d’une entreprise — c’est-à-dire qu’ils n’ont pris encore aucun risque — sont déjà assurés d’avoir rémunération sans commune mesure ? »[125],[126].

Affaire de la Dépakine

Sanofi fait l’objet d’une procédure au civil pour « défaut d’information » auprès des patients, mais aussi des médecins qui ont prescrit la Dépakine, anti-épileptique ayant causé des handicaps lourds (malformations, troubles autistiques, retards psychomoteurs…) chez des milliers d'enfants[127].

En août 2016, le ministère de la Santé annonce la création d'un Fonds d'Indemnisation pour les victimes[128].

En décembre 2016, des victimes regroupées au sein de l' APESAC présidée par Marine Martin lancent le premier recours collectif en matière de santé, en formant une action de groupe contre le laboratoire Sanofi[129].

Le Canard enchaîné indique en octobre 2017 que le laboratoire Sanofi « refuse de contribuer au fonds d'indemnisation des victimes »[130].

La Cour d'appel d'Orléans condamne Sanofi au civil le 20 novembre 2017 pour la « défectuosité de son produit », et confirme la responsabilité du laboratoire, en estimant que le contrôle des autorités de santé n'annule pas sa propre responsabilité. Sanofi se pourvoit en cassation[131].

En mars 2019, bien que sa responsabilité soit reconnue par les tribunaux, Sanofi continue de refuser d'indemniser les victimes. Seul l’État, aussi condamné, assume les indemnisations[132].

Le 3 février 2020, le groupe Sanofi révèle qu'il a été mis en examen pour « tromperie aggravée » et « blessures involontaires » dans l'affaire de la commercialisation de la Dépakine, puis en août pour « homicides involontaires »[133].

Sous-notation des salariés par quotas ou « forced ranking »

À l’occasion des entretiens annuels individuels, la direction de l’entreprise exige de l’encadrement qu’il détermine un quota de « mauvais salariés », une consigne illégale. Force ouvrière a interpellé la direction de Sanofi sur cette pratique en 2015[134]. L’affaire est dévoilée en 2017 par France Inter[135],[136].

Campagne de vaccination contre la dengue aux Philippines

En décembre 2017, le gouvernement philippin suspend la campagne de vaccination à grande échelle lancée en 2016 contre la dengue avec le vaccin Dengvaxia, à la suite des décès de 14 personnes[137]. La justice philippine engage des poursuites contre Sanofi et réclame le remboursement de l’intégralité des sommes investies dans le programme de vaccination, soit 60 millions d’euros. Sanofi rejette les accusations et nie tout lien entre ces décès et le vaccin. Il reconnaît cependant que le vaccin pourrait aggraver la maladie chez les personnes jamais infectées auparavant[138],[139].

L'expérimentation animale

Sanofi fait partie des laboratoires pharmaceutiques tels que GSK, BMS, Novartis, AstraZeneca… ciblés par des mouvements[140] contre l'expérimentation animale[141].

Pollution du site de l'usine de Mourenx

D'après un article de Mediapart daté du 8 juillet 2018, les rejets de bromopropane (cancérigène) des cheminées de l'usine Sanofi de Mourenx, qui produit le médicament Dépakine (lui-même donnant lieu à des procès), atteignent 190 000 fois la limite autorisée par arrêté préfectoral. D'autres composés organiques volatils dangereux sont également rejetés en fort excès[142]. Le 9 juillet, Sanofi annonce l'arrêt de l'usine, à la suite d'un dépôt de plainte de l'association France Nature Environnement[143]. La production reprend à partir d'août[144], les rejets étant jugés conformes après que des actions correctives ont été entreprises[145].

Prix de l'insuline

Des associations de diabétiques demandent à Sanofi, ainsi qu’aux autres laboratoires, une baisse du prix de l’insuline, hormone indispensable à leur survie[146],[147]. L'État américain du Minnesota a porté plainte contre cette société afin d'obtenir une baisse de prix[148],[149].

Affaires de corruption

En septembre 2018, Sanofi a fait l'objet d'une ordonnance de cessation et d'abstention (cease-and-desist order) de la Securities and Exchange Commission et accepté de payer 25,2 millions de dollars en amendes et dédommagement[150]. L'autorité américaine lui reprochait d'avoir violé le Foreign Corrupt Practices Act dans le cadre d'opérations réalisées au Kazakhstan et dans plusieurs pays du Proche-Orient et du Golfe entre 2007 et 2015. Selon l'ordonnance de la SEC, la filiale kazakh de Sanofi avait élaboré avec des distributeurs locaux un système dans lequel des remises de prix qui leur étaient accordées étaient restituées à des employés de l'entreprise pharmaceutique sous forme de fonds utilisés ensuite par ces derniers comme pots-de-vin à destination de responsables publics kazakhs afin que ceux-ci attribuent les marchés publics aux distributeurs complices. Sanofi Liban était quant à elle accusée d'avoir corrompu des professionnels de santé en Jordanie, au Liban et en Syrie - notamment par le biais de cadeaux, d'opérations de parrainage et de prestations de conseil rémunérées - afin que ceux-ci promeuvent ses médicaments dans leurs hôpitaux respectifs. Dans les pays du Golfe, Sanofi aurait organisé de fausses rencontres avec des professionnels de santé, ce qui lui permettait de leur verser des commissions occultes déguisées en remboursement de frais et ainsi obtenir d'eux une prescription accrue des produits pharmaceutiques de la firme[151].

Pandémie de COVID-19

Le groupe Sanofi était très attendu pour le développement d'un vaccin à l'occasion de la pandémie de COVID-19[152]. Cependant, la suppression massive de son activité de recherche (-45 % en douze ans) ne lui a pas permis d'être un acteur significatif de la double course mondiale au vaccin et au traitement[153].

Début 2021, en pleine épidémie et alors que la firme a touché 1,5 milliard d'euros de Crédit d'impôt recherche en plus de bénéfices records (12 milliards d'euros, soit 340 % de mieux que l'année précédente), le groupe Sanofi annonce encore la suppression de 364 postes de chercheurs, et le versement de 4 milliards d'euros de dividendes à ses actionnaires[153].

Le 28 septembre, Sanofi abandonne le développement de son vaccin

Notes et références

Notes

  1. Les années indiquées sont celle du début du premier mandat exercé et celle de l’échéance prévue du mandat en cours.

Références

  • Cet article est partiellement ou en totalité issu de l'article intitulé « Histoire de Sanofi » (voir la liste des auteurs).
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Voir aussi

Articles connexes

Liens externes