Période prédynastique égyptienne

Objets de l'époque prédynastique

La période prédynastique est la dernière période de la préhistoire égyptienne. Elle fait la transition entre le Néolithique et la formation d'un État par unification du pays et centralisation des pouvoirs aux mains des dynasties pharaoniques.

Découpage temporel

Le découpage temporel de la période prédynastique varie légèrement selon les auteurs. On retient généralement le découpage suivant :[réf. nécessaire]

Découpage temporel de la période prédynastique
Sous-période Date de début Date de fin
Prédynastique ancien
Fayoum B/Qarounien 8000 av. J.-C. 4700 av. J.-C.
Fayoum A 5700 av. J.-C. 4500 av. J.-C.
Badarien 4500 av. J.-C. 3900 av. J.-C.
Prédynastique moyen (Amratien ou Nagada I) ; Culture de Maadi-Bouto 3900 av. J.-C. 3650 av. J.-C.
Mérimdien
Omarien
Shamarkien
Prédynastique récent Gerzéen ou Nagada II 3650 av. J.-C. 3400 av. J.-C.
Méadien
Post-Shamarkien
Protodynastique Nagada III 3400 av. J.-C. 3175 av. J.-C.

Bien que les sites archéologiques révèlent très peu de choses sur cette époque, un examen des nombreux mots égyptiens pour « ville » fournit une liste hypothétique des causes du sédentarisme égyptien. En Haute-Égypte, la terminologie indique le commerce, la protection du bétail, les hautes terres comme refuge contre les inondations et les sites sacrés pour les divinités[1].

Cultures de Basse-Égypte

Vers , les premiers habitats néolithiques apparaissent dans la vallée du Nil, en Égypte[2]. Des études basées sur des données morphologiques[3], génétiques,[4],[5],[6],[7],[8] et archéologiques[9],[10],[11],[12],[13] ont attribué ces habitats à des colons du Levant apportant l'agriculture dans la région.

Certaines données morphologiques et post-crâniennes ont permis de relier les premières populations agricoles du Fayoum, de Mérimdé et de Badari aux populations du Proche-Orient[14],[15],[16]. Cependant, les données archéologiques suggèrent également que les espèces domestiquées du Proche-Orient ont été intégrées dans une stratégie de recherche de nourriture préexistante et ce n'est que lentement qu'un mode de vie différent s'est mis en place, contrairement à ce que l'on attendrait d'une colonisation pure et simple en provenance du Proche-Orient[17],[18],[19]. Enfin, les noms des espèces domestiquées du Proche-Orient importées en Égypte n'étaient pas des mots d'emprunt sumériens ou proto-sémitiques[20], ce qui diminue encore la probabilité d'une colonisation massive de la Basse-Égypte par des immigrants du Proche-Orient pendant la transition vers l'agriculture[21].

Pointes de flèche provenant du Fayoum.

Culture du Fayoum A

Le tissage est mis en évidence pour la première fois pendant la période du Fayoum A. Les gens de cette période, à la différence des Égyptiens ultérieurs, enterraient leurs morts très près de leurs habitations, et parfois à l'intérieur de celles-ci[22].

Culture de Mérimdé

Culture de Maadi, tête d'argile, 4 000 AEC[23] Ceci est l'une des plus anciennes représentations de tête humaine en Égypte.

De 5000 à 4200 AEC environ, la culture de Mérimdé, jusqu'alors connue uniquement à partir d'un grand site de peuplement au bord du delta occidental, s'est épanouie en Basse-Égypte. Cette culture a des liens étroits avec la culture du Fayoum A ainsi qu'avec le Levant. Les gens vivaient dans de petites huttes, produisaient une poterie simple et non décorée et possédaient des outils en pierre. On y gardait des bovins, des moutons, des chèvres et des cochons. On y plantait du blé, du sorgho et de l'orge. Les habitants de Mérimdé enterraient leurs morts dans les lieux d'habitation et produisaient des figurines en argile[24]. La première tête égyptienne grandeur nature en argile vient de Mérimdé[23].

Culture d'El Omari

La culture d'El Omari est connue à partir d'un petit village près du Caire moderne. Les gens semblent avoir vécu dans des huttes, mais seuls les trous de poteaux et les fosses subsistent. La poterie n'est pas décorée. Les outils en pierre comprennent de petits flocons, des haches et des faucilles. Le métal n'était pas encore connu[25]. Leurs sites ont été occupés de 4000 AEC à la période thinite[26].

Culture de Maadi-Bouto

La culture de Maadi-Bouto (également appelée culture de Maadi) est la plus importante culture préhistorique de Basse-Égypte contemporaine des phases I et II de la culture de Naqada en Haute-Égypte. Cette culture est surtout connue à partir du site de Maadi près du Caire, mais elle est également attestée dans de nombreux autres endroits du delta, dont Bouto, jusqu'à la région du Fayoum. Cette culture a été marquée par le développement de l'architecture et de la technologie. Elle est également héritière des cultures précédentes en ce qui concerne la céramique non décorée[27].

Le cuivre était connu, et des herminettes en cuivre ont été trouvées. La poterie est simple et non décorée et montre, sous certaines formes, des liens étroits avec le Levant méridional. Les gens vivaient dans de petites huttes, en partie creusées dans le sol. Les morts étaient enterrés dans des cimetières, mais avec peu de biens funéraires. La culture de Maadi a été remplacée par la culture Naqada III ; la question de savoir si cela s'est fait par conquête ou par infiltration reste ouverte[28].

Culture de Nabta Playa

« Cercle calendaire » de Nabta Playa, reconstitué au Musée nubien d'Assouan.

Nabta Playa était autrefois un grand bassin drainé à l'intérieur du désert de Nubie, situé à environ 800 kilomètres au sud du Caire actuel[31] et à environ 100 kilomètres à l'ouest d'Abou Simbel dans le sud de l'Égypte[32]. Aujourd'hui, la région est caractérisée par de nombreux sites archéologiques[32].

Nabta Playa ancien

Nabta Playa fut une de ces régions, qui vit donc une population progressivement s'établir, entre 9000 et 7000 AEC. Les premiers établissements à Nabta étaient composés de petits camps saisonniers qui pratiquaient la céramique et étaient [semble-t-il] éleveurs de bétails. La poterie est très rare sur ces sites, mais elle est remarquable. Elle est décorée sur tout l'extérieur avec des motifs d'impression complexes appliqués avec un peigne dans un mouvement de bascule[33].

Un optimum climatique, constituant en même temps l'épisode le plus humide de l'Holocène, a été atteint au cours des phases néolithiques anciennes du El Nabta (vers 7050–6700 AEC) et d'Al Jerar (vers 6500–6100 AEC)[34]. Dès le VIIe millénaire des silos souterrains contenaient du sorgho sauvage. Dans la savane parsemée de lacs, qui s'étendait alors entre la région d'Assiout et le centre de l'actuel Soudan, des populations nomades de chasseurs-collecteurs poussaient probablement devant eux des troupeaux de bovins - quoique cette proposition reste encore débattue pour le Néolithique ancien et moyen. La présence de bovins domestiqués au début et au milieu du Néolithique dans le désert occidental fait l'objet de débats depuis leur identification provisoire au milieu des années 1980. Bien que des indices vont dans le sens du caractère domestiqué des bovins du Néolithique ancien sur les deux sites les plus importants, Nabta Playa et Bir Kiseiba, plusieurs chercheurs ont émis des doutes sur ce point en 2000 et 2006. L'élevage, s'il est finalement attesté un jour, reste néanmoins très secondaire jusqu'en 5400 av. J.-C., par rapport à la chasse et à la collecte[34].

Nabta Playa récent

Au début du VIe millénaire, un changement climatique dans le Sahara oriental, lié au déplacement progressif du front de mousson vers le Sud, diminua fortement les pluies. Toutes les activités de subsistance furent touchées : chasse, pêche, collectes et pâturages. Dans ce contexte, l'élevage devint l'activité principale. Ce nouveau nomadisme s'organisait en fonction de ces sites, actuellement dispersés dans le Sahara. Les animaux trouvaient eau et pâtures tant que ces lacs alimentés par les passages pluvieux ou par des nappes artésiennes jaillissantes (lorsque leur niveau piézométrique dépasse le niveau du sol) n'étaient pas épuisés. Ensuite le groupe repartait vers un autre site favorable[35].

Les habitants de Nabta Playa établirent des camps qui n'étaient utilisés que pendant une partie de l'année. Aux environs de 6000 AEC (ou vers 7000 AEC[36]), un changement intervint lorsque ces populations se mirent à creuser des puits, ce qui leur permit d'y séjourner toute l'année, et notamment pendant l'hiver, la saison sèche[37]. Leurs établissements purent également s'agrandir, certains des plus grands comptant jusqu'à 18 ou 20 huttes massives, rondes ou ovales, produites par empilement de grandes pierres. Leur disposition, à peu près en ligne, délimitait un espace de circulation[35].

Après une nouvelle période très sèche (de 4700 à 4500 AEC, Wendorf et Schild situent ce moment vers 5500 AEC.[36]), le retour de la pluie amena d'autres populations, qu'on qualifie de néolithiques tardives. Les tumuli avec restes de bovins, dont certains désarticulés, y compris une jeune vache, qui ont été trouvés à Nabta Playa, illustrent l'importance sociologique et probablement aussi religieuse des bovins vers 5400, au début de la période néolithique tardive[38],[39]. Ces sépultures d'animaux sont les premiers exemples d'une tradition qui devait se poursuivre pendant plusieurs milliers d'années, jusque dans la période dynastique primitive (Flores, 2003). L'élevage de bovins, cependant, jouait encore un rôle mineur dans la stratégie de subsistance. Les animaux sauvages sont restés la principale source de protéines, et le matériel de chasse, en particulier les pointes de flèches, était toujours la principale composante des industries lithiques (Riemer, 2007).

Des indices très forts semblent indiquer que ces nouvelles populations avaient un système social qui impliquait un niveau d'organisation supérieur, qu'on ne rencontre pas jusqu'alors en Égypte.

Cultures de Haute-Égypte

Culture tassienne

La culture tassienne est probablement la culture prédynastique, sans aucune trace de métal, la plus ancienne connue en Haute-Égypte (vers 4500 AEC). Cette culture est nommée d'après les sépultures trouvées à Der Tasa, sur la rive orientale du Nil entre Assiout et Akhmim. Le groupe de culture tassienne est remarquable pour avoir produit les premières poteries à couvercle noir, un type de poterie rouge et marron colorée en noir sur la partie supérieure et à l'intérieur[22]. Cette poterie est essentielle pour la datation de l'Égypte prédynastique. Comme toutes les dates de la période prédynastique sont au mieux peu précises, William Flinders Petrie a mis au point un système appelé datation séquentielle, qui permet de déterminer la date relative, voire absolue, de tout site prédynastique donné en examinant sa poterie.

Cette culture doit son nom aux sépultures trouvées sur le site de Deir Tasa. Elle a produit les premières céramiques à revêtement noir, un type de poterie rouge et brune, qui a été peint en noir sur les deux surfaces, externe et interne[22]. Ces poteries (bols à bords courts ou allongés) - découvertes dans des sépultures, circulaires ou ovales et très rarement plus ou moins rectangulaires - contenaient des offrandes de nourriture, apparemment pour le défunt. Leur petite base arrondie et leur forme évasée lourde sur le dessus ne permettent guère de placer ces objets en position verticale, et il n'y a aucune preuve de supports dans l'assemblage céramique - ce qui leur donne une forme en « tulipe ». Mais leur usage reste énigmatique. Probablement réservés à la boisson, leur contenance invite à penser que le contenu était partagé, voir dédié à un rituel[34]. Sami Gabra décrit les couleurs des céramiques qu'il a trouvées : « Les couleurs sont : brun, ou brun poli avec les bords largement noircis, rouge, rouge avec bords noircis, enfin noir; la surface des vases est lisse ou ondulée[40] ». Comme il y a peu de différence entre la poterie tassienne et la poterie badarienne (culture de Badari)[22],[41], il se pourrait que ces découvertes d'avant 1930 aient été badariennes. Pour cet auteur, le noircissement des bords pouvait être comparé à celui des poteries nubiennes[40].

Les fouilles des sépultures tassiennes ont livré un certain nombre de squelettes. Les fossiles sont généralement plus grands et plus robustes que les spécimens égyptiens prédynastiques ultérieurs. À cet égard, les squelettes tassiens sont ceux qui sont les plus semblables à ceux de la culture de Mérimdé. En outre, bien que les crânes de Der Tasa soient dolichocéphales (à longue tête) comme la plupart des autres crânes prédynastiques, ils ont une voûte grande et large comme les crânes de Mérimdé. Les crânes des sites badariens, amratiens et natoufiens ayant plutôt tendance à être plus petits et étroits[42].

Des découvertes importantes ont été réalisées, tant dans la partie désertique de l'Est que dans celle de l'Ouest, qui permettent de mieux appréhender la localisation et le mode de subsistance de ces populations[34]. Leur présence dans ces deux espaces suppose un mode de vie nomade, pastoral. La découverte la plus importante de ces dernières années est celle du cimetière de Gebel Ramlah , qui peut être associé, au plan archéologique, au Néolithique du désert de l'Ouest et au tassien de la vallée du Nil. Ce qui prouve l'existence d'une population nomade ayant une structure sociale complexe et des contacts d'une grande variété, dont la vallée du Nil et les collines, côté mer Rouge[34].

Comme il y a peu de différence entre la céramique tassienne et la poterie badarienne, la culture tassienne chevauche sensiblement celle de Badari[22]. À partir de la période tassienne, il semble que la Haute-Égypte ait été fortement influencée par la culture de Basse-Égypte[41].

Culture badarienne

Figurine funéraire d'une femme, Musée du Louvre

La culture badarienne, d'environ 4400 à 4000 AEC[43], est nommée d'après le site Badari près de Der Tasa. Elle a suivi la culture tassienne, mais était si semblable que beaucoup la considèrent comme une période continue. La culture badarienne a continué à produire le type de poterie appelé « vaisselle à couvercle noir » (bien que sa qualité se soit beaucoup améliorée) et s'est vu attribuer les numéros de séquence 21-29 (Sequence dating  de Petrie)[22]. La principale différence qui empêche les chercheurs de fusionner les deux périodes est que les sites badariens utilisent le cuivre en plus de la pierre et sont donc des établissements chalcolithiques, alors que les sites tassiens du Néolithique sont toujours considérés comme de l'âge de pierre[22].

Les outils de silex badariens ont continué à se développer pour devenir des lames plus tranchantes et plus fines, et les premières faïences ont été mises au point[41]. Des sites nettement badariens ont été localisés de Nekhen à un peu au nord d'Abydos[22]. Il semble que la culture du Fayoum A et les périodes badarienne et tassienne se chevauchent de manière significative ; cependant, la culture du Fayoum A était considérablement moins agricole et était encore de nature néolithique[41],[44].

Culture de Naqada

Évolution des styles de poterie, de Naqada I à III

La culture Naqada est une culture archéologique de l'Égypte prédynastique chalcolithique (vers 4000-3000 AEC), nommée d'après la ville de Naqada (ancien nom Noubet), dans ce qui était le 5e nome de Haute-Égypte. Elle est divisée en trois sous-périodes : Naqada I, II et III.

Amratien (Naqada I)

Vase à bord noir typique de Naqada I

La culture amratienne a duré d'environ 4000 à 3500 AEC[43]. Elle doit son nom au site d'el-Amrah, à environ 120 km au sud de Badari. El-Amrah est le premier site où ce groupe culturel a été découvert sans être mêlé au groupe culturel gerzéen ultérieur, mais cette période est mieux attestée sur le site de la Naqada, c'est pourquoi on l'appelle aussi la culture Naqada I[41]. La vaisselle à couvercle noir continue d'apparaître, mais on trouve aussi à cette époque de la vaisselle blanche à lignes croisées, un type de poterie qui a été décorée de lignes blanches parallèles rapprochées, croisées par un autre ensemble de lignes blanches parallèles rapprochées. La période amratienne se situe entre 30 et 39 dans le système de datation séquentielle de Petrie, qui est une forme de datation relative[22].

Des objets récemment fouillés témoignent d'un commerce accru entre la Haute et la Basse-Égypte à cette époque. Un vase en pierre du nord a été trouvé à el-Amrah, et le cuivre, qui n'est pas exploité en Égypte, a été importé du Sinaï, ou peut-être de Nubie. Une petite quantité d'or[22] a été importée de Nubie. Ils ont également importé de l'obsidienne d'Éthiopie pour façonner des lames et d'autres objets à partir de flocons[45]. Le commerce avec les oasis était également probable.[41] Des échantillons de charbon de bois trouvés dans les tombes de Nekhen, datées des périodes Naqada I et II, ont été identifiés comme du cèdre du Liban[46].

De nouvelles innovations sont apparues dans les colonies amratiennes comme précurseurs des périodes culturelles ultérieures. Par exemple, les bâtiments en briques crues qui ont fait la réputation de la période gerzéenne ont été vus pour la première fois à l'époque amratienne, mais en petit nombre seulement[47]. De plus, des palettes à fard ovales et thériomorphes apparaissent à cette époque, mais leur fabrication est très rudimentaire et les reliefs qui les ont fait connaître plus tard ne sont pas encore présents[22],[44].

Gerzéen (Naqada II)

Vase typique de la période Naqada II, avec un thème de bateaux

La culture gerzéenne, d'environ 3500 à 3200 AEC[43], doit son nom au site de Gerzeh. C'est à cette époque que les fondations de l'Égypte dynastique ont été posées. La culture gerzéenne est en grande partie un développement de la culture amratienne, qui a commencé dans le delta et s'est déplacé vers le sud en passant par la Haute-Égypte, mais qui n'a pas réussi à déloger la culture amratienne en Nubie[48]. La poterie gerzéenne se trouve dans les séquences 40 à 62 de la datation séquentielle de Petrie et se distingue nettement de la vaisselle amratienne à lignes blanches croisées ou à dessus noir. La poterie gerzéenne était principalement peinte en rouge foncé avec des images d'animaux, de personnes et de navires, ainsi que des symboles géométriques qui semblent dérivés d'animaux[48]. De plus, les poignées « ondulées », rares avant cette période (bien qu'on en trouve parfois dès la séquence 35) sont devenues plus courantes et plus élaborées jusqu'à ce qu'elles soient presque entièrement ornementales[22].

La culture gerzéenne a coïncidé avec une baisse importante des précipitations, et l'agriculture le long du Nil produit désormais la grande majorité des aliments[48], bien que les peintures contemporaines indiquent que la chasse n'a pas été entièrement abandonnée. Avec l'augmentation des réserves de nourriture, les Égyptiens ont adopté un mode de vie beaucoup plus sédentaire et les villes ont grandi jusqu'à atteindre 5 000 habitants[48].

C'est à cette époque que les citadins égyptiens ont cessé de construire avec des roseaux et ont commencé à produire en masse des briques de terre cuite, trouvées pour la première fois à l'époque amratienne, pour construire leurs villes[48].

Les outils en pierre égyptiens, encore utilisés, sont passés d'une construction biface à une construction en écailles. Le cuivre était utilisé pour toutes sortes d'outils[48] et les premières armes en cuivre apparaissent à cette époque. L'argent, l'or, le lapis et la faïence étaient utilisés à des fins ornementales[48], et les palettes à fard utilisées depuis la période badarienne commençaient à être ornées de sculptures en relief[22].

Les premières tombes de style égyptien classique ont également été construites, sur le modèle des maisons ordinaires et parfois composées de plusieurs pièces[41]. Bien que de nouvelles fouilles soient nécessaires dans le delta, on pense généralement que ce style est originaire de cette région et non de la Haute-Égypte[41].

Bien que la culture gerzéenne soit maintenant clairement identifiée comme étant la continuation de la période amratienne, une influence mésopotamienne significative a fait son chemin en Égypte pendant le Gerzéen, interprétée par le passé comme la preuve de l'arrivée au pouvoir d'une classe dirigeante mésopotamienne, la soi-disant race dynastique, sur la Haute-Égypte. Cette idée n'est plus soutenue par les milieux universitaires.

Couteau de Gebel el-Arak (3300-3200 AEC)
Couteau de Gebel el-Arak, Abydos, aujourd'hui Musée du Louvre.[49]
Roi mésopotamien, connu comme étant le Maître des animaux, sur le Couteau de Gebel el-Arak. Ce couteau montre à la fois l'influence précoce de la Mésopotamie sumérienne sur l'Égypte, et l'iconographie royale pendant la Période d'Uruk.[49],[50]

Des objets et des formes d'art distinctement étrangers sont entrés en Égypte durant cette période, indiquant des contacts avec plusieurs régions d'Asie. Des objets tels que le manche du couteau de Gebel el-Arak, sur lequel sont manifestement gravés des reliefs mésopotamiens, ont été trouvés en Égypte[51], et l'argent qui apparaît à cette époque ne peut avoir été obtenu qu'en Asie Mineure[48].

En outre, des objets égyptiens sont créés qui imitent clairement les formes mésopotamiennes[52]. Des sceaux-cylindres apparaissent en Égypte, ainsi que des panneaux architecturaux en retrait, les reliefs égyptiens sur les palettes à fard sont clairement réalisés dans le même style que la culture mésopotamienne contemporaine d'Uruk, et les têtes de masse cérémonielles qui apparaissent à la fin de l'époque de Gerzéen sont fabriquées dans le style mésopotamien « en forme de poire », au lieu du style égyptien autochtone[48].

La route de ce commerce est difficile à déterminer, mais le contact avec Canaan n'étant pas antérieur au début de la période thinite, on suppose généralement qu'il s'est fait par voie maritime[53]. À l'époque où la théorie de la race dynastique était encore populaire, on a émis l'hypothèse que les marins d'Uruk contournaient l'Arabie, mais une route méditerranéenne, probablement par des intermédiaires passant par Byblos est plus probable, comme en témoigne la présence d'objets bybliens en Égypte[53].

Le fait que tant de sites gerzéens se trouvent à l'embouchure des oueds qui mènent à la mer Rouge peut indiquer un certain volume de commerce via la mer Rouge (bien que le commerce provenant de Byblos ait pu potentiellement traverser le Sinaï et prendre ensuite la mer Rouge)[54]. On considère également qu'il est peu probable qu'une chose aussi compliquée que l'architecture en panneaux encastrés ait pu se frayer un chemin jusqu'en Égypte par simple influence culturelle, et on soupçonne souvent au moins un petit contingent de migrants[53].

Malgré cette preuve d'influence étrangère, les égyptologues s'accordent généralement à dire que la culture gerzéenne est encore majoritairement indigène à l'Égypte.

D'un point de vue politique, avant son unification, la Haute-Égypte était divisée entre trois confédérations, ou protoroyaumes : Thinis (Abydos), Noubt (Nagada IIb, c et d) et Nekhen (Hiérakonpolis). Pris en sandwich entre Thinis et Nekhen, Nagada fut le premier à tomber. La relation de Nekhen avec Thinis est incertaine, mais ces deux États ont peut-être fusionné pacifiquement, la famille royale thinite dirigeant alors toute la Haute-Égypte. Les rois thinites ont été enterrés à Abydos dans le cimetière d'Oumm el-Qa'ab.

Période protodynastique (Naqada III)

La période de la Naqada III, d'environ 3200 à 3000 AEC[43], est généralement considérée comme identique à la période protodynastique, également appelée Dynastie zéro, durant laquelle l'Égypte a été unifiée.

La période protodynastique est remarquable pour avoir été la première ère avec les premières traces d'écriture en Égypte, sous la forme de hiéroglyphes archaïques et uniquement figuratifs (bien que cela soit contesté par certains), la première utilisation régulière des serekhs, la première irrigation, la première apparition des cimetières royaux[55] et un début d’administration (période Nagada III-b2). À cette époque, le roi n'a qu'un nom, celui d'Horus. La tradition égyptienne plus tardive a eu tendance à confondre histoire et mythe, à tel point qu'il est difficile de faire la part des choses. Ainsi le dieu faucon Horus est souvent considéré par les Égyptiens comme le premier pharaon.

Durant la fin de la période prédynastique, l'Égypte se trouve divisée en deux royaumes : un roi pour le Nord (Basse-Égypte) et un pour le Sud (Haute-Égypte). Les rois du Sud prennent alors le dessus sur ceux de Basse-Égypte. La conquête a du être progressive. En effet, si Narmer est considéré comme l'unificateur de l'Égypte et le premier roi de la Ire dynastie, l'un de ses prédécesseurs, Iry-Hor, est attesté sur une inscription dans le Sinaï, inscription mentionnant également Memphis[56], ville pourtant fondée selon le mythe par l'unificateur de l'Égypte Ménès. Le dernier bastion du royaume du Nord était peut-être Bouto : en effet, sur la Palette de Narmer, les hiéroglyphes sculptés près du captif vaincu par Narmer - un harpon et un lac - ont été considérés par les spécialistes comme étant soit un nom de lieu pour le nome du Harpon (situé au nord-ouest du delta) soit le nom du captif, phonétiquement lu comme étant Ouash ou Ouashi[57],[58].

La période prédynastique se termine à la création de la Ire dynastie, avec l'unification du pays par Narmer au XXXIIe siècle (3150/3125 av. J.-C. selon Nicolas Grimal).

Dieux majeurs de la période protodynastique

  • Le dieu faucon Horus, symbole du pharaon qui veille sur son peuple. Il conservera parfois certains de ses attributs archaïques, et sera alors nommé Horus l'Ancien, pour ne pas être confondu avec le fils d'Isis et d'Osiris, Horus le jeune.
  • Le dieu Seth, adopté par le royaume du Sud (Abydos et Thinis) souvent représenté par un chien rouge agressif : le dieu bébon.
  • Un dieu momiforme assis sur un reposoir, pouvant être identifié à Ptah ou Sokar.
  • Le serpent mythique Apophis, qui essaie de perturber la création.
  • À Héliopolis, forme archaïque de représentant l'astre solaire.
  • La déesse Bat du septième nome de Haute-Égypte, au visage de femme surmonté d'oreilles et de deux cornes de vache stylisées.
  • Le dieu de la fertilité, représenté par un homme au pénis en érection, Min.
  • Le couple de lions Shou, symbole de vie, et Tefnout d'Héliopolis qui sont à l'origine du mythe de la Lointaine : l'inondation.

Anthropologie

L'analyse craniométrique des fossiles d'Égyptiens prédynastiques de la période Nagada a montré qu'ils étaient étroitement apparentés à d'autres populations afro-asiatiques de la Corne de l'Afrique. L'analyse des fossiles d'égyptiens de Haute-Égypte de la période prédynastique montre qu'ils sont plus apparentés aux actuels somaliens qu'aux échantillons d'égyptiens de Basse-Égypte des dernières dynasties[59]. Cependant, les fossiles de Nagada et ces squelettes anciens et récents étaient phénotypiquement distincts des fossiles appartenant aux populations modernes parlant des langues Nigéro-Congolaises vivant en Afrique tropicale, ainsi que des squelettes mésolithiques trouvés à Wadi Halfa dans la vallée du Nil[60]. D'après ces mêmes études, les populations actuelles de la Corne de l'Afrique sont plus étroitement apparentées sur le plan crânio-facial à un échantillon incluant des éléments d'Asie du Sud, du Moyen-Orient et du nord-ouest de l'Europe qu'elles ne le sont de n'importe quel groupe d'Afrique subsaharienne hors Corne de l'Afrique[61].

Notes et références

  1. Donald B. Redford, Egypt, Canaan, and Israel in Ancient Times, Princeton, University Press, (lire en ligne), 8
  2. Donald B Redford, Egypt, Canaan, and Israel in Ancient Times, Princeton, University Press, (lire en ligne), 6
  3. C. Loring Brace, Noriko Seguchi, Conrad B. Quintyn, Sherry C. Fox, A. Russell Nelson, Sotiris K. Manolis et Pan Qifeng, « The questionable contribution of the Neolithic and the Bronze Age to European craniofacial form », Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. 103, no 1,‎ , p. 242–247 (PMID 16371462, PMCID 1325007, DOI 10.1073/pnas.0509801102, Bibcode 2006PNAS..103..242B)
  4. L Chicki, RA Nichols, G Barbujani et MA Beaumont, « Y genetic data support the Neolithic demic diffusion model », Proc. Natl. Acad. Sci. USA, vol. 99, no 17,‎ , p. 11008–11013 (PMID 12167671, PMCID 123201, DOI 10.1073/pnas.162158799, Bibcode 2002PNAS...9911008C, lire en ligne)
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Voir aussi

Bibliographie

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Articles connexes