Sanctions contre la Russie

Carte des pays ayant mis en place des sanctions contre la Russie en 2014.

Les sanctions contre la Russie sont une série de sanctions économiques mise en place à partir de 2014 par les États-Unis, l'Union européenne (UE), ainsi que d'autres institutions et pays, occidentaux et mondiaux, contre la Russie, à la suite de la crise ukrainienne.

À la suite de ces sanctions, la Russie a mis en place des contre-sanctions dont, notamment, un embargo alimentaire en 2014.

En février 2022, en représailles à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022 de nouvelles sanctions d'une plus grande ampleur sont mises en place notamment par l'Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et le Japon. La liste des pays sanctionnant la Russie s'allonge de jour en jour. Et comme en 2014, la Russie a adopté des mesures de représailles à l'encontre des pays occidentaux.

Après l'annexion de la Crimée en 2014

Union européenne

À partir du , l'Union européenne met en place des sanctions contre la Russie pour répondre de l’annexion de la Crimée. Ces sanctions initiales ciblent 21 personnalités russes, en leur interdisant de voyager dans l'Union européenne et en gelant leurs actifs financiers[1]. Ces sanctions ont été étendues à 12 nouvelles personnalités russes dès le 20 mars 2014 [2], puis régulièrement en 2014 pour arriver à plus de 200 personnes en décembre 2021[3]. Le , l'Union européenne interdit l'accès aux crédits européens à plusieurs banques russes et compagnies pétrolières russes, interdit l'exportation de biens pouvant être détournés militairement et interdit l'exportation d'équipements pétroliers vers la Russie. En détail, l'Union européenne interdit les échanges financiers avec 5 banques d'État russes et leurs filiales, trois entreprises de l'énergie, 3 entreprises d'armement russes ; l'exportation d'armes et de technologie à usage militaire de l'UE vers la Russie ; l'exportation d'équipements et de technologie destinés au forage en Arctique de l'UE vers la Russie. Ces sanctions touchent plus particulièrement Rosneft, Transneft et Gazprom Neft[4] et les 5 grandes banques publiques russes : Sberbank, VTB, Gazprombank, Vnesheconombank et Rosselkhozbank[5]. En décembre 2014, l'Union européenne sanctionne plus particulièrement les entreprises liées à la Crimée sans certificat d'origine ukrainien, que cela soient les entreprises pétrolières mais également celle de transport maritime, ainsi que les entreprises investissant dans l'immobilier et le tourisme en Crimée[6].

La liste comprend les noms suivants[7] : Tchernomorgaz : société ukrainienne par actions spécialisée dans la livraison de gaz en Crimée ; Compagnie Feodossia (Феодосия) dont le siège est en Crimée ; Compagnie de navigation de Kertch (ГСК « Керченская паромная переправа ») ; Compagnie portuaire de commerce maritime de Sébastopol (ГП « Севастопольский морской торговый порт ») ; Compagnie portuaire de commerce maritime de Kertch (ГП « Керченский морской торговый порт ») ; Société par actions Universal-Avia (Крымское ГАП « Универсал-Авиа »), spécialisée dans la commercialisation et l'exploitation de techniques d'hélicoptères en Ukraine, basée en Crimée ; Maison de repos Nijnaïa Oreandra (Санаторий « Нижняя Ореанда ») ; Compagnie de production d'alcool d'Azov (ГП « Азовский ликероводочный завод ») ; Consortium NPAO Massandra (Государственный концерн НПАО « Массандра »), combinat vinicole ; Firme agroalimentaire Magaratch (ГП Агрофирма « Магарач ») ; Compagnie Novy Sviet (ГП ЗШВ « Новый свет »), producteur de vins mousseux ; Compagnie Almaz-Anteï ; Compagnie Dobroliot ; Banque commerciale nationale russe (Российский национальный коммерческий банк) (ОАО)>.

Les sanctions sont prolongées en janvier 2015[8], en décembre 2015[9], en juillet 2016, puis en décembre 2016[10].

Conseil de l'Europe

Le 24 juin 2019, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), décide de lever les sanctions prises contre la Russie après l'annexion de la Crimée en 2014. Certains considèrent qu'il s'agissait d'une fleur faite à Vladimir Poutine, parmi lesquels le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui se tourne alors vers les États-Unis de Donald Trump. D'autres voient la décision de l'APCE comme un moyen de protéger les droits des citoyens russes[11].

Sanctions prises au niveau national

États-Unis

En mars 2014, Barack Obama décrète, via le International Emergency Economic Powers Act, des interdictions de voyager et des gels d'actifs financiers contre certaines personnalités impliqués dans la crise de Crimée[12]. Sanctions qui sont renforcées le même mois, après le référendum en Crimée, alors que, dans le même temps, le Canada, l'Australie, le Japon et l'Union européenne mettent en place des sanctions similaires[13]. Fin avril, 17 entités bancaires russes sont ajoutées à la liste des organismes sujets à ces sanctions[2]. En juillet 2014, les États-Unis renforcent leurs sanctions en ciblant les institutions bancaires russes notamment VTB, la Banque de Moscou, la Rosselkhozbank, ainsi que United Shipbuilding Corporation, une entreprise de construction navale[14]. En septembre 2014, les États-Unis sanctionnent la banque Sberbank, le conglomérat militaire Rostec, plusieurs autres entreprises militaires russes et plusieurs entreprises pétrolières russes : Gazprom, Gazprom Neft, Lukoil, Surgutneftegas et Rosneft[15].

Le 2 août 2017, le Congrès américain vote le Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act (CAATSA) qui vise les investissements dans les infrastructures pétrolières russes, notamment les pipelines[16]

Japon

À la même date, le Japon met en place des sanctions contre la Russie. Ces sanctions sont d'une ampleur moindre, concernant la gestion des visas entre les deux pays, ainsi que les investissements notamment dans le domaine militaire et spatial[17].

Ukraine

En août 2014, l'Ukraine renforce ses sanctions contre la Russie, en ciblant près de 170 personnalités russes et 65 entreprises russes dont Gazprom[18].

Canada

En février 2015, le Canada ajoute 37 personnes à sa liste de personnalités sanctionnées, ainsi que 17 entreprises ou organisations, dont Rosneft[19].

Réaction russe

En réaction, la Russie décrète un embargo alimentaire en 2014, et en 2015 une liste de personnalités européennes interdites de séjour.

Conséquences

Depuis l'adoption des sanctions économiques, les revenus des Russes ont diminué de 10 % et la pauvreté est en augmentation[20].

D'après une étude des économistes Matthieu Crozet, de l'Université Lingnan de Hong Kong, et Julian Hinz, de l'Institut pour l'économie mondiale de Kiel, les sanctions visant la Russie représenteraient un manque à gagner commercial de 4 milliards de dollars par mois pour les pays impliqués. 52 % de ces pertes seraient supportés par la Russie. Pour l'Union européenne, le manque à gagner s’élèverait à 1,5 milliard de dollars chaque mois[21].

Après l'invasion de l'Ukraine en 2022

En février 2022, en rétorsion à l'invasion de l'Ukraine, de nouvelles sanctions d'une plus grande ampleur sont mises en place, notamment par l'Union européenne, le Royaume-Uni et les États-Unis.

Le 27 février, dans une action commune, l'Union européenne, le Royaume-Uni, les États-Unis et le Canada annoncent empêcher l'utilisation par la Banque centrale de la Fédération de Russie de ses avoirs à l'étranger[22].

Certains pays d’Asie se joignent aux sanctions internationales parmi lesquels la Corée du Sud, Japon, Taïwan, Singapour.

Type de sanctions

Fermeture de l'espace aérien

  • Russie
  • Ukraine
  • Territoires contestés (Crimée, Donetsk et Louhansk)
  • Pays qui ont interdit leur espace aérien à tout trafic aérien russe
  • Le , la Pologne et la République tchèque sont les premiers pays à annoncer la fermeture de leur espace aérien aux compagnies aériennes russes, décision suivie dans la journée par la Bulgarie et le Royaume-Uni[23],[24]. Le , la Roumanie indique à son tour que son l'espace aérien a été fermé au trafic aérien russe[25]. Cette décision a été suivie par l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie[24].

    Le 27 , la Finlande, le Danemark, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, le Luxembourg, la Suède, l'Islande, la France, l'Irlande, les Pays-Bas, l'Autriche, la Macédoine du Nord, l'Espagne et le Canada annoncent à leur tour fermer leur espace aérien aux avions et compagnies aériennes russes[24]. Plus spécifiquement, l'Allemagne ferme son espace aérien aux compagnies aériennes russes et aux jets privés pour trois mois, sauf pour les vols humanitaires[26]. Le , c'est un total de 23 pays qui ont fermé leur espace aérien au trafic aérien russe et en représailles huit de ces pays (le Royaume-Uni, la Bulgarie, la Pologne, la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, l'Estonie et la Slovénie) voient leur trafic aérien interdit de survoler la Russie[24]. Quelques heures après, l'Union européenne annonce la fermeture de l'espace aérien de tous les pays de l'Union européenne aux avions russes[27]. En représailles, la Russie ferme son espace aérien aux compagnies aériennes de 36 pays dont les pays de l'Union européenne, le Royaume-Uni et le Canada[28].

    Le 28 février, la Suisse annonce également la fermeture de son espace aérien aux avions russes[29]. Le 2 mars, les États-Unis annoncent exclure également les avions russes de leur espace aérien[30].

    Suspension des visas

    La Tchéquie annonce suspendre la délivrance de visas aux citoyens russes et a annoncé la fermeture de son consulat à Saint-Pétersbourg[31].

    Comme la Tchéquie, la Lettonie prend la décision de « ne plus délivrer de visas lettons aux citoyens de la Fédération de Russie, sauf dans les cas d'urgence humanitaire »[32].

    Contrôle ou interdiction des importations et des exportations

    Le , une liste de mesures de privation concernant les exportations a été formulée par le Japon, parmi lesquelles figurent les semi-conducteurs[33].

    Le , le Canada annonce vouloir interdire toute importation de pétrole depuis la Russie[34] tandis que la Corée du Sud interdit les exportations de matériels stratégiques vers la Russie[35].

    Le 10 mars, les États-Unis et l'Union européenne annoncent interdire les exportations de produits de luxe vers la Russie, comprenant des spiritueux, du tabac, de la mode vestimentaire, de la joaillerie et des véhicules.[36],[37].

    Sanctions contre les oligarques

    Les pays occidentaux ont décidé de sanctionner environ 702 oligarques et leur famille ainsi que des personnalités politiques russes ou du monde des affaires. Ces sanctions combinent des gels d'avoirs ou des saisies de biens (yachts, chalets, villas)[38],[39].

    En avril 2022, à la suite du massacre de Boutcha en Ukraine, les deux filles de Vladimir Poutine, Maria Vorontsova, âgée de 36 ans, et Katerina Tikhonova, âgée de 35 ans, sont sanctionnées par les États-Unis, l'Union européenne et le Royaume-Uni. L'explication de l'UE, donnée à ces sanctions, mentionne que Katerina Tikhonova dirige un fonds de soutien aux jeunes scientifiques russes, fondé par des compagnies dont les dirigeants sont des « membres du cercle d’oligarques proches » de Vladimir Poutine. Maria Vorontosa est sanctionnée pour son rôle dans une société de projets d’investissement, Nomenko, dans le secteur de la santé qui « procure des sources substantielles de revenus » aux autorités russes, et « supervisé personnellement par Poutine »[40],[41].

    Saisie de Yachts
    • Amadea. Valeur estimée: 325 millions de dollars. Saisi en avril 2022 à Lautoka dans les îles Fidji. Propriété de la société offshore Millemarin Investment. Soupçonné d'appartenir à l'oligarque russe Souleïman Kerimov[42].

    Sanctions par pays / organisations internationales

    Union européenne

    Le , le Conseil de l'UE, en réponse à la reconnaissance par la Russie des républiques autonomes autoproclamées de Donetsk et de Lougansk, sanctionne les 351 députés membres de la Douma russe ayant voté cette reconnaissance, ainsi que 21 personnes et structures russes, en gelant leur avoirs et en leur interdisant de séjourner dans l'Union européenne[43]. Convoqué dans l'urgence à la suite du déclenchement par la Russie d'opérations de guerre sur le territoire de l'Ukraine, le Conseil européen extraordinaire du 24 février 2022 adopte de nouvelles sanctions qui visent l'économie, les élites russes et les membres de la Douma, en complément de celles adoptées depuis 2014 en réaction à l'annexion de la Crimée[44],[45],[46]. D'après la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, ces sanctions viseront d'abord le secteur financier, ce qui signifie que « 70 % des banques russes auront beaucoup plus de difficultés à emprunter sur les marchés ». Ensuite, la Russie ne pourra plus bénéficier de l'accès à des « technologies cruciales », comme les composants électroniques ou des logiciels[47]. L'UE suspend toute exportation de pétrole russe vers l'Union européenne, ainsi que toute vente de composants aéronautiques européens, et de composants stratégiques vers la Russie. Elle annonce également des sanctions contre des entreprises militaires russes et contre une large partie des entreprises bancaires russes[48].

    Le , l'espace aérien des 27 pays membres est fermé aux appareils détenus par des Russes, enregistrés ou contrôlés par la Russie[26]. L'UE prend également la décision d'interdire les médias russes RT et Sputnik dans l'Union car ils sont accusés de propager les « mensonges » du Kremlin[49],[50]. Quelques jours auparavant, le régulateur allemand avait déjà décidé d'interdire la diffusion de Russia Today (RT) en Allemagne[51].

    L'Union européenne annonce le lendemain que ces mesures sont étendues à Vladimir Poutine et à son ministre des Affaires étrangères,Sergueï Lavrov, dont les avoirs en Europe seront gelés[52],[53]. Le , l'interdiction de la diffusion de Russia Today et Sputnik est acté juridiquement[54].

    Le , plusieurs banques russes, VTB, Rossiya Bank, Otkritie, Novikombank, Promsvyazbank, Sovcombank et Vnesheconombank sont exclues du réseau Swift à la suite d'une décision de l'Union européenne[55].

    Le 8 mars 2022, la Commission européenne a présenté un plan de réduction des importations européennes des hydrocarbures russes de deux tiers d’ici à la fin 2022 et de la totalité avant 2030. Ce sujet sera à l’ordre du jour du sommet de Versailles des 10 et 11 mars 2022 dédié à la situation en Ukraine[56].

    Le 9 mars, les 27 ont décidé d’ajouter 160 oligarques et sénateurs russes à leur liste noire. Trois banques biélorusses vont être débranchées du système SWIFT[57].

    Le 15 mars, l'Union européenne annonce interdire les investissements dans le secteur énergétique russe, interdire les exportations de produits de luxe vers la Russie ainsi que les importations d'acier depuis la Russie. Ces sanctions gèlent également les avoirs des oligarques Roman Abramovich et Konstantin Ernst. Ce 4ème train de sanctions interdit également aux agences de notation de délivrer des notes à la Russie ou à des entreprises russes et enlève la reconnaissance du statut de nation la plus favorisée à la Russie[58].

    Le 11 avril, l'Union européenne gèle les avoirs de 4 banques russes : VTB, Otkritie Bank, Novyikombank et Sovcombank[59].

    Allemagne

    L'Allemagne suspend la mise en service du gazoduc Nord Stream 2 avec la Russie[60].

    France

    Portrait de Timofeï Morozov par Valentin Serov appartenant à Moshe Kantor.

    Les sanctions associent des interdictions d’exportation vers la Russie dans les secteurs de la défense, de l’énergie, de l’aéronautique et des finances.[61]

    Saisies : Un groupe d'intervention (Task Force) regroupant plusieurs dizaines d'agents du Ministère des Finances a pour mission de repérer les biens d'oligarques russes en France. En mars 2022, la France a bloqué cinq bateaux : quatre cargos et le yacht « Amore Vero » d'Igor Setchine[38].

    Le , un navire de commerce sous pavillon russe, parti de Rouen (Seine-Maritime) à destination de Saint-Pétersbourg, a été dérouté vers Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), étant « fortement soupçonné d'être lié à des intérêts russes visés par les sanctions » de l'Union européenne[62]

    En avril 2022, la villa Altamira (ou Alta Mira) , propriété de Kirill Chamalov (ancien gendre de Vladimir Poutine), à Biarritz dans les Pyrénées-Atlantiques, a été provisoirement saisie par la France[63].

    Toujours en avril 2022, un tableau du peintre Piotr Kontchalovski appartenant à Petr Aven et un portrait de Timofeï Morozov du peintre Valentin Serov appartenant à Moshe Kantor sont saisis par la France. Les deux œuvres, prêtées par ces oligarques, faisaient partie de l’exposition « Icônes de l’art moderne », qui s’est tenue de septembre 2021 à avril 2022 à la Fondation Louis Vuitton à Paris[64].

    Italie

    Début mars 2022, l'Italie saisit 140 millions d'euros d'actifs d'oligarques russes[65].

    Des yachts sont saisis, parmi lesquels "Lady M" , propriété du magnat de l'acier russe Alexeï Mordachov, proche de Vladimir Poutine (valeur estimée de 65 millions d'euros)[38] ; à Sanremo, Lena, propriété de Gennady Timchenko, milliardaire cofondateur de Gunvor, société de négoce de matière première[38] ; le superyacht SA A, le 12 mars 2022 dans le port de Trieste, détenu par Andreï Melnitchenko par l'intermédiaire d'une société écran sise aux Bermudes (valeur de 530 millions d'euros)[65].

    Australie

    L'Australie annonce sanctionner huit personnalités membres du Conseil de sécurité de Russie[45].

    États-Unis

    Les États-Unis ont annoncé le 24 février sanctionner deux banques publiques — Vnesheconombank (VEB) et Promsvyazbank (PSB) — et cinq personnalités proches de Vladimir Poutine[45],[46]. Par la suite, les États-Unis ont annoncé des sanctions contre quatre autres banques russes dont Sberbank et VTB Bank, ainsi que l'interdiction d'exporter certains biens et services américains à destination de la Russie. Ils ont également décrété de nouvelles sanctions contre des personnalités politiques russes[48]. Washington se dit favorable à la décision de sortir la Russie du système SWIFT, le réseau de messagerie interbancaire mondial[66].

    Le 8 mars, les États-Unis interdisent les importations de pétrole et de gaz russes. Le président Joe Biden a décidé un embargo sur les hydrocarbures provenant de Russie[67].

    Le 8 avril 2022, les États-Unis, via son Congrès, ne considèrent plus que la clause de la nation la plus favorisée est valable pour ses échanges avec la Russie et de la Biélorussie, perte de statut qui est également le cas historiquement pour Cuba et la Corée du Nord. En parallèle, le Congrès américain a demandé l'exclusion de la Russie de l'Organisation mondiale du commerce, le congrès a également validé l'embargo sur les hydrocarbures russes, ainsi que l'interdiction d'investissement en Russie. Alrosa et United Shipbuilding Corporation sont deux nouvelles entreprises russes qui sont également sanctionnées. Les deux filles de Vladimir Poutine, Maria Vorontsova et Katerina Tikhonova, ainsi que la famille de Sergueï Lavrov et des membres du Conseil de sécurité de Russie sont également sanctionnés[68]

    Canada

    Le Canada prend la décision de sanctionner 58 personnes et entités russes. Les sanctions visent des « membres de l'élite russe », des « grandes banques russes » et des « membres du Conseil de sécurité russe ». Par ailleurs, Justin Trudeau ajoute : « Nous cessons tous les permis d'exportation pour la Russie »[48]. Le Canada a suspendu toutes relations économiques avec les entités sécessionnistes de Louhansk et Donetsk, dans le Donbass. Il a aussi sanctionné les membres de la Douma (Assemblée parlementaire russe) ayant voté l'intervention en Ukraine et interdit l'achat de dette russe par les citoyens et entités canadiennes[46]. Le 25 mars, le Canada annonce de nouvelles sanctions en ciblant 160 membres du conseil de la fédération de Russie[69].

    Corée du Sud

    La Corée du Sud annonce le se joindre à la démarche internationale d'exclure la Russie du système SWIFT[35].

    Japon

    Le Japon (par la voix de son Premier ministre Fumio Kishida) se joint lui aussi aux sanctions dès le 25 février, en interdisant les exportations pour la Russie dans le domaine des semi-conducteurs. Il annonce geler les avoirs de Vladimir Poutine. De plus, le Japon se joint aux pays occidentaux pour exclure certaines banques russes de la plateforme Swift. Par la suite, le Japon adopte de nouvelles sanctions comprennent le gel des actifs et la suspension de la délivrance de visas à des personnes et organisations russes[33]. Le Japon adopte des sanctions à l’encontre du président du Bélarus et de la banque centrale russe le 28 février. Le ce sont les avoirs de Vladimir Poutine et de la banque centrale russe qui sont gelés[70].

    Le 8 avril, sous la pression des annonces des autres nations du G7, le Japon annonce qu'il va stopper progressivement ses achats de charbon russe[71].

    Monaco

    À partir du , la principauté suit « de facto » les sanctions de l'Union européenne[72].

    À Monaco, le , un contrôle est fait à bord du yacht Quantum Blue, propriété du milliardaire russe Sergueï Galitski. Le même jour, à La Ciotat, le yacht Amore Vero, propriété du milliardaire russe Igor Setchine, est saisi par les douanes françaises « alors qu'il prenait des dispositions pour appareiller dans l'urgence »[73].

    Royaume-Uni

    Le 22 février 2022, le Royaume-Uni sanctionne cinq banques russes : Rossiya Bank, Işbank, GenBank, Promsvyazbank et la Black Sea Bank for Reconstruction and Development, ainsi que des personnalités économiques ou politiques russes[45],[46],[48]: Roman Abramovitch, Gennady Timchenko, Oleg Deripaska (Rusal), Alicher Ousmanov, Igor Chouvalov, Igor Setchine (Rosneft).

    Le 24 février 2022, le pays annonce une nouvelle série de sanctions, notamment contre la compagnie aérienne Aeroflot, qui ne pourra plus desservir son territoire. Le Royaume-Uni a gelé les actifs de la banque russe VTB, l'une des plus importantes banques de Russie. Parmi les sanctions, les entreprises russes, publiques comme privées, auront interdiction de lever des fonds au Royaume-Uni et les sommes que les citoyens russes peuvent détenir sur leurs comptes bancaires britanniques seront limitées[74]. Selon Boris Johnson, « les nouvelles mesures vont nous permettre d'exclure totalement les banques russes du secteur financier britannique, qui est bien sûr le plus important d'Europe »[75].

    Le 28 février 2022, le secrétaire d'État aux Transports britannique, Grant Shapps, annonce avoir « écrit à tous les ports britanniques pour leur demander de ne donner accès à aucun navire battant pavillon russe, enregistré, possédé, contrôlé, affrété ou exploité par des Russes »[76].

    Fin , les avoirs de Gennady Timchenko, actionnaire de la banque Rossiya, sont gelés au Royaume-Uni et il n'a plus le droit de séjour dans ces pays à la suite de la crise russo-ukrainienne. Boris Rotenberg et son neveu Igor Rotenberg sont aussi sanctionnés. Tous trois sont par ailleurs déjà sur la liste américaine des sanctions.

    Le Royaume Uni met fin au système des golden visas qui permettaient aux riches investisseurs russes d'obtenir un titre de séjour rapidement[38].

    Les avoirs de certains milliardaires russes ont été gelés comme ceux d’ Alicher Ousmanov (Ouzbékistan), l'ancien vice-Premier ministre Igor Chouvalov, dirigeant de la banque de développement russe VEB[38].

    Le 8 mars, Londres annonce que, avant fin 2022, elle n’importera plus de pétrole depuis la Russie[77].

    Le 9 mars, Londres annonce élargir ses sanctions envers la Russie, principalement pour le secteur de l’aéronautique, en renforçant son interdiction de vol pour les avions russes ainsi qu'en érigeant en infraction pénale tout vol ou atterrissage d'avions provenant de Russie au Royaume-Uni. L’interdiction porte sur tout aéronef détenu, exploité ou affrété par toute personne liée à la Russie ou à des individus ou entités désignés[78].

    En 15 mars, le Royaume-Uni annonce mettre en place une augmentation des droits de douane de 35 % sur la vodka et une interdiction d'exporter des produits de luxe vers la Russie[79].

    Suisse

    La Suisse modifie sa pratique historique en matière de sanctions et annonce le , par la voix du président de la Confédération, Ignazio Cassis, reprendre « l'intégralité » des sanctions de l'Union européenne[80],[81]. Le Conseil fédéral annonce cependant que cela ne contrevient pas à la neutralité suisse et que le pays "continuera d’examiner individuellement chaque nouveau paquet de sanctions édictées par l’UE"[82].

    Singapour

    Le lundi 28 février, Singapour a annoncé l’imposition de sanctions à la Russie après son invasion de l’Ukraine, bloquant notamment les transactions financières et les exportations de biens susceptibles d’être utilisés comme des armes contre des Ukrainiens.

    Taïwan

    Taïwan aussi dit se joindre aux sanctions économiques dès le 24 février, par la voix de Joseph Wu, ministre des taïwanais des affaires étrangères. Ce dernier qualifie l’action russe de « violation de la Charte des Nations unies ». Taïwan vote donc l’exclusion de la Russie du système SWIFT, décision annoncée par le premier ministre Su Tseng-chang lui-même.

    Institutions internationales

    Le 2 mars, la Banque mondiale annonce la suspension immédiate de tous ses programmes d’aide en Russie et en Biélorussie[83].

    Le 8 mars, l’Union internationale des chemins de fer (UIC) suspend les compagnies publiques russe RJD et biélorusse BCh[77].

    Dès le 25 février, la Russie est suspendue de ses pleins pouvoirs de représentation au sein du Conseil de l'Europe[84]. Le 15 mars, elle s'en retire, devançant la décision de son exclusion.

    Entreprises

    Compagnies pétrolières

    Le 27 février 2022, BP annonce se désengager de ses activités en Russie, dont sa participation de 19,75 % dans Rosneft et de toutes ses participations dans des filiales communes aux deux entreprises[85]. Cette sortie pourra potentiellement représenter une charge financière de 25 milliards de dollars pour BP[86]. Le 28 février, Shell annonce à son tour le retrait de ses activités en Russie, dont une participation de 10 % dans Nord Stream 2, mais aussi sa participation de 27,5 % dans Sakhaline II[87]. Le , Eni annonce vendre sa participation de 50 % dans le gazoduc Blue Stream qui relie la Russie à la Turquie[88]. Le même jour, Centrica annonce chercher à mettre un terme à ses contrats gaziers avec des entreprises russes notamment Gazprom[89].

    Médias

    Le 24 février, le groupe allemand du logiciel d’entreprise SAP va fermer son bureau de Kiev et prendre des « mesures pour protéger ses employés ». De plus, il a interrompu ses ventes dans le pays[90].

    Le 28 février, plusieurs groupes de médias sociaux, notamment Meta, Google, Twitter restreignent l'utilisation de leur plateforme publicitaire à RT et à Sputnik en Europe, alors que TikTok et Twitter en bloquent l'accès à leur compte en Europe[91],[92]. Le même jour, Disney, Warner Bros. et Sony Pictures annoncent suspendre la sortie de leur films en Russie[93].

    Le 2 mars, la multinationale oracle annonce suspendre toutes ses opération en Russie[90].

    Le 3 mars, le régulateur russe a interdit la diffusion de la chaîne télévisée Dojd, car il lui reproche sa manière de diffuser les informations, ainsi que la radio indépendante Écho de Moscou. Elles sont toutes les deux accusées d’avoir relayé des « appels à commettre des actes extrémistes et violents » et publié des informations « sciemment erronées concernant les activités du personnel militaire russe ». À la suite de cela, la chaîne de télévision Dojd a suspendu son travail et la radio Écho de Moscou a dissout son conseil d’administration[94]. Le groupe de conseil en management, technologies et externalisation, Accenture a décidé qu’il cessait ses activités en Russie[90].

    Le 4 mars, la Russie restreint l’accès aux médias BBC, Deutsche Welle, Meduza et Svoboda[95] et Facebook est interdit en Russie[96]. À la même date Microsoft décide de « suspendre toutes les nouvelles ventes de produits et services Microsoft en Russie. »[90]

    Le 5 mars l’agence Bloomberg et CBC/Radio Canada annoncent suspendre l’activité de leurs journalistes en Russie, faisant suite à l’installation d’une nouvelle loi qui pénalise la diffusion d’« informations mensongères sur l’armée » et sur la guerre en Urkraine. CBC/Radio Canada annonce suspendre « temporairement » le travail de ses journalistes en Russie pour les mêmes raisons, de même que la BBC. CNN déclare suspendre la diffusion de ses programmes en Russie « le temps d’évaluer la situation »[97]. Le même jour, la RAI annonce également suspendre ses activités en Russie[98].

    Le 7 mars, Tiktok annonce l'interdiction de publier de nouvelles vidéos pour les comptes russes[99].

    Le 8 mars, le journal The New York Times évacue ses journalistes de Russie en raison du durcissement de Moscou à l’encontre des médias indépendants, prenant ainsi des mesures pour protéger ses équipes[77]. Les chaînes francophones internationales TV5 Monde et France 24 ont annoncé ne plus être diffusées depuis samedi soir sur le réseau russe de télévision câblée, mais demeurent toutefois accessibles en réception satellitaire. À le même date la BBC à décidé de reprendre ses reportages en langue anglaise en Russie à partir du 8 mars au soir[77].

    Le 9 mars, le groupe d’édition américain Condé Nast annonce l’arrêt de ses opérations en Russie, où il publiait notamment l’édition russe du célèbre magazine de mode Vogue depuis plus de vingt ans, en raison de la situation en Ukraine[78].

    Le 10 mars, TikTok restreint la possibilité aux utilisateurs russes de voir des vidéos tiktoks de l'étranger[100].

    Entreprises de paiement

    Le , Visa et Mastercard suspendent l'accès à leurs réseaux à certaines institutions russes soumises aux sanctions[101]. Le 5 mars 2022, PayPal, Visa et Mastercard et le 6 mars, American Express annoncent l'arrêt de leurs activités en Russie, empêchant toute utilisation de leurs services dans le pays[102],[103].

    Magasins physiques et produits de consommation

    Le 25 février, la plupart des supermarchés en Estonie, en Lettonie et en Lituanie commencent à arrêter la commercialisation de produits provenant de Russie[104],[105],[106].

    Le 28 février, plusieurs distributeurs finlandais dont S-ryhmä, Kesko, Tokmanni et l'entrerpise publique de vente d'alcool Alko annoncent mettre fin à leur importation de produits russes[107].

    Le , les entreprises publiques norvégiennes et suédoises de vente d'alcool, Vinmonopolet et Systembolaget, annoncent l'arrêt de leurs importations de produits russes[108],[109].

    Apple annonce suspendre la vente de ses produits physiques en Russie, en plus d'avoir désactivé les applications de RT et de Sputnik[110]. Le même jour, Nike suspend ses livraisons internet vers la Russie[111], il en va de même le lendemain pour Puma qui garde cependant ses magasins ouverts[112].

    Le 2 mars, H&M annonce suspendre ses ventes en Russie[113]. Le 3 mars, l’opérateur de satellites OneWeb, sis à Londres, suspend les lancements de Baïkonour[114] et Ikea suspend ses activités en Russie et en Biélorussie.

    Le 4 mars, Intel, AMD et Airbnb suspendent leurs activités en Russie et en Biélorussie[115],[116]. Le même jour, LVMH ferme temporairement l'ensemble de ses 124 magasins en Russie[117], de même Canadian Tire suspend temporairement ses 41 magasins[118], ainsi que Bulgari, Chanel, Kering et Hermès[119].

    Le 5 mars, Samsung Electronics annonce suspendre ses expéditions vers la Russie ; l'entreprise y représente plus 30 % du marché du smartphone, ce qui représente 4 % du marché mondial du géant[120]. Le même jour, Inditex, maison mère de Zara, annonce suspendre ses activités en Russie[121].

    Le 8 mars, le géant McDonald's décide de cesser toute activité temporairement en Russie[77], Starbucks et L'Oréal prennent la même décision, le même jour[122],[123]. Le même jour, Coca-Cola, Pepsi, Unilever et Procter & Gamble annoncent suspendre leurs ventes en Russie[122].

    Le 9 mars, la brasserie Heineken annonce suspendre ses activité en Russie[78]. Le même jour, Amazon annonce suspendre ses activités pour la Russie, tant celles de marchand en ligne que de sa plateforme AWS[124].

    Le 10 mars, Uniqlo annonce la suspension de ses ventes en Russie[125]. Le même jour, British American Tobacco annonce suspendre également ses ventes en Russie[126]

    Le 28 mars, Heineken et Carlsberg annoncent se retirer du marché russe, où ils sont respectivement le 3e et le 1er, producteur de bière[127].

    Entreprises de transport et d'infrastructure

    Le 27 février, UPS et FedEx annoncent suspendre temporairement leurs livraisons à destination de la Russie et de l'Ukraine[128].

    Le 28 février, AerCap, la plus grande entreprise du monde de location d'avions annonce mettre un terme à ses activités en Russie, ce qui représente 5 % de son activité[129].

    Le , l’armateur français CMA CGM annonce ne plus desservir les ports russes jusqu’à nouvel ordre[130], comme l’armateur danois Maersk à la même date[131]. Mediterranean Shipping Company (MSC) stoppe également toute activité vers la Russie[132], de même que Ocean Network Express et Hapag-Lloyd[133]. Le 2 mars, Kühne + Nagel suspend toutes ses livraisons vers la Russie[134].

    Le 5 mars, Aeroflot annonce mettre fin à partir du 8 mars à l'ensemble de ses vols internationaux sauf vers la Biélorussie[135].

    Le 9 mars, le constructeur ferroviaire Alstom a annoncé qu’il suspendait ses livraisons vers la Russie et ses investissements futurs dans le pays [78]. Le même jour, Lucent et Cogent, deux entreprises d'infrastructure internet annoncent l'arrêt de leur activité en Russie[124].

    Le 11 mars 2022, le groupe d'automobiles français Stellantis (Peugeot, Citroën, Fiat, Chrysler, etc.) annonce suspendre l'exportation de ses véhicules vers la Russie[136].

    Entreprises françaises en Russie

    1 200 entreprises françaises sont actives en Russie et y emploient 160 000 personnes[137].

    Les groupes suivants arrêtent leurs opérations en Russie[137] : l'armateur CMA-CGM[138], Air France, Pernod Ricard, dans le luxe : LVMH, Hermès, Chanel, Kering (Gucci), Guide Michelin, Renault et sa filiale russe AvtoVAZ.

    Le 11 avril 2022, Société générale a annoncé l'arrêt de ses activités en Russie et la cession de ses participations dans le secteur bancaire russe en particulier la banque Rosbank, pour un coût de 3,1 milliards d'euros.[139]

    Le 29 mars, Decathlon annonce suspendre ses activités en Russie[140].

    Les groupes suivants ont exclu de mettre fin à leurs opérations en Russie :

    Industries

    Le 28 février, Daimler Truck annonce suspendre ses activités en Russie et vouloir vendre sa participation de 15 % dans KamAZ[145]. Le même jour, General Motors et Volvo suspendent leurs ventes en Russie[146],[147]. Le , BMW, Ford et Harley-Davidson suspendent leurs ventes en Russie[148],[149],[150].

    Le 2 mars, Boeing et Airbus annoncent mettre un terme à leurs activités de maintenance et de livraison de pièces détachées aux compagnies russes[151].

    Fonds d'investissement

    Le 27 février, le fonds souverain norvégien annonce son retrait de toute activité en Russie, ce qui représente alors près de 25 milliards de couronnes norvégiennes sur ses 1 300 milliards de couronnes d'actifs[152].

    Le 4 mars 2022, la Banque asiatique d'investissement pour les infrastructures suspend ses activités en Russie et en Biélorussie[153].

    Organisations sportives et assimilées

    Comité international olympique

    La commission exécutive du Comité international olympique exhorte le 25 février toutes les fédérations sportives internationales à annuler ou à délocaliser tout événement prévu en Russie ou en Biélorussie. Le 28 février, le CIO leur demande de bannir les athlètes et officiels russes et bélarusses de toutes leurs compétitions sportives[154].

    Comité international paralympique

    Après avoir dans un premier temps admis les athlètes russes et biélorusses « sous bannière neutre » aux Jeux paralympiques de Pékin de 2022, le Comité international paralympique fait volte face le 3 mars et, s'accordant avec les recommandations du CIO, les exclut des compétitions qui commencent le lendemain, expliquant notamment sa décision par le fait que « de nombreux comités paralympiques, équipes et athlètes ont menacé de ne pas concourir, mettant en danger la viabilité des Jeux paralympiques de Pékin 2022 »[155].

    Basket

    Le 28 février 2022, l'Euroligue et l'Eurocoupe suspendent les clubs russes de leur compétition[156].

    Biathlon

    Après avoir dans un premier temps autorisé les biathlètes russes et biélorusses à concourir sous bannière neutre et sans hymne national (en cas de victoire)[157], l'IBU décide, le 2 mars, de bannir les biathlètes de Russie et de Biélorussie de toutes les compétitions internationales de l'IBU[158].

    Échecs

    Le 25 février, la Fédération internationale des échecs (FIDE) annonce que toutes les compétitions officielles, dont l'Olympiade d'échecs prévue à Moscou, sont déplacées dans d'autres pays[159]. Le 15 mars, la ville indienne de Chennai en obtient l'organisation[160].

    Le 21 mars, la commission d'éthique de la FIDE suspend Sergueï Kariakine de toute compétition internationale pour six mois en raison de ses prises de position soutenant l'invasion russe de l'Ukraine[161],[162].

    Equitation

    Le 28 février, la Fédération équestre internationale annonce que toutes les compétitions officielles prévues en Russie et en Biélorussie seraient annulées. Ces deux pays se voient aussi coupés de toute aide de la part de la fédération[163].

    Football

    Le 25 février, l'UEFA transfère la finale de la Ligue des champions de Saint-Pétersbourg à Paris, au Stade de France[164].

    Le 26 février, faute de réaction de la FIFA, la Suède, la Pologne et la Tchéquie, engagées dans la même partie de tableau en phase de barrage des qualifications au mondial 2022, annoncent qu'elles refusent de jouer contre la Russie[165].

    Le 28 février, la FIFA et l'UEFA excluent la Russie des barrages de qualification à la Coupe du monde 2022 au Qatar et toutes les équipes encore engagées dans des compétitions européennes. L'UEFA annonce également l'arrêt de son partenariat avec Gazprom[166]. Les clubs russes sont également suspendus de la Ligue des champions[156].

    Le 8 mars, la Fédération russe de football (FUR) saisit la justice sportive contre les sanctions de la FIFA et de l’UEFA. Le temps que la décision soit prise, la FUR demande que les sanctions prononcées soient suspendues, ce qui permettrait de disputer les barrages du Mondial 2022[77].

    Hockey sur glace

    Le 28 février, la Fédération internationale de hockey sur glace suspend la Russie et la Biélorussie ainsi que leurs clubs de toutes ses compétitions jusqu'à nouvel ordre. Cela inclut le championnat du monde junior 2022, au mois d’août à Edmonton, ainsi que l'édition 2023, initialement prévue à Novossibirsk et Omsk[167].

    Judo

    Le 27 février, la FIJ annonce la suspension du statut de « président honoraire et d'ambassadeur » de Vladimir Poutine[168].

    Natation

    Le 23 mars, la Fédération internationale de natation annonce l'interdiction de participer pour les athlètes russes et biélorusses, après avoir précédemment permis à ceux ci de participer sous drapeau neutre[169].

    Patinage artistique

    Le , le comité d'organisation des championnats du monde et la Fédération française des sports de glace annoncent que les patineurs russes et biélorusses ne pourront participer aux championnats du monde 2022, qui se disputeront à Montpellier du 23 au 26 mars[170],[171].

    Sport automobile

    Le 25 février, la Fédération internationale de l'automobile annonce que le Grand Prix de Formule 1 de Russie à Sotchi, prévu pour 25 septembre 2022, est annulé[172], avant que la Formule 1 rompe son contrat avec le promoteur du Grand Prix, signifiant qu'à l'avenir, elle n'ira plus en Russie[173]. Le conseil mondial de l'Automobile statue de son côté sur le cas des pilotes russes et biélorusses, les autorisant à participer aux compétition sous statut neutre et sous le drapeau de la FIA[174]. Mais l'écurie de Formule 1 Haas F1 Team décide de licencier son pilote russe Nikita Mazepin parallèlement à la rupture de son contrat avec le sponsor de la même nationalité Uralkali[175].

    Tennis

    Le , l'ITF annonce la suspension immédiate de la Fédération de tennis de Russie (RTF) et de la Fédération de tennis du Bélarus (BTF). Elle suspend également leurs équipes nationales de toutes les compétions (Coupe Davis, Billie Jean King Cup…)[176].

    Volley-ball

    Le 26 février, alors que le championnat du monde en Russie est maintenu par la Fédération internationale, l'équipe de France, championne olympique en titre, annonce qu'elle ne s'y rendra pas[177]. Le , l'organisation du championnat du monde de 2022 est retirée à la Russie[178].

    Olympiades des métiers

    Alors que les Olympiades des métiers s'étaient tenues en Russie, à Kazan, en 2019, WordSkills a annoncé[179] que Saint-Pétersbourg n'accueillerait pas la compétition en 2023 comme il était prévu. La participation de la Russie, et de la Biélorussie « qui soutient activement l'invasion » de l'Ukraine, aux Olympiades de 2022 est annulée. L'appartenance de la Russie et de la Biélorussie au mouvement est suspendue, ainsi que leur participation à toute activité internationale du mouvement.

    Réactions de la Russie

    Face aux sanctions, la Russie a demandé le paiement du gaz en roubles, ce qui est une remise en cause des contrats passés. Pour ne pas avoir obtempéré, l'approvisionnement de la Bulgarie et la Pologne a été coupé le [180].

    La Russie laisse entendre le qu'elle arrêtera de financer la station spatiale internationale après 2024 (alors que sa fin de vie était programmée pour la fin 2030)[181].

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