Paul Frogier de Ponlevoy

Frogier de Ponlevoy
Illustration.
Fonctions
Député

(18 ans et 10 jours)
Réélection 28 octobre 1877,
4 septembre 1881,
18 octobre 1885,
6 octobre 1889,
3 septembre 1893
Circonscription Neufchâteau, Vosges
Groupe politique Gauche républicaine (1876-1877)
Union républicaine (1877-1899)
Successeur Thierry d'Alsace de Hénin-Liétard
Sénateur

(14 ans, 10 mois et 8 jours)
Réélection 28 janvier 1900
Circonscription Vosges
Groupe politique Gauche démocratique (1894-1900)
Union républicaine (à partir de 1900)
Prédécesseur Albert Ferry
Biographie
Nom de naissance Paul, Marie, Placide Frogier de Ponlevoy
Date de naissance
Lieu de naissance Paris
Date de décès (à 87 ans)
Lieu de décès Paris
Nature du décès Accident
Sépulture Autigny-la-Tour
Nationalité Française
Diplômé de École polytechnique
Profession Militaire

Paul Frogier de Ponlevoy est un homme politique français, né le à Paris et décédé le dans cette même ville.

Biographie

Fils de Louis, César Frogier de Ponlevoy, intendant militaire et d'une famille noble angevine et d'une mère vosgienne, fille d'un fournisseur d'armes pour l'Empire et avait acheté un château à Autigny-la-Tour. Ancien élève de l'École polytechnique, de Ponlevoy mène une carrière militaire dans le génie, participant à la conquête de l'Algérie, la campagne d'Italie et du Mexique. Il est promu chef de bataillon et pendant la guerre de 1870 il est envoyé dans l'armée du Rhin puis est détaché au bureau militaire de Tours puis à Bordeaux. Il devient chef du génie à Brest puis prend sa retraite en 1873.

Il est un républicain et participe à la vie politique de Neufchâteau, notamment en étant élu municipal en avril 1871, qu'il restera jusqu'en 1892, puis conseiller général du canton de Neufchâteau en octobre 1871, réélu en 1874 puis en 1880, sans opposant. Il est élu député républicain (Gauche républicaine) des Vosges de 1876 à 1894. À partir de 1877, il siège dans l'Union Républicaine et en 1881 il est réélu sans concurrent. Aux cantonales de 1886, il doit affronter un candidat conservateur, grand propriétaire terrien, le comte Thierry d'Alsace, mais l'emporte assez facilement. Il le retrouve durant les législatives de 1889 sous l'étiquette de «républicain indépendant libéral » et le bat que difficilement avec seulement 50,8 % des suffrages.

Il cherche à passer au Sénat mais le parti républicain craint la victoire du comte d'Alsace et en 1891 il renonce à se présenter. Cependant en 1892, il est battu aux cantonales contre le comte d'Alsace et en 1893, aux législatives, face à ce même concurrent il est facilement réélu malgré sa position de rallié à la République.

En décembre 1893, Albert Ferry décède et son siège est libérée. Frogier de Ponlevoy se présente et gagne facilement. En 1990, il fait partie de la liste républicaine face à une liste nationaliste mais gagne facilement avec ses autres collègues. Il s'oppose à la politique del a Défense républicaine et au Bloc des gauches mais finit par se rapprocher du gouvernement après 1900. Sa participation aux travaux parlementaires est très limitée et se concentre sur les questions d'ordre local. Il ne se représente pas en 1909 et se retire de la vie publique. Il meurt en 1915, renversé par un vélo.

Il a été décoré de la médaille de la valeur militaire de Sardaigne en 1859, de la médaille de la Campagne d'Italie et de la Légion d'Honneur en 1862.

Décoration

Annexes

Bibliographie

  • « Paul Frogier de Ponlevoy », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • « Paul Frogier de Ponlevoy », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • Jean El Gammal, François Roth et Jean-Claude Delbreil, Dictionnaire des Parlementaires lorrains de la Troisième République, Serpenoise, (ISBN 2-87692-620-2 et 978-2-87692-620-2, OCLC 85885906, lire en ligne), p. 364-366

Liens externes