Propulseur de plongée

Un propulseur de plongée est un engin automoteur de forme et de taille variable destiné aux plongeurs autonomes pour augmenter leur rayon d'action et/ou leur permettre de transporter du matériel. Il se différencie du sous-marin au sens strict dans la mesure où le personnel n'est pas au « sec ».

Inventé par les Italiens à la fin de la Première Guerre mondiale pour les nageurs de combat, il fut assez largement utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale avec des plongeurs équipés de recycleurs. Par la suite des versions civiles ont été créés à la suite de l'apparition du scaphandre autonome.

Terminologie

Des acronymes anglais peuvent être rencontrés : DPV (Diver Propulsion Vehicle) ou plus rarement DPD (Diver Propulsion Device) et pour de grands modèles carénés SDV (Swimmer Delivery Vehicle), mais aussi SLV (Subsea light Vehicle)[1].

On trouve également l’appellation « Scooter sous-marin ».

On parle parfois de torpille humaine du fait de la forme de certains modèles militaires mais, contrairement aux torpilles, ils ne sont jamais lancés contre les navires.

L'expression « sous-marin humide » existe aussi, en particulier pour les modèles carénés. Il existe deux courses de sous-marin à propulsion musculaire ayant pour objectif de développer des programmes de recherches universitaire.

Variantes

À l'origine, on trouve des modèles en forme de torpille chevauchés par deux plongeurs. Après la Mignatta d'origine, on a les différentes Siluro a lenta corsa « Maiale » au sein de la Xe Flottiglia MAS et ses copies anglaise Chariot manned torpedo  et allemande. Des modèles carénés, moins fatigants pour les plongeurs, ont également été créés par la suite.

Maiale
Un sous-marin Havas Mark 5 biplace en exposition.
Havas Mark V, modèle caréné et un plongeur avec recycleur

Les modèles légers individuels sont d'après-guerre.

Modèle léger de loisir

Quelques modèles de petites embarcations submersibles existent :

  • Motorised Submersible Canoe  du SOE
  • Subskimmer  moderne.
  • Scubster
  • Scubster Nemo[2]
  • Murene[1]

Les sous-marins à propulsion humaine

Il existe deux courses internationales de sous-marin à propulsion humaine qui rassemblent un grand nombre d'équipes universitaires et indépendants.

Une seule équipe française participa à l'International Submarine Race au Naval Warfare Surface Center de Bethesda en 2011 remportant le prix de l'innovation avec le Scubster[3].

Le Scubster est visible au musée Frédéric-Dumas de la plongée sous-marine.

Les sous-marins humides à propulsion électrique civils et militaires

Développé en France par l'équipe de Stephane Belgrand Rousson, le Scubster Nemo effectuera sa première plongée de démonstration à Saint-Jean-Cap-Ferrat en 2015[4]. En 2018 Alseamar présente un tracteur sous-marin le Murene[5].

Limites

Contrairement aux sous-marins, la plupart des limites sont imposées par les capacités du plongeur et non pas de l'engin :

  • Les nageurs de combat n'ont qu'une capacité opérationnelle de quelques heures, soit un rayon d'action de quelques dizaines de kilomètres au plus avec propulseurs, d'où généralement la nécessité d'être amenés et récupérés par un véhicule « mère » (sous-marin, navire, hélicoptère). Les Italiens avaient installé une base clandestine en Espagne près de la base britannique de Gibraltar, mais c'est une exception.
  • En cas de mauvaise visibilité (ou d'opérations de nuit) on risque la collision si l'on est près du rivage (ou dans un port pour les nageurs de combat). Un modèle comme le Havas ASDV Mark 10 est doté d'un sonar anti-collision.
  • Il faut rester à profondeur constante sinon on risque l'accident de décompression. Ce n'est pas un problème pour la plongée avec recycleur, celui-ci ne permettant pas de descendre à plus de quelques mètres.[réf. nécessaire]
  • En plongée récréative, la vitesse nuit à l'observation de la faune souvent discrète.

Armement et alternatives militaires

Un propulseur de plongée peut-être utilisé pour le renseignement, mais quand il est utilisé offensivement il porte une charge explosive à fixer au navire (quille de roulis ou par aimants comme une mine limpet) ou déposées au fond de mer sous le navire visé.

L'augmentation du rayon d'action des nageurs de combat est aussi obtenu par canot pneumatique, kayak, sous-marin y compris de poche comme le classe X pendant la Seconde Guerre mondiale ou l’Advanced SEAL Delivery System  qui fut un échec.

L'attaque discrète fut aussi effectuée directement avec des sous-marins de poche et plus rarement avec des canots explosifs Barchino esplosivo .

Références

  1. a et b « Alseamar lance un nouveau tracteur sous-marin pour commandos et plongeurs », sur Mer et Marine, (consulté le 2 février 2020)
  2. « Scubster Némo, le petit sous-marin d'exploration à propulsion électrique. | All Boats Avenue », All Boats Avenue,‎ (lire en ligne, consulté le 22 août 2018).
  3. « Etats-Unis. Un sous-marin français à pédales prix de l'innovation », Le Telegramme,‎ (lire en ligne, consulté le 22 août 2018).
  4. (en) « Electric Scubster personal sub dives into crowdfunding pond », sur newatlas.com (consulté le 7 septembre 2018).
  5. « FORCES SPÉCIALES : Le tracteur sous-marin Murène », sur www.asafrance.fr (consulté le 2 février 2020)

Voir aussi

Articles connexes

Sous-marin à propulsion humaine

Liens externes

Scubster

Murene