Nouaillé-Maupertuis

Nouaillé-Maupertuis
Nouaillé-Maupertuis
Village et abbaye de Nouaillé-Maupertuis.
Blason de Nouaillé-Maupertuis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Vienne
Arrondissement Poitiers
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées du Clain
Maire
Mandat
Michel Bugnet
2020-2026
Code postal 86340
Code commune 86180
Démographie
Gentilé Nobiliens
Population
municipale
2 847 hab. (2019 en augmentation de 3,49 % par rapport à 2013)
Densité 129 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 34″ nord, 0° 24′ 54″ est
Altitude Min. 93 m
Max. 139 m
Superficie 22,13 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Nouaillé-Maupertuis
(ville isolée)
Aire d'attraction Poitiers
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vivonne
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Nouaillé-Maupertuis

Nouaillé-Maupertuis est une commune du centre-ouest de la France, située dans le département de la Vienne en région Nouvelle-Aquitaine.

Géographie

Les citoyens de Nouaillé-Maupertuis sont nommés les Nobiliens et les Nobiliennes.

Localisation

Nouaillé-Maupertuis reste encore une commune rurale malgré sa situation dans l'immédiate banlieue de Poitiers. Nouaillé possède sur son territoire un important ensemble abbatial qui se dresse le long du Miosson.

La grande ville la plus proche de Nouaillé-Maupertuis est Poitiers et se trouve à un peu plus de 10 km au nord-ouest.

Communes limitrophes

Climat

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 11,9 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1,9 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 6,3 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 741 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,7 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Vernon », sur la commune de Vernon, mise en service en 1986[7] et qui se trouve à 9 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 12,1 °C et la hauteur de précipitations de 792,9 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Poitiers-Biard », sur la commune de Biard, mise en service en 1921 et à 11 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 11,5 °C pour la période 1971-2000[11] à 11,7 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,2 °C pour 1991-2020[13].

Voies de communication et transports

Les gares les plus proches se trouvent à Mignaloux-Beauvoir (2,02 km), Ligugé (6,46 km), Poitiers (10,38 km), Iteuil (8,03 km), Chasseneuil-du-Poitou (16,28 km).

Urbanisme

Typologie

Nouaillé-Maupertuis est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Nouaillé-Maupertuis, une unité urbaine monocommunale[17] de 2 751 habitants en 2017, constituant une ville isolée[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Poitiers, dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 97 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,5 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (62,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,3 %), forêts (29,3 %), zones agricoles hétérogènes (14,5 %), zones urbanisées (10,3 %), prairies (6,7 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée cella de Novaliacinse en 780[23].

Il s'agit d'une formation toponymique gallo-romane en -(i)acum, suffixe locatif d'origine gauloise. Il a abouti généralement à la terminaison dans l'ouest.

Le premier élément Noval(i)- représente sans doute le latin novalis « terre nouvellement défrichée »[24], peut-être ici au pluriel neutre novalia, tout comme Noailles (Corrèze, comitem Novalium XIVe siècle) et Noailles (Tarn, Noailla 1259).

Le sens global du toponyme est donc « lieu où les terres ont été nouvellement défrichées ».

Ce type toponymique semble absent du nord de la France, alors qu'au sud il est fréquent : Naillac (Dordogne, Noalhac XIIIe siècle), Noailhac (Aveyron), Noalhac (Lot), Noaillac (Corrèze, Gironde, Aveyron, Tarn), Noailly (Loire, de Noaliaco 959), etc.

Histoire

Monument aux morts de Nouaillé-Maupertuis.

La bataille de Nouaillé-Maupertuis qui voit la défaite de Jean le Bon avec une armée de 12 000 hommes face aux Anglais du prince de Galles se déroule le . Le roi Jean II Le Bon et son fils sont faits prisonniers et beaucoup de seigneurs sont tués ou pris. C'est au cours de cette bataille que Philippe, futur duc de Bourgogne, aurait prononcé cette phrase célèbre : « Père, gardez-vous à droite ! Gardez-vous à gauche ! »[25].

Les Anglais se retirent par Gençay, Couhé et Ruffec, sans attaquer Poitiers. Tous les ans, des festivités médiévales sont représentées par l'association Nouaillé 1356 afin de reconstituer cette bataille.

Dans le cadre du traité de Brétigny, conséquence directe de cette défaite, la France cède au roi d'Angleterre et duc d'Aquitaine, le Poitou, la Saintonge, l'Angoumois, le Limousin, le Périgord, le Quercy et le Rouergue.

Nouaillé accueille favorablement les avancées de la Révolution française. Elle plante ainsi son arbre de la liberté, symbole de la Révolution. Il devient le lieu de ralliement de toutes les fêtes et des principaux événements révolutionnaires, comme la fête de la Fédération annuelle et cantonale[26].

Politique et administration

Intercommunalité

Depuis le Nouaillé-Maupertuis est rattachée à la Communauté de Communes Vallées du Clain.

Elle était précédemment membre de la Communauté de communes de la Région de La Villedieu-du-Clain.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1953 mars 1971 Norbert Puisais (1897-1984)   Industriel
mars 1971 mars 1983 Jacques Borzeix (1934- )   Professeur d'université, président de l'université de Poitiers[27]
mars 1983 juin 1995 Daniel Moinard (1947- )   Directeur d'hôpital[28]
Chevalier de la Légion d’honneur et de l’Ordre national du Mérite
juin 1995 mars 2001 Gérard Rivaud PS Conseiller général (2008-2015)
mars 2001 mars 2014 Henri Bosq (1956- ) PS Informaticien
Réélu en 2008[29]
mars 2014 En cours Michel Bugnet (1961- ) SE Cadre supérieur RH
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives

La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne.

Services publics

Les réformes successives de La Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale

Dans son palmarès 2020, le Conseil national de villes et villages fleuris a attribué une fleur à la commune[30].

Jumelage

Dans le cadre de son programme de jumelage avec d'autres villes du monde, et par le biais de sa communauté de communes, la ville de Nouaillé-Maupertuis est jumelée avec Bernareggio (Italie) et Wachtberg (Allemagne).

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[32].

En 2019, la commune comptait 2 847 habitants[Note 8], en augmentation de 3,49 % par rapport à 2013 (Vienne : +1,67 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
730694724707787818810818815
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
820801813835832829833850840
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
858850839736703668686641711
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
7407961 0171 4332 1422 4042 5882 6602 761
2015 2019 - - - - - - -
2 7452 847-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2008, selon l’Insee, la densité de population de la commune était de 124 hab./km2 contre 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Les dernières statistiques démographiques pour la commune ont été fixées en 2009 et publiées en 2012. Il ressort que la mairie de Nouaillé Maupertuis administre une population totale de 2 825 personnes. À cela il faut soustraire les résidences secondaires (74 personnes) pour constater que la population permanente sur le territoire de la commune est de 2 751 habitants.

Selon l'INSEE, en 2005, la répartition par sexe de la population était la même qu'en 1999, à savoir: 49,6 % d'hommes (49 % en 2007) et 50,4 % de femmes (51 % en 2007).

En 2005 (INSEE):

  • Le nombre de célibataires était de 28,5 %.
  • Les couples mariés représentaient 60,4 % de la population.
  • Les divorcés représentaient 4,6 %.
  • Le nombre de veuves et veufs était de 6,5 %.

Enseignement

Nouaillé-Maupertuis dépend de l'Académie de Poitiers et les écoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Vienne. Nouaillé-Maupertuis possède une école maternelle publique et une école primaire publique.

Économie

Agriculture

Selon la Direction régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes[35], il n'y a plus que 17 exploitations agricoles en 2010 contre 29 en 2000.

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de 1 552 hectares en 2000 à 1 337 hectares en 2010. 55 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussi orges et maïs), 16 % pour les oléagineux (colza et tournesol), 21 % pour le fourrage et 2 % reste en herbes. En 2000, un hectare (0 en 2010) était consacré à la vigne[35].

4 exploitations en 2010 (contre 10 en 2000) abritent un élevage de bovins (787 têtes en 2010 contre 895 têtes en 2000). 3 exploitations en 2010 (contre 7 en 2000) abritent un élevage d'ovins (113 têtes en 2010 contre 228 têtes en 2000). L'élevage de volailles a disparu au cours de cette décennie[35].

Emplois

Le taux de chômage en 2005 était de 5,3 % (5,1 % en 1999).

Le taux d'activité était de 76,7 % en 2005 (74,2 % en 1999).

Les retraités et les préretraités représentaient 17,2 % de la population en 2005 (13,3 % en 1999).

Commerce

Selon l'INSEE, en 2009, il restait:

  • une supérette;
  • une boulangerie;
  • un tabac-librairie-papeterie-journaux;
  • un salon de coiffure;
  • un salon d'esthétique.

Un marché a lieu toute l'année le vendredi, de 16h à 20h.

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine religieux

  • L'abbaye occupe le fond plat de la vallée du Miosson, à l'intérieur d'un ancien méandre abandonné. De l'importante fondation bénédictine, il subsiste à l'heure actuelle, un ensemble encore important de bâtiments. Ces derniers entourent la vaste église romane transformée à plusieurs reprises au cours des ans.

Patrimoine civil

  • Proche de Nouaillé-Maupertuis, il est possible de voir le champ de bataille (itinéraire fléché). Un bloc de pierre porte la mention : « À la mémoire des chevaliers, barons et hommes d'armes de France, de Gascogne et d'Angleterre, tombés en ces lieux le . » Des panneaux explicatifs permettent de suivre les combats et d'apprécier l'importance de l'évènement pour l'histoire de France et d'Angleterre.

Patrimoine naturel

Le bois de Saint-Pierre est situé à une dizaine de kilomètres au sud de Poitiers. Il s’étend sur le territoire des communes de Nouaillé-Maupertuis et de Smarves. C’est un vaste ensemble boisé qui occupe un plateau faiblement ondulé. Le site comprend, aussi, sur sa lisière nord, un versant raide qui plonge vers le Miosson, un affluent du Clain, ainsi que la vallée de Fontfrère, un petit vallon latéral.

Les sols limoneux profonds (dénommés "bornais"), à tendance acide et hydromorphe situés sur les plateaux accueillent une unique chênaie calcifuge à chêne sessile. En revanche, les sols argilo-calcaires profonds et sains situés sur les pentes ont permis une diversification de la végétation forestière: une chênaie pubescente s’est installée sur le rebord du plateau ; une chênaie-charmaie composée de chênes pédonculés et de charmes a trouvé refuge sur les pentes modérées ; un boisement mixte à Scolopendre occupe les pentes fortes ; enfin, une aulnaie a poussé en bas du versant, dans la zone humide voire inondable de la nappe alluviale du Miosson.

Cette variété d’habitats forestiers a permis le développement d’une riche flore de sous-bois, à l’origine du classement et de la protection du bois. La plante la plus rare est le Lis martagon, une espèce protégée en France. C’est une plante surtout montagnarde qu’on ne trouve que très rarement dans le plaines atlantiques où elle ne peut subsister que dans des sites au microclimat particulier. Sa présence est, en fait, le témoin d’un climat aujourd’hui révolu. Le lis martagon, ainsi, trouve sur les pentes du Miosson qui sont exposées au nord, un climat frais et humide nécessaire à la réalisation de son cycle végétatif. Toutefois, comme dans d’autres sites situés dans le département, de nombreux pieds restent stériles et témoignent de conditions écologiques limites pour cette plante très éloignée ici des forêts montagnardes qui représentent son biotope normal. En bas de pente, le lis est accompagné par plusieurs autres espèces peu communes ou rares des bois poitevins: c’est le cas de l’Isopyre faux-pigamon, de la Raiponce en épi, du Laser à feuilles larges et, surtout, de la Lathrée écailleuse, une curieuse plante de couleur ivoire, dépourvue de chlorophylle, qui trouve ses substances nutritives en parasitant les racines d’arbres divers tels que les ormes, les noisetiers, les érables ou les frênes.

Le bois de Saint-Pierre abrite non seulement une avifaune commune aux sites forestiers poitevins (fauvettes, pouillots et grives) mais aussi quelques espèces plus rares et plus localisées comme le Bouvreuil pivoine (une espèce plutôt nordique et "montagnarde", très disséminée en région Poitou-Charentes), la Mésange huppée ou le Pouillot siffleur qui est un passereau insectivore inféodé aux forêts âgées à canopée élevée. La plus remarquable est le Pic mar, un oiseau étroitement lié aux vieilles forêts feuillues - chênaies, hêtraies, chênaies-charmaies - où il se nourrit essentiellement des invertébrés vivant dans les fissures de l’écorce des arbres centenaires. Cette espèce, protégée en France, est en nette régression sur tout le territoire national comme dans toute l’Europe occidentale. Elle n’est plus représentée en Poitou-Charentes, au début du XXIe siècle que par une population de 150 à 250 couples, d’où l’importance de ce site.

Parmi les mammifères, la présence du Cerf élaphe et de la Martre (Martes), un petit carnivore très disséminé dans la région, est également à signaler.

Équipement culturel

La bibliothèque municipale propose plus de 4 000 livres, textes enregistrés sur CD et revues. La majorité des documents appartient à la bibliothèque, les autres sont déposés par la Bibliothèque Départementale de la Vienne, le service Lecture Publique du Conseil Départemental.

Manifestations culturelles et festivités

Depuis 1983, l’association Nouaillé 1356[36] propose des animations, des spectacles ainsi qu'une journée médiévale.

L'histoire et art mediaval du "Jour/''Nuit"

Le "Jour/Nuit" était une pratique typique et native de la commune de Nouaillé Maupertuis, rapporté par les archives historiques anglaises. Cette coutume remonterait à des temps jadis, où les ducs et bourgeois se divertissaient et admiraient la population déambuler autour de l'abbaye. En effet, les nuits de fête, à l'aide de flambeaux , la plèbe devait éteindre et rallumer quasi simultanément ses éclairages, afin que l'abbatiale soit éclairée puis plongée dans le noir à nouveau. Cette opération pouvait, selon les archives durer plusieurs minutes ou heures. Les bourgeois se positionnaient sur les parties hautes de la ville afin d'observer le spectacle du meilleur point de vue. Cette activité divertissante pour certains devait être assez compliquée, si l'on reconnaît les difficultés de l'époque à allumer et éteindre des flambeaux et ceci simultanément.

Ouvrage de référence British Library (Bibliothèque Monastique Medievale) traduction littéral.

Personnalités liées à la commune

Héraldique

Blason Blasonnement :
D'azur, à trois fleurs de lis d'or, deux et une, à deux crosses de même passées en sautoir[37].
Commentaires : La ville a adopté les armes de Raoul du Fou, évêque d’Évreux et abbé commendataire de l'abbaye de Nouaillé-Maupertuis.
Blason Blasonnement :
D'azur à la fleur de lys d'or supportant deux éperviers affrontés d'argent perchés sur chacune de ses branches[38].
Commentaires : Les armes de l'ancienne abbaye de Nouaillé.

Voir aussi

Bibliographie

  • Farid Abdelouahab (dir.) (préf. Jack Lang), Regards objectifs : Mieusement et Lesueur photographes à Blois, Paris, Somogy, , 183 p. (ISBN 2-85056-436-2), p. 66
    Photographie de Séraphin-Médéric Mieusement de l'église en 1879.

Articles connexes

Liens externes

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.

Références

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », sur nouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Vernon - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  8. « Orthodromie entre Nouaillé-Maupertuis et Vernon », sur fr.distance.to (consulté le ).
  9. « Station Météo-France Vernon - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  10. « Orthodromie entre Nouaillé-Maupertuis et Biard », sur fr.distance.to (consulté le ).
  11. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  12. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Poitiers-Biard - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  15. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  17. « Unité urbaine 2020 de Nouaillé-Maupertuis », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  18. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  19. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Poitiers », sur insee.fr (consulté le ).
  21. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  22. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  23. Albert Dauzat et Charles Rostaing, DNLEF, p. 488b
  24. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  25. Jacques Marseille, Journal de la Bourgogne, Larousse, , p. 108. Ces mots célèbres auraient été transmis par le chroniqueur Giovanni Villani.
  26. Robert Petit, Les Arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers, Éditions CLEF 89/Fédération des œuvres laïques, 1989, p. 77-78 et 175
  27. « M. Jacques Borzeix président de l'université de Poitiers », Le Monde,‎ (lire en ligne).
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