Parlé-chanté

Le parlé-chanté est une manière d'interpréter vocalement un texte, à mi-chemin entre le chant et le langage oral courant. Dérivé du sprechgesang, le parlé-chanté est le plus souvent utilisé au sein de chansons. Il se distingue du spoken word, issu des cultures afro-américaines.

Le parlé-chanté est utilisé dans les années 1930 par la chanteuse lorraine Marianne Oswald, puis au début des années 1970 par le chanteur Léo Ferré sur des albums comme Amour anarchie (1970), Il n'y a plus rien, Et… Basta ! (1973) ou encore Métamec (posthume, 2000). Serge Gainsbourg lui emboîte le pas dans Histoire de Melody Nelson (1971) et L'Homme à tête de chou (1976). Depuis, de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes français se sont emparés de cette façon d'oraliser leurs textes.

Chanteurs et groupes utilisant le parlé-chanté

En France

Dans le monde

Non datés/classés

  • Yvette Guilbert (1865-1944)[1]
  • C. L. Franklin (1915-1984), le pasteur et père d'Aretha Franklin[1]
  • Bob Dylan est parfois désigné pour utiliser cette méthode spécifique de chant[réf. souhaitée] Cependant, l'héritage musical du folk singer provient plus franchement du talking blues, que d'une forme autrement appelée.
  • Roger Waters l'utilise souvent, la plupart du temps sur ses albums solo[réf. souhaitée]
  • Les groupes The Plastic People of the Universe, [1], DG 307 et Skryty Puvab Byrocracie, héraults de ce style particulier de musique qu'est le rock underground tchèque, utilisent cette technique
  • John McCrea, du groupe Cake, utilise beaucoup le parlé-chanté[réf. souhaitée].
  • Fred Schneider, du groupe The B-52's[réf. souhaitée]
  • Plus récemment[Quand ?], des groupes de rock français comme Noir Désir ou Luke ont utilisé intensivement ce style vocal[réf. souhaitée]

Notes et références

  1. a et b Cité dans une émission de France-Culture de mai 2013.

Voir aussi

Articles connexes

Lien externe