Pierre Cohen

Pierre Cohen
Illustration.
Pierre Cohen en 2010.
Fonctions
Président de la Fédération nationale des
élus socialistes et républicains

(3 ans, 8 mois et 24 jours)
Prédécesseur Marylise Lebranchu
Successeur François Rebsamen
Maire de Toulouse

(6 ans et 14 jours)
Élection
Prédécesseur Jean-Luc Moudenc
Successeur Jean-Luc Moudenc
Député français

(15 ans et 7 jours)
Élection 1er juin 1997
Réélection 16 juin 2002
17 juin 2007
Circonscription 3e de la Haute-Garonne
Législature XIe, XIIe et XIIIe
Groupe politique SOC (1997-2007)
SRC (2007-2012)
Prédécesseur Serge Didier
Successeur Jean-Luc Moudenc (circonscription redécoupée)
Maire de Ramonville-Saint-Agne

(18 ans, 11 mois et 25 jours)
Prédécesseur Francis Barousse
Successeur Christophe Lubac
Biographie
Nom de naissance Pierre Cohen
Date de naissance (71 ans)
Lieu de naissance Bizerte, Tunisie
Nationalité Français
Parti politique PS (1974-2018)
Génération.s (depuis 2017)
Diplômé de Université Paul-Sabatier

Pierre Cohen
Maire de Toulouse

Pierre Cohen, né le à Bizerte en Tunisie, alors protectorat français, est un homme politique français, député socialiste de 1997 à 2012, maire de Toulouse et président de la communauté urbaine de Toulouse Métropole de 2008 à 2014.

Biographie

Fils d'une catholique française et d'un militaire juif tunisien[1], qu'il suit en Allemagne en 1958 puis à Mazamet en 1964, Pierre Cohen obtient, après son bac en 1968, un doctorat en informatique à l'université Paul-Sabatier de Toulouse, et devient ingénieur de recherche en informatique à l'Institut de recherche en informatique de Toulouse (IRIT), jusqu'en 1997[2].

Membre du Parti socialiste depuis 1974, il milite au sein du Centre d'études, de recherches et d'éducation socialiste (CERES). Élu conseiller municipal à Ramonville-Saint-Agne en 1983, il est d'abord chargé de la petite enfance avant d'en devenir maire en 1989. Impliqué dans les politiques de préventions au GIP et CISD, il est aussi à l'origine du Festival de rue de Ramonville. Conseiller régional entre 1986 et 1992, il se met en congé du Parti socialiste un temps après l'entrée de la France dans la guerre du Golfe. Il vote ensuite « non » au référendum sur le traité de Maastricht, mais ne rejoint pas Jean-Pierre Chevènement au Mouvement des citoyens, et se rapproche de Lionel Jospin en 1995[2].

Il est élu député en 1997 dans la 3e circonscription de la Haute-Garonne. Réélu en 2002, puis en 2007, il est membre de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques. Après avoir été membre pendant 12 ans de la commission économique et sociale où il a particulièrement défendu les questions liées à la recherche et à l'enseignement supérieur, il a ensuite terminé son parcours à l'Assemblée nationale en tant que membre de la commission des affaires étrangères.

Il a également participé à la création du groupe parlementaire Espace, destiné à défendre la recherche, l'industrie et les applications spatiales françaises et européennes[3].

Le , à la tête d'une liste unitaire de la gauche (PS, PCF, MRC, PRG, Verts), il devance au second tour des municipales à Toulouse le maire sortant Jean-Luc Moudenc (50,42 % contre 49,58 %[4] soit avec seulement 1 209 voix d'avance).

Le , il devient président de la communauté urbaine du Grand Toulouse.

Le , sa liste PS-PCF-PRG-MRC est battue par la liste de Jean-Luc Moudenc UMP-UDI-MoDem qui obtient 52,06 % des voix et 53 sièges aux élections municipales de Toulouse. Sa liste n'obtenant que 16 sièges, il n'est pas réélu maire après les élections municipales de 2014 à Toulouse.

Il soutient Benoît Hamon lors de la primaire citoyenne de 2017[5]. Après sa victoire à la primaire, il est nommé responsable thématique « Innovation territoriale » de sa campagne présidentielle[6],[7]. En , il quitte le PS avec une vingtaine d'élus et de militants pour rejoindre Génération.s de Benoît Hamon[8].

Il se présente aux élections municipales toulousaines de 2020. Sa liste, « Pour la cohésion - L'autre choix » arrive en quatrième position et obtient 5,66 % des suffrages lors du premier tour organisé le [9].

Prises de position

En 2012, il déclare « Tout ce qui est nationaliste, Front national ou autre, je considère que réduire leur présence voire l'éradiquer, c’est important. Il y a deux moyens : par la loi et le rapport de force physique, qui montrent que l’on est très majoritairement contre, mais aussi par le combat idéologique. » Ces propos lui valent d'être dans le « collimateur » du groupe d'extrême droite Bloc identitaire, d'après Les Inrockuptibles[10].

Mandats

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes