Om mani padme hum

Le mantra en ranjana népalais, moya shike, à Ningbo, au nord-est de la province du Zhejiang, en Chine.
Om Mani Peme Hung (prononciation tibétaine).
Ce mantra en tibétain.

Om maṇi padme hūm (en sanskrit ॐ मणिपद्मे हूँ / oṃ maṇipadme hūṃ, parfois suivi d'une septième syllabe, हृः / hṛḥ), ayant pour diminutif मणि / maṇi, est un des plus célèbres mantras du bouddhisme, issu de sa branche mahāyāna[1],[2]. C'est le mantra des six syllabes du bodhisattva de la compassion Avalokiteśvara (Guanyin en chinois[3],[4], Gwan-eum en coréen (hangeul : 관음) Kannon en japonais, Chenrezig en tibétain).

Il est donc également nommé mantra de la grande compassion (mahākaruṇā). Il est considéré comme important dans le bouddhisme tibétain[5], et a été popularisé au Tibet par Karma Pakshi, le 2e karmapa au XIIIe siècle.

Histoire

Histoire orientale originelle

Origines : un mantra venu du Cachemire

C'est à l'origine un texte des sutras du mahāyāna[1],[2] La plus ancienne description connue de ce mantra est dans le Kāraṇḍavyūhasūtra  (chinois : 佛說大乘莊嚴寶王經, Bouddha parle du sutra du sublime roi trésor Mahayana, composé au Cachemire et datant de la fin du IVe siècle ou début du Ve siècle (Taisho Shinshu Daizokyo, 1050))[6]. Le Kāraṇḍavyūhasūtra a été traduit en français par Eugène Burnouf en 1837[6].

On a retrouvé en Chine une pierre datant de 1348, sous la dynastie Yuan, de nationalité mongole, sur laquelle est inscrit ce texte dans six des langues de l'Empire chinois d'alors (mandarin, tibétain, lanydza, ouïghour, phagspa et tangoute[7]). Il existe de nombreuses autres pierres gravées de ce mantra dans toute l'Asie.

Essor particulier au Tibet

Mantra de Tchenrézi (Avalokiteshvara) près du Potala au Tibet
Le texte polychrome à gauche est le premier mantra du bouddhisme tibétain, en sanskrit Mani (mantra) (en tibétain : ༀམནིཔདྨེཧཱུྃ; Wylie : oMmanipad+mehU~M). Le texte monochrome à droite est en sanskrit « Om Vajrasattva Hūm » (tibétain : ༀབཛྲསཏྭཧཱུཾ, Wylie : oM badzrasatwa hUM), une invocation à l'incarnation de la pureté originelle.

Avalokiteśvara, Chenrezi en tibétain, est considéré comme une divinité patronne du Tibet par les Tibétains et fait l'objet d'un culte où le mantra à six syllabes joue un rôle primordial[9].

Karma Pakshi, le 2e karmapa, popularisa le chant mélodique du mantra du bodhisattva de la compassion au Tibet au XIIIe siècle[10]. Lors de la cérémonie de la coiffe noire, spécifique du karmapa, celui-ci récite 108 fois ce mantra tout en utilisant un mala (rosaire) en cristal[11].

Le mantra om mani padme hum est considéré comme le sceau distinctif du bouddhisme au Tibet où il est omniprésent[12]. Il y est aussi le mantra le plus courant[13]. On le trouve sur les bannières de prières, les pierres mani, en inscription sur les montagnes, au seuil des maisons et des monastères, psalmodié fréquemment par les pèlerins égrainant des rosaires[12] ou actionnant des moulins à prières (mani khorlo) enchâssant le mantra imprimé des milliers de fois[9].

Le Dalaï-Lama étant considéré comme une émanation de Tchenrézi, le mantra lui est lié[14].

Présence contemporaine dans l'ensemble du monde bouddhique

Son rayonnement est universel dans le bouddhisme mahāyāna (Chine, Corée, Japon, Viêt Nam), mais également dans le bouddhisme vajrayana (Région autonome du Tibet, Mongolie-Intérieure et d'autres régions de Chine, ainsi que Mongolie, Bhoutan et quelques républiques de la Fédération de Russie). Il est considéré comme un paritta dans le bouddhisme Theravāda (pratiqué principalement en Birmanie, au Cambodge, dans Sud de la province du Yunnan, en Chine, en Thaïlande, et au Laos, Java et Sri Lanka (Ceylan)[15].

Découverte occidentale

Au Moyen Âge

La premier occidental à en parler est Guillaume de Rubrouck, qui se rend à Karakorum, la capitale de l'Empire mongol en 1254. Il vit nombre de lamas tibétains, et donne un premier éclairage sur le « lamaïsme »[16]. Il voit des prêtres[16] portant une corde de cent à deux cents perles, proches des chapelets chrétiens, et qui répètent sans cessent ces mots « On mani baccam », signifiant, selon lui, « Seigneur tu le connais »[17]. La version traduite en français en 1830 par Pierre Bergeron de l'œuvre de Rubrouck, l'écrit « Ou mam kaotavi »[18].

Intérêt vers la fin du XVIIe siècle

De Tsaparang où il se trouve Antonio de Andrade est le premier de son époque à mentionner dans une lettre (16 août 1626) cette invocation qui l'intrigue car « il n'est personne qui ne la répète continuellement, et c'est ce qu'ils récitent habituellement avec leur chapelet »[19]. Il en demande l'explication à quelques lamas de Tsaparang mais n'obtient rien de satisfaisant.

Un autre missionnaire jésuite, en résidence à Lhassa de 1716 à 1721, Ippolito Desideri, en propose une explication. Il a appris le tibétain et ayant vécu en Inde il connaît suffisamment de sanskrit pour saisir le sens de Om mani padme hum. Il écrit : « Om est un terme sans signification ; c'est un ornement de style verbal, un mot de charme ouvrant une phrase. Le second mot, Mani, signifie joyau tel qu'une perle, un diamant ou autre pierre précieuse. Le troisième, Padme, est un mot composé[20], Padma-E, padma étant la fleur de lotus et E un simple vocatif (O, Lotus!). Quant au dernier mot, Hum, comme le premier il n'a pas de signification propre. Il est un ornement verbal terminant toute parole magique. »[21]

Au XIXe siècle

Victor Adolphe Malte-Brun écrit au XIXe siècle : « Dans la religion du Bhoutan, comme dans celle du Tibet, il existe une formule sacrée dont les mots hom-ma-ni-pê-mé-houm sont de nature à ne pouvoir être traduits d'une manière satisfaisante à cause de leur sens abstrait et mystique. Toute la doctrine lamaïste se résume dans cette formule : hom adoucit les tribulations du peuple ; ma apaise les angoisses des lamas ; ni soulage les chagrins et les afflictions des hommes ; pe diminue les douleurs des animaux ; houm enfin tempère les souffrances et les peines des damnés. Cette célèbre formule est répétée par tous les religieux ; elle est écrite en tous lieux, sur les bannières, sur les temples, sur les casques des chefs, sur les murailles des habitations et sur les montagnes : quelques-unes de celles-ci la présentent formée avec de grosses pierres fixées dans le sol, de manière qu'on peut la lire d'une très grande distance. » [22]

Expression et comparaisons linguistiques

Texte original en sanskrit

Le mantra en question est issu d'un plus vaste ensemble[réf. nécessaire].

Texte complet du mantra originel
Texte en devanagari Translittération Traduction française
ॐ मणिपद्मे हूँ
महाज्ञानचित्तोत्पाद
चित्तस्य नवितर्क
सर्वार्थ भूरि सिद्धक
नपुराण नप्रत्यत्पन्न
नमो लोकेश्वराय स्वाहा
Oṃ maṇipadme hūṃ.
Mahājñānacittotpāda,
cittasya na-vitarka,
sarvārtha bhūri siddhaka,
na-purāṇa na-pratyutpanna.
Namo Lokeśvarāya svāhā.

Ses diverses transcriptions dans le monde bouddhique

Voici ses diverses transcriptions, suivies de leur romanisation :

  • sanskrit : ॐ मणि पद्मे हूँ ; IAST : Oṃ maṇi padme hū
  • birman : ဥုံမဏိပဒ္မေဟုံ; Òʊɴ manḭ paʔmè hòʊɴ
  • chinois : 唵嘛呢叭咪吽 ; pinyin : Ǎn mání bāmī hōng
  • coréen : 옴마니반메훔 ; Ommanibanmaehum
  • japonais : オーン マニ パドメー フーン ; Ōn mani padomē fūn
  • mongol :
    • mongol classique et de Chine : ᠣᠧᠮ ᠮᠠ ᠨᠢ ᠪᠠᠳ ᠮᠡᠢ ᠬᠤᠩ ; Oëm ma ni bad mei qung
    • khalkha : Ум мани бадмэ хум ; Um mani badme khum
    • bouriate : Ом маани бадмэ хум ; Om maani badme khum
  • tadjik : ᜂᜋ᜔ᜋᜈᜒᜉᜇ᜔ᜋᜒᜑᜓᜋ᜔ ; Um mani pad mi hum
  • tangoute : 𗙫𗏵𗐱𗴟𗘺𗦀 ; ·a mja nji pja mjij xo
  • thaï : โอมฺ มณิ ปทฺเม หูมฺ ; Xomˌ mṇi pthˌ me h̄ūm
  • tibétain : ཨོཾ་མ་ཎི་པ་དྨེ་ཧཱུྃ་ ; Oṃ maṇi padme hāuṃ
  • vietnamien : Án ma ni bát mê hồng

Pratiques et significations

Portée dans le monde bouddhique

Explication littérale et premières interprétations

La syllabe primordiale, Om̐, est sacrée dans les religions dharmiques (bouddhisme, hindouisme, jaïnisme, sikhisme…).

Mani signifie en sanskrit joyau.

Padme représente le mot lotus au vocatif.

La septième syllabe optionnelle est un bija, HRI[Quoi ?] en tibétain, soit une syllabe germe ou essentielle, invoquant alors Avalokiteshvara[23],[24].

De syntaxe imprécise, le sens du mantra comporte de nombreuses dimensions, mais signifie grosso modo « hommage au joyau du lotus », quelquefois interprété précisément comme « le joyau dans le lotus », ces deux termes étant eux-mêmes de profonds symboles, que le méditant tient à l'esprit. Un joyau est évidemment précieux ; ici on réfère au joyau-qui-accomplit-tous-les-souhaits (sank. cintāmaṇi[25], tib. yishin norbu[26]), une sorte de pierre philosophale orientale dont le symbolisme est transmuté au niveau spirituel: il s'agit de notre sagesse innée, la nature-de-bouddha ou tathagatagarbha, mais aussi du guru qui nous en transmet la reconnaissance. Parmi les gemmes, le diamant ou vajra occupe une place spéciale dans le vajrayāna. Par exemple le vajradhātu est la sphère du diamant, inaltérable, claire et brillante, à l'instar de la réalité ultime. Son mandala est extrêmement élaboré et inclut les déités que les syllabes du mantra représentent.

Symbolique de chaque syllabe

Sa récitation se fait en concurrence avec une visualisation très détaillée du mandala d'Avalokiteshvara, c'est-à-dire de l'assemblée des déités qui l'accompagne. Chacun des éléments de cette représentation, ornement, objet rituel, est lui-même symbolique. Ainsi chacun de ses quatre bras représente un des quatre incommensurables.

Ce mantra, suivi de la syllabe essentielle.

Quant au lotus il surgit de la boue, traverse l'eau pour fleurir au soleil sans être lui-même entaché, symbolisant par là la pureté et la beauté. Encore ici la nature essentielle ne subit pas les distorsions adventices du samsara, tout comme l'être qui a assimilé les sagesses de la vacuité et de la non-dualité. Les citations ci-dessous donnent encore d'autres dimensions de ces symboles.

La formule écrite linéairement

De plus, chacune de ses syllabes est le bīja, l'essence-semence de libération de chacun des domaines ou règnes d'existence, des paradis des devas jusqu'aux enfers. C'est donc envers l'univers entier que le pratiquant envoie sa compassion. On peut aussi faire du mantra l'invocation du muni (sage) ou bouddha de chacun de ces domaines. Et encore, chacune des syllabes représente une des six vertus transcendantes, ou pāramitās de la pensée du mahāyāna, que le pratiquant cherche à actualiser en lui-même. Voici le tableau de ces correspondances[27].

Syllabe (Bija) Vertu (Pāramitā) Sagesse (Jñāna)[28] Distorsion type (Klesha) Domaine samsarique Couleur[29]
Om Générosité (Dāna) De l'Égalité Orgueil Dieux (Devas) Blanc
Ma Éthique (Shīla) Tout-accomplissante Envie Titans (Asuras) Vert
Ni Tolérance (Kshānti) --- Passion Humains Jaune
Pad Persévérance (Vīrya) Tout-embrassante Torpeur Animaux Bleu ciel
Concentration (Dhyāna) Discriminante Avidité Fantômes (Preta) Rouge
Hum Discernement (Prajñā) Semblable-au-miroir Haine Enfers Bleu nuit ou noir

Thèses universitaires contemporaines

Selon Donald Lopez de l'Université de Chicago, auteur et spécialiste du vajrayāna, Manipadmé serait un vocatif interpellant Manipadmā, donc un autre nom d'Avalokiteshvara, sous forme féminine[30]. Il pourrait cependant s'agir d'une personnification tardive du Joyau-Lotus. Il contredit ainsi l'interprétation usuelle du mantra : en effet dans le langage codé, dit « crépusculaire », du tantrisme, le lotus réfère au vagin, alors que le mani ou le vajra désigne le pénis. Ces connotations ne sont pas évoquées ici, et ne justifient pas une traduction telle que « Hommage au joyau dans le lotus » : « En se basant sur les sources tibétaines et sur une analyse de la grammaire, il apparaît que selon lui le mantra ne peut pas signifier le joyau dans le lotus et que les infinies variations de cette mésinterprétation sont seulement fantaisistes[31]. »

Quant à Alexander Studholme, de l'université de Cambridge, il soutient dans un récent livre sur ce mantra[32], rappelant que dans le contexte du Kāraṇḍavyūha-sūtra, Manipadmé est un locatif signifiant « dans le Joyau-Lotus », et désignant le mode de naissance dans la « Terre Pure » du Bouddha Amitabha, où le récitant aspire à renaître. Il confirme aussi que ce serait un nom d'Avalokiteśvara ou de sa parèdre, et que ce mantra condense plusieurs niveaux d'intention spirituelle.

Dans la culture populaire

  • « Um ma ni bad me hum » du groupe mongol de rap, Ice Top.
  • « Маанин Магтал » (Maanin Magtal ou Mani magtal) du groupe Хальмг дуучнр (Khalimg duuchir).
  • « Doctor Who » dans l'épisode "Planet of the Spiders" (Saison 11) .

Annexes

Notes et références

  1. a et b (Studholme 2002, p. 118) [(en) lire en ligne]
  2. a et b (Verhagen 1990, p. 138)
  3. (zh) « 六字大明咒 Om Mani Padme Hum 高清 », sur Youtube
  4. (zh) 周作君 (湖南省衡阳市艺术研究所), « 莲台观世音 », 影剧新作, no 1,‎ (présentation en ligne)
  5. (en) Robert E. Buswell Jr et Donald S. Lopez Jr, The Princeton Dictionary of Buddhism, Princeton University Press, , 1304 p. (ISBN 0691157863, lire en ligne), p. 603.
  6. a et b (Studholme 2002, p. 17) [(en) lire en ligne]
  7. (zh) 莫高窟造像碑 pierre gravée représentant le texte dans les différentes langues de l'Empire chinois.
  8. a et b Matthew Kapstein, Les Tibétains Traduit de l'anglais par Thierry Lamouroux, Paris, Les Belles Lettres, 2015, p. 340-341
  9. Dzogchen Ponlop Rinpoché et Michele Martin, Une Musique venue du ciel : Vie et œuvre du XVIIe Karmapa, Claire Lumière, (2005) — Série Tsadra — (ISBN 2-905998-73-3), p. 360-362
  10. Francesca Yvonne Caroutch, La fulgurante épopée des Karmapas, Dervy, 2000, (ISBN 2844540635)
  11. a et b Claude B. Levenson, Le Seigneur du Lotus blanc : le dalaï-lama, 1987, Lieu commun, (ISBN 2867050871), p. 210
  12. Victor Chan, Tibet: guide du pèlerin, p. 41
  13. (en) Timothy Willem Jones, Lucinda Matthews-Jones, Material Religion in Modern Britain: The Spirit of Things, p. 172
  14. (Mangelsdorf 1950) « Die allzu gedankliche, allzu gottlose (oder gottfeie) Lehre des Erhabenen ward aus Indien in die Grenzländer hinausgeweht --- nach Ceylon, nach Java, Siam und Burma, nach Tibet und insferne China und Japan. »
  15. a et b Michael Taylor, Le Tibet - De Marco Polo À Alexandra David-Néel, Payot, Office du Livre, Fribourg (Suisse), 1985 (ISBN 978-2-8264-0026-4), p. 19-20
  16. (Studholme 2002, p. 1) [lire en ligne]
  17. Traduction de , p326 [lire en ligne]
  18. Hugues Didier, Les Portugais au Tibet, Ed. Chandeigne, Paris, 1996, p. 99.
  19. non, ce n'est pas un mot composé, c'est un mot au vocatif
  20. C. Wessels, Early Jesuit travellers in Central Asia, The Hague, 1926, p. 265.
  21. Victor Adolphe Malte-Brun, Géographie universelle ou Description de toutes les parties du monde, Garnier frères, 1853
  22. Tulku Thondup, L'infini pouvoir de guérison de l'esprit selon le bouddhisme tibétain
  23. Autre exemple, DHI est le bīja de Manjushri, bodhisattva de sagesse.
  24. Joyau de Brahmā
  25. yid bzhin nor bu
  26. Ce tableau est un condensé de plusieurs sources internautiques et livresques, souvent contradictoires. Ce n'est cependant pas le lieu d'en donner une discussion ou une compréhension plus élaborée.
  27. Voir: Les cinq sagesses et Cinq dhyani bouddhas.
  28. d'après Philippe Cornu, Dictionnaire encyclopédique du Bouddhime, éditions du Seuil, Paris, 2001. 843 p. p. 58 (ISBN 2-02-036234-1)
  29. Donald S. Lopez Jr., Fascination tibétaine: Du bouddhisme, de l'occident. Traduction: Natalie Münter-Guiu, préface: Katia Buffetrille. Autrement, 2003. 284p./ Ch.4, p. 153. (ISBN 2746703440)
  30. « the endless variations on this misreading are merely fanciful. » -Donald S. Lopez Jr., Prisonners of Shangri-la: Tibetan Buddhism and the West. University of Chicago Press, Chicago, 1998. 283p./ Ch.4, p. 133. (ISBN 0226493113). -L'ensemble du chapitre expose les mésaventures occidentales du mantra, non sans humour: « À partir de ce moment [H.J. von Klaproth, 1831], fixé par la science académique, le joyau demeura fermement dans le lotus [p. 119] » et l'interprétation sexualisée fit son chemin...
  31. Alexander Studholme, The Origins of Oṁ Maṇipadme Hūṁ: A Study of the Kāraṇḍhavyūha-sūtra. Albany: State University of New York Press, 2002. 222 p.(Chapitre 6, p. 105 à 118, notamment p. 116). Critique et résumé, en anglais, dans le Journal of the International Association of Tibetan Studies : JIATS


Bibliographie

  • (en) Alexander Studholme, The Origins of Om Manipadme Hum: A Study of the Karandavyuha Sutra, Albany, N.Y, State University of New York Press, (ISBN 9780791453902, OCLC 59472675), p. 256
  • (en) P.C. Verhagen, « The Mantra "Om mani-padme hum" in an Early Tibetan Grammatical Treatise », The Journal of the international association of buddhist studies, vol. 13, no 2,‎ , p. 133-138 (lire en ligne)
  • (de) Walter Mangelsdorf, « Om Mani Padme Hum », Erlebnis Indien, Wiesbaden, Vieweg+Teubner Verlag,‎ , p. 123-132 (ISBN 978-3-663-00508-7, DOI 10.1007/978-3-663-02421-7_23, présentation en ligne)

Voir aussi

Liens externes