Quand sort la recluse

Quand sort la recluse
Quand sort la recluse
Auteur Fred Vargas
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman policier
Éditeur Flammarion
Lieu de parution Paris
Date de parution
Nombre de pages 478
ISBN 978-208141-314-6
Série Jean-Baptiste Adamsberg
Chronologie

Quand sort la recluse est un roman policier de Fred Vargas, paru le aux éditions Flammarion. Il s'agit du neuvième roman mettant en scène le personnage du commissaire Jean-Baptiste Adamsberg.

Résumé

Un meurtre vient d'avoir lieu à Paris, rue du Château-des-Rentiers. À peine sorti des brumes islandaises de sa précédente enquête, Adamsberg résout cette première énigme avec brio, sans avoir l'air d'y penser, et sans non plus prendre au sérieux la mort de trois octogénaires dans la région de Nîmes, apparemment mordus par une araignée.

La « recluse », ou Loxosceles rufescens[1], est un type d'araignée à la morsure particulièrement sournoise[2] et le policier Voisenet s'intéresse à son retour en France. Mais cela suffit-il à expliquer la mort de ces trois octogénaires, tués par le venin de la recluse[2] ? Les forums ne parlent plus que de cela, les réseaux sociaux s'affolent : et si une mutation génétique avait rendu la recluse encore plus dangereuse qu'auparavant ? Adamsberg va interroger un spécialiste du Muséum national d'histoire naturelle pour tenter d'y voir plus clair.

Au Muséum, le commissaire rencontre par hasard une retraitée qui lui apprend que deux des trois octogénaires nîmois se connaissaient depuis l'enfance. À cette époque, ils étaient en effet pensionnaires dans un orphelinat local, nommé « La Miséricorde ». Il semble bien que ces adolescents aient eu un comportement répréhensible, voire potentiellement criminel. Appartenant à un petit groupe de neuf ou dix garnements, ils avaient pour distraction favorite de faire mordre les plus jeunes pensionnaires de l'orphelinat par des recluses, ce qui laissait la plupart de leurs victimes défigurées ou mutilées à vie. Certaines de ces victimes ont-elles voulu punir leurs anciens tortionnaires ? La « bande des mordus » exercerait-elle une vengeance contre la « bande des recluses » ? Tant d'années après ? Cela paraît peu plausible. Adamsberg se heurte également à deux autres obstacles. D'une part, le troisième octogénaire tué par le même venin ne faisait pas partie de la « bande des recluses ». D'autre part et surtout, ce venin est connu pour provoquer le loxoscelisme, qui ne pourrait se révéler mortel que si plusieurs dizaines de recluses attaquaient un même homme en même temps, ce qui est techniquement impossible.

Avec l'aide de Veyrenc, de Froissy et de Retancourt, le commissaire s'obstine pourtant dans cette voie, semblable à Magellan en quête du détroit qui doit déboucher sur l'océan Pacifique, pendant que Danglard opte pour la mutinerie.

Adamsberg le pressent, la « bande des recluses » est en péril. Par le passé, quatre autres de ces adolescents malfaisants ont déjà disparu dans des circonstances étranges qui pourraient correspondre à autant d'assassinats. Or, aujourd'hui, après les octogénaires de Nîmes, ils continuent l'un après l'autre à succomber à des morsures de recluses, méthodiquement. Mais de quels délits sont-ils coupables, au juste ? Depuis le début de l'enquête, Adamsberg devine confusément, parmi les « bulles » de ses pensées inachevées, qu'une seconde tragédie se cache derrière les murs de l'orphelinat, derrière les murs d'un reclusoir que sa mémoire veut ignorer.

Édition

Notes et références

  1. Ou Loxosceles reclusa sur le continent américain, Quand sort la recluse, p. 78.
  2. a et b « Fred Vargas : la recluse a du mordant », par Thierry Gandillot, Les Échos, 9 mai 2017 (consulté le 10 mai 2017).
  3. Fred Vargas, « Quand sort la recluse de Fred Vargas - Editions Flammarion », sur editions.flammarion.com (consulté le 31 octobre 2017)