Saad Dine El Otmani

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Saad Dine El Otmani
ⵙⴰⵄⴷ ⴷⴷⵉⵏ ⵍⵄⵓⵜⵎⴰⵏⵉ
سعد الدين العثماني
Illustration.
Saad Dine El Otmani en mars 2018.
Fonctions
Chef du gouvernement du Maroc
En fonction depuis le
(4 ans, 5 mois et 8 jours)
Monarque Mohammed VI
Gouvernement El Otmani I et II
Législature Xe
Coalition PJD-RNI-PPS-MP-UC-USFP
Prédécesseur Abdel-Ilah Benkiran
Successeur Aziz Akhannouch (nommé)
Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération

(1 an, 9 mois et 7 jours)
Monarque Mohammed VI
Gouvernement Benkiran I
Prédécesseur Taïeb Fassi-Fihri
Successeur Salaheddine Mezouar
Président du Conseil national du Parti de la justice et du développement

(9 ans, 4 mois et 20 jours)
Prédécesseur Abdel-Ilah Benkiran
Successeur Idriss Azami Al Idrissi
Secrétaire général du
Parti de la justice et du développement
En fonction depuis le
(3 ans, 9 mois et 3 jours)
Prédécesseur Abdel-Ilah Benkiran

(4 ans et 19 jours)
Prédécesseur Abdelkrim Al Khatib
Successeur Abdel-Ilah Benkiran
Député de Mohammedia
En fonction depuis le
(14 ans et 6 jours)
Élection 7 septembre 2007
Réélection 25 novembre 2011
Législature VIIIe et IXe
Député d'Inezgane

(9 ans, 9 mois et 24 jours)
Élection 14 novembre 1997
Réélection 27 septembre 2002
Législature VIe et VIIe
Biographie
Nom de naissance Saad Dine El Otmani
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Inezgane (Maroc)
Origine marocain
Nationalité Marocain
Parti politique Parti de la justice et du développement
Diplômé de Faculté de médecine et de pharmacie de Casablanca
Profession Psychiatre
Religion Islam sunnite
Résidence Rabat (Maroc)

Saad Dine El Otmani
Chefs du gouvernement du Maroc

Saad Dine El Otmani (en tamazight : ⵙⴰⵄⴷ ⴷⴷⵉⵏ ⵍⵄⵓⵜⵎⴰⵏⵉ, arabe : سعد الدين العثماني), né le à Inezgane, est un homme d'État marocain, chef du gouvernement du Maroc depuis le . Psychiatre de formation et auteur d'ouvrages sur le droit islamique, il est élu député en 1997 pour le Parti de la justice et du développement (PJD) dont il est membre[1],[2].

À la suite des élections législatives du donnant la victoire au PJD, il est nommé le , par le roi Mohammed VI, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, poste qu'il occupe jusqu'au . Depuis 2002, il siège par ailleurs du Conseil maghrébin de la Choura[1], conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe.

Biographie

Origines familiales

Saad Dine El Otmani est issu d'une célèbre famille berbère de Souss originaire du village d'Aguercif (un petit village qui appartient aux tribus d'Amanouz près de Tafraout) , qui selon Mohamed Mokhtar Soussi, est l'« une des deux seules familles au Maroc où la science s'est perpétuée depuis plus de mille ans »[3]. Il s'agit là de jurisprudence islamique et non pas de science au sens moderne. Sa famille a immigré dans un village de la vallée d'Ammelne puis à Inezgane[réf. nécessaire].

Études supérieures

Saad Dine El Otmani, après avoir passé un baccalauréat en sciences mathématiques en 1976, s'engagea dans des études de médecine à Casablanca, obtenant un doctorat en médecine générale à la faculté de médecine de l'université Hassan II en 1986 et un diplôme de spécialité en psychiatrie en 1994[1]. Il a aussi acquis une licence en droit musulman (charia) en 1983, puis un magistère en loi islamique à Dar al-Hadith al-Hassania en 1987 et un diplôme supérieur en études islamiques à la faculté des lettres et des sciences humaines de l'université Mohammed V de Rabat en [1].

Parcours professionnel

Une fois devenu docteur en médecine, Saad Dine El Otmani commença, en 1987, à exercer en tant que médecin généraliste, puis à compter de 1991, dans le cadre de la poursuite de ses études médicales, également en tant que médecin en cours de spécialité en psychiatrie au centre hospitalier universitaire de Casablanca. En 1994, il devint psychiatre à l'hôpital psychiatrique de Berrechid, et ce, jusqu'en 1997[1].

Carrière politique

Député

Sa carrière s'orienta alors résolument vers la politique, l'amenant à assurer diverses responsabilités. À la suite des élections législatives de 1997, il devint parlementaire d'Inezgane[1], sa ville natale, qu'il resta à la suite de celles de 2002 jusqu'en 2007[1]. Parallèlement, il fut le vice-président de la commission des Affaires étrangères au Parlement en 2001-2002, devint membre du Conseil maghrébin de la Choura[1] (conseil consultatif de l'Union du Maghreb arabe) en 2002 et évolua au sein de ses formations politiques de rattachement.

En , il devint le directeur du Mouvement populaire démocratique constitutionnel (MPDC)[1], né d'une scission du Mouvement populaire (MP) et « ancêtre » du Parti de la justice et du développement (PJD), d'obédience islamiste ; en , le vice-secrétaire général du PJD[1] ; et à partir de 2004, après la retraite politique d'Abdelkrim Al Khatib (fondateur du MPDC), son secrétaire général[1].

Lors des élections du parti de 2008, où il ne s'était pas représenté en tant que secrétaire général[4], il fut remplacé par Abdelilah Benkirane, mais obtint la présidence de son conseil national[4]. Il est aussi devenu le président de la commission des relations internationales du PJD[réf. nécessaire][Quand ?].

Ministre des Affaires étrangères

Il est nommé le , ministre des Affaires étrangères et de la Coopération dans le gouvernement Benkiran I[5], formé à la suite de la victoire du PJD aux élections législatives de 2011. Il remplace Taieb Fassi-Fihri, devenu conseiller diplomatique du roi Mohammed VI. Le , il est remplacé par Salaheddine Mezouar dans le gouvernement Benkiran II.

Chef du gouvernement

Le , il est nommé chef du gouvernement par le roi Mohammed VI pour remplacer Abdel-Ilah Benkiran après cinq mois de blocage pour former un nouvel exécutif[6]. Le , un accord sur une coalition comprenant le PJD, le RNI, le PPS, le MP et l'UC-USFP est trouvé[7]. Il prend ses fonctions le [8].

Son mandat a été marqué par une conjoncture unique avec les évènements d’Al Hoceima, la campagne de Boycott contre la vie chère, le limogeage de certains ministres, la gestion de la pandémie du COVID-19 entre autres évènements exceptionnels qui ont mis à l’épreuve la mandature. Malgré un climat politique très difficile et les difficultés qu’a connues sa majorité, M. EL Otmani a toujours affirmé que son mandat a été marqué par d’importantes réalisations sur le plan économique et social[9]. Ainsi, le Maroc a progressé de manière significative en termes de climat des affaires pour atteindre le 53ème rang mondial, les budgets des secteurs de la santé, de l’éducation et de l’appui social ont été fortement augmentés[10], ce qui a permis d’atteindre des résultats importants, de même que des réformes phares comme la réforme des centres régionaux d’investissements[11] et la déconcentration[12] ont pu voir le jour.

Aussi, El Otmani a été le premier Chef du Gouvernement à faire adopter un plan de mise en oeuvre du Programme Gouvernemental[13], publier régulièrement un bilan exhaustif de son action[14], comportant une situation exacte de la mise en œuvre des 435 engagements du Gouvernement sur le portail barnmaj.cg.gov.ma[15] et des principales réalisations sur le portail hassila.gov.ma, de même qu’il dote pour la première fois en Avril 2019 la primature d’un organigramme.

Son gouvernement adopte en un projet de loi sur le rétablissement d'un service militaire obligatoire d'un an pour les Marocains âgés de 19 à 25 ans[16].

Prises de position

Saad Dine El Otmani s'est montré favorable à la légalisation, sous conditions, de l'avortement et du cannabis[17].

Notes et références

  1. a b c d e f g h i j et k « CV du Ministre », sur diplomatie.ma (consulté le ).
  2. « Saâdeddine El Otmani victime de plagiat de la part d’un professeur algérien », Medias24.com,‎ (lire en ligne).
  3. (ar) عبد اللطيف أبي القاسم, « سعد الدين العثماني..القوة الهادئة ("Saâdeddine El Othmani, force tranquille") », sur www.hespress.com,‎ .
  4. a et b « Le Ministre », sur diplomatie.ma, (consulté le ).
  5. « Historique des gouvernements marocains », sur maroc.ma (consulté le ).
  6. Youssef Ait Akdim, « Saad Al-Othmani, du parti islamiste PJD, nommé chef du gouvernement au Maroc », sur Le Monde, (consulté le ).
  7. « Maroc : Saadeddine El Othmani parvient à former sa coalition - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).
  8. Youssef Ait Akdim, « Maroc : le roi nomme un gouvernement de technocrates qui marginalise les islamistes », sur Le Monde, (consulté le ).
  9. « M. El Otmani:Le bilan du gouvernement riche en réalisations et en indicateurs positifs », sur Maroc.ma, (consulté le )
  10. https://barnamaj.cg.gov.ma, « Indicateurs d'impacts », sur barnamaj.cg.gov.ma (consulté le )
  11. « Réforme des CRI: El Othmani dresse le bilan », sur L'Economiste, (consulté le )
  12. « Le Chef du gouvernement : «L’action du gouvernement en 2018 a été empreinte de dynamisme …et nous avons lancé des chantiers stratégiques » », sur www.cg.gov.ma (consulté le )
  13. « Convergence des politiques : la méthode d’El Othmani », LesEco.ma,‎ (lire en ligne)
  14. « Rabat: Réunion pour évaluer les réalisations de la 4è année du mandat du gouvernement | MapNews », sur www.mapnews.ma (consulté le )
  15. « Lancement du portail barnamaj.cg.gov.ma relatif au suivi du programme gouvernemental », sur LexisNexis Maroc et Afrique, (consulté le )
  16. « Le service militaire obligatoire prévu pour les Marocains de 19 à 25 ans », Al HuffPost Maghreb,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. « Maroc : entre modernisme et islamisme, qui est vraiment Saadeddine El Othmani ? - JeuneAfrique.com », sur JeuneAfrique.com (consulté le ).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes