Mont-sur-Meurthe

Mont-sur-Meurthe
Mont-sur-Meurthe
Église Saint-Aignan.
Blason de Mont-sur-Meurthe
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Lunéville
Canton Lunéville-2
Intercommunalité Communauté de communes Meurthe, Mortagne, Moselle
Maire
Mandat
Jonathan Kurkiency
2014-2020
Code postal 54360
Code commune 54383
Démographie
Population
municipale
1 113 hab. (2016 en diminution de 1,68 % par rapport à 2011)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 20″ nord, 6° 26′ 37″ est
Altitude Min. 216 m
Max. 277 m
Superficie 9,51 km2
Localisation

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Mont-sur-Meurthe

Mont-sur-Meurthe est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle, en région Grand Est.

Géographie

Toponymie

Mont-sur-Meurthe est connu sous les noms suivants : Montis en 1114, Monz en 1120, Mons en 1315, Montes en 1402, Mon en 1481, Monts en 1789.

Histoire

Le village doit son origine à la période gallo-romaine. Une villa, appelée Montano, prétend la tradition, est bâtie par les Romains, le long de la route de Mont à Xermaménil. Des débris de poterie, des fragments de vases, des pièces de monnaie (datées de 110 à 192 apr. J.-C.) sont retrouvés en 1911.

Mont-sur Meurthe est entièrement brûlé et détruit par les Suédois en 1675. En fait, cette date correspond à un épisode de la libération de la Hollande de la présence espagnole. La guerre dite de Hollande n’est pas seulement hollandaise mais aussi française, car le roi de France, menacé d’encerclement par l’Espagne, lutte contre l’Empire. À cette date, Mont-sur-Meurthe fait partie du Saint-Empire romain germanique et le duc de Lorraine (futur empereur) est en lutte ouverte contre le roi ce qui signifie que ce sont les soldats du roi de France qui ont brûlé le village et non les Suédois. La Suède a retiré ses armées depuis 1634 et ne s’est jamais aventurée aussi loin en Lorraine (guerre de Trente Ans : 1618-1648). En 1675, elle s’intéresse plutôt à la Pologne qui est bien plus proche. » (Détails historiques apportés par un aimable historien, M. Denis L.)[réf. nécessaire].

Il ne reste que deux ménages en 1712. C’est vers 1768 que la population augmente avec l’arrivée d’étrangers. La terre de mont appartenait à différent seigneurs. De cette époque, il ne reste aujourd’hui que le château avec des occupants ne descendant d’aucune famille seigneuriale.

Le 8 fructidor an 12, les gendarmes Bastien et Goeury ont été envoyés dans la commune de Mont, pour arrêter le nommé Henri Malgras, déserteur ; un attroupement s’est formé en cette commune et s’est mis en rébellion ouverte contre les gendarmes ; les voies de fait les plus répréhensibles ont été employées pour faire évader le déserteur qui était déjà arrêté[1]. Le tribunal civil de l’arrondissement de Lunéville, par jugement rendu le 19 vendémiaire an 13, a condamné la commune de Mont, comme responsable civilement des voies de fait commises par ses habitants, à six cents francs de dommages et intérêts envers lesdits gendarmes, à une amende de pareille somme envers l’État, aux frais et coût dudit jugement et à la restitution de la valeur du chapeau et du mouchoir enlevés à l’un des gendarmes ci-dessus désignés. Le préfet du département de la Meurthe a rendu un arrêté (en 8 articles) en exécution des articles 7, 8 et 9 du titre V de la loi du 10 vendémiaire an 4, en vertu de laquelle le jugement dont il s’agit a été rendu[2].

Mont va connaître à nouveau les affres de la guerre. Le 24 août 1914, le village est bombardé, son pont détruit, treize maisons incendiées. Il est rebâti et seules quelques habitations portent encore les stigmates.

En ce qui concerne la guerre 1939-1945, Mont a souffert comme toutes les communes voisines : privations, déportation. Une fois de plus, son pont sur la Meurthe saute la dernière année des hostilités.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2014 Yves Willer PS Conseiller général du canton de Gerbéviller (depuis 1994)
2014 En cours Jonathan Kurkiency    

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2016, la commune comptait 1 113 habitants[Note 1], en diminution de 1,68 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
257266298308319353361381417
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
359409371361455368339365390
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
466487481480491518490469512
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
5236101 0219769479141 0921 1191 113
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

saint Césaire de Terracina, ancien patron de Mont-sur-Meurthe (avec Saint Aignan).

L'église est déjà citée en 1259 mais son origine serait encore plus lointaine : la première chapelle en 1347 dédiée à saint Césaire de Terracina, une seconde en 1535, sans doute placée sous le vocable de Notre-Dame-de-la-Pitié. Au XXIe siècle, saint Aignan la protège. Le musée de l’église, peu connu et peu visité, en dévoile toujours les statues. L'autel du XVIIIe siècle est remis en valeur grâce à un ancien curé, le père Louis Thiaucourt qui a su interpeller la commune et par ce biais les Monuments historiques. Mont-sur-Meurthe détient une pièce originale et unique dans la région.

Personnalités liées à la commune

  • Françoise Geminel : vice-championne du monde de Voltige aérienne. S'est tuée le 5 juillet 1981 à Mont-sur-Meurthe. Une stèle marque le lieu du crash. Une rue de la commune porte son nom.

Héraldique, logotype et devise

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

  • « Mont-sur-Meurthe », Monographies communales de Meurthe-et-Moselle réalisées pour l'exposition universelle de 1889 et conservées par les Bibliothèques de Nancy, sur https://galeries.limedia.fr
  • Mont-sur-Meurthe sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Journal de la Meurthe no 15, du 1er brumaire an 13
  2. Journal de la Meurthe no 14, du 29 vendémiaire an 13
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.