Rémi Garde

Rémi Garde
Image illustrative de l’article Rémi Garde
Rémi Garde, entraineur de l'OL en mars 2013.
Biographie
Nationalité Français
Naissance (56 ans)
L'Arbresle (Rhône)
Taille 1,75 m (5 9)
Poste Milieu de terrain puis entraîneur
Parcours junior
Années Club
1984-1988 Olympique lyonnais
Parcours professionnel1
AnnéesClub 0M.0(B.)
1988-1993 Olympique lyonnais158 (23)
1993-1996 RC Strasbourg081 0(3)
1996-1999 Arsenal FC042 0(0)
Sélections en équipe nationale2
AnnéesÉquipe 0M.0(B.)
1990-1992 France006 0(0)
Équipes entraînées
AnnéesÉquipe Stats
2011-2014 Olympique lyonnais 86v 36n 46d
2015-2016 Aston Villa3v 7n 13d
2018-2019 Impact de Montréal24v 8n 29d
1 Compétitions officielles nationales et internationales.
2 Matchs officiels (amicaux validés par la FIFA compris).
Dernière mise à jour : 21 août 2019

Rémi Garde, né le à L'Arbresle, est un footballeur international français évoluant au poste de Milieu de terrain devenu entraîneur.

Évoluant au poste de milieu de terrain, il porte le maillot de l'équipe de France à six reprises et participe à l'Euro 1992. Après sa retraite sportive, il est l'entraîneur de l'Olympique lyonnais de 2011 à 2014 puis du club anglais Aston Villa pendant la saison 2015-2016, avant de tenter une expérience hors de l'Europe en MLS à l'Impact de Montréal de 2018 à 2019.

Biographie

Carrière de joueur

Formé à l'Olympique lyonnais, Rémi Garde y commence sa carrière professionnelle en 1988 et devient rapidement l'homme de confiance de Raymond Domenech qui en fait son capitaine. Il participe à la remontée de l'OL en Division 1 en menant son club à la victoire lors du championnat de Division 2 1988-1989[1], après cinq saisons dans l'antichambre de l'élite. Rémi Garde inscrit notamment 24 buts en 145 matches jusqu'à son départ en 1993 et avec aussi une participation à la Coupe de l'UEFA en 1992, une première à l'époque depuis plus quinze ans pour le club rhodanien.

Il poursuit ensuite sa carrière au Racing Club de Strasbourg de 1993 à 1996 et agrémente son palmarès d'une place de finaliste de la Coupe de France 1995, aux côtés notamment de Frank Lebœuf, Marc Keller et Aleksandr Mostovoï.

En 1996, il rejoint les Gunners d'Arsenal, entraînés par Arsène Wenger et devient le premier joueur étranger à porter le brassard de capitaine de l'équipe londonienne à son arrivée en 1996. En 1998, il réalise le doublé championnat-FA Cup.

Il est à six reprises sélectionné en équipe de France[2], faisant partie du groupe des 20 joueurs pour l'Euro 1992 disputé en Suède, même s'il n'y joue aucune minute.

Carrière d'entraîneur

Premier poste à l'Olympique lyonnais

À partir de 2003, il devient cadre technique à l'Olympique lyonnais, occupant notamment le poste d'entraîneur adjoint de Paul Le Guen puis de Gérard Houllier. En 2010, il est nommé directeur du centre de formation de l'Olympique lyonnais, succédant à ce poste à Georges Prost. Les diverses fonctions occupées au sein de l'Olympique lyonnais permettent à Rémi Garde d'appréhender le fonctionnement du club dans sa globalité, faisant de lui une alternative naturelle lors de l'éviction de Claude Puel à la fin de la saison 2010-2011.

Rémi Garde devient entraîneur de l'équipe première de l'OL le [3], prenant la succession de Claude Puel. Son profil correspond alors à la nouvelle politique de Jean-Michel Aulas qui souhaite s'appuyer davantage sur les jeunes du centre de formation pour réduire les dépenses et pérenniser le financement du futur Stade des Lumières[4].

Pour sa première participation en Ligue des champions en tant que coach au sein de l'OL, il porte à 12 le nombre de participations consécutives du club à la compétition quand son équipe élimine le club russe du Rubin Kazan (3-1 à Gerland, 1-1 en Russie). Son coaching s'avère de nouveau payant en Ligue des Champions le sur la pelouse du Dinamo Zagreb : grâce à une victoire par sept buts à un, les Lyonnais reprennent contre toute attente la seconde place de leur groupe à la différence de buts et accèdent aux huitièmes de finale pour la neuvième année consécutive.

En Ligue 1, le schéma résolument offensif développé par Rémi Garde amène l'OL à atteindre la première place du championnat dès la 6e journée[5]. Malgré cette première place, il perd pour la première fois de la saison contre Caen (1-0 à Caen) à la suite d'une série d'invincibilité de 10 matches toutes compétitions confondues. Depuis cette défaite à Caen, l'Olympique lyonnais a déjà subi 6 défaites hors de ses bases (Paris SG, Lille, Sochaux, Valenciennes, Montpellier et Bordeaux) et deux défaites à domicile sur le même score (1-2) face à Rennes et Caen. Il gagne son premier trophée avec l'Olympique lyonnais lors de cette même saison : le club rhodanien bat l'US Quevilly 1 à 0 en finale de la Coupe de France grâce à un but de Lisandro López.

Le , il remporte le Trophée des champions face à Montpellier HSC. Pour la saison 2012-2013, Rémi Garde effectue un mercato estival marqué par le souci d'économie, il fait revenir à Lyon après 11 ans d'absence Steed Malbranque, initialement formé au club. Il ajoute à cela l'arrivée du défenseur central Milan Bisevac, ainsi qu'un défenseur gauche offensif-defensif Argentin Fabian Monzon,qui part au mercato hivernal à Fluminense en prêt, et un milieu défensif Arnold Mvuemba. En parallèle de ces arrivées, le club doit se séparer lors de ce mercato de Hugo Lloris, Aly Cissokho, Kim Källström et Cris.

Le club est deuxième à la fin de cette première partie de saison avec 38 points. En Ligue Europa, l'effectif aligné pour l'occasion étant très jeune, et issu du centre de formation. La phase de poules est terminée à la première place avec cinq victoires et un nul. L'OL échoue en seizième de finale, contre Tottenham.

Cependant, la deuxième partie de saison est plus difficile[réf. nécessaire]. L'OL est, à trois journées de la fin du championnat, troisième à quatre points de l'OM et 11 points du PSG. Finalement, les Lyonnais parviennent à conserver la troisième place, qualificative pour le troisième tour préliminaire de Ligue des champions. Garde doit toutefois s'attendre à un nouveau mercato agité, avec les départs évoqués de Bafétimbi Gomis et de Jimmy Briand.

Le début de saison 2013-2014 commence très bien, avec 4 victoires consécutives (2 en ligue 1 et 2 en Ligue des champions). Cependant, dès les barrages de la Ligue des champions face au club espagnol du Real Sociedad, Lyon décroche et perd ses deux matchs 2-0. Le club rhodanien ne jouera que la Ligue Europa 2013-2014. La suite de la saison est en demi-teinte pour l’entraîneur rhodanien. En effet, au premier avril, le club n'est que cinquième du championnat à 6 points de l'ennemi de toujours, l'AS Saint-Etienne, qui est venu s'imposer à Gerland le 30/03/2014 sur le score de 2-1. Mais l'Olympique lyonnais parvient tout de même à arriver en finale de la Coupe de la Ligue face au PSG de Laurent Blanc. C'est sur la scène européenne que l'Olympique lyonnais de Rémi Garde se montre le plus convaincant, en accédant aux quarts de finale de la League Europa. Lors de ce tour de la compétition les Lyonnais affrontent l'un des favoris, le Juventus de Turin. Lyon quittera la compétition en s'inclinant 0-1 à Gerland, puis 2-1 une semaine après au Juventus Stadium.

Le , après des mois d'hésitations à la suite des nombreuses propositions de renouvellement de contrat émises par la direction lyonnaise, la presse annonce que Rémi Garde refuse le poste et quitte donc son club de cœur après 3 saisons. Il est remplacé par Hubert Fournier.

Expérience anglaise à Aston Villa

Le , il signe pour le club d'Aston Villa, alors dernier du championnat. Il remplace Tim Sherwood[6], mais il ne parvient pas à redresser le club au classement. Par consentement mutuel, il quitte le club anglais le [7].

Départ en MLS à l'Impact de Montréal

Le , il est appelé par le président Joey Saputo à occuper le poste d'entraineur-chef de l'Impact de Montréal pour une durée de deux ans (plus une troisième en option) en vue de la saison 2018 de la Major League Soccer (MLS)[8]. L'une de ses premières décisions est de faire venir à ses côtés au poste d'entraineur des gardiens Joël Bats, avec qui il a longtemps collaboré à Lyon[9]. Il s'entoure aussi de l'ancien préparateur physique de l'Équipe de France de football Robert Duverne. Après une saison difficile, il échoue à qualifier le club pour les séries éliminatoires en 2018.

Pour sa deuxième année, l'équipe effectue une très bonne première moitié de championnat mais privé de son meilleur joueur Nacho Piatti, l'Impact redescend vers le milieu du classement par la suite. Kevin Gilmore, le nouveau président arrivé à l'aube de la saison 2019, le licencie le , à la suite d'une série de contre-performances[10], bien que le club soit alors septième de la Conférence Est de la MLS et toujours en course pour les séries éliminatoires et le championnat canadien[11],[12].

Statistiques détaillées

Joueur

(Mise à jour au )

Saison Club Pays Championnat Coupe(s) Nationale(s) Coupe d’Europe France TOTAL
Division Matchs Buts Matchs Buts Coupe Matchs Buts Matchs Buts Matchs Buts
1984-1985 Olympique lyonnais Division 2 1 0 0 0 - - - - - 1 0
1985-1986 Olympique lyonnais B Division 3 0 0 0 0 - - - - - 0 0
1986-1987 Olympique lyonnais B Division 3 0 0 0 0 - - - - - 0 0
1987-1988 Olympique lyonnais Division 2 1 0 0 0 - - - - - 1 0
1988-1989 Olympique lyonnais Division 2 32 5 7 1 - - - - - 39 6
1989-1990 Olympique lyonnais Division 1 31 4 1 0 - - - 3 0 35 4
1990-1991 Olympique lyonnais Division 1 24 3 1 0 - - - - - 25 3
1991-1992 Olympique lyonnais Division 1 24 1 1 0 C3 2 1 3 0 30 2
1992-1993 Olympique lyonnais Division 1 33 9 - - - - - - - 33 9
1993-1994 RC Strasbourg Division 1 21 1 0 0 - - - - - 21 1
1994-1995 RC Strasbourg Division 1 31 2 5 0 - - - - - 36 2
1995-1996 RC Strasbourg Division 1 16 0 0 0 CI+C3 8 0 - - 24 0
1996-1997 Arsenal FC Premier League 11 0 0 0 - - - - - 11 0
1997-1998 Arsenal FC Premier League 10 0 1 0 - - - - - 11 0
1998-1999 Arsenal FC Premier League 10 0 5 0 C1 5 0 - - 20 0
TOTAL 245 25 21 1 - 15 0 6 0 287 27

Entraîneur

(Mise à jour au )

Saison Club Championnat Coupe nationale Coupe de la Ligue Supercoupe Compétition continentale Total % V
Division M V N D M V N D M V N D M V N D Type M V N D M V N D
2011-2012 Olympique lyonnais 1 38 19 7 12 6 6 0 0 4 3 0 1 - - - - C1 10 4 3 3 58 32 10 16 55%
2012-2013 Olympique lyonnais 1 38 19 10 9 1 0 0 1 1 0 0 1 1 1 0 0 C3 8 5 2 1 49 25 12 14 51%
2013-2014 Olympique lyonnais 1 38 17 10 11 3 2 0 1 4 3 0 1 - - - - C1+C3 4+12 2+5 0+4 2+3 61 29 14 18 48%
Total 114 55 27 32 10 8 0 2 9 6 0 3 1 1 0 0 - 34 16 9 9 168 86 36 46 51%
2015-2016[13] Aston Villa 1 20 2 6 12 3 1 1 1 - - - - - - - - - - - - - 23 3 7 13 13%
Total 20 2 6 12 3 1 1 1 - - - - - - - - - - - - - 23 3 7 13 13%
2018 Impact de Montréal 1 34 14 4 16 2 1 0 1 - - - - - - - - - - - - - 36 15 4 17 42%
2019 Impact de Montréal 1 27 10 4 13 4 3 1 0 - - - - - - - - - - - - - 31 13 5 13 42%
Total 61 24 8 29 6 4 1 1 - - - - - - - - - - - - - 67 28 9 30 42%
Total sur la carrière 195 81 41 73 19 13 2 4 9 6 1 2 1 1 0 0 - 34 16 9 9 258 117 52 89 45%

Palmarès joueur

En club

En équipe de France

Palmarès entraîneur

Distinctions personnelles et records

  • Membre de l'équipe de France alignant 19 matchs sans défaite entre et le , plus longue série à l'époque
  • Membre de l'équipe de France remportant chacun de ses huit matchs des Qualifications à l'Euro 1992, une première en Europe à l'époque.

Notes et références

  1. « Paninomorphologie - Rémi GARDE », sur oldschoolpanini.com
  2. a et b « Fiche de Rémi Garde », sur FFF.fr
  3. William-Alexandre Proust, « Garde prend la main », sur football.fr,
  4. Rémy de Souza, « Garde: "Tourné vers l'efficacité" », sur sports.fr,
  5. « OL-OM : LES NOTES DU MATCH », sur footmercato.net,
  6. « Aston Villa : Rémi Garde jusqu'en 2019 ! », sur lequipe.fr, (consulté le )
  7. Club statement: Rémi Garde, www.avfc.co.uk
  8. Rémi Garde nommé entraîneur-chef de l'Impact de Montréal, Impact de Montréal, 8 novembre 2017
  9. « OL : Joël Bats, les trois raisons d’un départ précipité », foot01.com,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. La Presse canadienne, « Impact : « On a décidé d'agir » -Kevin Gilmore », sur 98.5 FM (consulté le )
  11. MLS : Rémi Garde viré de Montréal, Eurosport, 21 août 2019
  12. L'entraîneur-chef Rémi Garde démis de ses fonctions, Impact de Montréal, 21 août 2019
  13. Du 2 novembre 2015 au 29 mars 2016
  14. (en) « Fiche de Rémi Garde », sur national-football-teams.com

Liens externes