New age (musique)

New age
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La new age (littéralement « nouvel âge ») est un genre musical composé pour diffuser une ambiance artistique, relaxante, et optimiste. Elle est en principe jouée lors de séances de yoga, de massage, de méditation[1],[2], et de lecture afin d'évacuer le stress[3] ou pour diffuser une atmosphère apaisante que ce soit dans un foyer ou un autre environnement, et s'associe à l'environnementalisme et à la spiritualité New Age[1]. Les harmonies qui caractérisent la new age impliquent une basse bourdon, et varient selon les thèmes qui leur sont associés. La musique contient souvent des bruits issus de la nature, parfois utilisés en guise d'introduction lors d'un morceau ou pendant un passage.

La new age est à la fois une forme de musique électronique, fréquemment caractérisée par des morceaux soutenus de synthétiseur ou de séquenceur, et une forme acoustique, caractérisée par des instruments comme la flute, le piano, la guitare acoustique et une large variété d'instruments acoustiques non-occidentaux. L'arrangement vocal est rare dans la new age, mais au fil du temps la musique devient graduellement vocale puis se compose de chants inspirés par les natifs américains ou les tibétains, ou de paroles inspirées de la mythologie. Les limites du genre ne sont pas correctement établies ; de ce fait, quelques termes alternatifs sont utilisés pour sa catégorisation.

La new age s'inspire d'une variété d'artistes eux-mêmes issus d'une variété de genres. Les albums intitulées Environments (1969–1979) d'Irv Teibel, qui se compose de bruits naturels et de chants « om̐  », deviennent les premiers albums psycho-acoustiques publiés[4]. En 1973, l'album de rock progressif Tubular Bells de Mike Oldfield devient l'un des premiers albums reconnus dans le genre new age[5]. Spectrum Suite (1975) de Steven Halpern est un album clé du mouvement musical new age[6]. En 1989, il existe plus de 150 petits labels discographiques indépendants spécialisés dans la musique new age.

Histoire

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Kitaro, l'un des musiciens de new age électronique populaires en Asie.

La musique new age s'inspire d'une variété d'artistes eux-mêmes issus d'une variété de genres, comme les instrumentalistes John Fahey et Leo Kottke, les minimalistes Terry Riley, Steve Reich, La Monte Young, et Philip Glass, le groupe de rock progressif et planant Pink Floyd, les joueurs de synthétiseurs Brian Eno, Vangelis, Giorgio Moroder, Jan Hammer, Jean-Michel Jarre sans oublier les musiciens de jazz Keith Jarrett, Paul Horn et Pat Metheny[7]. De différents styles et des mélanges de new age électronique, expérimentale et acoustique sont lancées au début des années 1970 et incluent des artistes asiatiques comme Kitaro et le Yellow Magic Orchestra.

De nombreux albums de musique chinoise ou japonaise ou indienne ou "celtique" irlandaise ou bretonne auraient pu être qualifiés de 'New Age' dès les années soixante et le début des années soixante-dix. Dès 1964 le clarinettiste de jazz Tony Scott enregistrait l'album Music for Zen Meditation en collaboration avec des flûtistes de shakuhachi japonais. En 1968 le flûtiste américain Paul Horn enregistrait l'album Inside the Taj Mahal. Tous deux préfigurant donc déjà le genre parmi d'autres musiciens (on peut penser aussi à Ravi Shankar par exemple), associant une musique ambiante occidentale et moderne à des traditions spirituelles occidentales ou orientales. En 1973, le musicien Ash Ra Tempel (Manuel Göttsching) avec son album de Krautrock Seven Up contenant deux très longs morceaux continus (Space de 16 minutes sur la première face et Time de 21 minutes sur la seconde face) et entièrement écrits en collaboration avec le psychologue Timothy Leary spécialisé dans la modification des états de conscience par différents moyens tels que les psychotropes ou la méditation entre autres. En 1975, Spectrum Suite de Steven Halpern est considéré par quelques auteurs comme le premier album du mouvement musical new age[6]... semblant oublier ces exemples ci-dessus, car Steven Halpern est musicothérapeute et assimile les compositions de son album à des aides au "développement des chakras" en référence à la spiritualité indienne, les sept morceaux (musicalement très beaux, certes, et suivis de nombreux autres dans les rééditions) portant en titre le nom du chakra concerné suivi du nom de la note tonique du morceau composé[8] et joués simplement au piano électrique Fender Rhodes au son cristallin. En 1976, Ash Ra Tempel (Manuel Göttsching) donnait clairement le titre New Age of Earth à son nouvel album de musique intensément planante et jouée quasi-uniquement au synthétiseur, la guitare électrique (son instrument de prédilection) ne venant qu'en accompagnement dans quelques morceaux. Dans les années 1970 la musique new age est initialement produite et vendue par des petits labels indépendants. Dans la seconde moitié de la décennie les ventes explosent dans des petites boutiques et librairies, notamment. En 1979, le musicien de RnB Stevie Wonder composait la bande originale du documentaire The Secret Life of Plants, fournissant un exemple de new age venant d'un compositeur normalement connu dans un genre musical très différent. En 1981, Tower Records de Mountain View (Californie) lancait une collection « new age »[9].

En 1985, des disquaires indépendants et des grands magasins ajoutent un rayon New age à leur présentation au public. Les labels majeurs commencent à s'intéresser au genre ; ils font l'acquisition de labels new age déjà existants comme Living Music de Paul Winter et signent des artistes new age comme Kitaro et Pat Metheny, tous les deux signés chez Geffen[9]. Le jour de la Saint-Valentin en 1987, KMET, une ancienne chaîne de radio basée à Los Angeles, commence à diffuser de la musique new age sous le nom de KTWV, The Wave[10]. D'autres chaînes de radio font de même[10]. En 1989, il existe plus de 150 petits labels discographiques indépendants spécialisés dans la musique new age[11].

Termes alternatifs

Le terme de « contemporary instrumental » peut impliquer des artistes qui ne font pas usage d'instruments électroniques dans leur musique, comme le pianiste solo David Lanz[12]. D'une manière similaire, des artistes comme Yanni[13],[14] et Bradley Joseph[15] utilisent ce terme, bien qu'ils fassent usage du clavier pour incorporer des textures orchestrales à leur compositions. Yanni parvient à différencier le genre musical du mouvement homonyme[16].

Le terme de « contemporary adult instrumental » est utilisé par Steven Halpern dans une édition en 1999 du magazine New Age Voice pour décrire de la musique catégorisée « new age » par les disquaires, mais qui n'exprime aucune spiritualité.

Les artistes catégorisés « new age » ont souvent rejeté cette appellation[17].

Notes et références

  1. a et b (en) , New age (musique) sur AllMusic ().
  2. (en) Linda Romine, « New Age music on verge of breakthrough », The Ledger,‎ , p. 5C (lire en ligne).
  3. (en) Paul M. Lehrer, David H. (FRW) Barlow, Robert L. Woolfolk et Wesley E. Sime, Principles and Practice of Stress Management, Third Edition, New York, Guilford Press, , 734 p. (ISBN 978-1-59385-000-5 et 1-59385-000-X), p. 46–47.
  4. « Irv Teibel Obituary », sur Weed-Corley-Fish Funeral Home North (consulté le ).
  5. Patti Jean Birosik, The New Age Music Guide, Collier MacMillan, , 218 p. (ISBN 0-02-041640-7), p. 138.
  6. a et b (en) Wright, Carol. Spectrum Suite – Steven Halpern. AllMusic.
  7. (en) Derk Richardson, « The Sounds of Sominex », Mother Jones Magazine,‎ , p. 60.
  8. https://www.stevenhalpernmusic.com/wp-content/uploads/2020/07/IPM-8777-Spectrum-Suite_itunes-booklet_5..12.2020.pdf
  9. a et b Geoff Mayfield, « The Independents: Oasis of Individuality Offering Welcome Relief from the Volume Wars », Billboard Magazine, Nielsen Business Media,‎ , p. 22.
  10. a et b Judith H. Balfe, Paying the Piper : Causes and Consequences of Art Patronage, University of Illinois Press, , 336 p. (ISBN 0-252-06310-4, lire en ligne), p. 279–81.
  11. PJ Birosik, « Dreamtime Return », Yoga Journal, Active Interest Media, Inc.,‎ , p. 94–95.
  12. David Lanz Website Bio
  13. Yanni et Rensin, David, Yanni in Words, Miramax Books, (ISBN 1-4013-5194-8), p. 123, 202.
  14. (en) Jeffrey Lee Puckett, « Yanni up close: Musician known for larger-than-life venues also loves the Louisville Palace », .
  15. (en) Wheeler, Fred, « Interview with Bradley Joseph », Indie Journal, (version du 8 septembre 2005 sur l'Internet Archive).
  16. (en) Puckett, Jeffrey Lee, Yanni up close: Musician known for larger-than-life venues also loves the Louisville Palace, The Courier-Journal, 26 avril 2012.
  17. (en) Ken Franckling, « New Age music hits the big time », Lodi News-Sentinel,‎ , p. 14 (lire en ligne).

Liens externes