Principauté épiscopale de Metz

Principauté épiscopale de Metz
(de) Fürstbistum Metz

XIe siècle – 1648

Blason
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Trois évêchés (en vert).
Informations générales
Statut Principauté épiscopale
- État du Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Capitale Metz
Vic-sur-Seille (à partir de 1234)
Religion Église catholique romaine
Histoire et événements
XIe siècle Création
1189 Metz devient une ville libre d'Empire.
1500 Rejoint le Cercle du Haut-Rhin
1552 Annexion par le royaume de France.
1648 Confirmation de l'annexion par les traités de Westphalie.

Entités précédentes :

Entités suivantes :

La principauté épiscopale de Metz (en allemand : Fürstbistum Metz) ou évêché de Metz (Hochstift Metz) est un État du Saint-Empire romain germanique. Les évêques de Metz, qui relèvent du duché de Lorraine, obtiennent l'immédiateté impériale comme seigneurs temporels de la principauté épiscopale au XIe siècle et font partie du collège des princes ecclésiastiques à la Diète d'Empire.

Les frontières de la principauté et du diocèse de Metz, fondé au IVe siècle, ne coïncident pas. Dans le périmètre du diocèse, tout d'abord suffragant de la province ecclésiastique de Trèves, l'autorité spirituelle de l’évêque s’étend sur une plus grande partie de la région de Lorraine. Le siège de la principauté et du diocèse est à Metz.

Occupé par les forces armées du roi Henri II en 1552, l'évêché arrive finalement en 1648 par les traités de Westphalie sous souveraineté française.

Géographie

Au haut Moyen Âge, les évêques de Metz étaient en possession des domaines séculaires considérables, qui se dispersent initialement de Chiemsee aux Cévennes[1]. Dès 1500, leur principauté appartient au Cercle du Haut-Rhin. À l'époque moderne, elle comprend encore un territoire étroit autour de Vic-sur-Seille, sur les rives de la Moselle dans le nord-est de la Lorraine.

Histoire

Un diocèse de Metz existe peut-être depuis le IVe siècle et est vérifiable de manière fiable depuis 535. Il appartient à l'archidiocèse de Trèves. Déjà durant l'époque mérovingienne, les évêques de Metz ont pu acquérir de nombreux biens propres – beaucoup plus que les autres diocèses lorrains de Toul et de Verdun. Dans les divisions carolingiennes, le diocèse revient à la Francie médiane par le traité de Verdun conclu en 843 puis, selon les dispositions du traité de Meerssen en 870, à la Francie orientale, le royaume de Louis le Germanique[2].

Il y a eu à Metz deux sortes de comtes : les « comtes royaux » ainsi nommés parce qu’ils étaient investis par le roi carolingien, puis le roi de Germanie[3] et les « comtes palatins » nommés par les évêques de Metz pour gérer leurs affaires. Au XIe siècle, l’influence des empereurs romains germaniques s'éloigne ; les comtes royaux deviennent ducs de Lorraine alors que les évêques, résidant sur place, concentrent de plus en plus en leurs mains le pouvoir temporel dont ils delèguent l'exercice à leurs comtes palatins ; ceux-ci deviennent des « comtes épiscopaux ».

Château des princes-évêques de Metz à Vic-sur-Seille.

Au Moyen Âge central, le pouvoir temporel du comté de Metz passe de plus en plus aux évêques. Vers 1080, ils ont également acquis la suprématie sur le comté de Sarrebruck. À la mort de Gertrude de Dabo en 1225, l’évêque de Metz, Jean Ier d’Apremont, rattache le comté de Dabo (Dagsbourg) à titre de fief au domaine épiscopal. Néanmoins, les évêques n'ont pas réussi à faire contrepoids aux ducs de Lorraine. De plus, la ville de Metz devient indépendante ainsi que ses environs en 1189 ; les princes-évêques prennent résidence à Vic-sur-Seille où ils firent agrandir le château. En 1434, la ville de Sarrebourg quitte la principauté en prêtant allégeance au duc de Lorraine.

L'évêché souffre de plus en plus d'une situation économique difficile ; ce qui a déclenché de convoitises de la part des puissants voisins. De 1484 à 1607, tous les évêques de Metz sont issus de la maison de Lorraine. En 1552, le roi Henri II de France, qui a signé le traité de Chambord avec des princes impériaux protestants aux dépens de l'empereur Charles Quint, occupe les villes de Metz, de Toul et de Verdun et la principauté. L'année suivante, l'empereur tente la reconquête, mais en vain. En 1613, la France force des hommages auprès des autorités ecclésiastiques. Avec l'entrée de la France dans la guerre de Trente ans et l'occupation du duché de Lorraine depuis 1632, la France du roi Louis XIII est le pouvoir dominant dans la région. Après 1632, les pouvoirs du gouverneur de Metz sont étendus à tous les secteurs de la principauté.

Aux traités de Westphalie en 1648, la principauté est finalement cédé à la France. La principauté de Metz, avec les deux autres principautés cédées à la France, Toul et Verdun forment maintenant la province des Trois-Évêchés. Il garde le titre de prince du Saint-Empire romain germanique jusqu’à la Révolution française.

Territoire

Carte des Trois-Évêchés montrant les communes et les départements actuels.

Au XVIIIe siècle appartient à l'évêché de Metz, les fiefs épiscopaux suivants[1] :

Bibliographie

  • Hans-Walter Herrmann (Hrsg.): Die alte Diözese Metz, L'ancien diocèse de Metz, Referate eines Kolloquiums in Waldfischbach-Burgalben, Saarbrücken 1993.
  • Gerhard Köbler: Historisches Lexikon der deutschen Länder. Die deutschen Territorien vom Mittelalter bis zur Gegenwart. 3., verbesserte, um ein Register erweiterte Auflage. C.H. Beck, München 1990, (ISBN 3-406-34838-6), S. 339.

Références

  1. a et b Gerhard Köbler: Historisches Lexikon der deutschen Länder. Die deutschen Territorien vom Mittelalter bis zur Gegenwart. 3., verbesserte, um ein Register erweiterte Auflage. C.H. Beck, München 1990, (ISBN 3-406-34838-6), S. 339.
  2. « Les comtés au temps du traité de Meerssen (870) | Connaître la Wallonie », sur connaitrelawallonie.wallonie.be (consulté le 18 mai 2019)
  3. « L'histoire des ducs de Lorraine », sur https://www.lesfousdeterroirs.fr/ (consulté le 18 mai 2019)

Articles connexes