Salk Institute for Biological Studies

Salk Institute for Biological Studies
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Histoire
Fondation
Cadre
Type
Mouvement
Pays
Coordonnées
32° 53′ 15″ N, 117° 14′ 47″ O
Organisation
Fondateur
Chiffre d'affaires
131 859 790 dollars américains ()
Site web
Identifiants
IRS

Le Salk Institute for Biological Studies (en français, « l'Institut Salk pour les études biologiques ») est un institut de recherche scientifique indépendant et à but non lucratif situé à La Jolla, dans la métropole de San Diego, en Californie [1]. L'institut emploie près de 850 chercheurs dans 60 groupes de recherche et se classe régulièrement parmi les meilleurs établissements aux États-Unis dans ses spécialités : biomédecine, biologie moléculaire et génétique, neurosciences [2].

En 2004, le supplément du Times Times Higher Education Supplement a classé l'institut en première position mondiale dans le champ de la recherche en biomédecine. En 2009, il a été classé numéro un par ScienceWatch dans le champ des neurosciences et sciences comportementales [3],[4].

Les sujets de recherches incluent : le vieillissement, le cancer, le diabète, les maladies congénitales, la maladie d'Alzheimer, la maladie de Parkinson, le syndrome d'immunodéficience acquise et la neurobiologie de la Langue des signes américaine.[5]

Le March of Dimes a réalisé les premiers investissements financiers et continue de soutenir l'institut. A cela s'est ajouté différents financements publics, tel que le National Institutes of Health (en français, Département américain de la santé), l’État de la Californie et d'autres investisseurs privés, tels que l'Ipsen (basé à Paris), l'Howard Hughes Medical Institute et la Fondation de la famille Waitt [6].

L'institut Salk a également servie de base au livre de Bruno Latour et Steve Woolgar, parue en 1979 sous le nom de « Laboratory Life: The Construction of Scientific Facts» (en français, « La Vie de laboratoire : la Production des faits scientifiques») [7].

Histoire de l'institut

L'institut a été fondé en 1960 par Jonas Salk, le scientifique responsable du premier vaccin contre la poliomyélite. Lui et l'architecte Louis Kahn ont approché la ville de San Diego en vue de la donation d'une parcelle près du quartier Torrey Pines, qui leur sera accordé après un référendum auprès des citoyens [8]. Parmi les fondateurs de l'institut se trouvent Jacob Bronowski et Francis Crick. La National Foundation for Infantile Paralysis  , connue à présent sous le nom de March of Dimes a fourni le financement initial et continue de soutenir l'institut [9]. La construction des locaux a débuté en 1962 et une poignée de scientifiques intègrent le laboratoire en 1963. Des bâtiments supplémentaires abritant des nouveaux laboratoires et les départements administratifs sont construits dans les années 1990, par le cabinet d'architecture Anshen & Allen.

En mémoire de Jonas Salk, une plaque dorée est incrustée dans le sol à l'entrée de l'institut. Les visiteurs peuvent y lire « Hope lies in dreams, in imagination and in the courage of those who dare to make dreams into reality. »[10]

Francis Crick a occupé le poste de « J.W. Kieckhefer Distinguished Research Professor» à l'institut Salk jusqu'à sa mort en 2004. Ses dernières recherches en neurobiologie ont tenté d'éclairer l'étude de la conscience humaine.

Du 22 au , l'institut a hébergé une exposition de sculptures de verre de l'artiste Dale Chihuly afin de célébrer ses 50 ans d'existence [11].

Architecture du site

Les bâtiments abritant l'institut ont été construits en 1962-1963 par l'architecte Louis Kahn dans un style architectural particulier : le brutalisme. Les plus anciens bâtiments ont été classés monuments historiques en 1991. Initialement, l'institut devait être composé de trois entités : les laboratoires, les espaces de réunions et de conférences et les unités de vie. Finalement, seul la première partie a été érigée. Elle est constituée de deux blocs parallèles avec au centre un jardin d'eau. Ces deux blocs encadrent une vue plongeante sur l'océan Pacifique, accentuée par une étroite fontaine rectiligne qui semble atteindre l'horizon [12].

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Salk a cherché à bâtir un campus esthétiquement agréable afin d'attirer des chercheurs du monde entier. Les 11 hectares du site ont été décrété éligible en 2006 par la Commission des Ressources Historiques de Californie afin d'entrer sur le Registre national des lieux historiques.

Domaines d'activités et structuration de l'institut

L'institut est organisé en différentes unités de recherche, chacune d'elles étant composée de plusieurs groupes de scientifiques dirigés par un membre de l'université. Pour exemple :

  • Laboratoire de Biologie cellulaire et moléculaire des plantes (Plant Molecular and Cellular Biology Laboratory)
  • Laboratoires des régulations biologiques (Regulatory Biology Laboratory)
  • Laboratoire de biologique structurale (Structural Biology Laboratory)
  • Laboratoire d'expression génique (Gene Expression Laboratory)
  • Laboratoire de génétiques (Laboratory of Genetics)
  • Laboratoire de neurobiologie moléculaire (Molecular Neurobiology Laboratory)
  • Laboratoire de neurobiologie cellulaire (Cellular Neurobiology Laboratory)
  • Laboratoires des systèmes neurobiologique (Systems Neurobiology Laboratories)
  • Laboratoire de neurobiologie computationnelle (Computational Neurobiology Laboratory)
  • Laboratoires de la fondation Clayton pour l'étude des Peptides (Clayton Foundation Laboratories for Peptide Biology)
  • Laboratoire de biologique cellulair et moléculaire (Molecular and Cell Biology Laboratory)
  • Laboratoire de biochimie et biologique protéomique (Chemical Biology and Proteomics Laboratory)
  • Laboratoire d'immunobiologie et de pathogenèse microbienne (Immunobiology and Microbial Pathogenesis Laborator)
  • Laboratoires Renato Dulbeco pour la recherche contre le cancer (The Renato Dulbecco Laboratories for Cancer Research)

Rusty Gage a été engagé le à la tête de l'institut pour une durée de 5 ans [13]. Jan Karlseder est le président du conseil académique [14]. La faculté est composée de 53 membres. Cinq de ceux-ci sont membres de l'Howard Hughes Medical Institute, et plus d'un quart des membres sont des membres élus de l'Académie nationale des sciences des Etats-Unis [15].

En , l’État de Californie a donné 270 millions de dollars pour fonder l'Institut Californien de Médecine Régénérative ( en anglais, California Institute for Regenerative Medicine). Un consortium nommé Sanford Consortium for Regenerative Medicine composé de l'Institut Salk, de l'Université de San Diego, de l'Institut Burnham et l'Institut de recherche Scripps a reçu 43 millions de dollars de ce fond [16],[17].

Notes et références

  1. « Salk Institute for Biological Studies », sur Salk.edu (consulté le 18 octobre 2016)
  2. « Archived copy » [archive du ] (consulté le 14 mars 2009)
  3. « Search | Times Higher Education (THE) », Times Higher Education (consulté le 18 octobre 2016)
  4. « 04.26.2009 - Institution Rankings in Neuroscience & Behavior, 1998–2008 », sur ScienceWatch.com, (consulté le 17 janvier 2018)
  5. « The Paul F. Glenn Center for Research on Aging - Overview », sur www.salk.edu
  6. « Ipsen, Salk Institute ink research pact », sur FierceBiotech.com (consulté le 18 octobre 2016)
  7. Bruno Latour et Steve Woolgar, Laboratory Life, (ISBN 9780691028323, lire en ligne)
  8. [1]
  9. « History of Salk - Salk Institute for Biological Studies », sur Salk.edu (consulté le 18 octobre 2016)
  10. En français : « L'espoir repose dans les rêves, l'imagination et le courage de ceux qui osent transformer les rêves en réalité ».
  11. « Archived copy » [archive du ] (consulté le 26 avril 2010)
  12. Marvin Trachtenberg, « RECORD's Top 125 Buildings: 51-75: Salk Institute », Architectural Record,‎ (lire en ligne)
  13. « Salk President Rusty Gage named to new five-year term to lead Institute » (consulté le 6 juin 2019)
  14. « Salk Institute - Academic Council », Salk Institute (consulté le 6 juin 2019)
  15. « Salk scientist Thomas Albright elected to National Academy of Sciences - Salk Institute for Biological Studies », sur Salk.edu, (consulté le 18 octobre 2016)
  16. Andrew Pollack, « $271 Million for Research on Stem Cells in California », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  17. « Sanford Consortium for Regenerative Medicine | About Us » [archive du ], sur Sanfordconsortium.org (consulté le 18 octobre 2016)