Patrick Grandperret

Patrick Grandperret
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Patrick Grandperret, né le à Saint-Maur-des-Fossés et mort le dans la même ville[1],, est un réalisateur, acteur, scénariste et producteur français. Il se définit comme ayant été « assistant, scénariste, cadreur, producteur, inventeur d'outils et d'alliances qui lui ont fait faire de surprenantes transversales »[3].

Biographie

Fils d'un ingénieur en optique, Patrick Grandperret est étudiant à l'école de commerce ESSEC[4] lorsque l'engouement du mouvement de Mai 68 le porte à s'initier au reportage photo.

Après ses études, passionné de sports mécaniques, il fréquente les circuits de moto et devient photographe des circuits. En 1974, il réalise son premier documentaire, La Coupe Kawasaki, sur la compétition dont il a disputé les épreuves entre 1972 et 1973. Il promène ensuite son appareil sur les plateaux de tournages et devient assistant-réalisateur. Il rencontre le réalisateur Maurice Pialat qu'il assiste sur le tournage de deux films : Passe ton bac d'abord (1979) et Loulou (1980). La collaboration est houleuse mais formatrice pour Patrick Grandperret qui compare son travail à celui d'un mercenaire.

En 1981, il réalise son premier long métrage, Court circuits, dont l'intrigue se passe dans le milieu des motards qu'il connaît bien. On peut noter que lors de ce tournage, Patrick Grandperret a fait débuter un jeune assistant, Luc Besson. Il se lance aussi dans la production avec ses amis avec qui il forme une bande : Jean-Pierre Sentier, Jean-François Stévenin, Claude Faraldo. Sept ans plus tard, il réalise son deuxième film, Mona et moi, inspiré par la vie de son ami Simon Reggiani. Le film lance la carrière d'Antoine Chappey. Puis, en 1993, suit L'Enfant lion, récit picaresque africain, adaptation de René Guillot entre Niger, Côte-d'Ivoire, Maroc et Zimbabwe. Le film est coproduit par Luc Besson que Grandperret avait fait débuter comme assistant lors du tournage de Court circuits. Malgré le succès du film (1,1 million d'entrées), Patrick Grandperret en ressort endetté, ce qui le pousse à accepter un film de commande en 1995, Le Maître des éléphants, avec en vedette Jacques Dutronc, également avec l'Afrique comme cadre. L'année suivante il renoue avec Dutronc et l'Afrique pour réaliser Les Victimes, adaptation d'un thriller de Boileau-Narcejac, mais l'échec du film l'écarte du monde du cinéma.

Grandperret continue la réalisation, mais à la télévision : pour Yves Rénier (Commissaire Moulin) ou Bernard Tapie (Commissaire Valence). Après le milieu des courses de moto puis le monde des marginaux, il s'intéresse à l'Amérique latine, réalisant des téléfilms ayant pour cadre sa nouvelle passion : Couleur Havane et Inca de Oro. Il accepte ensuite la proposition de la productrice Sylvie Pialat d'adapter un scénario de son défunt mari inspiré d'un fait divers violent et qui n'avait jamais pu aboutir. Ainsi, en 2006, sort Meurtrières, qui met un terme à dix d'absence au cinéma pour Patrick Grandperret. Le film est un succès critique, avec notamment un prix au festival de Cannes, et lance la carrière de Céline Sallette, mais son échec commercial le renverra vers la télévision.

Malade, Grandperret co-réalise avec sa fille Émilie, un dernier film en 2016, Fui Banquero, avec lequel il retrouve sa thématique d'Amérique latine, mais la sortie se fait de façon quasi confidentielle. Son œuvre fera l'objet d'une rétrospective à la Cinémathèque française du 24 juin au 3 juillet 2016[5].

Il meurt le des suites d'une maladie dégénérative qui l'affectait depuis plusieurs années. Père de cinq enfants, les trois aînés collaboraient avec lui sur ses derniers films en tant qu'acteurs, scénariste ou musicien.

Filmographie sélective

Acteur

Producteur

Réalisateur

Longs métrages

Courts métrages

  • 2000 : Révolution
  • 2000 : La Conteuse
  • 2000 : L'air et le feu
  • 2000 : Partenaires
  • 2000 : Viens mon ange

Télévision

Scénariste

Assistant réalisateur

Palmarès

Notes et références

  1. « Saint-Maur : le réalisateur Patrick Grandperret s'est éteint », Le Parisien,
  2. Cyril Béghin, entretien avec Patrick Grandperret, Cahiers du cinéma, no 724, juillet-août 2016, p. 86.
  3. Julien Gester et Marcos Uzal, « Patrick Grandperret, cinéaste à tout flair », Libération,
  4. Rétrospective Patrick Grandperret - Cinémathèque française.

Liens externes