Saison 8 de New York, unité spéciale

Saison 8 de New York, unité spéciale
Description de l'image New York, unité spéciale.jpg.

Série New York, unité spéciale
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Chaîne d'origine NBC
Diff. originale
Nb. d'épisodes 22

Chronologie

La huitième saison de New York, unité spéciale, ou La Loi et l'Ordre : Crimes sexuels au Québec, (Law and Order: Special Victims Unit), série télévisée américaine, est constituée de vingt-deux épisodes, diffusée du au sur NBC.

Distribution

Acteurs principaux

Acteurs récurrents

  • Connie Nielsen : inspecteur Dani Beck (épisodes 2, 3, 4, 5, 7 et 8)
  • Adam Beach : inspecteur Chester Lake (épisodes 12 et 22)

Invités

Liste des épisodes

Épisode 1 : Malgré elle

Titre original
Informed
Numéro de production
162 (8.1)
Première diffusion
Réalisation
Peter Leto
Scénario
Dawn DeNoon
Audiences
Drapeau des États-Unis États-Unis : 14,55 millions de téléspectateurs
Invités
Résumé détaillé
Une jeune femme, Haley Kerns, se rend à l'hôpital et réclame la pilule du lendemain. Quand elle enlève sa capuche, le personnel remarque, ébahi, qu'elle a la tête mal rasée et ensanglantée. Elle a été violée et tabassée tandis que son agresseur lui a tondu les cheveux. Malgré tous les sévices qu'elle a subis, Haley refuse de se soumettre à des examens médicaux. Appelée par une infirmière, Benson tente de la faire parler mais la victime refuse de dévoiler le nom de son bourreau et s'enfuit. Déterminée, Benson insiste et se rend chez elle où elle en profite pour subtiliser sa petite culotte pour essayer de retrouver l'ADN de son agresseur. Pourtant, Cragen et Novak refusent de dévoiler le résultat du test à Benson car Kerns menace de porter plainte contre elle pour harcèlement et vol de sous-vêtements. En retournant chez elle, Benson croise l'agent du FBI Dana Lewis qui lui apprend que Kerns est son indic en mission d'infiltration dans une compagnie militante accusée d'écoterrorisme. Mais celle-ci aurait pris sa mission trop à cœur au point de devenir une terroriste radicalisée qui détruit des sociétés anti-écologistes avec d'autres manifestants extrémistes. Alors que Lewis et Stabler se rendent au domicile d'un des leurs, qui aurait frappé Kerns chez elle le soir même de son agression, la cabane explose et Stabler est gravement blessé. De son côté, Benson découvre qu'un trafiquant de drogues a été retrouvé mort, une balle dans la tête. Elle découvre qu'il était le petit ami de Kerns et qu'elle lui a volé de la drogue mais surtout qu'elle était déjà en infiltration à ses côtés, sous les ordres de Lewis, pour le faire tomber. Aussitôt libéré, il l'a violée, frappée et rasé sa tête puis elle s'est vengée en le tuant. Benson et Lewis retrouvent la trace de la jeune fille tandis qu'un autre militant leur apprend que le groupuscule terroriste s'apprête à faire un attentat contre une grosse compagnie accusée de torturer des animaux avec des produits chimiques. Cependant, Novak souhaite l'emprisonner tout de suite mais Benson et Lewis la supplient de laisser Kerns rejoindre les autres manifestants pour empêcher la catastrophe. Finalement, Benson réussit à s'infiltrer parmi eux en se faisant passer pour une des leurs en volant l'identité d'une radicalisée déjà emprisonnée, Persephone James. Mais, au siège de la compagnie, Kerns la trahit en l'assommant et lui vole son arme. Au moment où elle prépare une bombe de nitrate pour faire exploser l'immeuble, Benson tente de la raisonner et Lewis la vise avec son arme à feu. Mais Kerns est devenue incontrôlable et Lewis l'abat froidement. Choquée, Benson est émue par la mort de la jeune militante. Lewis fait semblant de l'emprisonner devant les complices de Kerns et la relâche au poste de police. Une mise en scène pensée par l'agent du FBI qui lui propose de continuer à infiltrer le groupuscule écoterroriste pour retrouver un dernier homme qui s'est enfui à Montréal. D'abord hésitante, Benson accepte à la mémoire de Kerns et reprend l'identité de Persephone James. Rétabli, Stabler apprend que Benson a disparu et qu'elle ne reviendra pas avant quelque temps. Cragen lui apprend qu'il travaillera avec une nouvelle collègue provisoire.

Épisode 2 : Trop jeune pour toi

Titre original
Clock
Numéro de production
163 (8.2)
Première diffusion
Réalisation
James Hayman
Scénario
Allison Intrieri
Invités
Résumé détaillé
Stabler est chargé d'enquêter sur la disparition d'une jeune fille de 17 ans. Atteinte du syndrome de Turner, elle a l'apparence d'une adolescente de 13 ans, une victime idéale pour les pédophiles. Mais l'enquête prend une nouvelle tournure quand le suspect se révèle être une personne à laquelle le policier ne s'attendait pas.

Épisode 3 : Justice en accusation

Titre original
Recall
Numéro de production
164 (8.3)
Première diffusion
Réalisation
Juan J. Campanella
Scénario
Jonathan Greene
Invités
Résumé détaillé

En pleine nuit, Stabler et Beck pourchassent un homme mais ce dernier réussit à s'enfuir. Ce dernier s'était caché derrière une voiture avant de prendre la fuite lorsque les inspecteurs l'ont découvert. Immédiatement, Stabler demande un rapport d'analyse des empreintes du fugitif qui ne portait pas de gants. À l’hôpital, alors que Beck recherche des profils de violeurs en série dans la base de données de la police, la victime, Nikki West, lui raconte son viol et se souvient d'une cicatrice sur la main de son agresseur. Elle se souvient partiellement de son visage et fait son portrait-robot. Quant à Cragen, il le prévient que Beck est une flic zélée ce qui a poussé son ancien chef, au Danemark, à la virer et lui demande de garder un œil sur elle. Intrigué par la réputation de Beck, Stabler fait connaissance avec elle et apprend qu'elle était mariée avec un militaire. Mais leur premier suspect inculpé s'avère être innocent malgré son ADN détecté sur le côté passager de la voiture. Un collègue de Stabler l'informe qu'il avait dit à Beck qu'il n'avait pas fini d'analyser toutes les empreintes retrouvées sur la voiture. Donc elle a arrêté le premier coupable scientifiquement trouvé car il était un ancien taulard soit, selon elle, un potentiel criminel. L'ADN éparpillé sur le côté conducteur appartiennent à un avocat réputé, Martin Trenway, qui semble être le violeur malgré son absence dans le registre de la police. Agacé par la précipitation de Beck, il relâche leur faux coupable.

Interrogé par Beck et Stabler sur la location d'une voiture, Trenway confirme qu'il l'a bien utilisée la veille pour un rendez-vous et qu'il est ensuite retourné dans son bureau. Les enquêteurs remarquent sa main bandée. Il leur affirme qu'il s'est fait mal en jouant au baseball avec son fils. L'unité spéciale se demande si cet homme d'affaires considéré, à la fois père de famille et époux fidèle, au casier judiciaire vide peut se transformer en violeur en série. Le docteur Huang leur explique que c'est bien possible s'il a un goût caché pour la pornographie et la violence sexuelle. Un tapissage est organisé. West reconnaît la blessure sur la main de Trenway qui est aussitôt arrêté. Il se défend cette fois-ci en leur insinuant qu'il a eu une opération du tendon et renie les faits. Son alibi est pourtant démonté par le gardien du cabinet qui l'a vu partir très tôt peu de temps avant le viol de West. Puis il trouve une excuse minable pour justifier son ADN parsemé sur la voiture où il se serait caché. Ses collègues fortunés lui payent sa caution et il est aussitôt libéré. Déterminée à le faire plonger pour le viol de Nikki West, Beck informe des journalistes qu'il est mis en accusation pour agression sexuelle. Il fait la une des journaux et une autre femme, Heather, se présente à l'unité spéciale et affirme qu'elle l'a reconnu comme étant son bourreau. Sa version est proche de celle de Nikki. Cinq ans plus tôt, il l'a attaquée et l'a forcée à lui faire une fellation. Elle est sûre d'elle : il s'agissait de Martin Trenway. Leur unique chance de démontrer par la science qu'il l'a bien violée est de mettre la main sur son kit de viol effectué dans un commissariat du Queens. Il a été classé car l'ADN de son violeur n'a pas été trouvé dans leur base de données. Le temps presse d'autant plus qu'un délai de description de 4 jours menace son témoignage. Malheureusement, il est perdu dans les archives de la police de ce quartier. Énervée, Beck insulte le flic qu'il s'en charge et qui leur a annoncé qu'il est introuvable. Stabler lui reproche sa froideur avec les victimes, qu'elle ne respecte pas, et sa perte de sang-froid.

Lors du procès de Trenway, le témoignage d'Heather se fragilise car elle l'a reconnu après avoir vu sa photo dans la presse d'autant plus qu'il est accusé de viol. Selon l'avocat de Trenway, elle était convaincue qu'il était son agresseur car elle l'a vu partout dans les médias, qu'elle a également entendu les faits qu'on lui reproche. Lorsqu'il lui demande pourquoi elle n'a pas appelé la police les nombreuses fois où elle a visualisé son visage sur les unes de journaux ou à la télévision, elle s'effondre en larmes. Ensuite, questionnée par la défense, un docteur théorise qu'Heather n'invente pas son viol mais qu'elle a mémorisé une vérité qui est la sienne. En d'autres mots, en voyant le visage d'un homme impliqué dans une autre histoire de viol, son traumatisme l'a poussée à imaginer qu'il pourrait bien être également son offenseur. Mais le substitut du procureur démonte sa théorie en lui dévoilant un portrait-robot dressé par Heather. Après son agression, elle a su permettre un dessin de son physique qui ressemble à celui de Trenway. Même le docteur plussoie : il lui ressemble. Basculée par Novak, elle précise honnêtement que, même après des heures ou des années passées , une victime est bien capable de se souvenir de son attaquant et de le dénoncer ensuite quand elle croise son regard. Cependant, le médecin-légiste Warner leur révèle qu'elle n'a pas été violée par Trenway. Son kit de viol le prouve formellement car son ADN ne correspond pas avec celui analysé sur la voiture. En larmes, elle réitère son accusation auprès de Novak alors que la science indique qu'il n'a pas abusé d'elle. Trenway tente de lui parler mais elle le rejette violemment. Stabler la rassure en lui dédisant que son assaillant sera intercepté lorsqu'il commettra un nouveau crime car, désormais, son ADN est classé dans leur base de données. Elle ne le croit pas et les quitte en pleurant. Son délai de prescription va expirer et justice ne lui sera jamais rendue.

Novak garantit à Stabler et Beck que Trenway ira en prison s'ils parviennent à identifier une autre victime de Trenway. En enquêtant sur des affaires similaires dans d'autres États, Beck lève le voile sur plusieurs agressions non résolues dans les années 1970 à Ithaca, précisément dans les environs où Trenway étudiait à l'université. Les viols se sont arrêtés lorsqu'il est parti dans une faculté de droit loin d'Ithaca, en Caroline du Nord où il a récidivé en toute tranquillité car son ADN n'a pas pu être prélevé en raison des lentes avancées de la science. En outre, comme les juridictions ne communiquent pas entre elles, les affaires ont été non classées et lui en liberté. Puis aujourd'hui, selon Stabler, il louerait une voiture, comme il l'a fait le soir du viol de Nikki, pour rechercher des proies dans la rue. En remontant vers son quartier d'enfance, Beck met un jour une histoire d'agression sexuelle. Celle d'une française, Lorraine Delmas, qui a été battue puis violée, exactement comme Nikki, par un inconnu. Stabler se rappelle d'avoir aperçu une femme âgée assistant au témoignage de Heather. Il s'agissait bien de Lorraine.

Beck et Stabler lui rendent visite chez elle. Elle leur confesse qu'elle le connaît depuis qu'il était enfant et que sa mère, Mary, était sa meilleure amie. Elles se  sont connues en France et Lorraine n'est mise en couple avec le frère du mari de Mary avant de s'installer en Amérique. Après la mort de Mary, Lorraine s'est occupée de Martin jusqu'à ce qu'il aille à l'université car son père n'a pas su comment gérer son comportement difficile. Au poste de police, Stabler la presse pour qu'elle raconte son viol qu'elle a subi mais elle refuse de lui en parler. Selon le docteur Huang, elle a honte d'elle car elle pense qu'il s'agit de sa faute. Surtout, elle ne veut pas se confier à un homme. Beck demande à Stabler de la laisser seule avec Lorraine. Elle la met à l'aise en lui dévoilant son enfance passée en France, près de sa région natale, et lui parle en français pour qu'elle se sente bien avec elle. Afin de la persuader à témoigner, elle lui divulgue sa plus grande blessure : la mort de son mari policier, tué lors de son service. Elle lui conseille de ne pas garder ce qu'elle a vécu pour elle mais de le partager pour adoucir son poids qui la ronge de l'intérieur comme elle le fait actuellement. Touchée, Lorraine lui dit qu'elle ne peut pas trahir Trenway car elle a fait une promesse à sa mère. Finalement, épaulée par Beck, elle se livre. Adolescent, il l'a bien violée mais elle s'est tue afin de ne pas gâcher son avenir. Puis elle exprime sa peur d'antan d'être rejetée par les autres hommes s'ils apprenaient qu'elle a été agressée sexuellement. Lorsque Beck lui demande de désigner le nom de son bourreau, elle s'effondre en larmes et dénonce Trenway.

L'examen de preuves de Trenway reprend. À la barre, Delmas retrace la fois où, ado, il l'a tabassée, l'a menacée d'un couteau pour qu'elle se déshabille puis violée chez elle. Elle a culpabilisé 40 ans car il n'avait que 15 ans lorsqu'il l'a brutalisée. Comme elle considérait qu'il avait toute sa vie devant lui, elle s'est forcée à tout oublier... Elle regrette de ne pas avoir parlé plus tôt car, d'après elle, il n'aurait pas attaqué Nikki. Démasqué, Trenway s'emporte contre elle et l'insulte de menteuse tout en lui rappelant la promesse qu'elle a faite à sa mère, celle de ne pas le balancer. Novak cherche à comprendre pourquoi elle n'avait rien dit à l'époque et Delmas lui rétorque qu'elle s'est sentie humiliée et qu'elle avait peur de la réaction de son compagnon qui s'apprêtait à l'épouser. Pour convaincre la cour qu'il a déjà violé, Novak demande à la juge que son témoignage soit pris en compte par la jurisprudence mais celle-ci refuse de valider son récit car il n'y a pas de preuves suffisantes pour l'incriminer et que son supplice sexuel remonte à très loin. Il ne peut pas être condamné pour son agression. Mais Delmas révèle qu'elle a caché les vêtements qu'elle portait lors de son viol chez elle car elle avait terriblement honte d'elle. Stabler récupère à temps sa boîte dissimulée dans sa grange. Une preuve irréfutable qu'il a abusé d'elle sexuellement dans les années 1970. Dès lors, trahi par son ADN retrouvé sur ses habits, Trenway plaide coupable pour le viol de Nikki West et accepte de donner les noms des autres victimes dont il se souvient. En échange, Novak le condamne à la peine maximale au grand désarroi de Beck qui voulait qu'il purge sa peine à vie en prison. Elle tranquillise West et Delmas en leur certifiant que, à sa sortie, il sera beaucoup trop âgée pour violer. West remercie Delmas d'avoir parlé pour elle tandis que cette dernière l'encourage de reprendre sa vie en main et dit merci à Beck pour l'avoir aidée à témoigner. Libérée de son fardeau, Delmas s'en va du tribunal avec un sourire...

Épisode 4 : L'Oncle de John

Titre original
Uncle
Numéro de production
165 (8.4)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Dawn DeNoon
Invités
Résumé détaillé

Stabler et Beck sont appelés sur une scène de crime particulièrement barbare. Ils découvrent les cadavres d'une mère, Gabriela et de sa fille, l'une à côté de l'autre sur le lit conjugal, dans un appartement. Sa patronne a appelé la police car elle s'inquiétait de son absence à son poste de travail. Elles ont été ligotées, torturées, scarifiées, violées et elles sont mortes étouffées. Leur bourreau a enroulé leurs visages avec du ruban adhésif transparent afin de les regarder mourir lentement. Alors que Beck est traumatisée et choquée par la violence du double meurtre, Stabler sollicite son aide pour retirer un petit objet dans les mains attachées de la petite fille. Ils y découvrent un petit pendentif en forme de croix. Il appartenait à sa mère. En inspectant la scène du crime, accompagnés par Cragen et le docteur Warner, Beck et Stabler remarquent que sa porte d'entrée était barricadée à l'aide de plusieurs verrous et qu'elle n'a pas été défoncée. En d'autres mots, Gabriela ou sa fille ont laissé leur meurtrier rentrer chez elles sans se soucier de ses motivations. Mal payée, la mère ne payait pas ses factures et elle connaissait donc visiblement leur violeur. Mais, afin de ne laisser aucune empreinte, ce dernier a nettoyé l'appartement avec du chlore jusqu'au moindre détail. Selon Cragen, il s'agit d'un prédateur sexuel déjà fiché. S’apercevant que sa nouvelle collègue n'avait vu auparavant le corps supplicié d'une fillette, Stabler la rassure en lui disant que tous les débutants ratent leur première enquête sur le meurtre d'un enfant.

Avant sa mort, Gabriela Travino était réceptionniste dans un cabinet d'avocats. Interrogée par Fin et Munch, sa cheffe leur confie qu'elle était satisfaite de son travail et qu'elle laissée emprunter illégalement de l'argent à la boîte. Comme elle n'était pas en temps plein, elle en avait besoin pour payer hospitalisation de sa fille, Ilaria, qui souffrait de son asthme mais elle remboursait toujours la somme volée. De plus, elle leur révèle qu'elle était mise en demeure et que son logeur lui avait proposé de payer son loyer. Malmené par Beck qui s'investit beaucoup trop émotionnellement dans l'enquête, ce dernier lui a bien demandé une faveur sexuelle en échange mais elle a toujours refusé sa proposition. Agacé par ce pervers, Beck le gifle et il lui demande si elle est aigrie parce que son mari ne couche plus avec elle. Aussitôt, elle le menace de son pistolet et lui rétorque qu'il est mort avant de quitter la salle d'interrogatoire. Seul avec Stabler, il lui annonce qu'elle sortait avec l'un de ses collègues fortunés qui la protégeait financièrement. Plus tard, il est finalement écroué par Beck pour racolage et coercition puis envoyé aux mœurs. Celui-ci, un jeune avocat en herbe, l'a fréquentait bien mais refuse de coopérer avec eux. En pleine partie de tennis avec un client, il est humilié par Beck qui, via un micro, le met en garde publiquement qu'ils vont retrouver son sperme sur les vêtements de Gabriela. Il leur accorde qu'il a bien couché avec elle une fois puis qu'il l'a revue pour pique-niquer avec sa fille. Mais il a mis un terme à leur relation lorsque Gabriela est tombée amoureuse de lui. Il les met sur la piste d'un SDF pervers qui aurait donné un câlin à Ilaria devant l'une de ses amies. Celle-ci leur explique qu'elles lui donnaient à manger et qu'il a remercié Ilaria pour son geste chaleureux. Il n'a jamais rien fait de mal car elles sont devenues amies avec lui. Elle les mène vers lui à Central Park où ils le découvrent en train de dormir dans un carton où sont accrochés des articles sur des crimes sexuels commis sur des enfants à Manhattan. Stabler est mentionné dans l'un d'entre eux car il avait arrêté un redoutable sadique à New York. Les mains du sans-abri sont tachées de sang. Le duo le réveille et l'emmène rapidement au poste pour faire connaissance avec lui. Visiblement perdu face à Beck et Stabler qui tentent à les éclaircir sur sa collection compulsive de faits divers, le vieil homme reste stoïque et n'est pas ému face à la photo du corps martyrisé d'Ilaria. Il prétend que toutes ses coupures de journaux permettent de lui rappeler qui il est vraiment. Il semble être un pédophile atteint de la maladie d'Alzheimer et leur confesse qu'il est là pour Ilaria.

Selon le docteur Huang, un tueur sadique sexuel cherche avant tout à jouir sexuellement en faisant souffrir physiquement et mentalement ses victimes. Contrairement aux serial killers qui tuent rapidement, les prédateurs sexuels se délecte du meurtre et de la torture infligée tout en les faisant durer pour mieux prendre leur pied. Ils rationalisent leurs actes, ne ressentent ni remords ni culpabilité. Ils sont astucieux, manipulateurs et sans pitié. Leurs victimes sont sélectionnées et leurs crimes sont planifiés. Gabriela et sa fille ont été mutilées vivantes pour qu'elles souffrent lentement devant leur bourreau. Lors de leur autopsie, Warner fait remarquer à Fin et Munch qu'il les a mordues avant de recouvrir les morsures en les tailladant. En outre, il pourrait être un déménageur car il a utilisé un dévidoir adhésif pour les ligoter. Quant à Gabriela, elle a réussi à griffer leur agresseur car elle s'est cassé deux ongles en se défendant.

À l'hôpital, le SDF est soigné pour ses entailles recouvrant ses bras. Alors que Beck perquisitionne ses vêtements sales, un médecin lui théorise qu'il ne parle pas car il a bien Alzheimer et s'il n'est pas malade, il le simule avec beaucoup de talent. Au commissariat, Munch réussit à analyser la messagerie du portable de Gabriela. Peu de temps avant sa mort, fauchée financièrement, elle avait appelé un homme pour lui vendre le vélo de sa petite fille et elle a reçu un appel d'un inconnu, provenant d'une cabine. Fin et Cragen théorisent que ce type est un violeur en série et qu'il leur a rendue visite pour faire semblant de l'acheter. Comme il a su qu'elle vivait seule avec elle, il en a profité pour rentrer sans problèmes dans leur demeure pour les violer et les tuer. Une empreinte est retrouvée sur l'annonce qu'elle avait affichée dans un marché. Il s'agit du délinquant sexuel Brett Allen Banks. Fiché dans la base de données, il avait déjà kidnappé, torturé et violé une fillette dans le passé. Comme Gabriela et son enfant, il l'avait mordue. Mais il n'a seulement purgé que la moitié de sa peine en prison. Au poste de police, alors qu'il s'apprête à partir à sa recherche avec Fin et Beck, Munch reconnaît le SDF enfermé dans la cellule et demande sa libération. Il s'agit de son oncle, Andrew, qui a perdu sa mémoire. En appelant sa maison de retraite, où il habitait dans un logement indépendant, en Floride, Munch apprend qu'il l'a quittée pour lui rendre visite à New York. Or, il est devenu sans-abri entre-temps et il ne reconnaît plus en étant son neveu. Beck l'informe pour sa maladie d'Alzheimer mais il refuse de la croire. Huang pense que son oncle collectionnait des faits divers pour essayer de se souvenir de lui car il travaille dans la police. Ainsi, il a voulu se rappeler de la raison de son arrivée à New York et lutter contre Alzheimer. Il accepte de l'examiner et lui fait passer des tests. Finalement, Huang rassure Munch en lui déclarant qu'il n'est pas atteint d'Alzheimer mais plutôt de pseudo-démence dépressive. Sa dépression a détruit ses neurotransmetteurs, il est atteint de grattage compulsif, ce qui le contraint à enlever ses bandages posés sur ses entailles, et la catatonie le guette. S'il prend des antidépresseurs, il peut être remis sur pied. Pour Munch, depuis que son père s'est donné la mort alors qu'il n'avait que 13 ans, son oncle est tombé dans une dépression sévère.

De leur côté, Beck et Stabler interrogent Banks. Face à ce pervers narcissique sûr de lui, Huang les a conseillés d'être patients et de ne pas craquer car il va les manipuler. Il leur affirme qu'il n'a jamais vu l'annonce de Gabriela mais Beck le contredit en lui rétorquant que son empreinte a été retrouvée dessus. Il se défend en stipulant qu'il l'a touchée malencontreusement en regardant une autre vente affichée. Quant à sa première victime, il ose leur jurer qu'il était victime d'une erreur judiciaire et qu'elle était consentante. Mais Beck et Stabler ne le croient pas et pensent qu'il est un prédateur sexuel sado-masochiste. Il accepte de se dévêtir pour leur démontrer qu'il n'a aucune égratignure sur son corps. Rusée, Beck mâche un chewing-gum durant l'interrogatoire et pose son paquet face à Banks. Il se sert et le met à son tour dans sa bouche. Heureusement pour elle, il le laisse en partant. Il est tombé dans son piège et Beck le donne à Warner pour qu'elle l'analyse. La trace de ses dents sur le bonbon correspond à celle détectée sur la poitrine de Gabriela. Ceci prouve qu'il s'avère être le violeur des Travino.

Après avoir suivi le traitement à base d'antidépresseurs, l'oncle de Munch est stable mentalement et, à l'unité spéciale, rend visite à Beck pour lui montrer qu'il va mieux. Elle s'excuse auprès de lui pour l'avoir brusqué lors de son interrogatoire et il lui propose d'aller dîner avec lui. Mais leur bavardage est avorté lorsque la première victime de Banks, Maryellen, désire parler à Beck. Elle lui fait part de son envie de le voir condamner à mort et de témoigner contre lui pour qu'il soit inculpé pour le double viol et meurtre des Travino. Elle regrette de ne pas avoir parlé plus tôt contre lui et de ne pas l'avoir envoyé en prison car, selon elle, elles seraient encore en vie à l'heure actuelle. Âgée de 15 ans à l'époque lors de son agression sexuelle, elle était beaucoup trop meurtrie pour faire face à lui au tribunal. Il a seulement passé 7 années sur les 14 prévues en prison car il a probablement réussit, comme il le faisait croire à Beck, à faire croire à son innocence. Malheureusement, Beck lui spécifie que le procès est exclu mais qu'elle donnera son témoignage après sa condamnation pour le condamner pour toujours. Il ne pourra pas être envoyé dans le couloir de la mort car seule la détention à vie sera possible. Isolé de leur discussion, près du bureau de Beck, Andrew Munch observe les photos du cadavre d'Ilaria accrochés sur un tableau et les écoute de près. Il les a entendu dire qu'elles voulaient toutes les deux le voir mort...

Dès lors, il se comporte comme un bon samaritain et parvient à convaincre son neveu John de le laisser assister à l'audience préliminaire de Banks, prétextant qu'il veut voir l'agresseur sexuel d'Ilaria et de Maryellen pour ses atrocités. À la barre, le docteur Warner est accusée par la défense de Banks d'avoir déformé les morsures dépistées sur le cadavre de Gabriela, tailladées par Banks pour les faire disparaître en agrandissant leurs photographies. Selon son avocate, elle a donc falsifié une preuve pour inculper son client alors que Novak dénonce sa tentative de dénaturer leur travail scientifique. Brusquement, l'oncle de Munch s'emporte, l'accuse d'être une menteuse et de défendre un prédateur sexuel. Il ordonne à la cour de ne pas le laisser en liberté puis le menace en personne en l'avertissant qu'une flic, en l’occurrence Beck, souhaite sa mort. Avant d'être emmené de force à l'extérieur du tribunal par son neveu et des policiers, il hurle qu'il faut euthanasier Banks comme un animal et blâme le juge d'être corrompu. L'audience est suspendue. Furieux, Munch confronte Beck et la dénigre car elle lui a indiqué sa volonté de voir Banks mort. Elle revendique ses propos mais elle les a tenus à Maryellen et non à lui. Elle comprend qu'il a écouté leur conversation et Munch lui insinue qu'elle n'a pas à interroger un témoin à son bureau. D'après elle, elle a simplement ressenti sa douleur de voir son violeur libre. Stabler et Novak leur signalent qu'il n'es pas inculpé car la juge a rejeté les photographies agrandies des morsures tailladées. L'unité spéciale n'a plus aucune preuve pour le poursuivre en justice. Dégoûtée, Beck fait cavalier seul pendant son temps libre et décide de l'espionner en garant près de sa résidence pour l'avoir à l’œil. Elle est rapidement rejointe par Stabler dans sa voiture. Il lui propose de le surveiller simultanément et apprend que le véhicule dans lequel il se trouve appartenait à son mari défunt. Elle en a hérité après sa mort. Soudainement, Beck reçoit un appel incompréhensible de Andrew qui l'incite à abattre Banks pour l'empêcher à récidiver. Il veut désormais sa mort lui aussi puis, alors qu'elle tente de le raisonner, lui raccroche au nez. Pour Huang, il est devenu maniaque et il a fait une crise psychotique incontrôlable. Il a mis à sac l'appartement de son neveu pour retrouver le dossier de Banks qu'il a rapporté chez lui comme d'autres affaires en cours. La nuit tombée, Beck et Stabler voient une jeune femme arriver dans l'immeuble de Banks et celui-ci la fait rentrer chez lui puis l'embrasse. Stabler retient sa collègue de se précipiter chez lui mais, à leur plus grande surprise, Andrew débarque en bas de chez Banks. Il semble être déterminé à se venger de lui. Ils l'interceptent aussitôt et appellent John pour le prévenir qu'ils l'ont retrouvé. Muni d'un sac à dos contenant sans doute son dévidoir et son cutter, Banks en profite pour sortir avec son invitée dehors et se fondre dans la nuit. Beck charge Andrew de surveiller son immeuble puis part avec Stabler pour le prendre en filature. Dans le métro bondé, ils se séparent pour mieux l'appréhender avant qu'il ne s'échappe avec sa nouvelle victime. Au moment même où ils allaient procéder à son arrestation, l'oncle de Munch surgit et pousse Banks sous le train qu'il allait prendre. Offusqué, Stabler lui demande pourquoi il l'a tué. Halluciné, ce dernier lui répond qu'il a simplement réussi à réaliser le souhait de Beck de le voir mort. Il est d'emblée menotté par des policiers pour son meurtre. Quant à sa présumée proie, qui ignorait tout de ses penchants pervers, elle s'effondre en larmes en le voyant se faire écraser par le train et Beck la réconforte. L'affaire Travino s'achève donc sur un non-lieu.

Interné dans un centre psychiatrique, Andrew Munch a perdu définitivement la raison. John a supplié Stabler et Beck pour qu'ils lui fassent comprendre qu'il ne sera pas jugé responsable de son meurtre car il est malade. Stabler lui rend visite seul car Beck a honte d'elle car elle culpabilise d'avoir partagé son opinion sur le sort d'un accusé. S'il ne l'avait pas entendue souhaiter sa mort, il ne l'aurait jamais assassiné. Sa maladie mentale l'a donc influencée pour qu'il tue Banks et il doit subir cette fois-ci le bon traitement pour guérir de sa démence. Même si Stabler lui préconise qu'il sera sain d'esprit dans quelques semaines grâce à des médicaments, il refuse de les prendre et se dit responsable du crime qu'il a commit. Dès lors, il choisit de vivre avec sa démence jusqu'à la fin de sa vie car, selon lui, il mérite de payer pour ce qu'il a fait. Face à ses explications confuses et paradoxales, Munch et Stabler sont désarçonnés de voir ce vieil homme s'emprisonner lui-même dans un hôpital psychiatrique au lieu redevenir stable mentalement. Andrew Munch fait ses adieux à son neveu et rejoint les autres malades...

Épisode 5 : Confrontation

Titre original
Confrontation
Numéro de production
166 (8.5)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Judith McCreary
Invités
Résumé détaillé

Au milieu de la nuit, Stabler est réveillé par un coup de téléphone d'une jeune femme, Elizabeth Hassenback. Agressée sexuellement quelques mois plus tôt, elle lui annonce que son violeur est revenu abuser d'elle. Alors qu'il lui conseille de ne pas quitter son appartement, elle décide malgré tout de le suivre dans les rues de New York. Inquiet pour elle, il passe un coup de fil à Beck pour qu'elle le rejoigne le plus rapidement possible pour lui porter secours. Malheureusement, elle rendait visite à quelqu'un à la prison d'Attica. Il est trop tard. Appelé sur les lieux d'un crime, Stabler constate que la victime n'est d'autre qu'Elizabeth. Elle a voulu faire justice elle-même en frappant son bourreau avec sa matraque personnelle mais il l'a retournée contre elle et battue à mort. Elle a également de l'alcool et des somnifères dans son sang. Dans son appartement, il a tout nettoyé. Aucune trace de sperme, il a changé les draps, récupéré les vêtements de sa victime dans une poubelle puis il est passé par la fenêtre qu'il a brisée pour pouvoir rentrer chez elle. L'unité spéciale reconnaît le modus operandi d'un violeur en série qu'elle traque depuis les viols à répétition d'Elizabeth. À ses collègues, Stabler récapitule qu'il l'avait menacée d'un couteau tout en lui demandant quelles caresses elle préférait tandis que les préliminaires étaient longs et pénibles. Selon le docteur Huang, il se voulait rassurant avec elle. Elle avait pu donner à Stabler un vague portrait-robot de son physique. De plus, comme elle lui avait confié lorsqu'il l'avait prise en charge, il était resté chez elle deux jours pour la violer plusieurs fois sans préservatif et l'a mutilée au visage pour la forcer à uriner dans un gobelet. Enfin, il l'a nettoyée dans sa baignoire, l'a menacée qu'il reviendrait puis il est parti. D'après Huang, il est atteint d'urolagnie c'est à dire qu'il boit l'urine de ses victimes. Il s'agit d'un récidiviste au mode opératoire précis et tordu. En parcourant des dossiers de viols non résolus, Beck et Stabler remarquent que deux autres femmes, Gina et Celeste, ont été violées par le même assaillant qu'Elizabeth. Mais, terrorisée après avoir vécu plusieurs agressions sexuelles par le même homme, Celeste a quitté New York pour une autre ville.

Interrogée par le duo d'enquêteurs, Gina leur raconte qu'un bel homme a voulu l'aider à porter ses affaires chez elle mais qu'elle avait refusé gentiment sa proposition. Puis il est revenu la menacer avec un couteau pour qu'il la laisse rentrer dans son appartement. Son viol est similaire à celui d'Elizabeth. Pendant deux jours, il est resté avec elle pour la violer à multiples reprises et l'a obligée à faire pipi dans une tasse. Avant de partir avec son urine, il a nettoyé son sexe puis lui a promis de réapparaître. Quelques semaines plus tard, il a fait son retour pour une nouvelle fois abuser d'elle. Il a cassé une fenêtre pour s'introduire dans sa chambre. La police a refusé de la croire car, comme Elizabeth, elle était sous l'emprise de l'alcool et des somnifères et, surtout, elle considère qu'un violeur en série n'attaque jamais la même femme une seconde fois. Du coup, humiliée, elle ne leur a pas fait part de la troisième visite de son bourreau pour encore la violer. Chargé de cette enquête, l'inspecteur Geiger n'a pas voulu la croire car il prétendait qu'un agresseur sexuel ne viole qu'une seule fois une femme avant de passer à une autre proie. De plus, il l'a prise pour une hystérique et, selon lui, elle aurait cassé sa propre fenêtre dans un accès de folie. Malmené par Stabler pour n'avoir pas pris au sérieux le témoignage de Gina, Geiger s'emporte et lui conseille de ne pas lui faire la leçon car il occupe son temps à s'occuper de "vraies victimes". Le chef Cragen comprend son scepticisme d'autant plus que la vitre a bien été cassée de l'intérieur. Une quatrième victime est identifiée et elle se prénomme Megan. Mais son profil est différent des autres car le violeur en série l'a outragée sexuellement qu'une seule fois. L'unité spéciale pense qu'elle n'a pas voulu signalé les autres viols comme Gina à des policiers. Cragen envoie Beck et Stabler chez elle pour la faire parler avec tact. Aujourd'hui enceinte, celle-ci et son époux leur expliquent qu'elle a suivi un traitement médical pour avoir un enfant car il est souvent absent. Au moment où Beck l'accuse de mentir sur d'autres viols qu'elle cache à son mari, ce dernier s'énerve et les vire de chez eux. Beck pense que son violeur l'a engrossée et que son désir de materner la pousse à cacher la vérité sur sa vraie progéniture. Stabler lui répond que sa collègue Benson est issu d'un viol donc il est tout à fait possible qu'elle soit enceinte de son agresseur et Beck lui propose de prélever l'ADN du fœtus pour connaître l'identité de son père. Mais Megan refuse de collaborer avec eux.

En mettant en parallèle les viols à répétition de chaque victime, Huang théorise qu'il suit de près leurs cycles menstruels. Il collecte leur urine pour les verser sur des tests de grossesse afin de calculer leur ovulation. Il s'éternise deux jours chez ses victimes pour voir si elles prennent la pilule du lendemain, qui durent 72 heures, ou une contraception. En d'autres mots, il observe leur fécondation pour voir si elles peuvent tomber enceintes. Quant à Fin et Munch, ils apprennent à leurs collègues que toutes les victimes vivent dans des immeubles qui appartiennent à la même agence de gestion immobilière. Leur violeur aurait donc un laissez-passer électronique pour y rentrer facilement. Son directeur les prévient qu'il est impossible de savoir qui peut être le coupable recherché car ils sont 140 employés à avoir un pass. En inspectant les adresses des femmes violées, il leur révèle qu'un administrateur de biens, Ted Wilmenton, s'occupent de ses résidences. Le chef du service de la boîte, Luke Dixon, leur signale qu'il en visite une actuellement et ils l'arrêtent aussitôt. Au poste de police, ce dernier assume d'être un coureur de jupons insatiable mais il n'a jamais violé une seule femme. Au contraire, selon ses dires, elles viennent à lui. Il accepte de leur donner son ADN tandis que sa photo est montrée parmi d'autres aux victimes. Elles ne le reconnaissent pas. Il n'est pas le prédateur sexuel en question. Leur traque est dans une impasse. Le corps d'Elizabeth a été incinéré donc il est impossible de l'autopsier méticuleusement tandis que Fin et Munch doivent éplucher chaque dossier des 139 autres employés de l'agence immobilière. Beck et Stabler sont certains que le violeur va revoir Gina car il l'a toujours agressée en pleine période d'ovulation. Contrairement à Cragen qui est sûr qu'il ne lui fera plus de mal car s'il doit savoir qu'ils enquêtent sur les personnes de la société, Beck et Stabler raisonnent en pensant que sa pulsion est beaucoup trop forte et qu'il recommencera à abuser d'elle. Pour la protéger, Beck propose à son chef d'utiliser un appât pour l'appréhender. Il lui donne son accord. Terrorisée, Gina a peur qu'il se venge d'elle si leur plan rate. Incorrigible, Beck lui demande d'arrêter d'être victime et d'agir contre lui pour le coincer. Révolté par sa froideur, Stabler lui riposte qu'elle n'est pas faite pour ce travail car elle ne sait pas s'y prendre avec les victimes de viol. Celle-ci se défend en lui affirmant qu'ils ne doivent pas seulement les consoler mais qu'ils doivent leur apprendre à se révolter pour qu'elles participent à l'arrestation de leurs prédateurs sexuels mais aussi à les pousser à reprendre leur vie en main. Afin d'intercepter leur criminel, un officier de police sosie de Gina se fera passer pour elle dans les alentours de son appartement qu'il tombe dans leur piège. Beck veille sur sa sécurité alors que Cragen et Stabler les surveillent via des caméras depuis la résidence de Gina.

De leur côté, Fin et Munch s'intéressent au chef de service de la société immobilière, Luke Dixon, qui s'occupent de commander les fournitures. Diplômé en microbiologie, il travaillait d'abord dans un laboratoire de biomédecine mais son patron l'a renvoyé pour abus sexuels. En outre, il possède un pass pour pénétrer dans chaque immeuble où se trouvent ses proies. Dans sa demeure, ils y trouvent une cinquantaine de boîtes de tests de grossesse et un tableau constitué de calendriers retraçant chaque date d'ovulation de ses victimes. Elles ne sont pas quatre mais beaucoup plus. Mais les autres inconnues ne peuvent pas être identifiées il n'a seulement qu'écrit leurs initiales. Ils mettent au courant Cragen de l'identité du suspect. Pendant ce temps, Beck suit la sosie de Gina dans la rue et, au moment où elle rentre dans l'immeuble de Gina, aperçoit un homme encapuchonné en train de la regarder puis il reprend son footing. Après s'être rassurée qu'elle prenne l'ascenseur pour rejoindre Stabler, Beck le traque dans la nuit et, finalement, l'intercepte. Il l'attaque avec un couteau mais elle parvient à se défendre. Alors qu'elle le tabasse à terre, inquiets de ne pas avoir de ses nouvelles, Cragen et Stabler arrivent sur place et les séparent. L'homme est menotté et Beck confie à Stabler qu'elle était à deux doigts de le tuer. Il s'agit bien de Dixon.

Au poste de police, Novak prévient à Beck qu'elle accumule les plaintes en raison de son excès de zèle et qu'elle peut la faire condamner pour son comportement compulsif. Lors d'un tapissage, Megan reconnait bien Dixon comme étant son violeur. Au tribunal, son avocat souhaite dénoncer Beck qui a démoli son visage. Dans la salle d'interrogatoire, questionné par Novak et Stabler, Dixon nie les faits de viols à répétition et tente de leur faire croire qu'il est un scientifique qui veut prouver l'efficacité des tests de grossesse qu'il stocke chez lui. Il n'y a aucune victime mais seulement des cobayes qui lui ont donné leur urine. Il leur propose également de leur offrir son ADN pour démontrer qu'ils font fausse route. Le jour de sa mise en accusation face au juge, Gina ne vient pas. Beck et Stabler retrouvent son cadavre dans sa baignoire inondée. Elle s'est tailladée les veines. Novak culpabilise car elle l'a forcée à témoigner contre lui alors qu'elle avait beaucoup trop peur de le confronter face à face. Le duo d'enquêteurs la rassure en lui disant qu'elle n'y est pour rien. Pour l'enfermer en prison, ils n'ont plus que sa déposition et ils doivent attester que Dixon est responsable de son suicide. Leur unique chance de le condamner n'est d'autre que Megan. Celle-ci désirait tellement d'être mère qu'elle dissimule la vraie progéniture de son fœtus. L'unité spéciale l'accuse donc de mentir et d'avoir fait exprès de ne pas l'avoir reconnu lors du tapissage. Un calendrier de son ovulation a été retrouvé chez lui et confirme qu'il l'a violée à deux reprises au moment où elle ovulait. Son avocate et son mari ne veulent pas les croire malgré cette preuve évidente. Comme Megan refuse de dire la vérité et proclame toujours que son époux est le père de son bébé, Novak ordonne son arrestation pour faux témoignage et un mandat pour la forcer à faire une amniocentèse. Pourtant, en raison de son problème de fertilité, la juge s'allie à son avocate le refuse à Novak car cette opération risque de coûter la vie à Megan et à son enfant. Leur seule solution de vérifier son ADN est d'attendre sa naissance. Megan est donc relâchée. Déterminée à faire tomber Dixon, Beck parvient à la faire craquer et la met en garde. Soit elle accepte de faire un test de paternité ou, dans les mois prochains, la police l'arrêtera pour obtenir l'ADN de son enfant une fois né. Elle seule peut condamner Dixon. Il ne l'a pas violée une troisième fois car il a enfin obtenu ce qu'il voulait : un enfant. Épuisée de mentir à elle-même et à la police, Megan s'effondre en larmes dans ses bras et accepte d'aller à l'hôpital pour un test d'urine. Dégoûté par le choix de sa compagne, il la laisse avec Beck. Megan lui demande si elle est satisfaite d'avoir brisé leur couple. Elle ne répond pas...

Lorsque Novak fait savoir à Dixon que l'une de ses victimes est enceinte de lui et qu'elle possède désormais son ADN pour l'inculper pour viol prémédité, Dixon se réjouit de la nouvelle et veut savoir le sexe de son enfant. Elle refuse de le lui dire. Démasqué, Dixon expose lui son plan : il a voulu construire une nouvelle d'enfants issus d'une race supérieure car, d'après lui, les malformations ou encore les troubles génétiques sont considérés comme normaux par la population. Il rêvait de mettre un terme à la procréation abondante et qui peut éclore sur des problèmes génétiques. Hallucinée par sa théorie, Beck se moque de lui. Secondée par son avocat, Novak lui fait une offre. S'il donne le nom des autres victimes non identifiées, il obtiendra 15 ou 20 ans par chef d'accusation. Soit la prison à vie.

Stabler convoque l'époux de Megan et lui montre toutes les photos des victimes de Dixon. Il lui annonce qu'il n'y aura pas de procès car il a plaidé coupable et le supplie de reprendre sa vie de couple avec elle. Blessé d'avoir su qu'il n'était pas le père, il lui fait part de son dégoût de devoir élever le bébé d'un violeur. Il s'en va... Son avenir avec Megan et son enfant est incertain. Beck propose à Stabler de l'accompagner à la prison d'Attica. Il accepte. Plus tôt, elle lui avait raconté qu'elle avait rendu visite à l'un des deux meurtriers mineurs de son mari policier, abattu par eux lors d'un contrôle car ils avaient volé une voiture. Le tireur a été tué par un codétenu dans le même établissement pénitencier. Face au second responsable, Beck lui dévoile que depuis qu'il a assassiné son homme, sa vie ne se résume plus qu'à lui. Elle décide de lui pardonner pour avoir passé à autre chose. Puis elle lui montre des photos joyeuses de son époux vivant pour qu'il comprenne qu'il a détruit la vie de ses proches, dont la sienne, et qu'il devra vivre avec un mort sur la conscience pour la fin de ses jours en prison...

Épisode 6 : En immersion

Titre original
Infiltrated
Numéro de production
167 (8.6)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Dawn DeNoon
Invités
Résumé détaillé

Lors d'un procès d'un violeur accusé d'avoir agressé sexuellement et tabassé une jeune femme, en pleine nuit, devant un guichet automatique bancaire, l'avocat de la défense parvient à discréditer le témoignage de Stabler qui a arrêté son client, qui souffre d'un trouble de l'éjaculation, car il a retrouvé son ADN dans un chewing-gum retrouvé sur le lieu du crime et non dans le kit du viol de la victime. Or, le viol a été filmé par la caméra de surveillance et l'agresseur était masqué du début à la fin de l'enregistrement. Donc il est impossible de l'inculper en raison de ses preuves peu solides. Pour l'avocat, il s'agit d'un coup monté de Benson qui avait déjà arrêté le coupable désigné quelques années plus tôt pour abus sexuel. Dès lors, il demande Benson à la barre pour l'interroger... Malheureusement, celle-ci est toujours infiltrée sous le nom de Persephone James, en Oregon, dans un groupe d'activistes écologistes afin de démasquer un écoterroriste.

Blessée avec d'autres contestataires lors d'une manifestation contre la destruction d'arbres centenaires par une puissante entreprise, Benson se retrouve à l'hôpital où elle est aussitôt arrêtée pour avoir défendu un manifestant, T-Bone, contre un adjoint du shérif, Ibold, qui les ensuite frappés à la tête. Ce dernier l'accuse de l'avoir agressé physiquement, ce qu'elle nie. Malgré tout, ses empreintes sont prélevées par Ibold qui la traite comme une criminelle. Libérée sous caution par son avocat commis d'office, Benson est approchée par le shérif Bartley, qui ne connait pas son vrai nom, et lui fait part du meurtre d'un employé, Carl Dunford, d'une firme de pharmaceutiques contre laquelle elle et les autres écologistes ont manifesté car elle verse des œstrogènes dans une rivière de l'Oregon. Il a été poignardé, castré puis jeté dans celle-ci. Si elle lui apporte des infos sur certains suspects potentiels parmi eux, il blanchira son casier judiciaire. Surveillée par Ibold qui l'a arrêtée pour coups et blessures et l'agent du FBI qui s'occupe de sa couverture, l'agent Dean Porter, Benson doit enquêter sur ce crime sexuel violent sans être démasquée par les autres activistes et la police de l'Oregon. Lorsqu'elle veut rendre visite à la mère de Dunford pour glaner des informations sur son fils, elle croise la route de Ibold qui la menace de l'arrêter une seconde fois pour cette fois-ci entraves à la justice et lui conseille de ne pas se mêler à leur enquête de police. Certaine de l'innocence des écolos, elle se fait passer pour une journaliste auprès d'un collègue de Dunford puis découvre que la victime était secrètement un pédophile. En effet, en pleine nuit, dans la maison de Dunford, elle surprend son ex-femme en train de se débarrasser de preuves gênantes, tel que des vidéos ou magazines pédopornographiques, et se justifie en lui affirmant qu'elle veut protéger leur fille en lui cachant l'horrible vérité sur son père. Choquée par sa découverte, Benson la laisse partir avec les affaires de son sex. Le lendemain, au moment où elle plante une pancarte dans le jardin de la demeure pour la mettre en vente, elle lui mentionne une baby-sitter de 12 ans qu'il avait violée plusieurs fois. Elle l'avait une fois surprise avec elle puis elle a décidé de se séparer de lui. Pourtant, désormais majeure et mère de famille, celle-ci lui certifie que leur relation était sérieuse et qu'il était son petit ami. Hallucinée par ces propos, Benson lui rappelle qu'elle était mineure et que Danford l'a violée à plusieurs reprises tout en profitant de sa naïveté juvénile. Elle s'est sentie aimée donc elle n'a rien dit à personne sur leur rapport pervers. Au bout d'un an, Il l'avait quittée car elle a pris la décision, au lycée, d'avoir un petit ami de son âge. Puis elle lui signale l'existence d'une pièce secrète se trouvant dans le sous-sol de sa maison où elle et lui se fréquentaient en douce. Celle-ci est décorée comme une jolie chambre pour petite fille. Benson découvre un couteau ensanglanté posé près d'une flaque de sang sur un lit et appelle Bartley. Satisfait de son travail de policière qu'il trouve louche pour une activiste, et malgré certaines hypothèses partagées par Benson sur le déroulement du crime, Bartley la somme d'arrêter son enquête et de retourner parmi les écologistes. Alors que Porter s'allie avec Bartley pour donner une conférence de presse publique, devant la résidence de Danford, pour rechercher sa dernière captive kidnappée quelques années auparavant, Britney, et désormais portée disparue, Benson est mécontente de voir que Bartley fait part de toutes ses informations qu'elle a récoltée toute seule aux médias. Comme il lui avait promit, l'adjoint Ibold procède à son arrestation pour entraves. Au commissariat, menottée comme une criminelle, elle est destituée par l'agent du FBI qui lui ordonne de retourner à New York car elle a compromis leur plan : elle devait se focaliser sur son infiltration des écologistes pour retrouver un écoterroriste et non pas enquêter sur ce meurtre. Démasquée par Bartley, qui a su qu'elle était flic en l'écoutant analyser la scène du crime en sa présence, Benson n'a pas d'autre choix que de retourner à New York. Alors qu'elle rappelle à Porter qu'elle doit retrouver l'écoterroriste, ce dernier et Bartley lui apprennent que celui-ci a été intercepté à Montréal car elle il a incendié le QG d'une entreprise jugée polluante. Porter lui offre donc un ticket de retour pour qu'elle retrouve ses collègues. Sa mission était vouée à l'échec dès son recrutement car ils ont fait fausse route. Déterminée à mettre la main sur la meurtrière qui, éprise de son ravisseur, l'a assassinée car il a voulu se servir d'elle pour enlever une fille plus jeune qu'elle, Benson convainc Porter de faire équipe pour la rattraper. Finalement interceptée dans une petite cabane isolée derrière l'ancienne maison de ses parents, qui ont déménagé depuis, elle se livre seulement à Benson. Elle n'a pas voulu le quitter car elle était follement amoureuse de lui. Cependant, Benson tente de la convaincre qu'il lui a fait subir un lavage de cerveau pour mieux la soumettre à lui et qu'elle n'était pas réellement sous son charme. Furieuse de savoir qu'il l'a trouvée trop vieille après avoir passé son enfance avec lui dans sa cachette, où il l'a violée pendant de longues années, elle l'a mutilé sexuellement puis jeté son cadavre dans la rivière que son entreprise polluait. Bouleversée par son récit, Benson demande à Porter de ne pas l'arrêter pour le meurtre mais plutôt de la confier à un bon psychiatre. Il plussoie sans aucun problème et lui sous-entend qu'il est temps de repartir pour New York. Désormais adulte, l'ancienne captive retrouve ses parents...

Pendant ce temps, le substitut du procureur fait tout son possible pour contacter Benson afin qu'elle témoigne contre l'accusé. Fin reçoit un appel de Benson pour qu'il lui détaille le casier judiciaire vierge de la victime mais elle raccroche au nez de Stabler au moment où T-Bone et sa petite amie l'approchent. Entre-temps, celle-ci était à deux doigts de la démasquer car, à l'hôpital, elle n'arrêtait pas de parler d'un Elliott lors de son sommeil... Si elle ne se présente pas à la barre, un vice de procédure sera prononcé par le juge et le violeur sera libéré. Alors qu'elle doit faire face au silence de leur chef Cragen et du FBI qui la couvrent, Novak s'inquiète pour la santé mentale de sa cliente. Traumatisée par son viol, elle lui confie ses envies de suicide et qu'elle se donnera la mort si Benson, qui est la seule à pouvoir incriminer son assaillant, ne témoigne pas pour elle et contre son bourreau. Finalement, après avoir arrêté la meurtrière atteinte du syndrome de Stockholm, et au grand soulagement de Novak et de Chelsea, Benson arrive à temps au tribunal et console la victime. Elle lui atteste qu'il était hors de question qu'elle ne vienne pas et qu'elle va l'accompagner coûte que coûte pour faire condamner son violeur.

Épisode 7 : Indélébile

Titre original
Underbelly
Numéro de production
168 (8.7)
Première diffusion
Réalisation
Jonathan Kaplan
Scénario
Amanda Green
Invités
Résumé détaillé
Une adolescente tatouer dans le bas du dos a été battue à mort. Deux autres jeunes filles portant le même signe ont été tuées. L'enquête conduit Stabler et Beck à un foyer d'accueil pour jeunes filles. Là, ils apprennent que la victime faisait partie d'un groupe qui se prostituait pour le compte d'un homme certain Victor. Stabler recommande à sa coéquipière de ne pas trop s'impliquer émotionnellement dans cette affaire.

Épisode 8 : Mal placés

Titre original
Cage
Numéro de production
169 (8.8)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Patrick Harbinson
Invités
Résumé détaillé

En pleine nuit, un van, avec à son bord deux enfants ligotés d'une dizaine d'années, plonge dans le fleuve. Son chauffeur les a libérés puis les a abandonnés. Arrivé sur les lieux, Dani et Munch remarquent les traces de menottes sur leurs poignets mais, traumatisés ils refusent de leur parler. L'unité spéciale parvient à récupérer une photo des passagers adultes prise par une caméra de surveillance. Seule Beck réussit à créer un lien affectif avec la petite fille, Eden, qui lui dit qu'elle était accompagnée par sa mère, Alma, et qu'elle ne connait pas le petit garçon qui était avec elles. Elle lui dévoile également qu'elle a une sœur, Rosemary, mais qu'elle ne sait pas où elle se trouve. Impressionné par les facultés de sa nouvelle collègue, Stabler annonce à leur chef Cragen qu'elle a sa place dans l'unité spéciale mais ce dernier lui rappelle qu'elle peut remplacer Benson... De leur côté, Munch et Fin retrouvent la trace du conducteur qui se cache chez sa mère. Il leur explique qu'il ignore tout d'eux mais qu'Alma l'a payé pour qu'il les transporte d'Albany à Brooklyn. Lors de l'accident, elle a pris la fuite et il leur précise qu'il a sauvé les enfants. Ces derniers s'avèrent être adoptés mais les enquêteurs ont du mal à retrouver leurs parents biologiques. Alors que le Dr Huang interroge le petit garçon, Marc, en lui demandant de dessiner une maison, celui-ci s'énerve subitement, l'agresse physiquement avant de poignarder Stabler à la poitrine avec un stylo. À l'hôpital, la proximité entre Stabler et Beck est perturbée par l'arrivée soudaine de sa femme Kathy et de leur fille. Bouleversée, Beck les laisse entre eux. Quant aux jeunes rescapés, la tendre Eden est placée dans un bureau des services d'aide aux enfants tandis que le violent Marc est sous sédatifs dans un hôpital psychiatrique. Leur comportement opposé intrigue les inspecteurs et Huang théorise qu'ils sont tous les deux en manque d'amour parental. En enquêtant seule auprès de la nouvelle assistante sociale d'Eden, Beck comprend que les services sociaux d'Albany n'ont pas de dossiers sur eux et qu'ils ont disparu du système en raison d'un mauvais placement dans une ancienne agence d'accueil peu fiable.

Pendant ce temps, Munch et Fin repèrent la trace d'Alma dans une maison lugubre abandonnée. Elle s'est encore enfuie mais ils comprennent que plusieurs enfants ont habité ici. Ils retrouvent également dans une benne proche des peluches, des vêtements de petite taille ainsi qu'une cassette audio partiellement détruite. Sur les lieux, Cragen remarque l'absence de Beck qui fait cavalier seul et, au poste, lui demande d'obéir à ses ordres. La demeure appartient à une agence d'adoption incompétente, Ignatius Petty Adoption Agency, et, au refuge, l'assistante sociale d'Eden apprend à Beck qu'elle a rompu son contrat avec elle car son directeur utilisait les enfants à des fins monétaires et, en se lançant dans le privé à la suite de son retrait de licence, qu'il ne fait aucune enquête sur leur origine. Elle reconnaît également Alma sur la photo, explique l'avoir renvoyée jadis et qu'elle travaille désormais avec l'agence Petty. Son manager se défend en disant que la maison en question est utilisée pour organiser des rencontres entre les parents et les adoptés et nie connaître Alma... alors qu'elle apparaît sur une photo avec des enfants dans ses bureaux. Inquiet, il téléphone à Alma mais Beck trace son appel et les enquêteurs la retrouvent enfin dans une chambre d'hôtel. Au poste, elle leur raconte qu'elle voulait ramener Eden et Marc dans la maison de l'agence Petty car leurs parents adoptifs ne pouvaient plus les élever chez eux et justifie l'utilisation des menottes pour les calmer. Alma et Petty seront arrêtés pour mise en danger d'enfants et leur centre d'adoption risque de fermer.

Mais l'enquête prend une autre tournure lorsqu'ils parviennent à écouter des bouts de la cassette audio volontairement cassée. Ils entendent trois voix d'adultes et une petite fille en train de suffoquer et de les supplier de la laisser respirer. Stabler pense qu'il s'agit d'une thérapie dite de la renaissance. Elle est recouverte par une couverture tandis qu'un homme mûr semble être allongé chez elle. De retour dans la maison d'adoption, les policiers découvrent le cadavre d'une fillette ensevelie sous terre. En voyant une photo de la morte, décédée en s'étouffant dans son vomi, Eden confirme qu'elle est bien sa sœur, Rosemary. Peu de temps avant son décès, elle a été violemment battue. Eden expose les faits à Beck et Stabler : elle vivait dans une maison de campagne avec Rosemary mais ceux qui les ont adoptées ont voulu se débarrasser d'elle car elle était trop méchante. Ils ont donc appelé Alma pour qu'elle la récupère dans le centre d'adoption Petty. Quant à Alma, elle reconnaît la voix du psychologue Rieff sur la bande audio. Ce dernier leur assure qu'il n'était pas présent lors de la mort de Rosemary mais qu'il donnait les instructions par à ses parents adoptifs, les Gabler, lors de sa thérapie de renaissance. Chez eux, ils constatent que le couple s'occupe de plusieurs enfants adoptés, dont des handicapés, et que tout semble normal. Mais lorsqu'Eden confie que sa sœur dormait dans une grange, Benson et Stabler y retournent et découvrent un petit garçon enfermé dans une cage comme un animal. Les Gabler sont aussitôt arrêtés pour maltraitance.

Ces derniers se disculpent en refusant toute accusation de violence physique sur eux mais qu'ils en enferment quelques-uns en raison de leur sauvagerie avec leurs frères et sœurs. Les Gabler sont défendus par certains adoptés qui les défendent en affirmant qu'ils sont de bons parents. Le couple réitère en disant qu'ils prennent en charge des enfants que personne ne désire et qu'ils ne les ont jamais frappés. Pourtant, ils ont fait l'erreur de tester la thérapie de renaissance sur Rosemary, une fillette violente et agressive avec eux. Elle est morte lors de la séance. Alors que leurs voix sont identifiables sur la bande audio, Novak apprend à Stabler et Beck qu'elle est irrecevable comme preuve car elle a été remontée par les techniciens car certains morceaux sont inaudibles mais aussi que leurs autres enfants adoptés veulent retourner vivre avec eux. Ils ne peuvent que compter sur le témoignage d'Eden mais Beck, qui s'est attachée à elle, refuse qu'elle aille à la barre.

Lors de leur procès, le docteur Rieff rejette la faute sur le couple en certifiant qu'ils n'ont pas suffisamment pris au sérieux ses conseils lors de l'exécution de la thérapie ce qui a provoqué la mort de Rosemary. Mais il les soutient en jurant qu'elle était dangereuse avec eux au point de les agresser avec un couteau. Par peur qu'elle les tue, ils s'enfermaient à clé dans la chambre la nuit tombée. Ils ont voulu la guérir mais ça a échoué. Leur avocate parvient à démontrer, avec l'aide de Rieff et d'une vidéo, que les enfants peuvent devenir méchants et menaçants lorsque leur mère leur donne plus du tout de l'attention. En manque d'affection parentale, ils peuvent développer des sentiments négatifs envers leurs parents. Dans le cas de Rosemary, avant d'être adoptée par les Gabler, elle a sans doute été élevée par des irresponsables ou des drogués ce qui a émergé en elle une violence et une haine qu'elle a extériorisées envers ces parents adoptifs. Affaiblie par l'alliance entre la défense et Rieff, Novak lui demande s'ils avaient raison de la laisser mourir d'asphyxie et de l'avoir ensuite enterrée. Il répond négativement à deux reprises.

Pour réussir à les inculper, Novak demande à Beck de pousser Eden à témoigner contre eux. Elle lui relate tous les sévices qu'ils lui ont fait subir à elle et d'autres enfants et que sa sœur a bien été séquestrée dans la cage. La petite fille accepte de parler au tribunal à condition que Beck la ramène chez elle pour qu'elle se sente en sécurité. Elle accepte et lui propose de se reposer sur le canapé du salon. Alors qu'elle dort, elle est réveillée par Eden qui a mis le feu à son appartement. Au moment où il se répand rapidement, Eden devient incontrôlable et hurle qu'elle veut mourir. Mais Beck parvient à éteindre l'incendie tout en la maîtrisant.

À l'hôpital, elle lui demande pourquoi elle a voulu les brûler vives et celle-ci lui répond qu'elle voulait mourir avec elle pour qu'elles soient ensemble pour l'éternité. Dès lors, Beck comprend qu'elle lui a toujours menti, du début à la fin. Même s'ils ont enfermé les plus dangereux dans des cages, Les Gabler n'ont jamais frappé ou torturé leurs enfants. Stabler informe sa partenaire qu'ils ont été condamnés à deux ans de prison pour homicide par négligence. Manipulée par Eden, Beck s'effondre en larmes et lui déclare qu'elle n'est plus faite pour ce métier. Stabler tente de la rassurer en lui attestant qu'elle est suffisamment forte pour travailler avec lui et ses collègues. Il lui rétorque que, malgré ce qu'ils peuvent endurer, ils doivent faire simplement leur métier. Elle doute sur son probable départ et Stabler lui réplique qu'elle seule doit décider. Finalement, épuisée, Beck lui fait ses adieux et quitte l'unité spéciale.

Épisode 9 : La Mort du cygne

Titre original
Choreographed
Numéro de production
170 (8.9)
Première diffusion
Réalisation
Peter Leto
Scénario
Paul Grellong
Invités
Résumé détaillé
L'épisode s'ouvre sur Central Park où un jeune couple d'amoureux se fait surprendre par un chien qui les mènera vers le corps d'une femme. Un homme est à ses côtés mais il prend la fuite en voyant le jeune couple. Pendant que l'amoureux appelle le 911, sa copine se rend à côté de la victime. Celle-ci tremble énormément et a de la difficulté à respirer. Elle lui demande si elle a été violée et celle-ci hoche la tête en signe d'approbation et meurt ensuite. Elliot Stabler (Christopher Meloni) s'amène sur les lieux. Elle va voir Melinda Warner (Tamara Tunie) qui est à côté du cadavre de la jeune fille. Stabler s'informe pour savoir comment la jeune fille est morte mais Melinda ne le sait malheureusement pas. Par la suite, une scientifique arrive et montre à Elliot trois sacs de plastique. Le premier contient une carte de crédit trouvée sur la victime, le deuxième une facture d'un café qui date d'une heure plus tôt et le troisième d'une tasse de café trouvée à trois mètres du cadavre. Stabler se rend ensuite au café et visionne quelques douzaines de fois la vidéo de surveillance. Il remarque qu'un sans-abri dévisage la victime pendant qu'elle commande son café.
Commentaires
Cet épisode marque le retour d'Olivia Benson (Mariska Hargitay).

Épisode 10 : Shéhérazade

Titre original
Scheherazade
Numéro de production
171 (8.10)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Amanda Green
Invités
Résumé détaillé

À la suite de la requête d'un prêtre de sa paroisse, Stabler accepte de se rendre au chevet d'un certain Judson Tierney, un homme atteint d'un cancer du poumon en phase terminale. Ce dernier lui demande de ramener sa fille Sheila, désormais adulte, avec qui il entretient un rapport fâcheux depuis ses 18 ans. En échange, il lui racontera son secret concernant un crime qu'il a commis dans le passé. Intrigué par son chantage et le soupçonnant d'agression sexuelle sur son enfant, Stabler demande à Benson d'éplucher son casier judiciaire. Pourtant, il est vide. Un ancien serrurier irréprochable qui a quitté son métier au moment où il est tombé gravement malade. Le duo d'enquêteurs décide donc de rendre visite à Sheila, une institutrice désormais mère de deux petites filles. Lorsqu'elle apprend que son père est mourant, celle-ci est indifférente à son sort et souhaite qu'il meurt le plus rapidement possible. Elle refuse également de leur expliquer pourquoi elle ne veut plus lui parler ni le voir. Elle leur expose simplement qu'elle a cessé de le fréquenter depuis la mort de sa mère à ses 18 ans et qu'elle préserve ses enfants de sa présence. Au moment où Benson et Stabler quittent son domicile, elle leur quémande de lui ramener les innombrables cartes de vœux qu'il lui a envoyées au fil des années. En les ouvrant, ils remarquent qu'il a cherché son pardon sans l'obtenir tout en lui faisant don de 100 dollars chaque semaine. Cependant, elle refuse d'être achetée et les sollicite pour donner la somme totale à des associations. Elle leur fait savoir qu'elle les a conservées pour lui redonner le jour de sa mort afin qu'il sache qu'elle ne les a jamais lues. Pour Benson, elle refuse de lui pardonner car elle a sans doute subi un viol de son père tandis que Stabler pense qu'elle a coupé les ponts avec lui pour une autre raison. Pour avoir une idée claire sur Tierney, ils décident donc d'envoyer les cartes au laboratoire pour analyser son ADN et voir s'il est bien fiché dans la liste des prédateurs sexuels. Pendant ce temps, Stabler propose à sa collègue de faire connaissance avec lui à sa maison de retraite. Quand il la présente à Tierney, il la confond avec Sheila en raison de la morphine qui l'assomme. Dès lors, un rapport cordial s'installe entre lui et la flic. Mais Benson et Stabler doutent de lui car il semble jouer avec eux. Si sa fille ne lui rend pas visite, il ne se confiera pas à eux. Alors que son lourd traitement contre son cancer le fait dormir de longues heures, visiblement touchée par sa détermination à vouloir envoyer d'autres cartes d'anniversaire à ses petites-filles qu'elles ne verront pas comme les précédentes, Benson accepte de veiller sur lui pour entendre son crime. Pendant ce temps, Stabler apprend que les empreintes prélevées sur ces cadeaux appartiennent bien à Jake Tierney, qui n'était d'autre que le premier prénom de Judson. Sous son réel nom, lorsqu'il était jeune dans les années 1950, il a bien eu un passé criminel. Ancien cambrioleur récidiviste, il a purgé une peine de six mois avant de se ranger complètement. Cependant, en examinant les billets qu'il a donnés à sa fille, un scientifique lui montre qu'ils sont anciens et le plus récent remonte à 1970. En d'autres mots, ils proviennent d'un butin volé puis stocké quelque part. Comme les numéros de séries sont archivés au FBI, Stabler se rend chez eux pour trouver une piste intéressante sur Tierney. Un agent spécial lui certifie qu'elle est chargée d'une enquête non résolue, celle des "bandits aux Fedora". En 1971, deux braqueurs de banque se sont évanouis dans la nature avec leur butin provenant de plusieurs casses. Ils sont toujours traqués par le FBI et Tierney est bien l'un d'entre eux. Quant à Benson, toujours à son chevet, elle lui ordonne de lui dire s'il a violé Sheila quand elle avait 18 ans. Choqué, il lui affirme qu'il ne l'a jamais touchée et que son histoire n'est pas de l'ordre sexuel.

Démasqué par Stabler, Tierney lui avoue bien qu'il était un des deux bandits et les braquages mais lui atteste qu'il a autre chose à leur confier. Depuis la naissance de Sheila en 1971, il a mis un terme à sa carrière de braqueur pour s'occuper d'elle. Les enquêteurs déduisent qu'elle ne veut plus lui parler car elle a découvert son passé criminel. Or, il leur annonce qu'ils font fausse piste. Agacé par son petit chantage, Stabler l'abandonne alors que Benson accepte de le soutenir physiquement vers sa fin de vie. Lorsque le prêtre Denis lui supplie de rentrer dans son jeu, Stabler veut savoir pourquoi il doit être manipulé par lui. Denis lui rétorque qu'il peut sauver toute la famille Tierney. Convaincu, Stabler accepte de poursuivre l'enquête sur lui. Sur le vif, Sheila apprend que son père était un voleur mais cette nouvelle l'indiffère. Elle révèle à Stabler la vérité sur son conflit avec lui. Quand sa mère est décédée, à ses 18 ans, il a voulu qu'elle reste avec lui pour qu'elle étudie à la fac mais elle a préféré partir en Europe. Néanmoins, elle n'a pas pu réussir son rêve car il a refusé de lui donner son acte de naissance, essentiel pour obtenir un passeport. En ouvrant de force le coffre de famille pour mettre la main sur des papiers importants pour en avoir un, elle a découvert que, sur l'acte de naissance en question, sa vraie mère était une dénommée Suzanne Molinax et non Léonore, depuis décédée. Son père s'est justifié en lui affirmant qu'est le fruit de sa liaison avec sa maîtresse car Lénore était stérile. Dégoûtée par cette révélation, Sheila a compris pourquoi sa mère adoptive ne lui avait jamais montré quelconque signe d'affection pour elle. En revanche, elle la comprend car elle a dû élever un enfant qui n'était pas le sien mais celui d'une autre femme. Trahie par son père, poussée par sa haine envers lui, Sheila a donc pris la décision de le rejeter et de fuir le domicile familial. Impatient de connaître l'histoire que lui cache Tierney car il a toujours pas réussi à les réconcilier, Stabler demande conseil au docteur Huang pour le faire parler. Celui-ci lui répond qu'il est le maître du jeu et qu'il lui racontera son crime le temps venu et qu'il agit comme la conteuse Shéhérazade. Il narre son histoire petit à petit pour la rendre captivante et captiver l'attention de son auditeur. Il essaie de résister à la mort en les manipulant avec des histoires de braquages et d'enfant illégitime pour mieux attirer Sheila et Stabler vers lui. Mais comme sa fille le renie, il a trouvé un substitut en la personne de Benson qui a accepté d'être à ses côtés pour attendre son récit qu'il dissimule toujours. Pour Huang, elle doit agir comme le ferait sa fille avec lui. Elle doit le brusquer et s'énerver contre lui pour le pousser à tout déballer. Malmené par elle, il lui assure que sa femme était bien stérile et qu'elle désirait à tout prix un enfant. Il n'a pas pu en adopter un à cause de son ancienne condamnation en prison. Malgré les origines de Sheila, issue d'une coucherie avec sa maîtresse, il lui promet que lui et Léonore ont toujours été de très bon parents pour elle. À son tour énervée par son histoire racontée au compte-gouttes, Benson s'emporte contre lui et s'apprête à l'abandonner sur son lit de mort. Au dernier moment, il se rétracte et lui demande de le suivre sur la tombe de son épouse où elle découvre un nouvel indice : un trousseau de clés caché sous un pot de fleurs. Résolu à conclure ce jeu de piste, Stabler tente d'ouvrir toutes les serrures du domicile de Judson. Dans son jardin, il décèle un bunker anti atomique sous terre qu'il parvient à ouvrir avec l'une des clés. À l'intérieur, il met la main sur un énorme ancien butin dans un coffre puis, dans un autre, sur un squelette momifié. Il s'agit de son complice, Jack. Son autopsie démontre qu'il a été tué d'une balle en plein cœur à bout portant et, comme le détermine ses anciennes pièces retrouvées dans ses poches et ses vieux habits, qu'il est bien décédé en 1971, l'année de la naissance de Sheila et de la formation puis dissolution des "bandits aux Fedora". Interrogé par Benson, Tierney confesse qu'il a bien abattu Jack et qu'il méritait sa mort. Selon lui, il n'avait pas de famille sauf une femme dont il a pris soin de lui envoyer de l'argent. Questionnée par Stabler, elle lui stipule que Jack lui offrait toujours des bijoux quand elle lui posait des questions sur son train de vie fastueux. Elle a toujours cru qu'il s'était enfui avec sa maîtresse avant d'apprendre, grâce à Stabler, qu'il était mort depuis une trentaine d'années. Pourtant, un jour, sa rivale est venue chez elle pour la supplier de quitter Jack dont elle était follement amoureux et surtout enceinte. Mais Jack a pris peur et l'a évitée. Désormais, le puzzle se reconstruit. De plus en plus affaibli par la morphine et son cancer, Tierney garantit à Benson que Jack est le père biologique de Sheila et qu'il a falsifié son acte de naissance et lui confesse enfin son crime. En 1971, Jack l'a appelé pour qu'il lui ramène de l'essence car il a abattu Suzanne de sang-froid. Déçue par son manque de responsabilité envers leur nouveau-né et son indifférence pour elle, elle a voulu le dénoncer à la police pour ses braquages. Il l'a aussitôt tuée avant de lui demander de l'aide pour brûler son corps ainsi que leur bébé chez elle. Alors qu'il versait l'essence partout dans la maison de Suzanne, Tierney lui a tiré une balle en plein cœur pour l'empêcher de tuer son enfant puis il l'a ramenée auprès de sa compagne Lenore. Il l'a informée du crime qu'il a commit, de la raison qui l'a poussé à le faire ainsi que de tous les braquages qu'il avait organisé avec Jack. Elle a accepté d'élever la petite Sheila à condition qu'il mette un terme à ses braquages, ce qu'il a accepté. Enfin, il a déposé son cadavre et la totale de leur butin dans deux malles distinctes dans son bunker anti-atomique. Il a toujours caché la vérité à Sheila sur ses parents biologiques car il ne voulait pas qu'elle sache que son père n'était d'autre qu'un braqueur qui a assassiné sa mère, une maître-chanteuse qui s'apprêtait à le balancer aux flics. Ahurie par son récit et sous la demande de Tierney, Benson procède à son arrestation pour homicide et enlèvement.

L'enquête n'est pas finie. Alors qu'il rouvre d'anciens dossiers pour mettre en accusation Tierney, Stabler et Fin lève le voile sur un certain Mike Mollinax, l'époux de Suzanne, qui est emprisonné à vie pour son meurtre et pour l'avoir brûlée. En prison, Mollinax prétend à Stabler qu'il était autrefois un ivrogne et qu'il violentait les femmes. Lorsque Suzanne l'a viré de leur domicile conjugal, il lui a juré qu'il la tuera et la brûlera s'il l'attrape avec un autre homme. Quand elle a été tuée, la police l'a immédiatement soupçonné de son assassinat prémédité et traqué. Ce dernier s'est réfugié chez sa maîtresse qu'il frappait également et celle-ci l'a donc dénoncé aux policiers. Sa réputation l'a tragiquement condamné à vie, en 1972, pour un crime qu'il n'a pas commis. Malgré sa tendance à tabasser les femmes, il n'a pas tué et incinéré Suzanne chez elle. Stabler parvient à convaincre le substitut du procureur Novak de blanchir son nom en le libérant de prison. Comme il ne pourra pas témoigner à la barre pour avoir abattu Jack en raison de sa phase terminale, Novak prend la décision de prendre sa déposition sous serment pour innocenter Mollinax. Ignorant tout de sa peine passée en prison depuis 1972, Tierney accepte de tout répéter à Novak qui enregistre son récit. Mais leur enregistrement s'arrête brusquement car Tierney perd connaissance à cause de son lourd traitement à la morphine. Sans sa déposition, elle ne pourra pas libérer Mollinax de prison. Son infirmière annonce à Novak, Benson et Stabler qu'il est sur le point de mourir mais qu'un produit puisant peut le réveiller si le malade est d'accord pour l'absorber. Malheureusement, il est beaucoup faible pour donner son accord et seul un proche peut accepter qu'on lui administre. Déterminé à sauver la peau de Mollinax, Stabler n'a pas d'autre choix que de retracer à Sheila son histoire familiale et la mort de ses deux parents biologiques. Elle se rend compte que Tierney lui a tout caché pendant toutes ses années pour la protéger et ne pas la décevoir. Abasourdie, elle se résout à signer les papiers médicaux pour qu'on le réveille afin qu'il puisse déposer sa déposition auprès de Novak. En revanche, elle conjure Stabler de lui dire qu'elle ne le fait pas pour lui mais seulement pour innocenter Mollinax du meurtre de sa mère qu'il n'a pas tuée. Hésitante à le voir sur son lit de mort, Sheila panique et Stabler lui rappelle que Tierney a agi comme un vrai père. Il l'a protégée de ses origines criminelles depuis son enfance car il l'a aimée comme si elle était son vrai enfant. Convaincue, alors qu'il reprend connaissance, elle s'approche de lui avant de rebrousser chemin. Il la reconnaît de loin, l'appelle mais elle est déjà partie. Benson le rassure en lui donnant sa parole qu'elle reviendra vers lui. Alors que sa douleur s'intensifie, il avoue ses crimes à Novak pour obtenir la libération de Mollinax. Il est finalement blanchi du crime de Suzanne grâce à lui.

Néanmoins, il ne peut pas être libéré de prison car le directeur le poursuit pour un autre meurtre qu'il a cette fois-ci commis, dans les années 1980, lors d'une rixe raciale entre détenus Aryens et Noirs. Il n'a pas été jugé à l'époque car il était déjà emprisonné à vie. Pourtant, ce dernier se défend en maintenant qu'il s'agissait d'une légitime défense contre un prisonnier Noir qui l'a étranglé en pleine bagarre avec d'autres bagnards. Il a voulu l'esquiver mais un Noir l'a pris pour un Aryen. Attaqué, Mollinax s'est défendu et l'a poignardé. De son côté, rongé par son cancer, Tierney lutte contre sa mort proche car il veut apprendre de son vivant la libération de Mollinax. Désormais, le temps presse. Pressé par Stabler pour l'obtenir, Novak lui explique qu'elle ne peut rien faire juridiquement pour lui car son meurtre a eu lieu en prison et non dans la ville de New York. Même si six gardiens confirment qu'il a agi en légitime défense contre son assaillant, Novak n'a pas les pouvoirs légaux pour le blanchir ce coup-ci. Quant au procureur de l’État, elle ne peut rien faire pour l'influencer car il soutient la prison. Désormais, Mollinax risque de purger le reste de sa vie en prison car il s'est simplement défendu contre un autre détenu qui était à deux doigts de le faire mourir. Malchanceux, Mollinax a passé la moitié de son existence derrière les barreaux pour de fausses accusations. Sachant que la juge Elizabeth Donnelly est proche du gouverneur, Novak et Stabler la supplient pour qu'elle lui demande de gracier Mollinax pour son auto-défense. Elle leur signale qu'il ne peut pas court-circuiter la décision du procureur de l’État qui souhaite l'inculper. En revanche, le gouverneur peut le libérer à condition que son temps purgé en prison jusqu'ici soit appliqué au meurtre du Noir qu'il a réellement commis. En d'autres mots, s'il plaide coupable pour ce crime en question, il sera encore condamné à vie mais l’État acceptera sa grâce car il a été victime d'une erreur judiciaire qui a détruit sa vie. Le compte à rebours est déclenché car Tierney ne peut plus se battre contre sa mort. Novak quémande Stabler de lui mentir en lui déclarant que Mollinax est libre mais Stabler ne veut pas lui faire une fausse promesse. Finalement, leur requête est acceptée par le gouverneur et Mollinax peut enfin sortir de prison. Stabler appelle rapidement Benson pour qu'elle apprenne la bonne nouvelle à Tierney. Soulagé, Tierney la prie pour qu'elle reste à ses côtés le temps qu'il meurt. Elle accepte de l'accompagner vers sa mort. Au même moment, Stabler accompagne Sheila à son chevet. Enfin persuadée qu'il est un homme bon et, malgré tout, un père de famille qui l'a toujours aimée, elle est prête à faire la paix avec lui. Il est décédé. Face à Tierney profondément endormi, Sheila s'effondre en larmes...

Épisode 11 : Torts partagés ?

Titre original
Burned
Numéro de production
172 (8.11)
Première diffusion
Réalisation
Scénario
Judith McCreary
Invités
Résumé détaillé

Un couple en instant de divorce, les Sennet, se dispute la garde de leur fille adolescente, Tessa. Son père, Miles, était un alcoolique et un toxicomane tandis que sa femme Valerie a obtenu une ordonnance restrictive pour qu'il ne s'approche pas d'elle ou de sa fille sans autorisation. Alors qu'il passe du temps avec Tessa, l'assistance sociale écourte une nouvelle fois leur rendez-vous au grand désarroi de Miles. Le soir même, alors que Valerie prend sa douche, elle est agressée physiquement. Puis, un jour après, elle raconte à Benson et Stabler qu'elle a été violée et qu'elle a attendu pour les appeler car elle ne veut pas que Tessa sache qu'elle a subi un viol. Elle a reconnu son violeur qui est rentré par effraction chez elle : il s'agit de Miles.

Très vite, Benson et Stabler s'opposent sur son témoignage. Alors qu'elle pense qu'elle dit vrai, Stabler, lui, prétend qu'elle ment car son futur ex-mari n'a aucun antécédent de violence sur qui ce soit. Selon lui, elle est prête à tout pour avoir la garde de Tessa quitte à inventer un viol. Sa collègue lui reproche de prendre sa défense car lui-même s'apprête à divorcer avec Kathy. Mais l'affaire s'avère être difficile car Valerie refuse que sa fille soit entendue comme témoin par eux. Quant au juge Harrison, chargé de prolonger ou non son ordonnance restrictive, il a refusé de la renouveler. Questionnés par les enquêteurs, il explique qu'elle profite trop du système judiciaire pour obtenir tout ce qu'elle veut pour lui pourrir la vie. Son compagnon ne les a jamais frappées et il ne le considère pas comme une menace pour elles. Pour le juge, elle chercherait à nuire Miles par tous les moyens possibles. Contrairement à lui, l'assistante sociale rétorque à Fin et Munch que Miles insistait quotidiennement pour voir sa fille en se rendant chez son épouse, tout en respectant la distance dictée par son ordonnance, et que celle-ci a déménagé plusieurs fois car elle avait peur de lui. Fin lui rappelle qu'elle n'a pas droit de réduire le temps des visites entre lui et sa fille mais elle coupe court à son interrogatoire. Agacé par son indifférence, il s'apprête à déposer une plainte officielle contre elle car elle abuse de son pouvoir.

Interrogée par Benson et Stabler à son école, Tessa protège son père en affirmant qu'il a bien eu des soucis avec la drogue et l'alcool mais qu'il n'a jamais fait du mal ni à elle ni à sa mère. Elle dément lui avoir dit où elles habitaient désormais mais admet qu'elle avait les clés de son nouveau domicile dans son sac à dos. Leur discussion est avortée par Valerie qui leur demande de ne plus adresser la parole à sa fille et leur redit qu'elle n'a pas vu son père le soir de son viol car elle dormait. Benson pense que Tessa tente de le couvrir mais Stabler se doute encore plus de sa mère qui refuse que sa fille témoigne. De son côté, furieux, Miles garantit que Valerie ment pour le détruire. Il ne cache pas son passé de drogué alcoolique mais nie d'être un violeur. Même si des fibres ont été retrouvés chez sa femme, prouvant qu'elle a bien une relation sexuelle, il jure qu'il ne l'a pas touchée même s'il n'a pas d'alibi pour se défendre. Au poste, les deux conjoints se croisent au détour d'un ascenseur puis s'insultent et se frappent violemment. Les inspecteurs les séparent aussitôt. Benson et Stabler apprennent qu'elle s'est rétractée auprès de leur chef Cragen.

Benson est convaincue qu'elle est revenue sur son témoignage pour protéger sa fille tandis que Stabler reste sur sa position : elle a inventé son viol. Pourtant, les fibres analysés appartiennent aux cheveux de Miles mais Stabler spécule que leur fille les a ramenés naturellement chez elles. Benson en doute fortement et se demande comment il a su leur nouvelle adresse. Alors que le duo se divise en raison de leurs opinions, le substitut du procureur se range du côté de Stabler et ordonne l'arrestation de Valerie Sennet pour faux rapport de police et accusation mensongère. Une démarche qui permet au Dr Huang d'interroger librement sa fille loin d'elle. Si elle avoue sa présence dans leur domicile la nuit de son viol, l'unité spéciale pourra perquisitionner l'appartement de Miles. Son épouse est bien arrêtée tandis que Tessa le défend une nouvelle fois en certifiant qu'il n'est un violeur et qu'il n'a jamais violé sa mère. Elle reconnaît que, avant son agression sexuelle, il était bien avec elle dans sa chambre mais qu'elle ne lui a rien dit sur leur nouvelle demeure. Elle persiste en réaffirmant qu'il ne ferait jamais du mal à sa famille... tandis que Valerie avoue avoir menti sur son viol dans l'unique but de ne pas la blesser. Mais elle leur répète qu'il l'a bien violée.

Fin et Munch déduisent que seule l'assistance sociale connaît leur adresse du moment. En inspectant sa voiture, ils découvrent un traceur GPS bien caché et, en fouillant l'appartement de Miles, un livret sur cet appareil électronique. Il s'est rendu chez elles en suivant la balise dissimilée son véhicule. Il est à son tour appréhendé pour viol et harcèlement. Il leur assure qu'il est seulement rentré en douce chez sa future ex-compagne pour expliquer à sa fille ce qu'est "un chasseur de têtes", répondant à une question qu'elle lui avait posée. Elle a partagé avec lui sa crainte de devoir déménager avec sa mère à Dallas. Mis en colère par cette nouvelle, il a sorti de force Valerie de sa douche et l'a secoué violemment pour lui dire de ne pas lui prendre sa fille. Mais il réfute totalement le viol. Parmi les enquêteurs de l'unité spéciale, seul Stabler le croit tandis que Benson et Cragen rejettent sa version. Le docteur Huang leur apprend que Tessa défend son père qui, selon elle, n'est pas violent avec ses proches.

Lors d'un rendez-vous entre Benson et la femme de Stabler, celle-ci lui demande si son mari travaille toujours avec Dani Beck. Benson la rassure en lui dévoilant son départ soudain de l'unité spéciale et qu'elle a été promue dans son ancien service au Danemark. Kathy lui demande de pousser son époux à signer les papiers de leur divorce. Isolé de son équipe, Stabler rencontre une voisine de Valerie qui lui décrit un enquêteur d'un bureau d'avocats, un certain Phil, qui s'était rendu chez elle un soir. Sa conviction que la victime ment irrite ses collègues dont Novak qui lui insinue qu'il délaisse la justice au profit de la défense de l'accusé tandis que Benson prétend qu'il est de son côté car il s'apprête à divorcer et qu'il a eu lui aussi des accusations de violence. Il est persuadé qu'elle a un amant.

Lors de sa mise en accusation pour viol avec préméditation, harcèlement et violation de domaine privé, Sennet plaide non coupable et sa caution s'élève à 500 000 dollars, contrairement aux 100 000 dollars demandés par la ministère public. Le juge Petrovsky lui reproche sa violation de son ordonnance restrictive suivie du viol. Déçue par le montant, et alors que Benson la rassure par la somme élevée qui l'empêchera de sortir de prison, Valerie quitte le tribunal et refuse de revoir sa déposition avec Novak. Mais, en vendant leur deuxième maison, les parents de Miles la payent et il est aussitôt libéré Au poste, Stabler révèle à Benson que Valerie leur a caché l'existence d'un avocat avec qui elle couche. Soudainement, ils reçoivent un appel de l'hôpital qui leur déclare que Valerie est entre la vie et la mort. En pleine rue, il l'a immolé avec de l'essence. Son corps est à moitié calciné et, malgré les opérations qu'elle va subir, elle ne pourra pas survivre longtemps. À son chevet, elle a la force de redire à Benson qu'il l'a violée. Stabler culpabilise de ne pas l'avoir crue.

Les inspecteurs retrouvent la trace de Tessa qui rejoint son père à Central Park. Il lui annonce qu'il a tué sa mère mais elle refuse de le croire. L'unité spéciale arrive in extremis et Miles demande à Stabler d'éloigner sa fille. Au moment où il sort un couteau de cuisine vraisemblablement pour se suicider, Benson lui tire dessus avec des balles en plastique qui l'immobilisent. Il est arrêté. Quant à Tessa, elle ira vivre avec ses grands-parents.

Au poste, Benson reçoit la visite de Phillip Anderson, l'amant de Valerie. Alors qu'elle lui rapporte que l'enquête est close, il lui confirme bien qu'il enquêtait pour son avocat et qu'il a eu une relation sexuelle avec elle le soir de son viol tout en utilisant un préservatif. Au début de l'enquête, Stabler théorisait que les maris n'en utilisent pas pour coucher avec leurs propres femmes. Découvrant qu'elle a été manipulée par elle depuis le début, Benson lui propose d'aller lui rendre visite à l'hôpital car elle est dans un état grave mais Anderson refuse, prétextant qu'il s'agissait simplement d'un plan d'un soir.

Le lendemain matin, tous les deux insomniaques, Stabler retrouve sa collègue en bas de son immeuble qui lui a apporté du café. Elle admet qu'il avait raison pour sa relation extraconjugale et sur son viol qu'elle a inventé. Quand Stabler lui annonce qu'elle est décédée dans la nuit à la suite de ses brûlures, Benson n'en revient pas qu'elle lui a menti même sur son lit de mort. Stabler lui déclare également qu'il a signé les papiers du divorce qu'il a déposés dans la boîte aux lettres de Kathy. Il l'a fait car il ne voulait pas que Kathy le haïsse comme l'a fait Valerie avec son mari. Elle le rassure en lui disant qu'il a fait le bon choix. Les deux collègues se réconcilient et Benson lui confie que la plus longue relation qu'elle a eue avec un homme, c'est bien avec lui.

Épisode 12 : Beau parleur

Titre original
Outsider
Numéro de production
173 (8.12)
Première diffusion
Réalisation
Arthur W. Forney
Scénario
Paul Grellong
Invités
Résumé détaillé

Sur un campus, dans une résidence, une jeune Chinoise tuméfiée en larmes, Ming, s'enferme dans la salle de bain de sa chambre universitaire pour laver son linge taché de sang. Sa colocataire la presse de lui ouvrir la porte mais elle refuse de la voir. Devinant qu'elle a subi un viol, son amie contacte un conseiller universitaire, Ken, pour qu'il la persuade de raconter son agression sexuelle à son père qui n'est d'autre que Tutuola. D'abord réticente de contacter l'unité spéciale, elle lui fait confiance et narre son viol à Fin. Son agresseur encapuchonné et masqué l'a attaquée par surprise en pleine nuit dans la rue et l'a entraînée dans un coin isolé pour la violer. Il l'a forcée à lui dire qu'elle aimait ça avant de l'étrangler. Elle n'a pas vu voir son visage. Deux témoins l'ont vue en train d'abuser d'elle et l'ont sauvée en le pourchassant. Apeurée, Ming supplie Fin de ne rien raconter à ses parents mais Ken la rassure en lui disant qu'ils doivent le savoir. Paniquée, elle regrette d'avoir parlé et quitte Fin. Il demande à son fils de la pousser à faire une déposition. Malheureusement, elle refuse de coopérer avec l'unité spéciale. Sans son témoignage, Fin ne peut pas poursuivre l'enquête et il explique à son fils, qui le presse à retrouver le criminel, qu'il peut comprendre son choix car elle est encore traumatisée. Cependant, Benson le pousse à retrouver les deux témoins qui lui ont porté secours. Ces derniers ont appelé la police mais elle a refusé de les croire parce qu'ils étaient beaucoup trop éméchés et drogués. Heureusement, Fin parvient à les retrouver dans un bar à thème et ils lui expliquent qu'ils l'ont fait fuir en tentent de l'arrêter. Ils leur dressent un portrait-robot, celui d'un homme dont le visage est caché derrière un bandana sur la bouche, une capuche et des lunettes de soleil. Fin et son fils le montre à Ming et elle leur signale qu'il est bien son agresseur. Pourtant, alors qu'elle lui expose son emploi du temps du jour de son viol, Fin lui fait remarquer qu'elle ne lui dévoile pas tout. Selon elle, elle est partie du domicile de ses parents en fin d'après-midi avant d'être violée en début de soirée. Lorsqu'il essaye de la forcer à lui dire ce qu'elle a fait pendant six heures entre les deux créneaux, Ming met fin à leur conversation. Dès lors, la suspectant de connaître son agresseur ou d'inventer son viol, Fin se rend chez ses parents à Brooklyn où il rencontre sa sœur. Celle-ci lui confie qu'elle l'a accompagnée à une clinique gratuite pour obtenir des pilules contraceptives pour elle. Comme Ken, elle considère Ming comme une fille sérieuse et timide. Surtout, apprenant qu'elle a été agressée sexuellement, elle lui stipule que leurs parents ne doivent pas savoir qu'elle a subi un viol car ils l'ont promise à un homme pour un mariage arrangé. S'il apprend qu'elle est souillée, il la rejettera et compromettra l'avenir familial. D'ailleurs, ils refusent de la collaborer avec la police, prétextant qu'ils peuvent résoudre l'enquête eux-mêmes, tout en ignorant ce que leur fille ont réellement vécu, sans l'aide de Fin. Son père le menace de porter plainte contre lui et l'unité spéciale s'il interroge encore leurs filles. Quant à Ming, elle est interdite de sortir de sa maison familiale sauf pour aller en cours. Dès lors, Fin est confronté à une impasse. En plus d'escorter et de surveiller sa fille, son père annule l'enquête de son gré. Sans leur coopération, au grand désarroi de Ken, son agresseur ne peut pas être appréhendé. Mais ce dernier a récidivé. Une jeune femme blanche, Kara Bawson, a été violée dans sa galerie d'art. Interrogée par Fin, elle lui narre tout son viol, similaire à celui de Ming. Un homme au visage masqué derrière un bandana et des lunettes de soleil l'a frappée au visage, puis violée tout en lui demandant de le complimenter. Elle lui fait part qu'il était très bavard, qu'il a étouffé ses cris avec ses doigts et qu'il l'a contrainte de lui dire qu'elle était chanceuse qu'il lui donne du plaisir sexuel. Pour survivre, elle a accepté de lui faire des compliments alors qu'il l'a agressée et, surtout, il lui a soufflé qu'elle était la plus jolie fille qu'il avait vue. En visualisant le portrait-robot, elle s'effondre en larmes et reconnait son assaillant. Deux viols identiques malgré deux types de femmes différentes. L'une est étudiante boursière tandis que la seconde est la fille mondaine d'un promoteur très riche. Issu de l'unité spéciale de Brooklyn, l'inspecteur Chester Lake certifie à Fin et à son chef Cragen que leur criminel est le même qui sévit dans son arrondissement. Il s'agit d'un violeur et tueur en série qui a violé trois autres femmes avant de les étrangler à mort. Circonspect par son rapprochement entre son enquête et la sienne, d'autant plus qu'il a arrêté de tuer ses proies, Fin accepte de faire équipe pour traquer ce pervers. Leur première stratégie est de trouver un lien entre les victimes de Brooklyn et de New York.

D'abord, ils interrogent Kara qui leur fait savoir qu'elle ne va jamais à Brooklyn et qu'elle n'a jamais vu Ming de sa vie. Ils sont surpris de voir qu'elle s'apprête à quitter New York pour un moment avec son père afin de se changer les idées et d'échapper à la couverture médiatique de leur affaire. Celui-ci les met sur la piste de l'ex de Kara, Olivier. Un de ses proches travaille avec lui et lui a confié qu'il avait une préférence pour des prostituées asiatiques. Trader, il nie la connaître. Grâce à Ken qui parvient à l'isoler de son père sur le campus, Ming fait savoir à Fin et Lake qu'Oliver donnait des cours d'économie à la fac et qu'il a tenté de flirter avec elle en lui conseillant de suivre des cours particuliers avec lui. Même elle a pris peur de ses avances car il a commencé à être agressif et elle a commencé à l'éviter. Au poste de police, malmené par Fin et Lake, Oliver se défend en insinuant qu'il n'est pas un violeur et qu'il n'a jamais touché toutes ses femmes, qu'elles soient mortes ou non. Leur interrogatoire brutal est stoppé par Stabler qui informe Lake et Fin que le violeur en série a récidivé et que sa nouvelle proie, Edie, est hospitalisée. Olivier est donc bien innocent. Elle leur retrace donc son agression sexuelle semblable à celle de Kara et de Ming. Elle leur fait part de deux détails cruciaux. Bavard, il l'a étouffée en mettant ses doigts dans sa bouche et elle a tout de suite su qu'il portait des gants en latex car elle est allergique à cette matière. Puis il lui a dit qu'il était désormais célèbre et qu'elle avait de la chance d'être sa victime. Autour de son cou, Lake décèle une marque de main similaire à celle retrouvée sur les femmes étranglées à Brooklyn. Il s'agit bien du même violeur en série qui, désormais, n'étrangle plus ses victimes jusqu'à leur mort. Il sévit dans plusieurs arrondissements tout en les choisissant au hasard sans se soucier de leurs origines ou de leur statut social. Rapidement, Lake et Fin comprennent que leur homme porte des gants de médecin et que l'une d'entre elles était médecin dans une clinique gratuite de contraception à Brooklyn, celle où Ming a accompagné sa sœur pour avoir une pilule. Elle appartient à un docteur réputé, Rankesh Chanoor, qui travaille également dans un hôpital à Manhattan. L'une de ses patientes n'est d'autre qu'Edie, la dernière femme violée. Le puzzle est reconstruit. Toutes les victimes ont fréquenté ces deux centres médicaux où travaille Chanoor sauf une défunte qui était sa voisine à Coney Island. Seule Kara ne s'est jamais rendue dans ces hospices. Pour éviter qu'il ne sache qu'ils enquêtent sur lui, le substitut du procureur Novak les couvre avec un mandat concernant sa fraude à l'assurance pour qu'ils perquisitionnent librement son bureau. Sous les yeux de son fils Henry, un homme de ménage qu'il semble mépriser, Chanoor est arrêté dans sa clinique par Lake et Fin. Même si elles étaient toutes ses patientes ou voisines, il nie les faits et semble être surpris qu'on l'accuse de viol et de meurtre. Leur entretien est brusquement avorté par l'arrivée de sa fille avocate. Lors d'un tapissage, il est habillé et masqué comme le violeur en série. Malheureusement, ni Edie ni Ming ne reconnaissent sa voix. Il est donc relâché. Le rapport entre Lake et Fin s'intensifie car le second pense que son collègue temporaire l'a mené sur une fausse route et qu'il est à deux doigts de bâcler leur traque. Malgré tout, ils décident ensemble de continuer à enquêter sur Chanoor. Dans son hôpital, une infirmière leur confesse qu'elle a eu plusieurs plaintes incognito de collègues féminines car Chanoor a tenté d'abuser d'elles mais elle a les influencées pour qu'elles ne portent pas plaintes contre lui car il est beaucoup trop célèbre et puissant. Il aurait pu détruire leurs carrières et leur avenir. L'une d'entre elles a repoussé ses avances violentes avant de démissionner. Elle a eu peur de lui car il lui a mis la main sur sa gorge pour l'étrangler... En fouillant dans le casier de Chanoor, son fils Henry interrompt Lake, qui ignore qu'il est le fils de leur suspect, et lui insinue qu'il fait fausse route sur son père. En inspectant le mur de son bureau, décoré de récompenses, de prix ou encore de photos de ses filles diplômées en droit et en médecine, le duo de flics s'aperçoit qu'il est très fier de leur réussite sociale. Mais ils découvrent aussi un album nostalgique et glauque constitué d'articles de journaux retraçant le parcours criminel et médiatique du violeur en série, également parsemé de commentaires écrits louant sa supériorité sur ses victimes et la police. Une preuve incriminant directement Chanoor qui semble être fier de ses viols en série au point de collectionner des coupures de presse qui vont du premier meurtre au dernier viol. Choqué, il reconnaît l'écriture de son fils et saisit qu'il l'a piégé. Sa fille avocate le conjure de ne pas le trahir mais il le dénonce. Questionné sur l'absence de photos de son seul garçon sur le mur de son bureau, il répond aux enquêteurs qu'il est un bon à rien et un raté contrairement à ses filles. Il a beaucoup trop honte de lui au point de le renier. Fin et Lake se rendent compte que l'homme de ménage qu'ils ont croisé dans son hôpital est son fils Henry, le vilain petit canard de sa famille. Ignoré par son père, il a voulu se venger de lui en l'accusant de ses propres meurtres et viols qu'il a commis en déposant son album dans son bureau. Il nettoie à la fois sa clinique gratuite et son hôpital où il a pu sélectionner ses proies. Quant à Kara, il l'a choisi en voyant sa photo dans un journal où elle était située à côté de son portrait-robot publié. En d'autres mots, Henry est considéré comme un loser par son père qui lui préfère ses deux sœurs surdouées. Son passeport est désormais fiché par les aéroports et les gares pour le coincer immédiatement. Grâce à sa carte bancaire utilisée pour acheter un billet pour Montréal, l'unité spéciale parvient à le retrouver dans un bus et l'intercepte. Alors qu'il tentait de fuir le pays, il clame son innocence.

En parcourant son album où il se désigne comme une star du viol et du meurtre, Fin, Lake et Cragen discernent sa personnalité perverse. Souffrant d'un complexe d'infériorité face à ses deux sœurs talentueuses, Henry a décidé de devenir à son tour en violant et tuant des femmes. Il leur a demandé de les complimenter pendant qu'il les violait pour satisfaire son égo. Désormais, il jubile car il est devenu aussi célèbre qu'elles. Afin de plaire à son père à sa façon, il a cherché à l'humilier en ternissant sa réputation à travers ses crimes sexuels. Comme l'explique Fin à son chef, il a arrêté de tuer ses proies car il s'est rendu compte qu'elles ne pouvaient pas plus parler de lui à la police. Or, il désire qu'elles leur racontent ce qu'il leur a fait subir. Imbu de lui-même, il a également sélectionné Kara car elle était connue dans les médias et pour qu'elle participe à sa renommée nationale. Pour le pousser à plaider coupable, Fin et Lake font semblant de le féliciter pour son parcours meurtrier réussi. En lui disant qu'il est rusé et qu'il est le plus incroyable des psychopathes qu'ils ont traqué jusqu'ici, touché par leur louange à son égard, Henry dévoile son visage de pervers narcissique et sa haine pour son père. Il se présente comme un homme à femmes et un assassin insaisissable car invincible. Il a voulu détruire sa carrière en devenant un tueur et violeur en série populaire. Son plan a réussi car, maintenant, il ne pourra pas l'ignorer en raison de sa célébrité macabre. Lors de la lecture de son accusation, sa sœur avocate parvient à convaincre la juge de le laisser près de sa mère malade dont il est très proche afin qu'il lui fasse ses piqures habituelles. Selon elle, il est le seul à pouvoir lui faire des injections sans douleur car son père est beaucoup trop occupé. Malgré l'incompréhension de cet argument par Novak et Fin, la juge lui accorde cette demande, retire le passeport d'Henry et lui impose un bracelet électronique jusqu'à son procès. S'il sort de la maison de sa mère, il ira immédiatement en prison en attendant son jugement. L'enquête est donc close. Déçus par le sort juridique d'Henry, Fin et Lake se séparent cordialement, s'enthousiasment de savoir qu'il ne terrorisera plus la ville et retournent dans leur commissariat respectif.

Malheureusement, en pleine nuit, Fin reçoit un appel du contrôleur judiciaire d'Henry. Il a réussi à s'échapper de son domicile sans être détecté par la police. Fin et Lake se retrouvent précipitamment pour mettre la main sur lui avant qu'il ne commette un nouveau viol. Ils se rendent chez sa mère et conçoivent qu'elle l'a aidé à fuir. Halluciné par le choix de sa femme de protéger un violeur, Rakesh la supplie de leur dire où il se trouve. Mais celle-ci s'emporte contre son époux en lui prétextant qu'il est devenu un monstre car il ne l'a jamais aimé ni donné de l'affection contrairement à elle et leurs filles. Même s'il a déshonoré leur famille, et si elle risque la prison pour le protéger comme le ferait chaque mère selon elle, elle leur résiste et refuse de le dénoncer. Fin tente de lui faire comprendre qu'il n'est plus un enfant et qu'il est un criminel dangereux mais elle veut rien savoir. Elle ne veut pas le trahir. De fait, elle risque d'être emprisonnée pour complicité. Pour l'empêcher de quitter New York, toutes les frontières de la ville sont bouclées tandis que sa carte de crédit est bloquée. L'unité spéciale est mobilisée pour l'appréhender définitivement. Au poste de police, Munch fait écouter la radio à ses collègues car Henry se vante sur ses viols et meurtres en direct sur une station à succès. D'autre part, il ne peut être localisé car il utilise un portable à signal analogique donc intraçable. Interrogé par un présentateur, il loue la nullité de la police et sa pseudo-supériorité. En écoutant le fond sonore, Lake parvient à reconnaître le bruit d'une usine à recyclage. Il se rend à un port international proche avec Fin pour fouiller un quai de chargement car ils sont persuadés qu'Henry s'y est caché clandestinement pour partir de New York. In extremis, en le fouillant de fond en comble, les enquêteurs le surprennent en train de raconter ses exploits à la radio via son cellulaire. Surpris, Henry prend la fuite avant de prendre un membre de l'équipage en otage. Si Lake s'approche de lui, il lui tranche la gorge. Au lieu de risquer la vie à l'innocent, Lake se porte volontaire pour prendre sa place. Au moment où Henry le relâche pour le menacer à son tour, Fin lui tire dessus. Il est toujours en vie et instantanément menotté. Alors qu'ils l'embarquent dans leur voiture, Henry se réjouit car la télévision est déjà sur place. En voyant la couverture médiatique de son itinéraire meurtrier, peu importe qu'il soit emprisonné à vie pour ses viols et meurtres car il est enfin devenu quelqu'un d'important aux yeux d'autrui et pour New York...

INFO : Kelli Giddish, victime dans cet épisode, sera la nouvelle membre de l'USV quand Benson deviendra capitaine, quelques saisons plus tard.

Épisode 13 : L'Expérience

Titre original
Loophole
Numéro de production
174 (8.13)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Jonathan Greene
Invités
Résumé détaillé
Une enveloppe contenant des photos d'un enfant parvient à l'unité, avec un mot demandant d'arrêter un pédophile. Stabler étant en arrêt après une confrontation musclée avec un suspect, Benson enquête sur cette affaire avec Munch. En analysant les clichés, les inspecteurs parviennent à localiser l'immeuble où ils ont été pris. Là, ils retrouvent l'enfant. Dans l'appartement de celui-ci, Olivia se sent mal et s'évanouit.

Épisode 14 : Sous dépendance

Titre original
Dependent
Numéro de production
175 (8.14)
Première diffusion
Réalisation
Peter Leto
Scénario
Ken Storer
Invités
Résumé détaillé

Alors qu'il raccompagne son petit garçon, Tommy, dans l'appartement de sa mère, l'avocat de la mafia Sidney Truex est aussitôt assommé et, apeuré, son enfant court dans la chambre de sa maman. Mais, recouverte d'un drap taché de sang, celle-ci ne donne aucun signe de vie et Tommy se dirige en courant vers le bouton d'alarme qu'il actionne avant de se cacher, avec sa peluche, dans un coin du domicile. Aussitôt sur les lieux, secondés par le médecin-légiste Warner, Benson et Stabler apprennent aussitôt l'identité du blessé et son hospitalisation. Il est toujours en vie contrairement à sa femme. Elle a été violée, battue à mort puis sodomisée avec un bougeoir. Son agresseur l'a laissé se vider de son sang. Ils aperçoivent une trace de basket ensanglantée près du lit. Warner leur explique que Tommy lui a confié que sa grande sœur de 16 ans Charlotte passe le week-end chez une amie. Traumatisé, Tommy est le seul à avoir vu le visage du meurtrier de sa mère, Maura, et l'agresseur de son père.

Benson et Stabler découvrent que Truex ne vivait pas avec sa famille pour les protéger des menaces qu'ils ont reçus. Ils parviennent à localiser la copine de Charlotte, Jennifer, qui leur certifie qu'elle a bien le week-end chez elle mais sa mère la contredit en lui demandant d'arrêter de la couvrir. Elle trouvait que Charlotte avait changé depuis qu'elle se droguait et elle ne voulait plus que sa fille la ramène à leur domicile. Jennifer leur annonce que Charlotte fréquente un certain Ryan Bedford et qu'elle lui a demandé de faire croire à ses proches qu'elle a passé la soirée avec elle. Elle leur donne aussitôt l'adresse de son petit ami. Chez lui, le duo d'enquêteurs retrouve bien Charlotte avec Ryan. Lorsqu'ils lui apprennent que sa mère a été attaquée, elle refuse de les croire avant d'apprendre son meurtre. Elle accepte de les suivre et refuse que Ryan ne les suive car elle veut être avec son petit frère. Pourtant, au commissariat, ce dernier prend peur et fuit lorsqu'elle s'approche de lui. Inquiète pour lui, elle est rassurée par le docteur Huang qui lui dit qu'il prendra du temps à redevenir normal car il a vu l'agression de son père. Elle révèle à Benson et Stabler que sa famille était fréquemment harcelée et ciblée par des menaces de mort. Son père s'est installé dans un autre appartement pour les protéger. Leur premier suspect se nomme Luccio Ricci, le fils d'un mafieux défendu par Truex qui a perdu le procès. Ricci lui a donc envoyé une sérieuse lettre de menace où il lui assure notamment qu'il violera sa femme et sa fille. Malgré ses intimidations, Ricci nie les faits et jure qu'il ne fera jamais du mal aux Truex. Réveillé et frappé d'une amnésie partielle, Sidney narre son agression aux inspecteurs et mentionne la présence de sa fille le soir de son agression. Interrogée, elle l'accuse de mentir et leur confesse que ses rapports avec sa mère étaient houleux. Elle refusait de lui obéir au point de se rebeller violemment contre elle. Elle leur fait savoir qu'elle était avec Ryan à une soirée, où ils se sont défoncés, au moment où sa mère a été sauvagement tuée avant de rentrer chez Ryan. Elle ne se souvient de pas grand-chose. Benson et Stabler la forcent à leur donner les noms des étudiants présents à la party. Ils la protègent tous en leur faisant croire qu'ils n'étaient pas avec elles mais ils se font avoir par leurs propres mensonges. Ils se sont drogués avec Ryan et Charlotte en mélangeant et absorbant plusieurs médicaments et drogues tel que du Valium ou autres pilules dangereuses, comme de l’ecstasy, si elles sont consommées à forte dose. Dès lors, Benson et Stabler pensent que, hors de contrôle, les amoureux ont dévalisé l'appartement de la mère de Charlotte, qui n'était d'autre qu'une employée d'un laboratoire pharmaceutique, pour consommer plus de drogues. Dans le sous-sol de leur demeure, ils y découvrent plusieurs boîtes de médicaments vides et de l'urine que Warner analyse rapidement. Elle appartient à Charlotte et elle révèle la trace de plusieurs substances mélangées. Selon Warner, elle a très bien pu tuer sa mère en raison de sa toxicomanie à risques avant d'être victime d'un blackout. Lorsque Stabler retrouve une de ses baskets tachées de sang chez Ryan, sa mémoire refait surface et elle est persuadée qu'elle a bien assassiné sa mère car elle a pas voulu leur dire où se trouvait son stock de médicaments. Soudainement, en larmes, Charlotte brise la vitre de la salle d'interrogatoire et se tranche les bras. Elle est rapidement immobilisée par Benson et Stabler tandis que Cragen appelle les secours. À l'hôpital, questionné par le docteur Huang, Charlotte lui détaille les conflits physiquement brutaux avec sa mère. Elle s'est révoltée contre elle plusieurs fois en l'agressant. Pour lui, sa haine intense contre elle n'était qu'une étape vers le meurtre.

Mis au courant pour l'hospitalisation de sa fille, Truex s'emporte contre Benson et Stabler. Il admet qu'elle est toxicomane et dépressive mais leur affirme qu'elle n'a pas tué sa mère. De plus, leurs accusations l'ont poussée à se tenter de se suicider. Benson lui rappelle qu'il l'avait vue chez lui mais il leur certifie qu'il a mal vu et qu'elle n'était pas là. Il leur interdit de s'approcher d'elle. L'enquête prend une autre tournure lorsque les analyses approfondies de l'urine divulguent un fort taux d'hormones mâles : il s'agit donc de Ryan. Ce dernier prend la fuite lorsqu'ils veulent l'arrêter en pleine rue. Alors que Benson prend un autre chemin pour l'intercepter, Stabler l'attrape et Ryan se défend contre lui. Sous les yeux de plusieurs témoins, le flic lui donne un coup de poing pour le maîtriser et le menotte. Mais il est trop tard : il est mort. Stabler lui fait du bouche-à-bouche, en vain.

Supervisée par le sergent Tucker, une enquête interne sur Stabler est lancée. Il se justifie en lui soulignant qu'il s'est défendu contre Ryan mais, selon Tucker, les témoins disent le contraire et l'accablent en arguant que le flic l'a brutalisé. Après lui avoir fait comprendre qu'il a des problèmes de maîtrise de soi et de gestion de sa colère, Tucker lui expose sa suspicion le temps de savoir s'il a donné volontairement ou non la mort au suspect. Lors de son autopsie, Warner remarque sa rate est lacérée. En d'autres mots, seul un coup de poing a pu la déchirer. Non autorisée à dévoiler les résultats à Benson, elle lui indique tout de même qu'il est décédé d'une hémorragie interne. Même si Stabler est son collègue, Warner ne pourra pas le défendre car, d'après elle, il a provoqué sa mort en le maîtrisant violemment. Tucker soumet également Benson à son interrogatoire sur Stabler. Il tente de fragiliser son avis sur lui en lui rappelant plusieurs gestes violents commis par son collègue lors de quelques enquêtes. Elle le protège bec et ongles en lui trouvant à chaque fois une excuse et elle persiste : son collègue n'est pas un tueur. Déterminée à prouver l'innocence de Stabler, Benson parvient à convaincre Truex de donner un sérum de vérité à sa fille hospitalisée dans un centre de désintoxication en sa présence. D'abord réticent de l'assommer d'avantage avec cette substance puissante, il accepte quand il comprend que sa fille, qu'il pense coupable du meurtre de sa femme, peut être innocentée en dévoilant la vérité. De son côté, avec cet accord, Benson pourra partiellement démontrer que son collègue a accidentellement tué un violeur doublé d'un tueur et non d'un innocent. Sous l'influence du sérum, hypnotisée, Charlotte est interrogée par le docteur Huang. Elle lui raconte la nuit du viol et du meurtre : déjà défoncé à la soirée entre étudiants toxicomanes, Ryan a pris un taxi pour se diriger vers l'appartement de Truex car il savait que la mère travaillait dans un laboratoire pharmaceutique. Il pensait qu'elle stockait des médicaments mais, finalement, pas grand chose. Abandonnée par Ryan à la party, Charlotte est rentrée chez elle à pied où elle a vu Ryan agresser sa mère pour qu'elle lui dise où elle cachait son stock de pilules. Elle n'a pas voulu lui dire et il l'a traînée dans sa chambre. Sa fille a entendu ses cris et elle s'est enfermée dans sa chambre où elle est s'évanouit. Pendant ce temps, Ryan l'a violée, battue à mort puis sodomisée avec un chandelier... Quand l'avocat est rentrée avec son fils, Ryan l'a assommé puis il est rentré chez lui avec Charlotte pour passer la nuit avec elle. Abasourdi par le récit de sa fille et surtout convaincu de sa culpabilité, en larmes, Truex saisit qu'il a fait fausse route la concernant et souffle à Benson qu'il était prêt à tout pour l'innocenter...

Le substitut Novak promet à Benson que Stabler ne sera pas renvoyé car la population sera clémente envers lui car, après tout, il a mis en état de nuire un violeur et assassin barbare. Malheureusement pour lui, une vidéo de son arrestation de Bedford est diffusée dans les journaux télévisés. Elle montre qu'il le maîtrise avec force, en lui passant son bras sous sa gorge, alors qu'il est déjà à terre. Ses parents portent plainte contre lui et l'accusent de perte de contrôle, ce qui a entraîné le décès de leur enfant. Déprimé à l'idée d'avoir provoqué sa mort, à cause de ses pulsions violentes, et de perdre son travail, Stabler se terre chez lui en attendant sa mise en accusation devant un jury. Alors qu'il revisionne la fameuse vidéo en boucle chez lui, il reçoit la visite du docteur Warner, venue prendre de ses nouvelles et lui demander de l'excuser pour ne pas avoir pris parti pour lui. Il lui pardonne car, à ses yeux, elle n'a que fait son travail et ses résultats prouvent bien qu'il est responsable de ce qu'on lui reproche. Lors de leur discussion, il lui rapporte massage cardiaque qu'il lui a fait au moment où il s'est aperçu qu'il ne respirait plus. Or, dans son rapport, il ne l'a pas mentionné. Dès lors, le point de vue de Warner sur l'incident bascule du côté de Stabler. Si la rate de Bradford est lacérée, c'est parce qu'il a tenté de le sauver en faisant du bouche-à-bouche. En épluchant son fichier judiciaire, Warner fait remarquer que Bedford a bien mélangé plusieurs drogues et médicaments pour être complètement défoncé mais également du Propanynol, un bêta-bloquant absorbé par des gens souffrant de problèmes cardiaques. Son dossier médical précise qu'il était bien atteint du syndrome du QT long. Lors de son audition devant un jury, elle en fait part à l'avocat de Stabler. Il s'agit d'un trouble anormal du rythme du cœur qui peut provoquer une attaque cardiaque s'il n'est pas soigné grâce au Propanynol. Lors de son autopsie, elle n'a pas pu détecté cette arythmie fatale. Bedford avait bien une ordonnance pour ce médicament mais il a pris la décision de ne pas en prendre. Cette erreur l'a conduit à sa mort lorsque Stabler l'a appréhendé. Décuplés par l'absence du Propanynol dans son organisme, le stress et la course à pied ont donc déclenché sa crise cardiaque. Au grand soulagement de Benson, Novak et Warner, Stabler est bien innocent et blanchi. Quand Benson cherche à comprendre comment elle a su pour la résolution de sa mort, Warner lui proclame que Bedford en avait pris avec d'autres drogues lors de la soirée où il a assassiné Maura. Il pensait bêtement que c'était un médicament pour s'éclater avec ses amis...

Fatigué, Stabler se rend chez sa femme Kathy pour parler avec elle. Elle lui déclare que, malgré la vidéo, elle savait qu'il ne l'avait pas tué. Il lui avoue qu'il a passé des journées difficiles et qu'il a réfléchit à ce qui était le plus important pour lui. Soit son métier et sa famille qu'il aime par-dessus tout mais qu'il a failli perdre les deux. Il lui communique son désir de retourner vivre avec elle et leurs enfants...

Épisode 15 : Un bébé disparaît...

Titre original
Haystack
Numéro de production
176 (8.15)
Première diffusion
Réalisation
Peter Leto
Scénario
Amanda Green
Invités
Résumé détaillé
Une jeune mère constate la disparition de son bébé. Elle dit à la police être persuadée que son ex-mari l'a kidnappé. Ce dernier est arrêté peu après avec un sac rempli de cocaïne, mais il dit ne pas savoir où se trouve l'enfant.

Épisode 16 : Le Fils de mon père

Titre original
Philadelphia
Numéro de production
177 (8.16)
Première diffusion
Réalisation
Peter Leto
Scénario
Patrick Harbinson
Invités
Résumé détaillé
Alors qu'à New York plusieurs hommes sont victimes d'un violeur, Olivia et Elliot enquêtent illégalement sur Simon Masden dans le New Jersey. Le capitaine Julia Millfield, qui enquête sur la même affaire, remet en cause leur légitimité.

Épisode 17 : Le Désaveu

Titre original
Sin
Numéro de production
178 (8.17)
Première diffusion
Réalisation
George Pattison
Scénario
Patrick Harbinson
Invités
Résumé détaillé
Une femme à la personnalité multiple est accusée d'avoir assassiné sa fille, qui a disparu. Au fil de l'enquête, Stabler et Benson soupçonnent un pasteur du meurtre. Mais la femme les dirige vers un autre suspect.

Épisode 18 : Le Goût du poison

Titre original
Responsible
Numéro de production
179 (8.18)
Première diffusion
Réalisation
Yelena Lanskaya et David Platt
Scénario
Allison Intrieri
Invités
Résumé détaillé

De retour d'un voyage romantique, un couple découvre le cadavre d'une jeune fille allongée sur le lit de l'une des chambres de leur appartement. Appelée sur place, Benson et Stabler sont informées par le médecin-légiste que les deux amoureux ne connaissent pas la victime non identifiée. Son autopsie révèle qu'elle était fortement alcoolisée et qu'elle est décédée en s'étouffant dans son vomi. Pourtant, il s'avère qu'elle était propre lorsqu'elle a été découverte. En d'autres, des personnes l'ont nettoyée avant de quitter précipitamment le domicile. De plus, elle n'a subi aucune violence physique ou sexuelle. Comme elle lui rappelle sa fille adolescente, qui a connu des problèmes avec l'alcool, Stabler s'attache très vite à cette affaire. Dès lors, Benson et lui doivent retrouver celui qui l'a fait boire jusqu'à en mourir. Les propriétaires de l'appartement leur apprennent qu'ils n'ont aucun stock d'alcool chez eux d'autant plus que le mari, un ancien ivrogne, est sobre depuis quelque temps. Ils les mettent sur la piste d'une promeneuse de chiens qu'ils ont engagée pour qu'elle s'occupe de leur animal domestique, Zoey. Cependant, leur chiot a été enfermé à clé quelques jours dans leur cave sans eau ni nourriture. Accusée de maltraitance animale, elle leur insinue qu'elle ne l'a pas séquestrée et qu'elle sous-paye des étudiants pour qu'ils l'aident à s'occuper des chiens de ses clients. Elle leur dévoile le nom de l'adolescente qui devait veiller sur Zoey. Elle s'appelle Becca Rice. En voyant la photo de la défunte, elle leur précise que ce n'est pas elle. Interrogée, celle-ci se défend en affirmant qu'elle n'a pas gardé Zoey la veille car elle était malade. À leur tour, Becca et son ami Jordan, à qui elle donne des cours de soutien, nient connaître la morte. Lorsque sa mère Lilian rentre chez elle, elle est aussitôt prévenue qu'une adolescente est morte dans l'appartement des propriétaires où sa fille s'occupait de leur chien. Choquée, elle la pousse à leur révéler qu'elle a prêté leurs clés à son amie Reagan pour qu'elle organise une fête avec ses amis Luke et Mark. Cependant, elle leur certifie qu'elle n'y était pas. Quant à Jordan, il signale à Benson et Stabler qu'il y était et, contraint par eux, leur soumet la liste des invités répertoriée sur leur blog. En parcourant les noms et les photos, les deux enquêteurs parviennent à identifier la morte. Il s'agit de Melanie Tamkin et vivait dans le Connecticut. Elle a donc pris la route pour venir s'enivrer à New York avec des jeunes qu'elle connaissait à peine. Attristés par sa mort provoquée par des boissons fortes, ses parents leur garantissent qu'elle était une étudiante brillante et responsable. Surtout, ils pensaient qu'elle avait passé son dernier week-end à étudier alors qu'elle faisait la fête à New York. Questionnés par l'unité spéciale, Reagan, Luke et Mark leur racontent que leur soirée attire beaucoup de mineurs qu'ils connaissent ou non. Ils leur font part qu'ils ont bien vu Melanie s'enivrer lors d'un défi alcoolisé et que, rapidement, elle n'a plus supporté l'effet de l'alcool. Elle est allée aux toilettes pour vomir, s'est évanouie et d'autres lycéens l'ont transportée dans la salle de bain pour la réveiller sous une douche froide. Or, elle n'était toujours pas réveillée. Pensant qu'elle allait décuver, ils l'ont déposée sur un lit de l'appartement et l'ont laissée seule. Comme ces jeunes n'ont pas appelé les secours, par peur d'avoir des problèmes en raison de leur âge, elle est décédée dans son coma éthylique. Avant de mettre un terme à la fête, ils l'ont nettoyée et l'ont abandonnée à son triste sort. Enfin, le trio assure qu'il n'étais pas présent à ses côtés et que ce sont d'autres étudiants qui se sont occupés d'elle. Alors que Benson et Stabler tente d'expliquer aux parents de Melanie qu'ils n'ont rien fait pour elle car ils étaient trop effrayés, son père ne veut rien savoir et leur demande de les inculper car, selon lui, ils sont responsables de son décès. La substitut du procureur Novak le soutient et théorise aux enquêteurs qu'ils ont eux-mêmes emmené leur stock d'alcool pour faire la fête. En promettant des jeux dangereux alcoolisés sur leur blog, ils ont donc provoqué la mort de Melanie. Ils sont tous les trois arrêtés pour violation de domicile et homicide par imprudence. Lors de leur mise en accusation, leur avocate annonce à la juge Donnelly qu'ils plaident non coupable et qu'ils n'étaient pas présents avec Melanie au moment de son agonie. D'après elles, ils ont pu donner les détails de sa mort car on leur a narré ce qui s'est passé. Contrairement à Novak qui veut les condamner pour n'avoir rien fait pour sauver sa vie. La juge tranche et rejoint la défense car elle n'a pas de preuves solides de leur implication dans son décès. Néanmoins, elle retient la plainte pour violation de domicile. Sous contrôle parental, ils sont libérés et ne doivent plus consommer de l'alcool, sauf en présence de leurs parents, durant 15 jours. Blessé par cet acquittement partiel, à la fin de l'audience, le père de Melanie les traite d'assassin et supplie Stabler de l'aider à les envoyer en prison pour avoir laissé Melanie mourir. L'enquêteur sollicite donc l'aide de sa fille ado Kathleen qui lui fait savoir que les jeunes de son âge peuvent acheter de l'alcool en toute liberté sur Internet ou avec de fausses cartes d'identité. Elle lui conseille de surveiller leurs blogs pour les espionner car ils s'envoient des messages sous forme de commentaires. Sur celui de Reagan, son ami Jordan lui fait part d'une nouvelle soirée alcoolisée prévue où elle doit se rendre malgré l'interdiction de la juge. Pour connaître le lieu exact, codé sous un faux nom par eux, Stabler demande à Becca de le lui délivrer. Par ailleurs, il remarque sa mère se montre très aguicheuse et allumeuse avec lui. Non seulement il ne cède pas à ses avances mais il s'aperçoit que sa fille est complexée contrairement à elle. Embarrassée, Becca lui dévoile que Luke a organisé une soirée clandestine car ses parents sont à l'étranger. Benson et Stabler débarquent chez lui où il s'alcoolise avec Reagan, Mark et Jordan. Ils mettant la main sur un impressionnant stock d'alcools en tout genre ainsi du matériel illégal. Pris en flagrant délit, ils sont tous les quatre appréhendés une nouvelle fois. Jordan leur promet qu'il n'a rien bu pour les raccompagner chez eux mais le duo de flics ne veut rien savoir. Malgré leurs supplications, tout en prétextant qu'ils fêtaient leur entrée à l'université, ils sont ramenés au tribunal pour avoir enfreint la loi et leur marché avec la juge. À la plus grande stupéfaction de Stabler et Novak, la juge Donnelly les a relâchés avant leur nouvelle mise en accusation. Elle ne veut pas briser leur futur, refuse à les mettre en prison et ils lui ont fait la promesse de suivre des cours sur alcoolémie. Scandalisé, Stabler lui souffle qu'elle fait un mauvais choix et elle lui rétorque qu'ils ne sont pas mieux que sa fille Kathleen, arrêtée ivre au volant quelque temps plus tôt. Lorsque Stabler lui fait découvrir une nouvelle vidéo publiée par Reagan sur son blog où elle et ses amis les narguent en se moquant vulgairement d'elle et d'eux tout en buvant de l'alcool face caméra, Donnelly fait volte-face et les convoque en sa personne. Résolus à les stopper, Benson et Stabler se rendent chez les Rice pour trouver Jordan mais ils trouvent porte close. Face à leur domicile, Becca leur atteste qu'il n'est pas chez elle car elle ne lui donne pas de cours ce jour-ci. Au moment où ils pénètrent avec elle dans son appartement, ils entendent des bruits dans la chambre de sa mère. Ils la surprennent avec Jordan au lit. Peinée, amoureuse de lui, Becca s'effondre en larmes tandis que les deux enquêteurs leur ordonnent de les suivre au poste de police.

Accusée de détournement de mineurs par Benson, Lilian insinue qu'il a 17 ans et qu'il est désormais un homme. Selon elle, ils n'ont rien fait d'illégal car ils sont tous les deux consentants. Elle tente de provoquer Benson en l'interrogeant sur sa vie sexuelle et sentimentale pour la déstabiliser, en vain. Elle s'épanche sur son ancien compagnon qui l'a trompée avec une jeune secrétaire avant de les quitter, elle et sa fille. D'abord en colère contre lui, elle a compris qu'elle aussi elle pouvait sortir et coucher avec de jeunes hommes. Face à Benson qui veut lui faire comprendre qu'elle s'est envoyée en l'air avec un adolescent, Lilian lui répond qu'il est doué pour son âge et qu'il l'a conjuré de l'éduquer sexuellement. Afin de justifier les nombreuses bouteilles d'alcool retrouvées autour de son lit alors qu'elle a été surprise avec lui, elle lui souligne qu'elles lui appartiennent et qu'il était déjà ivre quand il a débarqué chez elle. Benson la réprimande pour avoir voulu concurrencer sa fille en lui piquant le jeune garçon dont elle était amoureuse. Lilian la contredit en lui corroborant qu'elle ne blesserait jamais sa fille et qu'elle voulait sa liaison avec Jordan reste secrète. Quand Benson la questionne sur sa responsabilité dans la fourniture de l'alcool pour les soirées des copains de sa fille, Lilian se tait et réclame un avocat. Stupéfaire par son comportement immature, Benson l'avertit qu'elle va réussir à faire parler Becca pour qu'elle soit inculpée pour mise en danger de mineurs. De son côté, Stabler malmène un Jordan encore fortement alcoolisé. Ce dernier lui prétend qu'ils ont commencé à coucher ensemble le jour de ses 17 ans et qu'il est amoureux d'elle. Stabler tente de le raisonner en lui rappelant que si elle a couché avec lui avant ses 17 ans, il s'agit d'un viol. Mais Jordan persiste et lui maintient qu'il est fou d'elle. Dès lors, Benson et Stabler sont convaincus que Lilian leur a fourni de l'alcool que ce soit à la soirée où Melanie est décédée et celle où Luke a invité Jordan, Mark et Reagan à boire chez lui. Mais l'un comme l'autre nient. Pour qu'il coopère avec eux, Novak lui fait du chantage car il a déjà des antécédents avec l'alcool en voie publique deux ans auparavant. Soit il leur confirme que Lilian les a approvisionnés en alcool ou soit il ira en prison en plus d'une amande et un travail d’intérêt général. Stabler le menace également d'appeler toutes les facs pour qu'ils sachent qu'il est alcoolique. Assommé par l'alcool qu'il a bu plus tôt, il fuit de la salle d'interrogatoire pour vomir. Une troisième fois pour s'être moqués de la juge, Mark, Reagan et Luke outragent Becca au milieu du commissariat avant d'insulter sa mère de "pute" et lui proclament que tout le lycée était courant pour elle et Jordan. Anéantie par sa liaison avec lui, Becca prend tout de même sa défense lorsque Benson essaye de l’éclaircir sur sa toxicité. En larmes, elle quitte le poste de police en lui soutenant qu'elle sa meilleure amie, que Jordan a abusé d'elle et blâme l'unité spéciale d'avoir détruit leur complicité. Malgré son désarroi, Benson et Stabler veulent la faire condamner pour viol sans préméditation. En d'autres termes, à chaque fois où ils se sont envoyés en l'air, Jordan était beaucoup ivre pour se rendre compte que Lilian allait profiter de lui sexuellement mais cette accusation s'effondre car il prétexte qu'il est amoureux d'elle. En revanche, Novak leur propose de la poursuivre pour avoir fourni l'alcool aux amis mineurs de sa famille et d'avoir provoqué délibérément la mort de Melanie. Pour cela, l'un d'entre eux doit la dénoncer pour qu'elle soit inculpée. D'autre part, épaulée par le proviseur de leur lycée, la juge Donnelly met à l'épreuve Luke, Mark et Reagan pour avoir calomnié leur première sanction tandis que Jordan est accusé d'avoir ramené l'alcool aux deux soirées. Ils risquent tous la prison pour mineurs et sont pour l'instant privés de sortie scolaire ou de bal de fin d'année. Ils doivent rester sobres pendant 14 jours avant leur prochaine convocation et doivent quotidiennement faire un test d'urine pour démontrer qu'ils n'ont pas bu d'alcool. Quant à Lilian, elle est mise en accusation pour viol sans préméditation donc et mise en danger de mineurs. Elle plaide non coupable et son avocat demande de lui accorder la liberté conditionnelle. Elle accepte sa requête et l'interdit d'approcher des mineurs, excepté Becca. Après avoir assisté à sa sentence à la cour, Jordan se dispute violemment avec Becca qui le désavoue pour avoir détruit sa relation avec sa mère. Ce dernier lui réplique qu'elle l'a dragué et non l'inverse. Après l'avoir giflé, Becca est prise en charge par Benson tandis que Novak et Stabler proposent à Jordan de blanchir son casier judiciaire et de ne pas l'envoyer en prison s'il leur dit qui a acheté l'alcool le soir où Melanie est morte. Sous la contrainte, il reconnaît que Lilian est bien celle qui les approvisionne en alcool. Malheureusement, sa révélation tombe à l'eau. En pleine nuit, Stabler est avertit qu'il est décédé avec Reagan dans un accident de voiture. Sur place, Benson lui apprend qu'il était beaucoup trop ivre pour prendre le volant alors qu'elle était sobre. Après une journée de cours, il a voulu la raccompagner chez elle mais son ivresse les a tués.

Sans son aveu primordial, il est impossible de condamner Lilian. Leur unique chance n'est d'autre que sa fille. Avant le début de la cérémonie organisée en leur nom, celle-ci leur résiste et les dénigrent pour avoir déclenché sa fin tragique. Elle leur confie que, la veille, il a divulgué son alcoolisme à leur conseillère d'orientation qui l'a aussitôt balancé au proviseur qui l'a expulsé car il représentait un danger pour les autres. Déprimé par cette trahison et paniqué de savoir qu'il pouvait aller en prison s'il ne témoignait pas, il s'est rendu chez elle et sa mère. Consciente d'en avoir dit trop, elle met fin à sa discussion avec les enquêteurs. Lors de l'hommage rendu par leurs amis, halluciné par leur hypocrisie, Stabler leur reproche publiquement de n'avoir rien fait pour sauver Jordan de son addiction à l'alcool. Peu de temps après, Luke leur déballe que Becca souffre de la même maladie que Jordan. Elle est aussi accro aux boissons fortes et elle dissimule de la vodka dans son jus de fruit. Pour vérifier ses allégations, Stabler et une assistance sociale débarquent chez les Rice en plein diner par surprise. Il fait passer un test d'alcoolémie à Becca et elle est ivre. Elle a bien versé et bu de la vodka dans son jus de citron sous les yeux de sa mère qui n'a rien fait pour l'en empêcher. Lilian est arrêtée pour mise en danger de son enfant et Becca emmenée dans une centre de désintoxication. Son avocat demande à Donnelly d'annuler son arrestation car Stabler n'avait pas de mandat et lui expose que sa fille a pris accidentellement son verre d'où son alcool dans son sang. Pour l'inculper, Donnelly exige à Novak une déposition de Becca. Si elle ne leur confesse pas que Lilian l'autorise à consommer librement de l'alcool, l'affaire sera close et elle sera libre. Désormais sobre, Becca lève le voile sur son alcoolisme à Stabler. Témoin de l'alcoolisme de sa mère après la rupture avec son mari, elle a commencé à boire à 12 ans avec son approbation. Elle ne l'a pas punie en découvrant qu'elle s'enivrait en secret. Au contraire, elles se sont mises à s'alcooliser ensemble puis elle l'a rendue populaire auprès d'autres mineurs qui sont devenus ses amis car elle leur fournissait gratuitement de l'alcool. Enfin, elle lui rapporte qu'elle a bien acheté un stock de boissons fortes pour la fête où Melanie est morte et que Jordan a bien bu en leur compagnie avant qu'il ne prenne la route pour chercher Reagan. Elle est donc responsable de ses trois décès dû à l'alcool. Becca accepte de témoigner contre elle.

À la barre, elle la lâche en maintenant qu'elle lui a bien fournit, à elle et ses nouveaux amis profiteurs, de l'alcool à volonté. Son témoignage cruciale est fragilisé par l'avocat de sa mère qui démontre au jury que Becca utilisait une fausse carte d'identité pour s'approvisionner puis qu'elle utilisait sa carte de crédit pour commander des bouteilles de vin sans son autorisation. Affaiblie par ses preuves à conviction, Becca décèle que Lilian l'a bien punie en apprenant qu'elle volait son argent pour boire de l'alcool. Il l'accuse de mentir en rejetant la faute sur sa mère qui, selon lui, inquiète pour son alcoolisme naissant. Becca lui aurait donc caché qu'elle versait de la vodka dans son jus de fruit pour qu'elle ne la punisse pas. Puis , pour exhiber son manque de fiabilité au jury, la défense étale au jury ses antécédents de vol d'argent, de consommation de cannabis et d'incendie. Elle la traite ouvertement de menteuse ce qui oblige Donnelly à lever la séance. Lilian et son avocat souhaitent passer un accord avec Novak mais celle-ci y renonce. Lorsqu'ils cherchent à lui faire croire que sa fille n'est pas alcoolique et qu'une affabulatrice pour attirer l'attention, Novak règle leur compte en leur rappelant qu'elle est avant tout tourmentée et vulnérable. Au moment où elle insiste sur le fait que Becca est en cure pour guérir, Lilian semble s'en moquer au point que Novak lui conseille vivement de régler ses propres problèmes dans un centre de soins. Lorsqu'elle lui souligne qu'elle n'est qu'une femme pathétique qui cherche à draguer des ados en leur offrant de l'alcool, Lilian et son avocat quittent son bureau sans lui répondre. Le lendemain, toujours à la barre, le docteur Warner établit que Becca est bien alcoolique et que sa consommation sans limites d'alcool cause des dégâts importants sur son foie et son cerveau. Son organe abdominal fonctionne comme celui d'un quarantenaire et son espérance de vie est probablement amputée de plusieurs années. Si elle n'arrête pas de boire immédiatement, elle aura besoin d'une greffe à 20 ans. Quant à son cerveau, des zones sont atrophiées ce qui provoque des pertes de mémoire et des fonctions cognitives altérées. Désormais consciente d'avoir endommagé la santé de sa fille, Lilian prend soudainement la parole pour bien avouer qu'elle est bien responsable de son alcoolisme et qu'elle a fait boire Jordan avant qu'il ne tue avec Reagan en voiture. Alors que son avocat tente de l'empêcher à s'incriminer toute seule, elle déclare avoir fourni Jordan en alcool pour qu'il ramène tout son stock à la soirée où Melanie est morte dans son coma éthylique. Puis elle demande à sa fille de lui pardonner en lui sous-entendant qu'elle a simplement voulu l'aider à se faire des amis en les approvisionnant régulièrement en boissons fortes. Soulagée par son aveu, Becca s'effondre en larmes au côté de Stabler dans le public. Alors que Lilian est condamnée à cinq ans de prison pour homicide volontaire, sa fille continue sa cure de désintoxication pour guérir de son penchant pour l'alcool.

Au restaurant, Stabler partage un repas avec Kathleen qui lui a fait découvrir sur le Net une certaine adolescence sous influence de l'alcool. Grâce à elle, il a pu découvrir que beaucoup d'adolescents se réunissent pour en consommer en groupe tout en ignorant les effets mortels sur leur vie. Touché par le fait qu'il l'avait surprise ivre au volant de sa voiture, il lui réclame son permis de conduire. Même si elle s'excuse encore pour cet incident, il lui signale qu'elle doit affronter les conséquences. Par peur de la perdre dans un accident de voiture comme Jordan, il le brûle devant elle...

Épisode 19 : Strictement personnel

Titre original
Florida
Numéro de production
180 (8.19)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Jonathan Greene
Invités
Résumé détaillé
Benson vient en aide à son frère Simon, accusé de viol. Elle doit affronter le capitaine Julia Millfield et l'agent spécial du FBI, Porter. Croyant son frère innocent, elle va tout faire pour essayer de lever les accusations portées contre lui, mettant ainsi en péril son avenir professionnel et découvrant par la même occasion de terribles secrets familiaux.

Épisode 20 : Sans demi-mesure...

Titre original
Annihilated
Numéro de production
181 (8.20)
Première diffusion
Réalisation
Peter Leto
Scénario
Amanda Green
Invités
Résumé détaillé
Une jeune femme a été sauvagement assassinée chez elle après avoir été violée. Stabler et Benson découvrent qu'elle était fiancée. Mais l'identité du futur époux, un agent de la CIA devenu la cible de terroristes, cause de nombreux problèmes aux inspecteurs. En effet, ces derniers doivent découvrir si le meurtre était destiné à déstabiliser le fiancé ou n'avait rien à voir avec lui.

Épisode 21 : Éternelle adolescente

Titre original
Pretend
Numéro de production
182 (8.21)
Première diffusion
Réalisation
David Platt
Scénario
Dawn DeNoon
Invités
Résumé détaillé
Un adolescent a trouvé la mort dans un jeu violent qui consistait en un combat avec son meilleur ami. Celui-ci a filmé toute la scène et accepte d'emblée de livrer l'enregistrement aux enquêteurs. Les inspecteurs Benson et Stabler ne sont pourtant pas convaincus par sa version des faits. Ils peinent à croire que la mort de l'adolescent soit réellement accidentelle.

Épisode 22 : Les Corrompus

Titre original
Screwed
Numéro de production
183 (8.22)
Première diffusion
Réalisation
Arthur W. Forney
Scénario
Judith McCreary
Audiences
Drapeau des États-Unis États-Unis : 10,28 millions de téléspectateurs
Invités
Résumé détaillé

L'unité spéciale est sous tension. Le procès de Darius Parker s'apprête à commencer et les médias en font un événement télévisuel car il n'est d'autre que le beau-fils de l'inspecteur Tutuola. Le quatrième pouvoir harcèle la brigade pour obtenir leurs témoignages. Accusé du meurtre barbare d'une mère, Nina Stansfield, et de son bébé quatre ans plus tôt, Parker a plongé toute sa famille dans le désarroi. L'ancienne femme de Fin, Teresa Randall, est assignée pour témoigner contre son fils mais elle veut à tout prix fuir la ville pour ne pas le confronter car elle a honte du crime qu'il aurait commis. Pourtant, il n'existe aucune indice concret de son implication dans ce double meurtre hormis son couteau ensanglanté. Or, en toute conscience, Parker a avoué être le tueur de Nina avant de mener les enquêteurs à leurs cadavres enterrés. Au cours d'une audience controversée, le juge a rejeté toutes les preuves concernant les cadavres. Peu de temps avant le début du procès, Benson, Stabler et Fin sont convoqués à la demande de Parker, comme témoins de la défense, pour qu'ils soient interrogés lors de son jugement au tribunal. Le déroulement de leur enquête et l'interrogatoire illégal de Parker, donc irrecevable par la cour de Parker car il était privé de défense, sont pointés du doigt par l'accusé et son avocat, Matthew Braden. Il reste l'ADN de Parker retrouvé dans l'appartement de la victime car il entretenait des relations sexuelles avec la baby-sitter de l'enfant de Nina. Celle-ci a cherché à l'accuser en affirmant à la police que l'arme du crime appartenait à Parker. Tout l'accuse mais son avocat et lui vont tout faire pour discréditer le travail de l'unité spéciale pour gagner le procès. Le supérieur de leur chef Cragen, Muldrew, accepte de donner l'accès aux casiers judiciaires de ses flics à Novak pour qu'elle puisse vérifier qu'ils sont irréprochables. En d'autres mots, Braden va tenter de fouiller dans leurs erreurs ou délits cachés pour exposer leur manque de fiabilité au jury. De leur côté, Munch et le fils de Fin, Ken, débarquent chez Teresa pour tenter de la convaincre de témoigner contre son fils. Munch lui annonce qu'elle sera poursuivie pour outrage à la justice si elle ne vient pas à la barre. Apeurée, elle refuse de se rendre au procès car elle sait qu'elle devra lui dévoiler le nom de son père, ce qu'il ignore toujours, et vire Munch de chez elle. D'abord élevé comme le cousin de Ken, la mère mourante de Teresa lui a appris qu'il est issu d'un viol qu'elle a subi. Dès lors, il a commencé à la haïr car elle n'a pas voulu le reconnaître comme son fils au point de le faire passer pour son neveu. La haine de Teresa envers lui l'aurait donc influencé à violer et tuer Nina, dont sa copine baby-sitter s'occupait de son bébé, car il la considérait comme une mauvaise mère. Elle lui rappelait beaucoup la sienne. Emprisonné, Parker essaye de convaincre la juge Donnelly qu'il est beaucoup trop malade pour être présent à son procès et charge son avocat de le défendre alors qu'il voulait prendre sa défense lui-même. Suspicieuse, Novak le soupçonne de faire semblant d'être mal en point pour ne pas faire face à la barbarie de son double meurtre. Finalement, Donnelly ignore sa requête et l'oblige à être présent à son prendre procès.

Premier et second jours du procès. Questionnée par Novak, le médecin-légiste parvient à démontrer que le couteau de Parker comporte des cellules vaginales de Nina. En d'autres mots, il l'a violée en l'enfonçant dans son vagin avant de la vider de son sang. Elle a été poignardée plusieurs fois sur le sol de sa cuisine. Lorsque Braden lui demande si tout le sang retrouvé sur le lieu du crime a été analysé, Warner répond que oui et que celui de son bébé est absent. Parker l'interrompt car elle ne devait pas le mentionner. Il demande à la juge Donnelly de rappeler à l'ordre Novak et Warner car il pense qu'elles tentent de le piéger. En raison du manque de preuves et d'aveu obtenu, il ne peut pas être accusé du meurtre de l'enfant. Donnelly plussoie et les adjure de ne plus parler de lui ou bien elles seront appréhendées pour vide de procédure. Toujours selon Warner, l'assassin est particulièrement adroit avec son couteau pour ne pas avoir d'égratignures. Il a donc réussi à ne pas laisser son sang dans l'appartement de Nina. Après Warner, la babysitter des Stansfield est la seconde personne à témoigner. Elle certifie à Novak qu'elle a offert ce couteau en question, unique preuve solide retrouvée contre l'accusé, à Parker et l'identifie sans aucun mal. Braden la malmène en la poussant à garantir qu'elle a plusieurs couché avec lui chez les Stansfield ce qui explique pourquoi son ADN a été détecté chez eux. Mis à mal par ses questions sur leur relation, elle stipule qu'il a mis fin à leur liaison car, contrairement à elle, il n'était pas amoureux d'elle et il ne voulait que du sexe. Dès lors, Braden l'accuse ouvertement d'avoir voulu se venger de lui en assassinant son employée et son bébé pour ensuite lui faire porter le chapeau. Le témoin suivant n'est d'autre que la mère de Parker, Teresa. Mais elle est absente et, comme le rappelle Donnelly, encourt une peine de prison pour outrage. Heureusement, Benson, Stabler et Munch parviennent à l'empêcher de quitter la ville et la force à venir au tribunal. Cependant, à la barre, pour renoncer à témoigner, elle invoque le cinquième amendement mais Donnelly rejette sa demande car elle ne s'apprête pas à révéler son implication dans une activité criminelle. Teresa persiste et s'abstient de toute parole. De fait, Donnelly la met en détention provisoire jusqu'à obtempération. Enfin, Fin est cuisiné par Parker en personne. Malgré les objections de Novak, Parker réussit à le contraindre à parler de l'affaire Hart, celle où il était infiltré dans un cartel de narcotiques. Afin de le fragiliser, Parker évoque son passé de drogué avant qu'il ne devienne flic et le fait qu'il ait gardé la drogue et des armes de Hart dans son véhicule à la fin de sa mission sans les enregistrer comme pièces à conviction. Mis à mal, Fin asserte qu'il les a gardés chez lui une journée avant de les ramener à la police. Parker le met en cause en le soupçonnant de vouloir les placer chez d'autres suspects pour mieux leur tendre un piège et les arrêter. Fin se défend en affirmant que la drogue en question portait les empreintes de Hart et qu'il ne pouvait donc pas l'accuser car il était déjà arrêté. Cependant, il admet qu'il n'a pas suivi le règlement de la police. Il est donc considéré comme peu fiable car son dossier précise qu'il a fréquenté des trafiquants lorsqu'il était sous couverture chez eux. Une dispute éclate entre lui et Ken car son fils a raconté, 10 ans auparavant, à Parker qu'il a découvert de la drogue dans sa voiture. Jamais il n'aurait pensé qu'il allait utiliser ce qu'il lui a confié pour discréditer son père. Petit à petit, chaque membre de l'unité spéciale craint d'être enfoncé par d'anciennes histoires ressorties par Parker et son avocat. L'agent du FBI Dean Porter insinue à Benson que Braden se renseigne sur l'affaire de son frère Simon qu'elle a aidé à prouver son innocence dans une affaire de viol qu'il n'a jamais commis. Or, un enquêteur ne doit jamais s'impliquer dans une enquête concernant l'un de ses proches. Surtout, elle lui a donné de l'argent pour qu'il fuit le FBI qui était à ses trousses... Mais Porter lui assure qu'il l'aidera car elle a simplement collaborer avec le FBI pour le retrouver alors qu'il était en fuite lorsqu'on l'a accusé d'agression sexuelle. Grâce à elle, Porter l'a retrouvé et ils ont pu prouver qu'il était innocent. Mais Braden et Parker veulent utiliser cette histoire pour soutenir que Benson est aussi peu fiable que Fin car elle a caché l'identité de son frère accusé de viol à l'unité spéciale. En raison de la couverture médiatique harassante, la tension est à son comble dans l'unité spéciale. Les uns reprochent aux autres d'avoir obtenu les aveux de Parker sans avocat ce qui fait de lui un homme potentiellement innocent. Stressé par le probable scandale policier qui prétendrait que chaque flic de la brigade est corrompu, Stabler reçoit la visite inattendue de sa femme Kathy. Elle lui demande de retourner vivre avec elle et ses filles car elle est enceinte.

Comme le relatent les journaux télévisés, la stratégie de la défense de discréditer chaque enquêteur de l'unité spéciale en les faisant passer pour des ripoux est un succès. Comme l'énonçait Parker à la juge Donnelly, son avocat et lui veulent lever le voile sur ces flics qui se protègent entre eux en couvrant chacun leurs délits. Selon eux, ils n'appliquent pas la loi lorsque leurs proches sont en danger. Les journalistes se moquent même de Novak qui, selon eux, peu efficace face à Braden et Parker. Même si le couteau appartenant à Parker a été utilisé pour tuer Nina, elle est incapable de prouver son implication dans son meurtre. Néanmoins, anéanti par la trahison de son fils qui a tout dévoilé de l'affaire Hart à son demi-frère, Fin est soutenu par tous ses collègues. Ils assistant à l'arrivée inattendue d'un nouveau détective dans leur équipe. Fin le reconnaît aussitôt. Il s'agit de Chester Lake avec qui il a arrêté un violeur en série, Henry Chanoor, sévissant à Brooklyn et Manhattan. Leur chef Cragen rassure ses flics en leur promettant qu'il ne va pas remplacer Tutuola. Déprimé par le coup bas de Parker, Fin confesse à Lake qu'il a gardé les armes et la drogue de Hart dans sa voiture car il était exténué par son infiltration et qu'il a été aussitôt rappelé pour une autre mission sous couverture. Son fils Ken a découvert ses preuves dans son véhicule avant de tout débiter à Parker. Intrigué, Lake lui conjure que l'avocat de Braden doit probablement recevoir des informations compromettantes sur l'unité spéciale de la part d'un flic corrompu qui voudrait prendre sa revanche de cette façon sur chaque membre de la brigade. Le binôme prend en filature Braden qui rencontre bien un indic qu'ils prennent en photo. En voyant leurs photographiques, Cragen l'identifie et leur livre son nom. Il s'agit du lieutenant gradé Allan James, commandant en second du bureau des inspecteurs. Craintif, malgré l'insistance de Fin pour l'interroger car il est un vrai ripou parmi les bons flics comme eux, Cragen leur ordonne de ne pas l'approcher car il peut ruiner leurs carrières. Du côté de Benson et Stabler, ils sont sur le point d'être interrogés par la défense et Stabler en profite pour lui dire que Kathy attend un nouvel enfant mais qu'il n'est pas encore retourné dans sa famille. Braden apprend à Benson que, en fin de compte, elle ne sera pas appelée à la barre contrairement à Stabler. L'avocat profère à sa collègue qu'ils font équipe même dans leurs délits afin de se couvrir tandis que son client n'a personne pour se sortir de ses ennuis. Tel est l'enjeu du procès selon lui. Montrer à la population que la famille policière de l'unité spéciale est pourrie de l'intérieur car elle étouffe toute affaire compromettante lorsqu'un membre de la bridage y est impliqué. Mais Benson justifie leur choix de se souder entre collègues car personne d'entre eux n'a violé ni tué une femme et enterrer vivant un enfant. À l'extérieur du tribunal, Benson reçoit la discrète visite de son frère Simon qui lui proclame avoir rencontré Cragen pour lui dire qu'il l'a forcée à l'aider financièrement et à fuir la police lorsqu'il était accusé de viol. Sachant que leur histoire allait être révélée au grand jour par Braden, il a fait le choix de mentir à son chef pour la protéger de toute accusation qui ferait d'elle une ripou. En d'autres mots, il a certifié à Cragen qu'il l'a obligée à le couvrir pour échapper au FBI. Émue par sa prise de risque pour lui donner un alibi, elle lui cache pas sa nervosité car il a manipulé son supérieur. Elle le remercie chaleureusement pour son geste et lui conseille de retourner auprès des siens.

Troisième jour du procès. Lors de son interrogatoire, Stabler est bousculé par Braden qui lui pose des questions privées sur sa fille Kathleen. Comme avec Fin, Novak tente de les faire refuser par la juge mais celle-ci les accepte car elles permettent de savoir si Stabler est un policier honnête. Il lui reproche d'avoir couvert sa fille qui a été arrêtée ivre au volant d'une voiture au point de lui éviter 6 mois d'emprisonnement, un retrait du permis de conduire et une lourde amende. De plus, il l'accuse d'avoir contourner la loi à son bénéfice pour la protéger de poursuites judiciaires mais aussi d'avoir égarer son procès-verbal après son arrestation. Gardant son sang-froid, Stabler nie ses accusations sans preuves. Soudainement, la juge Donnelly décide de se récuser du procès car elle a été elle-même impliquée dans l'arrestation de Kathleen. Dans son bureau, elle explique à Parker, Braden, Stabler et Novak qu'elle se retire car Stabler a bien faire disparaître les charges concernant son enfant. Braden et son client ont désormais une nouvelle preuve que l'unité spéciale est quelque peu corrompue lorsque les flics couvrent leurs proches. À son tour trahie par les mensonges de Stabler, Donnelly impose que Kathleen soit jugée pour conduite en état d'ivresse. Par amitié pour lui, elle lui suggère de lui trouver un bon avocat pour, en plus d'une lourde amende, la dispenser de plusieurs mois d'emprisonnement. Le procès est lentement remporté par la défense. Fin est décrit comme un ripou qui garde des preuves incriminantes chez lui tandis que Stabler est mis en cause pour avoir effacer le casier judiciaire de sa fille. Leur dernière chance pour l'incriminer du meurtre des Stansfield est d'influencer la mère de Parker pour qu'elle témoigne contre lui afin de signaler au jury qu'il avait un mobile pour les tuer. Comme elle est issue d'un viol comme Parker, Cragen sollicite Benson pour qu'elle lui parle et la pousse à parler au procès. En outre, il lui annonce que les Affaires internes veulent la questionner sur son frère qu'elle a également couvert lorsqu'il était soupçonné de viol. En prison, Benson révèle à Teresa qu'elle a été violée et qu'elle en souffre toujours comme elle. Surtout, elle la rassure en lui garantissant que ce n'est pas sa faute si elle a été abusée. Néanmoins, consolée par le fait de parler à une femme qui la comprend, Teresa se referme quand Benson veut savoir qui l'a agressée sexuellement. Elle lui révèle que sa mère a refusé qu'elle avorte de Darius et a pris la décision de l'élever à sa place. En fin de compte, Benson parvient à la convaincre de témoigner contre son fils accusé d'un double meurtre qu'il a bien commis. Elle la supplie de le faire condamner pour la mémoire des Stansfield, morts à cause de son fils car il pensait que Nina était une mauvaise mère, comme Teresa avec lui, pour son bébé.

Quatrième jour du procès, désormais mené par le juge Harrison. Interrogée par Novak, Teresa narre son histoire avec Darius. Terrifiée par son comportement violent et ses démêlés avec la police, elle n'a pas pu le retenir de fréquenter son autre fils, Ken. Ivrogne et drogué, il effrayait sa mère au point de l'interdire rôder dans les alentours de son immeuble. Après son viol à 16 ans, sa famille l'a contrainte à garder son enfant et elle a pris la décision de le faire passer pour son neveu car elle arrivait pas à l'assumer. Sur son lit de mort, la mère de Teresa a soufflé à Darius qu'il est bien son enfant. Une révélation sordide qui l'a rendu colérique et intenable envers Teresa selon ses dires. Deux jours avant le double crime, Parker s'est montré particulièrement violent avec elle. Braden laisse son client l'interroger lui-même. Ce dernier, qui pense qu'elle n'a pas été abusée sexuellement, veut savoir pourquoi elle n'a pas porté plainte, ni voulu être examinée par des docteurs et ni prévenu la police après son agression sexuelle. Elle lui accorde qu'elle avait beaucoup trop honte d'elle et que sa famille ne l'avait pas crue à l'époque. Puis il lui fait avouer qu'elle avait demandé à son ex-mari, Fin, de le frapper s'il voyait encore leur fils Ken. Il n'avait que 12 ans lorsqu'elle l'a supplié de l'isoler de leur enfant... Finalement, Teresa craque et rétorque qu'elle l'a toujours reniée car elle a fait l'erreur de le mettre au monde. Choqué par cette vérité, Parker la prend à partie et la calomnie pour, selon lui, tout faire pour se débarrasser de lui quitte à mentir pour lui détruire la vie. Au moment où il lui met la pression pour qu'elle lui dise qui l'a violée, Teresa lui recommande de ne pas chercher à connaître son bourreau donc son géniteur. Tout compte fait, les yeux dans les yeux, en larmes, elle lui rapporte qu'elle a été agressée sexuellement par son propre père et qu'il la dégoûte car il lui ressemble. Elle l'a toujours haï car elle n'a jamais voulu et pu l'aimer comme son enfant. D'où sa décision de lui croire qu'il était son neveu et non son enfant. Sa décision de le renier n'était pas juste pour lui mais elle le prie de la croire sur parole cette fois-ci. Dans le public, Fin et son fils Ken sont hallucinés par cet aveu glacial et glauque. Abasourdi, Parker la traite une nouvelle fois de menteuse même si elle lui jure qu'elle lui dit la vérité sur le fait qu'il soit issu d'un viol incestueux. Parker ne démord pas et s'oppose furieusement à elle car il la considère comme une affabulatrice qui cherche à lui pourrir son existence.

Entre-temps, Cragen rend visite au lieutenant James qui a bien vendu des informations discréditantes sur Benson, Stabler et Tutuola à Braden pour qu'il les enfonce lors du procès de son client. Leur supérieur démasque James en devinant qu'il veut se venger de lui car il a tout fait, 15 ans auparavant, pour qu'il ne commande pas la police en le salissant devant leurs chefs. Désormais, James répète ce qu'il lui a fait subir à son équipe. Il le prévient : si l'Etat perd ce procès à cause de l'image de la police, à la fois corrompue et malhonnête, Cragen devra démissionner. Celui-ci le menace de le balancer à ses responsables mais James le remballe en lui ripostant qu'il est à deux doigts de prendre sa retraite. Pour sa part, épaulé par Porter, Benson prend la décision de tout déballer elle-même aux Affaires internes, quitte à perdre sa place, en leur alléguant qu'elle a bien financé la fuite de son frère accusé de viol. Si elle se tait, Braden la harcèlera avec cette affaire jusqu'à la fin de sa carrière dans l'unité spéciale des victimes.

L'heure du verdict est arrivée. À la plus grande stupéfaction de Novak, de Fin, de son fils Ken et du public, le jury acquitte Parker du double meurtre. Il est libre. Anéantie par ce non-lieu faute de preuves, Novak est convoquée par le producteur de district Arthur Branch car elle a perdu ce procès médiatique tandis que le capitaine Cragen, probablement mis sur la sellette, doit rendre des comptes à sa hiérarchie. De leur côté, Stabler participe à l'arrestation tardive de sa fille et Benson se livre aux Affaires internes pour soulager sa conscience. À la sortie du tribunal, Parker dialogue avec Fin et Ken. Tutuola le prévient qu'il sera un jour ou l'autre condamné à mort pour son double meurtre. Quant à Ken, il lui donne sa parole que leur mère ne lui a pas mentit sur l'identité de son géniteur mais Parker la traitera toujours comme une menteuse. Il ne peut pas concevoir qu'il soit le fruit d'un viol incestueux entre sa mère et son propre père. Écœuré par son attitude envers elle, Ken lui relate qu'il ne veut plus le voir de toute sa vie et Parker lui réplique qu'il va aussi couper les ponts avec eux. Enfin, Fin lui indique qu'il a beau échapper à la prison mais que lui et son fils ne vont plus penser à lui car il ne le mérite pas. En d'autres mots, ils feront comme sa mère. Ils le renieront pour toujours et l'expulseront définitivement de leur famille. Abandonné sur les marches du palais, Parker les fixe en train de s'éloigner de lui comme s'il était la honte de leur clan.

Références

  1. (en) « CTV announces its fall schedule », sur Channel Canada,