Montredon-des-Corbières

Montredon-des-Corbières
Montredon-des-Corbières
Château de Saint-Pierre-des-Clars sur la commune de Montredon-des-Corbières.
Blason de Montredon-des-Corbières
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Intercommunalité Le Grand Narbonne
Maire
Mandat
Jean-Marc Jansana
2020-2026
Code postal 11100
Code commune 11255
Démographie
Gentilé Montredonnais
Population
municipale
1 475 hab. (2018 en augmentation de 1,72 % par rapport à 2013)
Densité 86 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 11′ 32″ nord, 2° 55′ 36″ est
Altitude Min. 28 m
Max. 176 m
Superficie 17,15 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Narbonne
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Narbonne-1
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Montredon-des-Corbières
Liens
Site web Site officiel

Montredon-des-Corbières Écouter est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie.

Ses habitants sont appelés les Montredonnais et les Montredonnaises.

Géographie

Commune de l'aire urbaine de Narbonne située dans les Corbières.

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Montredon-des-Corbières[1]
Névian
Montredon-des-Corbières Narbonne
Bizanet

Voies de communication et transports

La commune est desservie par les lignes 12 et 12 Bis des Autobus de Narbonne, et par la ligne 1 du réseau liO, entre Narbonne et Carcassonne.

Climat

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 15 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 13,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 15,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 583 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 5,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 2,5 j

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen franc », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[4]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[2].

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Narbonne », sur la commune de Narbonne, mise en service en 1989[7]et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 2], où la température moyenne annuelle est de 15,1 °C et la hauteur de précipitations de 652,3 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Carcassonne », sur la commune de Carcassonne, mise en service en 1948 et à 47 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 13,7 °C pour la période 1971-2000[11], à 14,1 °C pour 1981-2010[12], puis à 14,5 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme

Typologie

Montredon-des-Corbières est une commune rurale[Note 3],[14]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[15],[16].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Narbonne, dont elle est une commune de la couronne[Note 4]. Cette aire, qui regroupe 71 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (52 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (54,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (51,4 %), cultures permanentes (33,3 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (6,3 %), zones urbanisées (3,5 %), mines, décharges et chantiers (3,5 %), zones agricoles hétérogènes (1,4 %), forêts (0,6 %)[19].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Toponymie

Montredon (en occitan Montredond) est basé sur le mot latin montem qui désigne un endroit élevé et sur redond qui qualifie une forme arrondie : « le mont arrondi ».

Montredon devint Montredon-des-Corbières. Afin de faire profiter la commune de la renommée du terroir viticole, le conseil municipal a demandé et obtenu l'adjonction de son terroir en 1970.

Histoire

Fusillade du 4 mars 1976

Montredon-des-Corbières a été au cœur des manifestations viticoles des années 1970. Le mécontentement des viticulteurs languedociens était du fait de la mévente du vin (effondrement des cours) et l'importation du vin italien. Début , la sous-préfecture, le commissariat et la gare de Narbonne sont assiégés par les manifestants, le centre des impôts et le transformateur électrique de Port-la-Nouvelle sont détruits. La tension est extrême entre le comité d'action viticole de l'Aude et les autorités à la suite de violences policières et trois arrestations effectuées le .

Le , un barrage d'environ 3 000 manifestants est installé sur la route nationale 113 à hauteur du pont ferroviaire de Montredon qui se situe à 5 km à l'ouest de Narbonne, ceux-ci démontent les rails et brulent un train de fret.

À 13 h 30, un premier passage de la CRS no 26 venant de Carcassonne et se dirigeant vers Narbonne traverse le groupe de manifestants, le dernier véhicule du convoi et l’hélicoptère de la gendarmerie qui survole le terrain essuient des coups de feu, plusieurs policiers sont blessés.

À 14 h 30, les Compagnies républicaines de sécurité no 24 d'Agen sous les ordres du commandant Siméoni et no 26 de Toulouse[23] sous les ordres du commandant Le Goff en alerte à Narbonne reçoivent l'ordre par le ministre de l'Intérieur Michel Poniatowski d'intervenir et de « dégager le pont de Montredon par une action brève et violente » pour rétablir l'autorité de l’État.

Les premières colonnes se forment pour mettre en place un front de charge, sous les ordres du commandant Toussaint Siméoni de la CRS no 24. Il est accompagné de l'officier de police judiciaire mandaté par la gendarmerie pour donner les sommations d'usage avant l'assaut.

Soudain, à 15 h, des tirs de fusées anti-grêle puis des coups de feu retentissent en direction de la CRS no 26. Plusieurs hommes sont blessés, certains grièvement. Ordre est donné de se mettre à l'abri derrière les véhicules de liaisons, et de répliquer par des tirs de grenades lacrymogènes et offensives. Plusieurs centaines de viticulteurs sont déterminés ; armés de fusils de chasse de calibre 12, ils tirent à la chevrotine et à balles à ailettes depuis le pont et le promontoire surplombant la nationale 113. Les officiers et les conducteurs sont particulièrement visés.

Blessé une première fois à la jambe droite, le commandant Joël Le Goff, de la CRS no 26, est atteint mortellement à 15 h 15 à la tête par une balle à ailettes de calibre 12 qui transperce son casque de part en part par un manifestant embusqué en hauteur tirant à moins de 100 m. Seul le lieutenant Jean-Louis Yonnet de la CRS no 26, sur les quatre officiers de sa compagnie engagés, n'a pas été blessé. Ce dernier organise avec le capitaine Jean-Louis Thore de la CRS no 24 la suite de l'évènement. Sous des tirs nourris, le corps du commandant Le Goff est transporté difficilement dans un véhicule Sinpar vers l'arrière du dispositif pour être acheminé vers l'hôpital de Narbonne.

Le commandant Siméoni, blessé grièvement au ventre, donne l'autorisation de riposter au pistolet mitrailleur MAT 49 mais refuse l'utilisation de fusil mitrailleur. Les CRS partent à l'assaut tandis que les manifestants armés se replient en tirant. À 15 h 20, le vigneron Émile Pouytès (51 ans) d'Arquettes-en-Val[23] est tué d'une balle de pistolet mitrailleur en plein front alors qu'il se trouve à 400 m de l’affrontement. À l'annonce de sa mort, la fusillade cesse vers 15 h 30. Une dizaine d'autres viticulteurs sont blessés par balles,[24] tandis que 25 fonctionnaires de police sont blessés dont 19 atteints par balles, chevrotines et plombs de chasse. Cette tragédie décide les organisateurs du mouvement à arrêter les actions violentes.

Dans la nuit du 8 au , la veille des funérailles du commandant Le Goff, présidées par le ministre de l’Intérieur, deux anarchistes toulousains sont tués par leur propre bombe qu'ils voulaient lancer lors de la cérémonie. Seul un chasseur de Limoux de 47 ans sera incarcéré pour la fusillade et inculpé d'homicide ; par la suite, l'inculpation sera correctionnalisée, il bénéficiera d'une liberté provisoire puis de l'amnistie en 1981.

Héraldique

Blason de Montredon-des-Corbières Blason
D'azur au lion d'argent, armé et lampassé de gueules, à la bordure componée d'argent et de gueules.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Bernard Gea PS  
mars 2014 2020 Eric Mellet PS  
2020 En cours Jean-Marc Jansana DVG  

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[26]. En 2018, la commune comptait 1 475 habitants[Note 5], en augmentation de 1,72 % par rapport à 2013 (Aude : +2,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
280345368363423444455476512
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
5095817177848579451 028986931
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
948888834830776795821604627
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
6506457177298509049341 3771 469
2018 - - - - - - - -
1 475--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Corbières (AOC).

Lieux et monuments

Château médiéval de Saint-Pierre des Clars.

Les « Monjoies », constructions à dôme, anciens regards situés tout le long de l'ancien réseau d'alimentation en eau de Narbonne.

Personnalités liées à la commune

André Castéra, chef de file du mouvement des vignerons dans les années 1960 à 1970, décédé le à l'âge de 84 ans.

André Castéra s'implique dans l'action syndicale vigneronne en 1951 en adhérant à la CGVM (Confédération générale de vignerons du Midi) dont le siège est à Narbonne. En 1967 il prend la tête de la révolte des vignerons du midi. Par milliers les vignerons assistent aux rassemblements qu'il anime à Carcassonne, Narbonne, Béziers, Nîmes. On l'appelle "le Napoléon des vignes". En 1968 il se présente aux élections législatives contre Francis Vals, député sortant et maire de Narbonne. Certains l'accusent de sympathie pour la droite, ce qu'il ne nie pas puisqu'il est un admirateur du général de Gaulle. Il est battu et retourne à son travail viticole. Le syndicalisme vigneron perdra son tribun, en effet il deviendra un sage de la viticulture à qui l'on ne manquera jamais de demander conseil. En 1976, au plus fort du mouvement des viticulteurs, un commandant de CRS — le commandant Le Goff — et un viticulteur — Émile Pouytès — perdront la vie sur le territoire de sa commune de Montredon, tués par balles. Chaque année il sera présent au moment de la remise des gerbes érigé à la mémoire des deux disparus.

C'est André Cases, son successeur à la tête du mouvement viticole et créateur du CAV (Comité d'action viticole), qui lui rendit un dernier hommage à la fin de la messe célébrée dans l'église de Montredon à l'occasion de ses obsèques.

Vie pratique

Service public

Enseignement

Culture

Activités sportives

Écologie et recyclage

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Notes et références

Notes et cartes

  • Notes
  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  3. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  4. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  • Cartes

Références

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le 19 juin 2021)
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le 19 juin 2021)
  4. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le 16 octobre 2020)
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le 12 juin 2021).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le 19 juin 2021)
  7. « Station Météo-France Narbonne - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le 19 juin 2021)
  8. « Orthodromie entre Montredon-des-Corbières et Narbonne », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  9. « Station Météo-France Narbonne - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté en narbonne).
  10. « Orthodromie entre Montredon-des-Corbières et Carcassonne », sur fr.distance.to (consulté le 19 juin 2021).
  11. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  12. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  13. « Station météorologique de Carcassonne - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le 19 juin 2021)
  14. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  15. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 24 mars 2021).
  16. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 24 mars 2021).
  17. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  18. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 24 mars 2021).
  19. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le 12 avril 2021)
  20. a et b Dominique Laffitte, « Narbonne. Montredon, 1976: un ancien CRS raconte », sur La Dépêche, (consulté le 12 janvier 2015).
  21. Journal télévisé d'Antenne 2, , film de la fusillade Consultable en ligne
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  25. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.

Liens externes

  • Site officiel
  • Montredon-des-Corbières sur le site de l'Institut géographique national