Pléiades Neo

Données générales
Organisation Airbus Defence and Space
Constructeur Airbus Defence and Space
Domaine Imagerie commerciale
Constellation 4 satellites
Statut En développement
Lancement Pleiades Neo 3 : 29/04/2021
Lanceur Vega
Site https://www.intelligence-airbusds.com/imagery/constellation/pleiades-neo/
Caractéristiques techniques
Masse au lancement ~920 kg
Orbite
Orbite Orbite héliosynchrone
Altitude 620 km

Pléiades Neo (aussi dénommé VHR-2020) est une constellation de quatre satellites d'observation de la Terre fournissant des images avec une résolution spatiale de 30 centimètres développée par Airbus Defence and Space. Ces satellites à usage commercial prennent la suite de la série des Pléiades. Leur lancement doit s'échelonner entre 2021 et 2022.

Historique du développement

La constellation de satellites d'observation de la Terre Pléiades Neo est conçue par Airbus Defence and Space pour prendre la suite des satellites français Pléiades lancés en 2011 et 2012 et développés pour fournir des images à des fins civiles (CNES) et militaires (Direction générale de l'armement). La constellation Pléiades Neo, annoncée en 2016, est développée par l'industriel sur fonds propres contrairement à la génération précédente et représente un investissement évalué à 600 millions €. Elle découle d'une étude conceptuelle ARCTOS réalisée par Airbus. Alors que la série des Pléiades fournit des images avec une résolution spatiale de 50 centimètres, celle-ci est abaissée à 30 centimètres pour les nouveaux engins afin d'offrir une prestation équivalente à celle des satellites concurrents WorldView. La constellation, qui comprend 4 satellites, permet une fréquence de visite biquotidienne des sites à photographier alors que les Pléiades ne permettaient qu'une visite quotidienne[1],.

Caractéristiques techniques

Chaque satellite d'une masse de 920 kg est équipé d'un système optique Naomi développé par Airbus et ayant recours au carbure de silicium. Les panneaux solaires sont souples et donc moins sensibles aux vibrations occasionnées par les changements d'orientation rapides liés aux manœuvres de pointage. La résolution optique est de 30 centimètres en panchromatique et la fauchée est de 14 km[3]. Les images réalisées par chaque satellite seront transférées soit en bande X directement sur une station au sol, soit par un système de télécommunications laser embarqué fourni par Tesat Spacecom aux satellites relais EDRS circulant en orbite géostationnaire et donc toujours en vue de celui-ci (réseau SpaceDataHighway exploité par Airbus pour le compte de l’Agence spatiale européenne). Le débit autorisé par ces terminaux atteignant 1,8 gigabits permettra de transférer les 40 téraoctets recueillis quotidiennement par la constellation. Les instructions sont transmises en temps réel par le centre de contrôle de Toulouse en utilisant la bande S ou via le SpaceDataHighway en bande Ka[1],.

Déroulement de la mission (prévisionnel)

Le premier satellite, Pléiades Neo 3 (VHR-2020 1), a été mis sur orbite le 29 avril 2021 par un lanceur Vega (vol VV-18) depuis la base de lancement de Kourou. 3 autres orbiteurs sont prévus, dont Pléiades Neo 4 (VHR-2020 2) aux alentours d’août 2021, également à bord d'un lanceur Vega. Quant aux satellites Pléiades Neo 5 et 6 (VHR-2020 3 et 4), ils devraient décoller courant 2022 sur un même vol de Vega C.

Ces satellites circulent sur une orbite héliosynchrone à une altitude de 620 km[3]. Chaque satellite peut photographier un demi-million de km² quotidiennement. Les images capturées alimentent la plateforme en ligne OneAtlas[4] et sont analysées et éventuellement corrélées avec les données fournis par les satellites TerraSAR-X et TanDEM-X avant d'être commercialisées auprès des clients[1].

Notes et références

  1. a b et c Stefan Barensky, « Airbus mise sur Pléiades Neo pour l’observation », sur Aerospatium, .
  2. a et b Pierre-François Mouriaux, « Le point sur Pléiades Neo », Air et Cosmos,‎ .
  3. (en) « OneAtlas », sur OneAtlas Platform (consulté le 31 mars 2020)

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes