Mort de Quentin Deranque
La mort de Quentin Deranque, militant d'extrême droite, est un évènement qui survient entre le 12 et le à Lyon.
Le , le collectif fémonationaliste Némésis organise un « happening » en marge d'une conférence tenue par l'eurodéputée LFI Rima Hassan à l'Institut d'études politiques de Lyon, afin d'en perturber le déroulement. Un groupe de militants d'ultradroite, dont Quentin Deranque fait partie, se tient à proximité, en support du collectif. Une « rixe »[a] oppose bientôt ce groupe et des militants d'ultragauche antifascistes, venus les prendre à partie. Quelques minutes plus tard, Quentin Deranque, isolé avec deux autres membres de son groupe, est, en même temps que ces derniers, frappé au sol par au moins six personnes et reçoit de multiples coups à la tête. Après s'être relevé, il est pris en charge par les secours mais meurt deux jours plus tard d'un traumatisme crânien.
Lors des premières réactions médiatiques et politiques, les militants du groupe d'extrême gauche de la Jeune Garde sont accusés d'avoir mené un guet-apens à l'encontre des militantes de Némésis. Les violences font l'objet de multiples condamnations au sein de la classe politique française, dans un contexte de campagne pour les élections municipales de 2026. Cependant plusieurs enquêtes journalistiques remettent progressivement en cause la version initiale partagée par Némésis, notamment sur la responsabilité propres des affrontements, qui reste à établir, entre les deux groupes. D'autres enquêtes montrent que Némésis s'est plusieurs fois coordonné avec des groupes d'ultradroite lyonnais afin de provoquer des échauffourées avec des militants de gauche.
Dans l'enquête judiciaire sur le « lynchage » de Quentin Deranque[a], onze personnes proches des mouvements antifascistes sont interpellées, notamment pour homicide volontaire et pour les violences aggravées qui ont causé le traumatisme crânien responsable de sa mort. Deux assistants parlementaires du député LFI Raphaël Arnault, membres de la Jeune Garde sont également mis en examen. La France insoumise fait alors l'objet de nombreuses critiques en raison des liens entre la Jeune Garde et son député. Jean-Luc Mélenchon, chef de file de LFI, apporte son soutien à Raphaël Arnault et à la Jeune Garde. Il considère que les événements résultent d'un « complot » de Némésis visant à provoquer un affrontement.
Victime
| Décès | |
|---|---|
| Nationalité | |
| Domicile | |
| Formation |
Université Lumière-Lyon-II (jusqu'en ) |
| Activités |
| Parti politique | |
|---|---|
| Idéologie | |
| Membre de |
Audace Lyon () Allobroges Bourgoin () |
Originaire de Saint-Cyr-sur-le-Rhône, d'une mère péruvienne, Quentin Deranque, âgé de 23 ans, est un étudiant en mathématiques puis en BUT science des données à l'université Lumière-Lyon-II, en alternance à la SNCF[10],[16],[17].
Des amis d'extrême droite nationaliste, royalistes et antisémites de la section de Vienne de l'Action française reconnaissent des actions nocturnes de collage d'affiche avec lui[16]. L'Action française revendique l'avoir compté parmi ses militants, avant de se rétracter[18],[19]. Au printemps 2024, il proteste contre l’adoption en première lecture de la loi sur l’euthanasie[20].
En , il cofonde le groupuscule néofasciste Les Allobroges[b] basé à Bourgoin-Jallieu. Il participe avec ce collectif, le au rassemblement néofasciste et néonazi du Comité du 9-Mai[10]. L'événement est qualifié par Mediapart, d'« inondée de références au Troisième Reich[18] ». Les Allobroges, qui partagent des positions suprémacistes et opposés à l'immigration, entretiennent des liens avec d'autres groupuscules néofascistes de la région, dont les membres d'Audace Lyon et les Bayards Grenoble, ainsi qu'avec les hooligans des Bourgoin Defenders. Selon StreetPress, l'activité locale du groupuscule reste limitée et se résume principalement à des collages et des tags[21],[22].
Audace Lyon — issu des collectifs dissouts du Bastion social (2017-2019[c]), puis de Lyon populaire (2019-2025[d]) —[26],[27], de la mouvance nationaliste-révolutionnaire, salue sur Instagram, « [leur] camarade Quentin, bien connu de [ses] militants »[18], puis confirme à l’AFP la participation du jeune homme « à de nombreux entraînements sportifs » de boxe et de footing. Le Monde indique que le groupe, créé pour « défendre les intérêts des Français d’ascendance européenne », fait selon ses propres termes de l’entraînement à l'« autodéfense blanche » un pilier de son engagement, afin de « défendre » le terrain lyonnais face aux antifascistes. Deranque participe aussi jusqu'à la semaine précédant sa mort aux entraînements physiques d'Audace Lyon[10].
Mediapart lie plusieurs de ses amis avec l'extrême droite radicale. L'un de ses colocataires est impliqué dans une expédition punitive menée par le Bastion social en 2018[18], et l'un de ses meilleurs amis, Vincent Claudin est un militant néofasciste tendance nazie, lecteur d'Adolf Hitler et de Joseph Goebbels, ancien de Lyon populaire et assistant parlementaire de la députée RN Lisette Pollet[28]. L'avocat de la famille souligne qu'il n'a jamais été mis en cause pour des faits de violences et que son casier judiciaire est vierge[17],[18],[29]. Cependant, sa mère s'inquiète à plusieurs reprises auprès de lui de ses fréquentations, ce qui le recentre sur ses activités paroissiales plutôt que sur la politique[20].
Idéologie
Quentin Deranque est un militant identitaire nationaliste d'extrême droite de la mouvance nationaliste-révolutionnaire[30], proche des mouvements néofascistes[31],[32],[33],[34],[11],[12],[14],[35],[13],[36],[37].
Il est décrit par ses proches comme « de droite, tendance nationaliste et illibérale, il aimait son peuple et sa civilisation mais épousait en même temps la modernité »[20]. Le journaliste Sébastien Bourdon, spécialiste de la mouvance d'extrême droite, estime que son parcours illustre une tendance à l'« interfaf », soit la circulation des jeunes militants entre différentes familles de l'ultradroite malgré leurs divergences idéologiques. Selon Le Monde, c'est « un étudiant traditionaliste au croisement des chapelles de l’extrême droite radicale » et un « catholique intégral attiré par "l'autodéfense" » qui « incarne la nouvelle jeunesse d’extrême droite »[10].
Religion
Converti au catholicisme[38] intransigeant[16],[39], il est un fidèle de plusieurs églises catholiques traditionalistes[e],[42] dont la fraternité Saint-Pierre où la messe est dite en latin et est engagé dans la vie paroissiale[f],[16],[17],[43],[41],[44]. Il est décrit comme un missionnaire[g] et fidèle des conférences du Cercle Saint-Alexandre, où des religieux forment à la théologie de jeunes croyants lyonnais. Il est un habitué du pèlerinage Notre-Dame de Chrétienté[16].
D'après l'une de ses amies, « Quentin est devenu catholique pour des raisons identitaires : le patriotisme et l’amour de Dieu sont liés chez lui »[42]. Ainsi, sans être formellement membre d’Academia Christiana, il participe régulièrement aux événements de l'organisation catholique intégrale et identitaire, qui refuse toute relégation de la vie chrétienne uniquement à la sphère intime[16],[7],[45].
Événement
Contexte
La mort de Quentin Deranque s'inscrit dans un contexte d'affrontements violents récurrents entre extrême droite et extrême gauche à Lyon[10],[46],[47].
Du côté de l'extrême droite, plusieurs militants sont condamnés pour des violences, dont Sinisha Milinov et Pierre-Louis Perrier, membres du groupe Les Remparts (2021-2025), devant effectuer de la prison ferme pour violences en réunion à caractère raciste. En , une quarantaine d'individus d'extrême droite, notamment issus du collectif Lyon populaire (2019-2025) et regroupés sous l’appellation générique « Guignol Squad », attaquent une conférence sur Gaza[48], blessant sept personnes[46],[49]. Rue89 Lyon décompte que sur 102 actions de l’extrême droite recensées à Lyon depuis les années 2000, 70 % restent impunies, tant par la justice que par la police[47]. Une enquête de l'Humanité, confirmée par BFM, révèle des échanges réguliers entre Némésis et des groupuscules d'ultradroite dans le but de tendre des guet-apens aux militants de gauche à Lyon, dans lesquels les militantes de Némésis servent « d'appâts »[50],[51],[52],[53].
Du côté de l'extrême gauche, plusieurs membres de la Jeune Garde — fondée en 2018 par Raphaël Arnault en réaction aux actions du groupe d'extrême droite Bastion social (2017-2019)[54] — sont également condamnés pour violences, dont Arnault lui-même en 2022[46],[49]. En , une vidéo montre des antifascistes tabassant un militant d'extrême droite dans le Vieux Lyon[46],[49]. Se présentant comme un groupe d'autodéfense, la Jeune Garde se rend visible dans les médias, une approche qui la distingue de la plupart des groupes antifascistes, davantage portés sur l'action directe. Elle essaime dans plusieurs villes françaises, sans pour autant occuper une place centrale au sein de la mouvance antifasciste lyonnaise selon des observateurs du milieu. Arnault est élu député La France insoumise en 2024. Le gouvernement Bayrou prononce la dissolution de la Jeune Garde en , lui reprochant d'organiser des entraînements au combat et de provoquer des affrontements avec des groupes d'ultradroite. Un recours contre cette dissolution pend devant le Conseil d'État au moment des faits[54].
Affrontements du 12 février 2026

Le , une conférence de l'eurodéputée LFI Rima Hassan est prévue à 18 heures à l'Institut d'études politiques de Lyon (IEP), sur le thème des « relations entre l’Union européenne et les gouvernements européens dans le cadre du conflit au Proche-Orient » et organisée par l’association étudiante Euroka. Encadrés par six personnes du service d'ordre de l'IEP, 270 étudiants de l'établissement participent à l'événement au sein de l'amphithéâtre Marcel Pacaut[55].
Sept militantes du collectif Némésis, une organisation fémonationaliste[56], tiennent un happening devant les locaux afin de perturber la tenue de cette conférence, elle déploient une banderole « Islamo-gauchistes, hors de nos facs » et scandent des propos hostiles à l'eurodéputée[57],[58]. De l’autre côté de la rue, des étudiants entonnent le chant antifaciste Siamo tutti antifascisti, certains tentent de leur prendre leur banderole[59]. Des violences éclatent à 150 mètres de l'IEP ; une militante de Némésis est violemment plaquée au sol, rue Raoul Servant[60],[61],[17].
Vers 17 h 53, à 400 mètres de la conférence, un affrontement éclate entre quinze à vingt militants de l'ultradroite lyonnaise — dont certains sont armés de gants coqués, de casques de moto, d'une béquille et de gaz lacrymogène —[62] et un groupe d'ultragauche antifascistes du même nombre, dont l'un est armé d'une barre de fer[63],[64]. L'affrontement se déroule de l'autre côté de la voie ferrée à l'angle du boulevard Yves-Farge et de l'avenue Victor-Lagrange (7e arrondissement de Lyon)[65]. Le groupe d'extrême droite auquel appartient Quentin Deranque est mis en déroute par le groupe d'extrême-gauche et prend la fuite. Au niveau du 11, rue Victor-Lagrange, peu avant 18 heures, l'étudiant, encerclé par une douzaine d'individus, est isolé du reste du groupe avec deux de ses camarades, et est comme eux frappé au sol par au moins sept personnes cagoulées, qui lui assènent notamment un très grand nombre de coups de pied à la tête, alors même qu'il gît inerte sur le trottoir[45],[66],[67].
Après la dispersion des agresseurs, des riverains viennent en aide aux blessés et placent Quentin Deranque en position latérale de sécurité. Il se relève après une perte de connaissance, « conscient mais confus », « ayant oublié les faits » et refuse de recevoir des soins[61],[68]. Un ami tente de le raccompagner chez lui ; ils parcourent alors à pied un kilomètre et demi avant que son état se dégrade[61],[69]. Vers 19 h 40, quai Fulchiron, les sapeurs-pompiers le prennent en charge avec un pronostic vital engagé. Avec l'un de ses amis agressés, ils sont orientés vers l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon[1],[70].
Le , il est placé dans un coma et déclaré en état de mort cérébrale[57],[71]. Il meurt le à 12h25, des suites de ses lésions cérébrales[62],[72]. Le médecin légiste ayant pratiqué l'autopsie parle « essentiellement des lésions à la tête, un traumatisme crânien encéphalique majeur, de surcroît associé à une fracture temporale droite », il précise qu'il présentait des « lésions au-delà de toutes ressources thérapeutiques » et donc « mortelles à brève échéance »[63]. Il estime que « l’étudiant n’avait aucune chance de survie, même s’il avait été pris en charge immédiatement à l’hôpital »[73],[74],[75].
Ses obsèques ont lieu le en l'église Saint-Just de Lyon[76]. Il est inhumé à Cucuron[77].
Témoignage de Némésis
Némésis affirme avoir reconnu des membres de la Jeune Garde antifasciste, dont Jacques-Élie Favrot, colllaborateur parlementaire du député LFI Raphaël Arnault, parmi les agresseurs[78],[79]. Le , le concerné se « retire de ses fonctions [...] le temps de l'enquête », tout en démentant « être responsable » de la mort de Quentin Deranque[78],[80]. Le lendemain, la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet suspend son accès au palais Bourbon, sa présence pouvant causer des « troubles à l'ordre public »[81],[82].
La dirigeante de Némésis, Alice Cordier, disant s'exprimer avec prudence, affirme sur Europe 1, dans une émission de Pascal Praud, avoir reconnu une militante de la Jeune Garde en train de filmer Quentin Deranque au sol. Elle donne son identité à deux reprises, ce qui vaut à la famille des menaces et des actes de harcèlement, alors qu'il est établi que la personne ainsi accusée était depuis la veille en Amérique du Sud[41].
Enquête judiciaire et auteurs suspectés
Enquête préliminaire
Le parquet de Lyon ouvre une enquête du chef de « coups mortels aggravés » et cherche à identifier les auteurs[83],[84]. Dans un premier temps, le ministère public précise que la victime est morte à la suite d'« échauffourées et [d’]une rixe entre des militants d'extrême droite et d'extrême gauche »[85], qui a dégénéré[83]. Selon des informations de presse publiées dans les jours suivant les faits, plusieurs participants présumés au lynchage auraient été identifiés par les enquêteurs. Certains seraient connus des services de renseignement en raison de liens antérieurs avec la Jeune Garde antifasciste, mouvement dissous[h] en 2025[86].
Le , le procureur de la République de Lyon donne une première conférence de presse. L'autopsie pratiquée le matin conclut que l'essentiel des coups ont été portés à la tête de la victime et ont entraîné des lésions « au-delà de toutes ressources thérapeutiques et mortelles à brève échéance »[87]. Plusieurs témoignages recueillis par les enquêteurs et des éléments techniques auraient permis d'éclairer les circonstances de l'agression. Après avoir quitté les abords de Sciences Po Lyon, les membres du service d'ordre informel de Némésis auraient été rattrapés par « une vingtaine d’individus masqués, cagoulés [qui les] prennent à partie ». La plupart des membres du service d'ordre se seraient échappés, mais Quentin et deux autres hommes auraient été coincés et « jetés au sol »[87],[88]. Au moins six personnes auraient frappé la victime[87]. Le procureur oriente l'enquête vers la qualification criminelle d'homicide volontaire et la qualification délictuelle de violences aggravées par trois circonstances (en réunion, masqués)[87],[89].
Entre les et , huit hommes et trois femmes, âgés de 21 à 25 ans à l’exception d’une quadragénaire, parmi lesquels un fiché S, sont interpellées et placées en garde à vue[90]. Parmi eux figurent deux attachés parlementaires de Raphaël Arnault : Jacques-Élie Favrot et Robin Chalendard, membres de la Jeune Garde. Robin Chalendard, enregistré sous le nom de Robin Michel à l’Assemblée nationale et qui a fait l’objet d’une fiche du renseignement territorial[91], est interpellé par la Brigade de recherche et d'intervention de Lyon pour « mise à disposition de moyens pour se soustraire aux recherches ». Selon |Le Point, Jacques-Élie Favrot, comme Robin Chalendard, participaient depuis plus d'un an à la campagne de LFI aux élections municipales d'Avignon[92]. Un ancien stagiaire et assistant parlementaire de Raphaël Arnault, Adrien Bessyere, est également interpellé, soupçonné d'avoir directement participé aux violences, tandis que Robin Chalendard l'aurait aidé à se soustraire aux forces de l'ordre[93],[94],[95]. Alexis C, autre interpellé, est déjà mis en examen pour une agression à caractère antisémite, en compagnie d'autres membres présumés de la Jeune Garde, sur un adolescent au retour d'une conférence de Rima Hassan à l'université Paris-Dauphine[94],[96].
Instruction
Le parquet saisit trois juges d'instruction[97]. Le , le ministère public requiert la mise en examen et la détention provisoire de sept des interpellés, six pour « homicide volontaire » et Jacques-Élie Favrot pour « complicité d’homicide volontaire par instigation ». Selon le procureur de la République, ces sept personnes contestent l'intention homicide et deux d'entre elles ont refusé de s'exprimer en garde à vue[98]. Les quatre autres gardés à vue, suspectés de « recel de malfaiteurs » sont remis en liberté et seront convoqués ultérieurement[99],[100]. Le procureur précise que deux personnes ayant porté des coups à la victime ne sont pas identifiées à l'heure de sa conférence de presse[100]. Six personnes sont mises en examen par le juge d'instruction pour « homicide volontaire, violences aggravées et association de malfaiteurs » et sont placés en détention provisoire dont Jacques-Élie Favrot et Adrien Bessyere[101]. Un septième mis en examen est laissé libre sous contrôle judiciaire[101] mais le parquet fait appel[102]. Lors de la garde à vue et selon Europe 1, Jacques-Élie Favrot n'exclut pas d'avoir poussé ses camarades à lyncher Quentin Dernanque en criant « Butez-le, tuez le ǃ ». Son avocat réfute en affirmant que son client n'a jamais eu la volonté de tuer et qu'il n'est pas possible de déterminer la personne ayant donné cet ordre dans les enregistrements[103].
Le 4 mars 2026, deux suspects âgés de 23 et 26 sont interpellés et placés en garde à vue[104]. Ils sont soupçonnés par les enquêteurs d'être les dernières personnes ayant « participé directement aux coups portés »[104]. La Sous-direction anti-terroriste (SDAT) est cosaisie[104].
Profil des mis en examens
Parmi les sept personnes mises en examen le , quatre ont appartenu à la Jeune garde antifasciste. Jacques-Élie Favrot, dit Jef, fait l'objet d'une fiche S d'atteinte à la sureté de l'état pour son appartenance au mouvement. Son casier comporte deux mentions pour « vol » et « détention d'armes » et il a été condamné en 2025 pour des violences commises sur un étudiant à Saint-Étienne. Selon l'accusation, il est le leader du groupe ayant tué Quentin Deranque[105],[106].
Alexis C., âgé de 24 ans, est un ancien champion de France au tir à l'arc à 11 ans, sous contrôle judiciaire et fiché S. Il est diplômé d'études supérieures en « lien avec la politique » et assistant commercial. Il est déjà poursuivi pour avoir agressé un adolescent juif en marge d'une autre conférence de Rima Hassan, en 2024 en compagnie de huit autres membres de la jeune garde[105],[106].
Adrien Bessyere, 25 ans, a été collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault sous le pseudonyme d'Adrian Galvan entre et . Il a été interpellé chez Robin Chalendard, également assistant parlementaire du député LFI[105],[106].
Dimitri V. ancien membre de la jeune garde est également un des piliers du groupe de supporters ultra de l'Olympique lyonnais antifasciste[105],[106].
Paul L., 20 ans, est étudiant et Jules-Charles P. est un ancien étudiant d'école de commerce[105],[106].
Seul Guillaume A, ancien membre de la Jeune Garde, est laissé libre sous contrôle judiciaire, son avocat contestant sa présence sur les lieux[105].
Selon Le Monde, le parcours des mis en examen montre la radicalisation à l'oeuvre dans cette génération de militants antifascistes[105].
Enquêtes journalistiques
La scène du est filmée en contre plongée par un témoin depuis un immeuble, dont la vidéo est médiatisée dans la presse[107]. TF1 diffuse, le , une vidéo des faits où l’on voit une quinzaine d’hommes masqués passer à tabac trois individus[83]. Le , une nouvelle vidéo, ainsi que le témoignage d'un journaliste du Progrès ayant assisté à la scène, confirme une rixe avant la chute de la victime à terre et semble contredire la version de Némésis parlant d'un guet-apens[108]. Némésis indique que Quentin Deranque faisait partie du service d'ordre en charge de sa sécurité. Plusieurs heures plus tard, ces déclarations sont nuancées par la famille de la victime qui « tient à préciser, de manière très ferme, que le jeune Quentin n’était ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire »[45]. Mediapart précise que le service d'ordre du collectif est composé d’activistes identitaires issus de divers collectifs d’extrême droite[83].
Entre temps, alors que l'enquête judiciaire et les réactions politiques se concentrent sur les militants d'extrême gauche, plusieurs médias, dont Le Canard enchaîné, Le Progrès de Lyon et Contre Attaque parviennent à mettre la main sur de nouvelles images faisant état d'affrontements menés par les deux groupes : une « bataille rangée » aurait eu lieu dans les rues lyonnaises avant que Deranque ne s'enfuie, ne soit rattrapé et violemment battu[62],[109],[110],[111],[112].
D'après ces nouveaux éléments, la responsabilité de ces affrontements ne serait plus aussi claire, selon Le Canard enchaîné, France Info ou encore Le Nouvel Obs[62],[109],[110],[111]. Ils corroboreraient le témoignage du journaliste du Progrès de Lyon ayant assisté aux affrontements et même essayé de sauver Deranque, qui assure que les deux groupes se seraient très violemment battus sans qu'il ne s'agisse d'un guet apens tendu par l'extrême gauche[62],[109],[110],[111]. Selon le média Contre-Attaque, l'enquête du Canard ne ferait que confirmer leur enquête initiale selon laquelle le « service d'ordre » de Némésis aurait en réalité cherché à perturber la conférence, attaquer les personnes s'y rendant, ce qui serait confirmé par plusieurs témoignages, et serait donc venu pour se battre[68],[112],[113]. Le Canard s'accorde avec l'appréciation concernant la responsabilité des affrontements, en soutenant que les premiers jets de projectiles et les premiers assauts auraient été lancés par le groupe dont Deranque faisait partie, qui accompagnait Némésis et aurait tenté de perturber la tenue de la conférence de Rima Hassan[109],[62]. BFM TV et L'Humanité révèlent une conversation Telegram échangés entre Némésis et des membres d'Audace, démontrant qu'en , les deux groupes s'étaient entendus pour que les militantes de Némésis servent d'appât pour attirer des militants antifascistes dans une embuscade[114].
Selon Le Point, qui analyse les vidéos, celles-ci montrent bien un affrontement au cours duquel l'on voit des identitaires porter des coups, mais elles ne permettent pas d'affirmer que Quentin Deranque serait mort au cours d'une rixe où il aurait lui-même porté des coups[115].
Alice Cordier, présidente du collectif Némésis, nie que son groupe soit venu pour se battre avec les antifascistes présents en marge de la conférence de l'eurodéputée de LFI. Selon elle, leur déplacement aurait été pacifique et leur groupe n'aurait pas souhaité attaquer, perturber la conférence de Hassan à l'IEP ou se battre, mais simplement mener une manifestation pacifique contre elle. Elle ne fait plus mention d’un guet-apens dont son groupe aurait été victime, dans ce récit donné le [116].
Pour Arrêt sur images, l'événement et sa réception dans les médias français voit « un emballement médiatique inédit » car malgré le fait que les premières nouvelles du Monde invitent à la prudence, les médias télévisés comme CNews ou même TF1 participent à lancer cet emballement sans prendre en compte la procédure ou les éléments disponibles. Ce traitement spécifique et asymétrique de l'information aurait été mené à des fins de « diabolisation » de LFI, selon la journaliste Élodie Safaris[117]. Le traitement médiatique est aussi l'objet d'un article d'Acrimed titré « Antifascisme et LFI : les médias brutalisent le débat public »[118].
Réactions
Famille
L'avocat des parents de Quentin Deranque, Fabien Rajon, appellent au calme et à la retenue. Ils déposent plainte pour meurtre en bande organisée et affirme que leur fils a été victime d'un « guet-apens »[119]. Ils indiquent qu'ils ne participent pas à la marche en mémoire de leur fils organisée à Lyon, le , par des groupes d'extrême-droite[120]. Ils condamnent très fermement la récupération politique qui a eu lieu durant cette marche[121].
Politiques
immédiatement après les faits
Le président de la République Emmanuel Macron dénonce « un déferlement de violence inouï », appelle au calme[84].
L'ensemble de la classe politique se joint à l'appel au calme et condamne la rixe[2],[122]. La France insoumise (LFI) déclare « condamner sans ambiguïté toute violence physique comme elle l'a toujours fait »[123], Jean-Luc Mélenchon explique notamment que les assaillants se sont « déshonorés » et que : « tous les coups ne sont pas permis »[72],[124], ajoutant cependant qu'il garde « pour [la Jeune Garde] une grande affection »[125].
Le , Jean Messiha poste sur le réseau social X un appel au meurtre des antifascistes : « exterminer les antifas. Un par un. Les antifas sont les seuls uniques nazis aujourd’hui. Il faut les éradiquer ». Le tweet est supprimé trois jours plus tard par X et le député Éric Bothorel fait un signalement à la procureure de Paris[126],[127].
Interrogé dès le quant à une potentielle « faute » de la part des services de police qui ne sont pas parvenus à maintenir la sécurité, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez met en garde de ne pas « dépla[cer] le problème », soulignant plutôt les « militants d’ultra-gauche qui s'en sont pris violemment à un jeune homme […] et qu'il est mort », mentionnant la Jeune Garde qui « a été dissoute »[h] car « appel[ant] à la violence »[128].
Avant les premières interpellations, plusieurs personnalités et médias allant du président de la République et du gouvernement, tels que Gérald Darmanin, Laurent Nuñez et Le Figaro, jusqu'à l'extrême-droite, affirment que les assaillants seraient d'extrême gauche[69],[129],[130],[131],[132],[133],[17]. Le ministre de l’Intérieur en poste, Laurent Nuñez, déclare le que le groupe de la Jeune Garde antifasciste semble « manifestement » impliqué dans ce « meurtre » au vu des « témoignages »[128],[70]. Le président du Rassemblement national (RN) Jordan Bardella pointe du doigt LFI, mais aussi l'ensemble de la gauche jusqu'à Renaissance, ajoutant que « Raphaël Arnault n'a jamais eu sa place à l'Assemblée nationale »[134],[135], dans ce qui apparaît pour Le Monde comme une tentative de récupération par le mouvement d'extrême droite[136]et par le politologue Jean-Yves Camus comme un « télescopage » alors que l'enquête n'a pas encore déterminé l'identité des responsables[69].
Le , l'Assemblée nationale observe une minute de silence en hommage à Quentin Deranque[137],[138],[139].
Le , le coordinateur de LFI Manuel Bompard affirme qu'« il n’y a aucune responsabilité politique de LFI dans ce drame » et dénonce « la manière avec laquelle une partie de la classe médiatique et une partie de la classe politique essaie de faire porter une responsabilité à La France insoumise ». Interrogé sur les liens entre LFI et la Jeune Garde, il déclare qu'il « continuera à soutenir des groupes qui font un travail d'autodéfense populaire »[140]. Il affirme également que Raphaël Arnault, condamné en 2022 pour violences volontaires en réunion a « toujours été dans la défense », ce qui est démenti par les journaux Mediapart et Libération[141]. Le même jour, Rima Hassan s'interroge sur l’absence d’une « présence policière visible » pour sécuriser la zone le [142]. Jean-Luc Mélenchon critique deux jours plus tard une action jugée insuffisante de la police lors des affrontements[143]. Les autorités démentent et assurent au contraire avoir été présentes, notamment avec des unités de la brigade anti-criminalité, de la compagnie départementale d'intervention et des compagnies républicaines de sécurité[142],[143].
Plusieurs juristes déplorent les interventions de Gérald Darmamin, qui, alors garde des Sceaux « a multiplié les déclarations intempestives, au mépris des principes juridiques fondamentaux dont il est pourtant le garant ». Selon ces juristes, une intrusion dans une affaire judiciaire en cours, et la désignation de coupables alors même que le procureur n'a pas rendu ses propres conclusions, viole à la fois la présomption d'innocence et le devoir de réserve auquel il est soumis de par sa fonction, et constitue une pression sur les magistrats allant à l'encontre de la séparation des pouvoirs[144],[69].
Après les premières mises en examen
Lorsque l'enquête judiciaire met en évidence l'implication d'anciens membres de la Jeune garde antifasciste collaborateurs de Raphaël Arnault, le Président de la République appelle « au calme, à la retenue et au respect » et invite les « partis extrêmes à faire leur ménage »[145],[17].
Le , le maire de Lyon Grégory Doucet annonce porter plainte et saisir l’Arcom pour dénoncer une fake news véhiculée sur CNews le . Le président de l’UNI, Olivier Vial, y avait affirmé que la Jeune Garde « avait accès à la vidéosurveillance [municipale] des lieux où il y avait de l’extrême droite »[146],[147].
Le , le gouvernement saisit le parquet de Paris d'un dossier de reconstitution de ligue « dissoute de la Jeune Garde » et vise notamment cinq émanations locales du groupement[148],[149]. Le ministère public ouvre une enquête le [149].
Les liens entre LFI, Raphaël Arnault et les meurtriers présumés sont interrogés par de nombreux journalistes[150],[151]. S’indignant du traitement réservé à son mouvement dans les médias traditionnels, et dans l'objectif de valoriser les « medias numériques alternatifs »[152], Jean-Luc Mélenchon assume filtrer les médias présents lors d'une conférence de presse[153]. Sont notamment autorisés « Reporterre, Blast, le Média, les Jours, le HuffPost ou Mediapart », tandis que la plupart des médias nationaux, dont Libération, l'AFP et Le Monde sont exclus[153],[152]. Cette initiative est critiquée par Reporters sans frontières qui l'accuse de porter « atteinte au droit à l'information »[152].
Au cours de cette conférence de presse, Jean-Luc Mélenchon réitère son soutien à la Jeune Garde et affirme que sa dissolution est un « un complot, un montage. Ils se sont dit d’abord : “on attrape la Jeune Garde et après on attrape les insoumis” »[154]. Il précise également s'être rapproché de la Jeune Garde pour assurer la protection de LFI[154]. Il affirme également que Raphaël Arnault ne serait pas exclu des rangs de LFI et prétend que Némésis doit des comptes à LFI, car « quand Rima était à Lyon, elles ont monté un complot pour qu’il y ait une bagarre »[155].
Le , lors de la séance de questions au gouvernement, Laurent Nuñez est interpellé par le député Ugo Bernalicis, à propos des agissements de Némésis, après la révélation des échanges réguliers du collectif et des groupuscules d'ultradroite dans le but de tendre des guet-apens aux militants de gauche à Lyon[149],[51],[52],[156],[53]. Il promet d'analyser la situation[157].
Marine Tondelier, cheffe de file d'EELV, demande la démission de Raphaël Arnault, arguant de sa condamnation définitive pour violences en réunion[158]. Elle condamne également La Jeune Garde , dont elle contestait auparavant la dissolution[158]. François Ruffin, en rupture de ban avec LFI, affirme qu'il ne se sentirait « plus légitime pour être représentant de la Nation » s'il était à la place de Raphaël Arnault[159].
Alliances aux élections municipales
Alors que le Parti socialiste (PS) s'apprêtait à ouvrir la porte à des alliances locales avec LFI lors des scrutins municipaux de , l'implication de proches de Raphaël Arnault change la donne[160]. L'aile centriste du parti pressait déjà la direction du PS de rompre avec LFI[160]. Olivier Faure indique qu'il n'y aura pas d'accord national avec LFI, ni au premier ni au second tour, tandis que Pierre Jouvet précise que des accords de second tour sont possibles « dans de rares cas de figure, » sous réserve que les candidats LFI « clarifient leur position sur le rapport de leur mouvement à la violence politique, et à cette forme d'hooliganisation de la vie publique »[160].
Chez Les Écologistes, plus proches de LFI, le débat a aussi lieu[161]. À Lyon, Grégory Doucet, maire sortant, ne ferme pas la porte à une alliance avec la candidate LFI Anaïs Belouassa-Cherifi au second tour[162].
Le RN tente de mettre en place un « cordon sanitaire », en proposant un front excluant LFI, qui reçoit un certain écho chez Les Républicains, travaille le bloc central et embarasse la gauche, notamment au PS[163]. Le parti d'extrême-droite y voit une opportunité tactique d'inverser le stigmate de la diabolisation [du FN][163]. Selon le politicologue Pascal Perrineau, « ce dont ils ont été victimes pendant des années, ils veulent en faire une arme »[163].
Renaissance tente de structurer un front contre les « deux pôles les plus radicaux » du champ politique en mettant en place un « ni-ni » s'appliquant tant à LFI qu'au RN[163].
Monde universitaire
La directrice de l'institut d'études politiques de Lyon, Hélène Surrel, affirme que toutes les précautions avaient été prises pour éviter d'éventuels incidents et que l'école avait informé les services de la préfecture[164].
Le ministre de l'enseignement supérieur, Philippe Baptiste, indique qu'il n'y aura plus de conférences politiques dans les universités en cas de « risques de troubles à l'ordre public »[164]. La question, déjà posée à l'occasion de précédentes conférences de Rima Hassan, ayant reçu des réponses différentes du Conseil d'État. Le risque de trouble à l'ordre public n'a pas été reconnu par la haute juridiction administrative dans le cas d'une conférence à l'Université Paris-Dauphine-PSL, mais reconnu six mois plus tard dans le cas de Science Po Paris[164].
La direction de Science Po Lyon avait dû changer de campus un étudiant d'extrême-droite menacé en 2024 par Jacques-Élie Favrot[165].
Manifestations et hommages
Des manifestations de soutien à Quentin et demandant « justice » sont organisées dans les jours qui suivent dans plusieurs villes françaises par des groupes royalistes, nationalistes et identitaires[166]. À Paris, quelques centaines d’individus se réunissent devant la Sorbonne, ensuite rejoints par des élus et des cadres de l’extrême droite en France tels qu’Éric Zemmour et des cadres du RN[167],[168],[135]. Le même jour, toujours à Paris, une cinquantaine de personnes cagoulées se rassemblent boulevard de Ménilmontant et certains des participants y effectuent des saluts fascistes[169]. À Montpellier, une cinquantaine de manifestants de la Ligue du Midi sont dérangés par une vingtaine de militants d’extrême gauche, obligeant les forces de l’ordre à intervenir. Une personne est interpellée par la police[170]. À Angers, un rassemblement est organisé par le militant identitaire Jean-Eudes Gannat. La préfecture du Maine-et-Loire interdit aux quelque 80 participants de déambuler dans la ville[171]. Le au soir, une banderole en hommage à la victime est brandie par des supporters lyonnais, probablement les Bad Gones, peu avant le début du match de football entre l’Olympique lyonnais et l’OGC Nice[172],[173].
À Lyon, un appel à manifestation est lancé par l’extrême droite pour le , qui parle de « vengeance »[174]. Cette manifestation est organisée par Aliette Espieux, militante anti-avortement et épouse du néonazi Eliot Bertin (ancien de Lyon populaire)[175]. Le RN appelle ses membres à ne pas se mêler à ces hommages pour ne pas se trouver associé à l'ultradroite[176].
N'étant pas interdite par la préfecture et le ministre de l'Intérieur, la « marche d'hommage » rassemble 3 200 manifestants parmi lesquels certains font des saluts nazis et proférent des propos racistes et homophobes, selon la préfecture du Rhône et les vidéos de journalistes. Deux enquêtes sont ouvertes pour apologie de crime contre l'humanité et injures[177]. Vincent Claudin, un colllaborateur parlementaire de la députée RN de la Drôme Lisette Pollet brave l'interdiction de manifester faite aux membres du RN[176]. Se présentant comme « un des meilleurs amis de Quentin Deranque », il est lié au groupuscule antisémite Lyon populaire[178]. Plusieurs de ses messages antisémites, racistes, sexistes, homophobes et pro-nazis sont mis à jour sur ses réseaux sociaux par Mediapart, en conséquence de quoi Lisette Pollet annonce son licenciement[178],[179],[180],[181],[182]. Le matin, la région Auvergne-Rhône-Alpes présidée par le républicain Fabrice Pannekoucke affiche la photo et le nom du militant identitaire sur la façade de l'hôtel de région situé dans le quartier Confluence. Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet qui a refusé d'afficher la photo de Quentin Deranque sur l'hôtel de ville parle de « récupération politique »[183].
Le même jour, à Rennes, face à l'hommage rendu par 200 personnes à Quentin Deranque, 300 contre-manifestants arborent une banderole affichant la phrase « Ici, on ne pleure pas les nazis »[184].
Représailles de l’extrême droite
Dans les jours suivants la mort de Quentin Deranque, les menaces, dégradations et représailles se multiplient contre plusieurs personnalités et locaux liés à LFI ou à la gauche radicale en général[185],[186],[187]. Dans la nuit du au , une dizaine de permanences de députés LFI sont dégradées[166]. Dans la nuit du au , le domicile personnel d'une candidate de la liste insoumise aux élections municipales aux Lilas est tagué de l’inscription « LFI tue »[185],[186],[187]. Les locaux lyonnais du syndicat de gauche Solidaires sont vandalisés dans la nuit du au [188]. À Toulouse, des « hooligans néonazis » font des descentes violentes le dans les rues de la ville et dans un bar réputé de gauche[189]. Le , le siège de LFI dans le 10e arrondissement de Paris est brièvement évacué, à la suite d'une menace à la bombe[190]. Le même jour, l’organisation syndicale Solidaires dénonce l'attaque de son local à Lyon et des « intimidations » et des « menaces de mort » portés après qu'Alice Cordier, porte-parole de Némésis, ait donné le nom de l'organisation sur CNews le jeudi soir, désignant ses membres « comme des cibles pour toute la fachosphère »[191].
Des militants d’extrême droite utilisent les réseaux sociaux pour divulguer les identités et coordonnées de plusieurs militants antifascistes de Lyon et de membres de leur famille, avec des photographies. Parmi ces personnes dénoncées, se trouve une militante en voyage en Amérique du Sud au moment des faits, qui ne pouvait donc participer à la rixe du [192]. Sa famille qui a subi un cyberharcèlement et des menaces après la divulgation de son adresse a recours aux services de l’avocat Raphaël Kempf, qui dépose plainte pour diffamation contre le syndicat d’extrême droite Union nationale inter-universitaire (UNI) de Lyon, et cinq personnalités de l’extrême droite lyonnaise (dont Mila Orriols et Damien Rieu)[41],[193].
À l'échelle internationale
L'affaire suscite de nombreuses réactions internationales[194],[195],[196]. Plusieurs observateurs questionnent un possible « moment [Charlie] Kirk »[197]. Les milieux et figures d'extrême droite réagissent fortement, notamment la présidente italienne Giorgia Meloni, l'administration Trump ou encore le militant britannique Tommy Robinson[198],[199],[195].
À la suite d'une publication de l'ambassade des États-Unis d'Amérique en France annonçant que l'administration Trump suivait la gestion de cette affaire par les autorités françaises, l'ambassadeur Charles Kushner est convoqué au Quai d'Orsay[200]. Jean-Noël Barrot rappelle que la mort de Quentin Deranque concerne « la communauté nationale » et refuse les ingérences étrangères[200]. Il fustige en outre « l'internationale réactionnaire »[200].
Analyses
Violences politiques
À la suite de la mort de Quentin Deranque, Marion Maréchal, alliée du RN, déclare le que « statistiquement la violence d'extrême droite est dérisoire par rapport à la violence d'extrême gauche [et que] la violence d'extrême droite dans notre pays n'existe pas ». Déclarations « totalement fausses » selon France Info qui rappelle que selon une note du Centre de recherche de la gendarmerie nationale sur le panorama des mouvances radicales en France de 2025, l'ultradroite est toujours l'une des principales menaces terroristes en France, derrière le terrorisme islamiste et devant l'ultragauche. Le dernier attentat d'extrême droite en France date de mai 2025[201].
Selon Isabelle Sommier, professeure de sociologie politique à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne qualifiée de « proche de La France Insoumise » par Le Figaro[202], entre 1986 et 2021, les 53 morts survenant dans un cadre de violences politiques — hors attaques d'islamistes représentant 70 % des violences politiques — sont dues à 90 % à l’extrême droite et à 10 % à l’extrême gauche[203],[204]. Selon Le Figaro, cette étude présente des biais méthodologiques qui la fragilisent[202]. Notamment, le choix de la date de départ exclut de fait l'essentiel des assassinats commis par Action directe, les critères retenus ne sont pas symétriquement appliqués entre les deux pôles étudiés et des crimes idélologiques de l'ultra-gauche ont été exclus[202].
L’avocat de la famille du rugbyman Federico Martín Aramburú, tué par balles en 2022 par des militants du Groupe union défense (GUD), s’indigne-t-il du « déballage » autour de l'affaire Deranque en comparaison avec l'assassinat du sportif argentin[205]. De même, Jean-Yves Camus, de l'Observatoire des radicalités de la fondation Jean-Jaurès, relève que pour une de ces affaires de meurtre où il juge que le mobile raciste était incontestable, il n'a pas été retenu par la justice, ce qui « fait quand même se poser des questions »[206].
Selon Bon Pote, si la mort de Quentin Deranque est due à des motifs politiques, il serait la première victime de l’extrême gauche en France depuis les attentats d’Action directe dans les années 1980, alors que l’extrême droite a causé 7 morts depuis 2022 pour des raisons idéologiques[204]. À l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, cheffe de file des députés LFI, compte « douze personnes tuées par l’extrême droite depuis 2022 »[205]. Basta! rapporte que pour l'historienne et femme politique suisse Stéfanie Prezioso, les principaux médias français ne tiennent pas compte de ce déséquilibre et présentent les violences des groupuscules fascistes et antifascistes comme équivalentes depuis une quarantaine d’années, et « [mettent] sur un pied d’égalité les bourreaux et leurs victimes »[207].
Notes et références
Notes
- Les médias Ici[1], L'Humanité[2], BFM TV[3], Libération[4], La Provence[5] et StreetPress[6] utilisent le terme de « rixe », là où le terme « lynchage » est employé par Le Figaro[7], Le Parisien[8], Le Progrès[9] et Le Monde[10].
- ↑ En référence à la tribu gauloise des Allobroges historiquement résidente en Nord-Isère[21].
- ↑ Groupe dissous en Conseil des ministres en 2019 pour provocation à des manifestations armées et incitation à la haine[23]
- ↑ Collectif dissout en 2025 pour incitation à la discrimination et la violence envers les immigrés, les juifs et les homosexuels[24],[25].
- ↑ Il fréquente la paroisse Notre-Dame de l'Isle à Vienne où la messe est dite en latin[40],[41], puis à l’église Saint-Théodore de Jardin, l'église Saint-Georges de Lyon et la collégiale Saint-Just à Fourvière, des prêtres de la Fraternité sacerdotale Saint-Pierre. Il est séduit par la liturgie de l’ancien missel, sans y vouer une assistance exclusive, puisqu'il fréquente également la « messe moderne » à l'église Sainte-Croix de Lyon[16].
- ↑ Il est membre de la chorale, et plus récemment dans l'accueil Saint-Martin qui sert des soupes populaires lors de maraudes[16].
- ↑ Il est parrain de confirmation de son père[16].
- Le groupe a déposé un recours en référé-suspension devant le Conseil d'État pour contester cette dissolution[83].
Références
- « Un militant nationaliste d'Isère "dans un état désespéré" après une rixe en marge d'une conférence de Rima Hassan à Lyon »
, sur Ici Isère, (consulté le ).
- Théo Bourrieau, « Ce que l’on sait sur la rixe suite à laquelle un militant nationaliste lyonnais est décédé », L'Humanité, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque à Lyon : ce que l'on sait du déroulement de la soirée qui a mené au décès du militant nationaliste », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ Alexandra Schwartzbrod, « Le meurtre de Quentin Deranque nous fait mal à tous », Libération, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
- ↑ Paul de Roo, « Mort de Quentin Deranque à Lyon : rixe politique, enquête, réactions… On rembobine le drame », La Provence, (consulté le ).
- ↑ Aurélien Defer, « Plusieurs anciens membres de la Jeune garde interpellés dans le cadre de l’enquête sur la mort de Quentin Deranque », sur StreetPress (consulté le ).
- Paul Sugy, « Qui était Quentin D., le jeune militant nationaliste mort après avoir été lynché à Lyon ? », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Julien Duffé, « « Des affirmations mensongères » : mis en cause dans le lynchage de Quentin à Lyon, LFI se défend »
, Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Lyon. Le lynchage de Quentin, déclaré mort, aurait été filmé : ce que dévoilent les images », Le Progrès, .
- Clément Guillou et Richard Schittly, « Quentin Deranque, un étudiant traditionaliste au croisement des chapelles de l’extrême droite radicale »
, Le Monde, (ISSN 1950-6244, consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : qui sont les auteurs de l'agression ? »
, sur France Info, (consulté le ).
- [vidéo] « Mort de Quentin Deranque : le militant nationaliste a subit des coups "essentiellement à la tête" » sur BFM TV, (consulté le ).
- Valentine Joubin et Pauline Pennanec'h, « Mort de Quentin Deranque : qu'est-ce que la Jeune Garde, groupe accusé d'avoir participé à l'agression du militant ? »
, sur Ici Vaucluse, (consulté le ).
- Grégoire Poussielgue, « Après la mort de Quentin Deranque, l'onde de choc politique »
, Les Échos, (consulté le ).
- ↑ « Le collaborateur de Raphaël Arnault "dément être responsable" de la mort du militant identitaire agressé à Lyon », sur Ici, (consulté le ).
- Paul Sugy, « Catholique et identitaire, qui était Quentin Deranque, lynché pour ses idées ? »
, Le Figaro, (consulté le ).
- AFP, « Mort de Quentin D. à Lyon après une agression : où en est l’enquête ? »
, Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- Alexandre Berteau et Donatien Huet, « Mort de Quentin Deranque : retour sur le parcours d’un militant néofasciste »
, Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Maïté Darnault et Marie-Eve Lacasse, « Un des nôtres a été assassiné » : militant d’extrême droite, catholique traditionaliste… Qui était Quentin Deranque, mortellement agressé à Lyon ? », Libération, (lire en ligne
).
- Paul Sugy, « Catholique et identitaire, qui était Quentin Deranque, lynché pour ses idées ? »
, Le Figaro, (consulté le ).
- Daphné Deschamps, « Mort de Quentin Deranque : qui sont les Allobroges Bourgoin, son groupuscule néofasciste »
, sur StreetPress, (consulté le ).
- ↑ Mathieu Molard, « Ce que l’on sait des circonstances qui ont mené à la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque », StreetPress, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ « Dissolution du "Bastion social" prononcée par le Conseil des ministres », sur Ministère de l'Intérieur (consulté le ).
- ↑ Alexandre Berteau et Matthieu Suc, « Derrière la marche en hommage à Quentin Deranque, l’ombre du groupuscule néofasciste Lyon Populaire »
, Mediapart, (consulté le ).
- ↑ « « On ne veut pas d’arabes ici » : Lyon, capitale de l’ultradroite violente et raciste », L'Humanité, (consulté le ).
- ↑ Alexandre Berteau et Matthieu Suc, « Derrière la marche en hommage à Quentin Deranque, l’ombre du groupuscule néofasciste Lyon Populaire »
, Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Bruno Rieth, « « On ne veut pas d’arabes ici » : Lyon, capitale de l’ultradroite violente et raciste »
, L'Humanité, (consulté le ).
- ↑ Alexandre Berteau, « Une députée RN débranche en urgence son assistant parlementaire néonazi, ami de Quentin Deranque », Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Elsa Provenzano, AFP, « Nationaliste ou « étudiant sans histoires », qui était Quentin, tué à Lyon ? »
, sur 20 Minutes, (consulté le ).
- ↑ « La mort de Quentin Deranque incite l’extrême droite radicale à l’« union sacrée » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Daniel Schneidermann, « Quentin Deranque : le tendre portrait d’un néofasciste, par Daniel Schneidermann », Libération, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le ).
- ↑ Aurélien Soucheyre, « Action française, Némésis, défilé néonazi… Quentin Deranque, au carrefour des extrêmes droites »
, L'Humanité, (consulté le ).
- ↑ Alexandre Berteau et Donatien Huet, « Mort de Quentin Deranque à Lyon : le parcours d’un militant néofasciste »
, Rue89 Lyon, (consulté le ).
- ↑ Jeanne Auberger, « "Recrudescence de la violence", "ombre sur la campagne" : le meurtre de Quentin Deranque vu par la presse étrangère »
, Marianne, (consulté le ).
- ↑ Simon Le Baron, « Mort de Quentin Deranque : pas d'interpellation, l'enquête requalifiée pour "homicide volontaire", précise le procureur »
, sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ Romain Jeanticou, « Mort de Quentin Deranque : “Les violences politiques s’accentuent chez nous alors qu’elles reculent ailleurs” »
, sur Télérama, (consulté le ).
- ↑ « Quentin Deranque : la mort d’un jeune néofasciste »
, sur Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Marguerite de Lasa et Eve Guyot, « Mort de Quentin à Lyon : qui était ce jeune militant d’ultradroite récemment converti au catholicisme ? », La Croix, (consulté le ).
- ↑ Clément Guillou et Richard Schittly, « Quentin Deranque, un étudiant traditionaliste au croisement des chapelles de l’extrême droite radicale », Le Monde, (lire en ligne
).
- ↑ Cyril Michaud, « « Il avait ses , mais était non violent » : qui était Quentin, la victime du lynchage à Lyon ? », Le Parisien, (consulté le ).
- Clément Le Foll et Yannis Angles, « Une militante de la Jeune Garde accusée à tort d’avoir pris part à l’agression de Quentin Deranque », Mediapart, (consulté le ).
- Richard Schittly, « L’enquête sur la mort de Quentin D. progresse à Lyon après « plusieurs témoignages significatifs », selon le procureur », Le Monde, (lire en ligne).
- ↑ « Mort de Quentin : qui était ce jeune étudiant, catholique « pacifique », proche de la mouvance nationaliste ? », Sud Ouest, (consulté le ).
- ↑ « Portrait. Étudiant en maths, converti au catholicisme… Qui était Quentin, le militant nationaliste décédé ? », Le Dauphiné libéré, (consulté le ).
- « Agression à Lyon d’un militant proche du collectif d’extrême droite Nemesis : ce que l’on sait », Libération, (lire en ligne [archive du ], consulté le ).
- Mathilde Imberty, « Mort de Quentin Deranque : Lyon, une ville marquée par des violences entre groupes d'extrême droite et d'extrême gauche »
, sur France Inter, (consulté le ).
- Pierre Jequier-Zalc, « La mort de Quentin Deranque témoigne d’une grave défaillance de la puissance publique », Politis, (consulté le ).
- ↑ Sébastien Bourdon et Matthieu Suc, « Lyon en première ligne de la lutte entre fascistes et antifascistes », Mediapart, (lire en ligne
, consulté le ).
- « Mort de Quentin: une longue histoire d'affrontements entre l'ultragauche et l'ultradroite à Lyon »
, sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ « Dans les conversations secrètes entre Némésis et des néonazis pour agresser des militants de gauche à Lyon », L'Humanité, (consulté le ).
- Emilia Spada, « Extrême droite «Appât», «équipe sur place»… Le collectif Némésis et des néonazis auraient organisé des pièges pour les antifascistes à Lyon »
, Libération, (consulté le ).
- « Ultradroite à Lyon : comment le collectif Némésis servait d'"appât " pour des guet-apens néonazis », La Provence, (consulté le ).
- « "Choper les gauches": quand des militantes de Némésis faisaient "l'appât", en lien avec l'ultradroite, pour piéger des militants de La Jeune Garde », sur BFM TV, (consulté le ).
- Hayat Gazzane, « Mort de Quentin : cinq choses à savoir sur la Jeune Garde, ce mouvement antifa sous le feu des accusations »
, Les Échos, (consulté le ).
- ↑ Frédéric Gouaillard, « « On savait qu’il y avait potentiellement un risque » : fallait-il inviter Rima Hassan à Sciences-po Lyon ? »
, Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Un militant nationaliste d'Isère "dans un état désespéré" après une rixe en marge d'une conférence de Rima Hassan à Lyon »
, sur Ici Isère, (consulté le ).
- AFP, « Agression d'un jeune de 23 ans proche du collectif Nemesis à Lyon : ce que l'on sait »
, sur TF1+, (consulté le ).
- ↑ Marie Coquille-Chambel, « Némésis : la dissolution nécessaire que personne ne mentionne »
, Politis, (consulté le ).
- ↑ Youmni Kezzouf, Marie Turcan, « Un militant d’extrême droite au « pronostic vital engagé » : le parquet de Lyon ouvre une enquête pour violences aggravées »
, Mediapart, (consulté le ).
- ↑ Timour Öztürk, « Ce que l'on sait de la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon et les interrogations qui demeurent », sur France Inter, (consulté le ).
- « REPORTAGE. "Il a refusé d'aller à l'hôpital" : des habitants de Lyon racontent l'agression mortelle de Quentin Deranque »
, sur France Info, (consulté le ).
- « Lyon. Meurtre de Quentin Deranque : ce que montrent les nouvelles images transmises au Progrès », Le Progrès, (consulté le ).
- Marie Turcan, « Mort de Quentin Deranque : l’enquête ouverte pour homicide volontaire, « pas d’interpellation » à ce stade »
, Mediapart, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque à Lyon : Jacques-Elie Favrot, le collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault, mis en examen pour complicité de meurtre », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « "Je voyais deux groupes, clairement, qui s'affrontaient des deux côtés" : de nouvelles vidéos publiées après la mort de Quentin Deranque », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Lyon. Quentin, pris dans un affrontement entre deux bandes puis « lynché », est mort », Le Progrès, (consulté le ).
- ↑ Vincent Gautronneau et Jérémie Pham-Lê, « Interpellations après la mort de Quentin Deranque : comment l’enquête se resserre sur la Jeune Garde antifasciste »
, Le Parisien, (consulté le ).
- « Le Canard Enchaîné confirme notre enquête avec une autre vidéo : les fascistes ont bien organisé un guet-apens armé », sur Contre Attaque, (consulté le ).
- Guillaume Woelfle, AFP, « Mort de Quentin Deranque à Lyon : pourquoi la Jeune Garde et ses liens avec la France Insoumise sont au centre de l’attention politique ? »
, sur Radio-télévision belge de la Communauté française (RTBF), (consulté le ).
- « Ce que l’on sait de la mort de Quentin D. à Lyon », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Romain Herreros, « Ce que l’on sait de Quentin Deranque, mort après une violente agression »
, sur Le HuffPost, (consulté le ).
- (en-GB) Ashifa Kassam et Ashifa Kassam European community affairs correspondent, « Parliamentary aide among 11 arrested over killing of French far-right activist », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Alexandre Coste, « Lyon. La mort de Quentin requalifiée en meurtre : les six suspects identifiés »
, Le Progrès, (consulté le ).
- ↑ « Lyon. Meurtre de Quentin Deranque : vague d’arrestations dans la sphère de l’ultragauche, l’enquête s’accélère », Le Dauphiné libéré, (consulté le ).
- ↑ « Lyon. Meurtre de Quentin Deranque : vague d’arrestations dans la sphère de l’ultragauche, l’enquête s’accélère », Le Républicain lorrain, (consulté le ).
- ↑ « Les obsèques de Quentin Deranque célébrées dans la plus stricte intimité à Lyon », sur RTL, (consulté le ).
- ↑ « Quentin Deranque, le militant identitaire tué à Lyon, sera enterré à Cucuron dans le Vaucluse », sur Ici Vaucluse, (consulté le ).
- Paul Sugy, « Lyon : un militant nationaliste en état de «mort cérébrale», tabassé en marge d’une conférence de Rima Hassan », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Amaury Coutansais-Pervinquière, « Violente, «antifasciste», «antisioniste», alliée des Insoumis : qu’est-ce que la Jeune Garde, accusée d’avoir participé à l’agression de Quentin tué à Lyon ? », Le Figaro, (consulté le )
- ↑ « L'assistant parlementaire Jacques-Elie Favrot, accusé par Némésis d'avoir participé à l'agression de Quentin Deranque, "dément être responsable" et "se retire de ses fonctions le temps de l'enquête" », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin à Lyon : l’accès à l’Assemblée nationale du collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault suspendu »
, Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Collaborateurs parlementaires, fichés S… Ce que l'on sait des 11 interpellations après la mort du militant identitaire Quentin Deranque à Lyon », sur France Info, (consulté le ).
- Yannis Angles et Marie Turcan, « Mort d’un militant d’extrême droite à Lyon : les avancées de l’enquête, les questions sans réponse », Mediapart, (consulté le ).
- « Quentin D., le militant identitaire agressé jeudi à Lyon, est mort ; Emmanuel Macron dénonce « un déferlement de violence inouï » et appelle « au calme » », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Circonstances du drame, agresseurs, réactions politiques : ce que l'on sait de la mort du militant nationaliste à Lyon », sur Ici Isère, (consulté le ).
- ↑ Ronan Folgoas, « Lynchage mortel à Lyon : 1h30 et 1,5 km, sur les derniers pas de Quentin Deranque », Le Parisien, (consulté le ).
- Nicolas Daguin, « Traumatisme crânien «majeur», homicide volontaire… Ce qu’il faut retenir de la conférence du procureur de Lyon après la mort de Quentin », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Quentin Deranque a été frappé par au « moins six individus », pas d’interpellation à ce stade, précise le procureur », sur Public Sénat, (consulté le ).
- ↑ Maïwenn Furic, « Autopsie, interpellations… Les précisions de la justice après la mort de Quentin Deranque », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : un deuxième collaborateur parlementaire de Raphaël Arnault fait partie des gardés à vue », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : le troublant profil de Robin Chalendard, deuxième assistant LFI mis en cause », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin : l’un des interpellés participe à la campagne de LFI à Avignon », Le Point (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin : un deuxième collaborateur du député Raphaël Arnault interpellé », sur La Chaîne parlementaire (consulté le ).
- Jean-Michel Décugis, Damien Delseny et Vincent Gautronneau, « Mort de Quentin : l’un des suspects était sous contrôle judiciaire pour une précédente agression », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Assistant parlementaire, casiers judiciaires : ce que l’on sait des sept hommes mis en examen dans la mort de Quentin Deranque », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « "Sioniste" : Alexis C., soupçonné de coups mortels sur Quentin Deranque, est mis en examen dans une affaire de violences antisémites impliquant la Jeune Garde », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ « À Lyon, la mort de Quentin Deranque révèle la violente radicalisation d’une génération de militants antifascistes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque: le parquet requiert la mise en examen pour «homicide volontaire» de sept suspects », sur Radio France internationale (RFI), (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : le parquet requiert la mise en examen pour "homicide volontaire" pour sept suspects », sur Ici, (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : le parquet requiert la mise en examen pour «homicide volontaire» de sept suspects », sur Radio France internationale (RFI), (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : ce que l’on sait des sept personnes mises en examen », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Rhône. Mort de Quentin : le parquet fait appel du placement sous contrôle judiciaire d'un suspect », sur Le Dauphiné libéré, (consulté le ).
- ↑ Romain Balme, « Mort de Quentin : Jacques-Elie Favrot n'a pas incité ses camarades à tuer l'étudiant selon son avocat »
, sur Lyon Capitale, (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : deux nouveaux suspects interpellés dans le Rhône et l’Aube, l’antiterrorisme co-saisi », sur Le Figaro, (consulté le )
- « À Lyon, la mort de Quentin Deranque révèle la violente radicalisation d’une génération de militants antifascistes », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- « Militants de la Jeune Garde, étudiants, salariés... Qui sont les sept hommes mis en examen dans le cadre de l'enquête sur le meurtre de Quentin Deranque? », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque à Lyon : ce que l’on sait de la violente agression du militant identitaire », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Présent au moment de l’attaque contre Quentin Deranque, un journaliste raconte la scène », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : Une vidéo inédite de la rixe précédant le lynchage du militant d'extrême droite », Le Canard enchaîné, (consulté le ).
- « Cinq suspects interpellés dont l’assistant d’un député LFI, des nouvelles vidéos… Où en est l’enquête après la mort de Quentin Deranque ? », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- « "Je voyais deux groupes, clairement, qui s'affrontaient des deux côtés" : de nouvelles vidéos publiées après la mort de Quentin Deranque », sur France Info, (consulté le ).
- Jacques Pezet, « Mort de Quentin Deranque : que nous apprennent les dernières vidéos filmées juste avant l’agression ? », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Après la mort de Quentin Deranque, une guerre culturelle qui sacrifie les faits », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ , =Le Dauphiné libéré, 25 février 2026, p. 33.
- ↑ Erwan Seznec, « Mort de Quentin, la guerre des images : que montrent exactement les vidéos des faits ? », Le Point, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin : la présidente de Némésis assure que le service d'ordre chargé d'assurer la sécurité des militantes "n'était pas là pour se battre" », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ Élodie Safaris, « Mort de Quentin Deranque dans les médias : récit dépolitisé, LFI diabolisée », sur Arrêt sur images, (consulté le ).
- ↑ https://www.acrimed.org/Antifascisme-et-LFI-les-medias-brutalisent-le
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : ses parents appellent "au calme et à la retenue" et dénoncent "toute forme de violence politique" », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ Ariel Guez, « Mort de Quentin Deranque : les parents du militant nationaliste « appellent au calme » et ne participeront pas à la marche samedi à Lyon », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « La famille de Quentin Deranque "condamne très fermement la récupération politique" de la marche à Lyon et les "débordements racistes" », sur France Info, .
- ↑ « Ce que l'on sait de l'agression d'un militant d'un collectif identitaire, "dans un état désespéré", en marge d'une conférence de Rima Hassan à Lyon », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Un militant identitaire proche du collectif Nemesis "entre la vie et la mort" après un affrontement avec des "antifas" à Lyon », Marianne, (consulté le ).
- ↑ « "Pas de surenchère !" : Jean-Luc Mélenchon appelle "chacun à faire l'effort du calme et du sang froid" après la mort de Quentin Deranque », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : neuf personnes ont été interpellées, dont un assistant parlementaire du député de LFI Raphaël Arnault », Le Monde, : « Avant de poursuivre : « Nous ne sommes pas cachés : nous admirions ces jeunes gens et nous gardons pour eux une grande affection – et je le dis pour les autres mouvements antifas. […] » ».
- ↑ Morvan Léon, « Appel à « exterminer les antifas » sur X : le député Éric Bothorel fait un signalement à la procureure de Paris », Le Télégramme, (consulté le ).
- ↑ Thibaud Le Meneec, Luc Chagnon, « Mort de Quentin Deranque : neuf personnes en garde à vue, le député LFI Raphaël Arnault va "mettre fin" au contrat de son collaborateur interpellé », sur France Info, (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : Laurent Nuñez n'a "aucun doute sur le fait que les services de police identifieront les auteurs" », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Agression mortelle de Quentin par des antifas : les réactions politiques, une enquête ouverte », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin à Lyon, Gérard Dermanin accusé l'extrême gauche »
, Libération, (consulté le ).
- ↑ Amélie Herenstein et Emmanuel Peuchot, « Mort de Quentin : le procureur va s'exprimer, l"'ultragauche" accusée », L'Union, (consulté le ).
- ↑ « À Lyon les nombreuses réactions des élus au décès de Quentin », sur Lyon Mag, (consulté le ).
- ↑ Clément Guillou et Richard Schittly, « À Lyon, un militant identitaire grièvement blessé, ses proches accusent les antifas, la justice prudente », Le Monde, (lire en ligne
).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque: pour Jordan Bardella, "Raphaël Arnault n'a jamais eu sa place à l'Assemblée" », sur BFM TV, (consulté le ).
- Charlotte Belaïche, « Mort de Quentin Deranque : Jordan Bardella persiste sur sa ligne offensive »
, Libération, (consulté le ).
- ↑ Quentin Lesueur, « Après la mort de Quentin Deranque, la récupération du RN pour transférer la « diabolisation » sur LFI »
, Le Monde, (consulté le ).
- ↑ https://www.liberation.fr/politique/mort-de-quentin-deranque-le-malaise-de-certains-deputes-apres-la-minute-de-silence-en-hommage-a-lassemblee-20260218_KHHQFTRRRNH4VNS6QZDDYPEPQM/
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : « Une minute de silence qui révèle une crise politique profonde » », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque: qui décide des minutes de silence à l'Assemblée nationale? », sur BFM TV, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : "Il n’y a aucune responsabilité politique de LFI dans ce drame", affirme Manuel Bompard », sur France Inter, .
- ↑ « Condamnation de Raphaël Arnault : contrairement à ce qu’affirme Manuel Bompard, le fondateur de la Jeune Garde n’a pas « toujours été dans la défense » », Libération, .
- « Rhône. Mort de Quentin Deranque à Lyon : « Il y avait un dispositif » policier pour la venue de Rima Hassan », Le Progrès, (consulté le ).
- « Mort de Quentin à Lyon : Jean-Luc Mélenchon accuse la police "qui n'a rien fait" lors des affrontements », sur Actu.fr, (consulté le ).
- ↑ Chloé Pilorget-Rezzouk, « Décryptage «Une très forte intrusion du pouvoir politique dans l’exercice de la justice» : après la mort de Quentin Deranque, Gérald Darmanin inquiète des professionnels du droit », Libération, (lire en ligne).
- ↑ « Emmanuel Macron appelle "les partis extrêmes à faire le ménage" après la mort du militant identitaire Quentin Deranque », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « La Jeune Garde avait-elle accès à la vidéosurveillance de la ville de Lyon, Gregory Doucet dément et porte plainte », sur LyonMag, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : la Ville de Lyon va porter plainte après des propos sur CNews sur ses liens avec la Jeune Garde », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : le gouvernement saisit la justice d’une possible « reconstitution » de la Jeune Garde », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- « Le parquet de Paris ouvre une enquête sur la possible reconstitution du mouvement dissous de la Jeune Garde », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Jean-Luc Mélenchon confirme son soutien à la Jeune Garde lors d’une conférence de presse triée sur le volet », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Quels sont les liens entre La France insoumise et la Jeune garde ? », sur 20 Minutes, (consulté le ).
- « Jean-Luc Mélenchon accusé par RSF de porter « atteinte au droit à l’information » en sélectionnant les médias dans une conférence de presse », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- Lucie Alexandre, « Jean-Luc Mélenchon filtre les médias lors d’une conférence de presse excluant la majorité des titres dont «Libé» », Libération, (consulté le ).
- « Jean-Luc Mélenchon confirme son soutien à la Jeune Garde lors d’une conférence de presse triée sur le volet », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Célestine Gentilhomme, « Mort de Quentin : ciblé de toutes parts, Mélenchon convie des «nouveaux médias» acquis à sa cause pour se défendre », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Lise Roos-Weil, « La France insoumise demande la dissolution de Nemesis, "des fémonationalistes qui échangent avec des néo-nazis" », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ « Némésis accusé d’organiser des « guet-apens », Nuñez promet d’analyser la situation », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- « Raphaël Arnault : "Un député ne peut pas rester député quand il a été condamné pour violences volontaires", estime Marine Tondelier », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : François Ruffin assure qu'il "remettrait sa démission" s'il était dans la situation de Raphaël Arnault », sur BFM TV, (consulté le ).
- Hadrien Valat, « Municipales 2026 : les contorsions du PS face à d'éventuelles alliances avec LFI »
, sur Les échos, (consulté le ).
- ↑ « France : interrogations à gauche sur les alliances avec LFI pour les élections municipales », sur Radio France internationale (RFI), (consulté le ).
- ↑ « Municipales à Lyon : Grégory Doucet, le maire écologiste, prêt à une alliance avec LFI au second tour », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- John Timsit, « Barrage anti-RN, « cordon sanitaire » contre LFI, stratégie du « ni-ni »… Les recompositions permanentes du « front républicain » », Le Figaro, (consulté le ).
- Soazig Le Nevé, « Mort de Quentin Deranque : la difficile position des universités dans l’organisation des conférences », Le Monde, (lire en ligne
, consulté le ).
- ↑ Paul Conge, « Après des altercations avec Jacques-Élie Favrot, la direction de Sciences Po Lyon avait changé un de ses étudiants de campus "pour sa sécurité" et prévenu la justice », sur BFM TV, (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque à Lyon : "Une dizaine de permanences de députés LFI dégradées dans la nuit de vendredi à samedi", chiffre Laurent Nuñez », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « Plusieurs dizaines de personnes rassemblées à Paris pour demander "justice pour Quentin" après la mort du militant identitaire », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ Victor Mérat, « En mémoire de Quentin et contre l’« extrême gauche », des centaines de manifestants devant la Sorbonne pour lui rendre hommage », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ Candice Doussot, « Paris : une enquête ouverte pour un rassemblement avec saluts nazis après la mort de Quentin à Lyon », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ Victor Combalat, Sébastien Banus et Yannick Le Teurnier, « Mort de Quentin : manifestation de soutien d'un groupe identitaire sous tension, un homme qui s'interposait interpellé », sur France 3 Occitanie, (consulté le ).
- ↑ Yves Tréca-Durand, « Les identitaires manifestent à Angers après l’agression mortelle d’un des leurs à Lyon », Le Courrier de l'Ouest, (lire en ligne
).
- ↑ « Lyon : les supporters de l’OL rendent hommage à Quentin Deranque », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Lyon-Nice : les supporters lyonnais rendent hommage à Quentin, le militant nationaliste de 23 ans mort samedi à Lyon », sur RMC Sport, (consulté le ).
- ↑ Julie-Marie Leconte, « "S'il n'y a pas de justice, on passera de la colère à la vengeance" : à Lyon, une marche identitaire sous haute tension après la mort de Quentin Deranque », sur France Info, .
- ↑ Christophe-Cécil Garnier, Mathieu Molard, Aurélien Defer et Daphné Deschamps, « À Lyon, l’organisatrice de la marche pour Quentin Deranque est mariée à un néonazi violent », StreetPress, .
- « Mort de Quentin Deranque à Lyon : un collaborateur de la députée RN de la Drôme appelle à manifester », sur Ici, (consulté le ).
- ↑ « Justice Marche pour Quentin Deranque à Lyon : deux enquêtes ouvertes pour apologie de crime contre l’humanité et injures », Libération, .
- « Mort de Quentin Deranque à Lyon : la députée RN de la Drôme Lisette Pollet licencie son assistant parlementaire », sur Ici, (consulté le ).
- ↑ « Vincent Claudin, assistant parlementaire d’une députée du RN, licencié à cause de publications racistes, homophobes et antisémites sur les réseaux sociaux », Le Monde, (consulté le ).
- ↑ « Proche de Quentin Deranque, l'assistant parlementaire d'une députée RN licencié à cause de ses tweets », sur TF1+, (consulté le ).
- ↑ Léa Farges, « Un assistant parlementaire RN, « ami » de Quentin Deranque, licencié pour des « contenus impardonnables » sur les réseaux sociaux », Le Parisien, (consulté le ).
- ↑ « Vincent Claudin, assistant parlementaire RN proche de Quentin Deranque, licencié à cause de tweets racistes, homophobes et antisémites », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- ↑ Damien Lepetitgaland, « Le portrait de Quentin Deranque déployé sur l’Hôtel de Région », Le Progrès, .
- ↑ « Marche pour Quentin Deranque : saluts nazis, insultes racistes et homophobes lors de l’hommage à Lyon », Le Parisien, (consulté le ).
- Guillaume Bernard, « Agression, menaces et calomnies : les représailles de l'extrême droite après la mort de Quentin D. », sur Basta!, (consulté le ).
- Sarah Benhaïda, Mathieu Dejean, « Après la mort d’un militant d’extrême droite à Lyon, La France insoumise et l’antifascisme dans la nasse », Mediapart, (consulté le ).
- « Menaces. "Vous allez le payer au centuple" : le siège de LFI évacué à Paris après une alerte à la bombe », Libération, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Solidaires Mort de Quentin Deranque : Solidaires dénonce l’attaque de son local à Lyon et s’inquiète des « intimidations » et des « menaces de mort », Le Monde, .
- ↑ Daphné Deschamps, « À Toulouse, l’extrême droite attaque un bar aux cris de « justice pour Quentin » », sur StreetPress, (consulté le ).
- ↑ « Le siège de LFI à Paris brièvement « évacué suite à une menace à la bombe », le mouvement dans la tourmente cinq jours après la mort de Quentin Deranque », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : Solidaires dénonce l’attaque de son local à Lyon et s’inquiète des « intimidations » et des « menaces de mort » », Le Monde, .
- ↑ Hugo Francés, « « Ma fille est à l’étranger depuis la veille » : une Lyonnaise accusée à tort dans la mort de Quentin Deranque », Le Progrès, .
- ↑ Aurélien Defer, « Mort de Quentin Deranque : une plainte contre des influenceurs d’extrême droite et le syndicat étudiant l’UNI pour diffamation », StreetPress, .
- ↑ Jeanne Auberger, « "Recrudescence de la violence", "ombre sur la campagne" : le meurtre de Quentin Deranque vu par la presse étrangère », Marianne, (consulté le ).
- « Mort de Quentin Deranque : les réactions à l'étranger », sur France Info, (consulté le ).
- ↑ « L’affaire Quentin Deranque contraint la gauche française à un “réalignement” », Courrier international, (consulté le ).
- ↑ « Avec la mort de Quentin Deranque, la France vit-elle son “moment Charlie Kirk” ? », Courrier international, (consulté le ).
- ↑ « La mort de Quentin Deranque enflamme les milieux d’extrême droite en Italie », Le Monde, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : après Giorgia Meloni, l'administration Trump dénonce la violence politique d'extrême gauche », sur RTL, (consulté le ).
- Gaël Vaillant, « "Aucune leçon à recevoir" : le Quai d’Orsay dénonce la sortie de l’administration Trump sur Quentin Deranque », Marianne, (consulté le ).
- ↑ « Mort de Quentin Deranque : la violence d'extrême droite est-elle vraiment "dérisoire" par rapport à la violence d'extrême gauche ? », sur France Info, .
- Paul Sugy, « Mort de Quentin Deranque : 90 % des violences politiques en France sont-elles commises par l’extrême droite ? », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Cette affirmation de Marion Maréchal sur les violences de l’extrême droite est fausse », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- Sophie Kloetzli et Thibaut Schepman, « 90 % des meurtres à caractère idéologique sont le fait de l’extrême droite », sur Bon Pote, (consulté le ).
- « « À vomir » : l’avocat des proches d’Aramburu dénonce une différence de traitement avec Quentin Deranque », sur Le HuffPost, (consulté le ).
- ↑ Antoine Ajavon, « La dissolution des groupes violents, solution ou impasse ? », Le Dauphiné libéré, 25 février 2026, p. 34.
- ↑ Rozen Le Carboulec, entretien avec Stéfanie Prezioso, « Mort de Quentin D. à Lyon : "L’antifascisme est aujourd’hui instrumentalisé" », sur Basta!, (consulté le ).
Voir aussi
Articles connexes
- Extrême droite à Lyon - Lyon populaire
- Antifascisme à Lyon - Jeune garde antifasciste
- Affaire Clément Méric
